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samedi 8 mai 2021

Dupont-Aignan désinforme

Grossière désinformation des sympathisants de Dupont-Aignan (Debout La France).

Ils diffusent un montage photographique représentant Ursula von  der Leyen devant une affiche de la branche allemande du Secours Islamique, barbouillée du bleu du drapeau européen. 

La légende dénonce l'attribution de la qualité d'organisation caritative agréée à cette organisation par la Commission Européenne.

Le message : L' "Allemande" Ursula von der Leyen impose à l'Europe la reconnaissance d'une officine caritative possiblement liée aux Frères Musulmans, donc au terrorisme international. Français, rejetons cette ingérence germanique qui fait le jeu de l'islamisme !

DESINFORMATION :

1°) il s'agit de la branche ALLEMANDE d'une organisation TRANSNATIONALE qui a dû être antérieurement agréée par les autorités fédérales allemandes;

2°) les affiches de cette organisation ne comportent pas la couleur bleue du drapeau européen;

3°) la branche française de cette organisation TRANSNATIONALE, le Secours Islamique France, est agrée par les autorités françaises, et la R.A.T.P. accepte régulièrement que les murs des quais du Métro de Paris soient mis à la disposition du Secours Islamique France pour ses campagnfs d'appel aux dons.

 Ni la Commission Européenne, ni l'"Allemagne", ni Mme von der Leyen n'y sont pour quoi que ce soit.

Certains de nos amis (?) du Parti National Européen se sont laissés abuser.

mardi 27 mars 2018

Je ne suis pas devenu "européen" pour ça !

Le président du Parlement Européen, Antonio Tajani, était récemment l'invité d'une chaîne tv d'information continue, en compagnie du Premier ministre portugais, le socialiste et métis Antonio Costa. Dans le cadre d'une émission sur les politiques européennes de "cohésion" (sic).

Antonio Tajani est, au Parlement Européen, membre du Parti Populaire Européen (P.P.E.) qui regroupe les élus des partis que la saloperie de chaîne ARTE appellerait "conservateurs", dont Forza Italia, le parti fondé par Silvio Berlusconi.

La prestation d'Antonio Tajani a été très décevante, mais très éclairante, révélatrice aussi.

DECEPTION

A quoi bon inviter deux responsables politiques de sensibilité différente (un socialiste et un "conservateur" selon la douteuse classification d'ARTE) s'ils sont d'accord sur tout ?

Devant l'autre Antonio, le métis socialiste portugais, chef de gouvernement de surcroît, qui devait boire du petit lait, Antonio Tajani a mis en cause le comportement de pays d'Europe centrale et orientale, membres de l'UE qui refusent d'accueillir de prétendus "migrants" et autres "réfugiés" économiques.

Le président du Parlement Européen relève que ces pays (Pologne, Hongrie etc....), ont bénéficié de fonds octroyés dans le cadre des politiques européennes de "cohésion". Il note que ces fonds ont été financés avec les impôts des contribuables européens, dont les contribuables grecs et italiens. Et il en déduit que les pays d'Europe centrale et orientale qu'il vise manquent à un devoir de "solidarité" envers, notamment, l'Italie et la Grèce qui subissent de plein fouet l'assaut migratoire venu d'Afrique et d'Asie occidentale.

En disant cela, Antonio Tajani semble réagir d'abord en Italien. Si j'étais Italien, je souhaiterais  voir disparaître, et en tout cas partir, le plus grand nombre possible de ces "migrants", et le plus vite possible. Et comme on n'a hélas pas le courage politique (humanisme oblige !) ni peut-être les moyens de les renvoyer dans leurs pays de provenance, l'option d'une dispersion à travers l'Europe de ces populations est inévitablement prise en considération.

Antonio Tajani oublie tout simplement qu'on n'a jamais demandé aux Européens, électeurs des Etats membres, s'ils acceptaient l'entrée sur le sol européen de ces "migrants", de ces prétendus "réfugiés" "en quête d'une vie meilleure". Même pas aux Grecs et aux Italiens. C'est le calamiteux gouvernement d'Enrico Letta (Partito Democratico) qui a lancé la suicidaire opération Mare Nostrum consistant à se porter à la rencontre des bateaux de "migrants" pour leur éviter un éventuel naufrage. Ce qui a multiplié les vocations à l'exode vers l'Europe, et...les noyades. 

REVELATION / CONFIRMATION

Le raisonnement tenu par Antonio Tajani ne tient que si on admet que les citoyens européens n'ont pas le droit de refuser la submersion migratoire venue d'Afrique et d'Asie. Que si on admet que la question ne doit même pas se poser. Que la poser est constitutif de l'irrémissible péché de populisme. Qu'elle aurait été tranchée par l'adhésion à d'obscures "valeurs européennes". Qui sont à toute l'Europe ce que "les valeurs de la République" sont à la France, c'est-à-dire de la merde.

Je ne suis pas devenu européen pour ça.

Je suis devenu européen par défiance envers l'Union Française de la IVe République, à propos de laquelle Edouard Herriot disait, lors des travaux préparatoires de la Constitution : "Vous êtes en train de faire de la France la colonie de ses colonies".

Je suis devenu européen pour protéger ce à quoi je m'identifiais du poids démographique de l'Afrique et de l'Asie.

Je suis devenu européen pour ne pas être tant soit peu gouverné un jour par les neveux de l'Oncle Ho et les arrière petits-fils de fellaghas.

Pas pour entendre dire qu'une décision des gauches italienne (Enrico Letta) et hellénique d'accueillir des "migrants" plutôt que de les refouler imposait implicitement aux Polonais, aux Hongrois et aux Autrichiens de les accueillir à leur tour pour soulager la Grèce et l'Italie. Au nom de prétendues "valeurs européennes".

Le projet européen a été dénaturé et détourné pendant la présidence de la Commission par le socialiste français Jacques Delors.

Depuis le passage de Delors à la présidence de la Commission (1985-1995), depuis la mise en place de l'Union Européenne par le traité de Maastricht, être Européen a cessé de signifier se sentir et se vouloir plus proche de Reykjavik que d'Alger. 

Etre Européen signifie désormais adhérer au corpus de valeurs de Daniel et Gabriel Cohn-Bendit, de Jean Quatremer (Libération) et de la saloperie de chaîne "européenne" ARTE.

L'ennemi, l'adversaire, n'est plus à l'extérieur, mais à l'intérieur : le "populiste", le "frileux", le "poujadiste".

Il est significatif que Jacques Delors ait, en 1991, déploré le démantèlement de l'Union Soviétique.

Est tout autant significatif l'article des traités européens qui assigne à l'Union Européenne le maintien de l'intégrité territoriale des Etats membres. 




dimanche 13 février 2011

L'Europe à l'épreuve du désamour

Premier petit déjeûner-débat du Mouvement Européen - France de l'Essonne à la MJC d'Evry le samedi 5 février 2011, en présence de la présidente de la section et de nombreux adhérents. L'invité était un avocat spécialiste du droit européen qui a notamment évoqué  l'impact, souvent insuffisamment perçu, du droit européen dans la vie quotidienne des résidents des pays de l'UE.

On s'est, à certains moments de l'intervention de l'invité, interrogé sur la désaffection relative d'une partie de l'opinion envers la construction politique de l'Europe.

Quelles peuvent en être les raisons ?

Voici ce qu'on aurait, ce que j'aurais pu dire :

Tout d'abord, il faut cesser de se mentir à soi-même sur l'histoire de la construction européenne. Elle ne s'est pas mise en marche il y a un peu plus de soixante ans sur le coup d'une adhésion à des valeurs, à la démocratie, d'un désir de paix, même si ces éléments ont joué un rôle, qu'on exagère aujourd'hui. Il s'est davantage agi de permettre à la France de sortir de l'impasse dans laquelle la maintenait une politique allemande fondée sur un programme de démembrement de l'Allemagne (programme non seulement de De Gaulle dans la 2ème moitié des années 1940, mais encore de son successeur immédiat à la présidence du Gouvernement Provisoire, le S.F.I.O. Félix Gouin). Ni Londres, ni Washington, ni Moscou ne suivaient la France sur ce terrain de "non reconstitution d'un Reich" comme on disait en France pour se faire peur.

Les dirigeants de la France de l'immédiat après-guerre n'ayant pu empêcher ni la création de la Bizone anglo-américaine, ni la création de la RFA ont dû faire contre mauvaise fortune bon (?) coeur et s'engager dans une politique de limitation de la souveraineté de la RFA qui s'est appelée la politique d'intégration européenne. Mais pour que ce soit acceptable pour Bonn, il fallait que la France, et d'autres qui la rejoignaient, acceptassent de limiter également leurs souverainetés. Ce qui a été plus ou moins accepté, souvent contesté, mais a tout de même bien fonctionné. Merci Jean Monnet.

Ensuite, la "chance" des promoteurs de la construction européenne a été de disposer d'un ennemi extérieur puissant, facilement identifiable : l'URSS et ses satellites. On se souvient du discours de Paul-Henry Spaak à la tribune de l'A.G. des Nations-Unies : le moteur de notre politique, dit-il à l'adresse de la délégation soviétique, c'est la peur, la peur de vous, la peur de votre système. On a ironiquement proposé de ranger le Maréchal Staline parmi les Pères de l'Europe. Les successeurs de Staline, jusqu'à Tchernenko et même Gorbatchev au début, l'ont remplacé.

Il n'y aura pas de fédération européenne sans identification d'un ennemi, ou d'un danger EXTERIEUR. La correction politique s'oppose actuellement à l'identification de cet adversaire, de ce, ou de ces dangers. Mais comme il n'y a pas d'action politique sans désignation d'un ennemi, le seul ennemi, le seul danger désignés sont INTERNES : c'est le prétendu populisme. Alors, on nous endort, on nous "bassine" avec des "valeurs" qui ne peuvent pas être spécifiquement européennes parce qu'elles sont universelles. On refuse de donner à l'Europe des limites territoriales, on la dilue. C'est l'Europe des directeurs de conscience de la chaîne Arte, qui n'a de vraiment franco-allemand que le financement. Les "méchants", les déviants, les hérétiques sont à l'INTERIEUR de l'Europe, non à l'EXTERIEUR. Les besoins d'autonomie, de protection, voire de protectionnisme sont méconnus, leur expression est dénoncée, diabolisée comme populiste. Etonnez-vous après ça de la montée de l'euroscepticisme, des souverainismes, du stato-nationalisme et autres attitudes de régression !

Aucune construction politique de type étatique n'a jamais été édifiée sur des "valeurs", surtout universelles, même si ces "valeurs" peuvent ultérierement contribuer à son maintien, à sa pérennité. Toute construction de ce type s'affirme devant un ennemi ou des dangers EXTERIEURS. Nombreux sont ceux qui, s'ils n'étaient pas "natiosceptiques", seraient "souverainistes".