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lundi 20 juillet 2020

Euronews : une chaîne faussement européenne, porte-voix des lobbies migratoires

Lundi 20 juillet 2020 (20/07/2020).

A Bruxelles, les négociations vont reprendre vers 16h entre 27 chefs de l'Exécutif des Etats européens sur le plan de relance franco-allemand de l'économie européenne.

Euronews nous met en scène un homme et une femme masqués (crise sanitaire oblige....)marchant côte à côte dans ce qui pourrait être un hall et des couloirs d'un bâtiment des institutions européennes. A un moment donné, le femme poursuit son chemin, tandis que l'homme enlève son masque, s'arrête ou ralentit et s'adresse directement aux télespectateurs. Il marmonne son nom, rappelle brièvement les enjeux de la négociation, et s'arrête lourdement, agressivement sur l'un d'entre eux : l'état de Droit.

Qu'est-ce que c'est que cette connerie ?

C'est un machin inventé pour réduire le pluralisme d'opinion et d'expression au sein de l'Union Européenne. En gros, il s'agit de s'immiscer dans la politique intérieure de pays anciennement satellites de l'URSS, principalement la Hongrie et la Pologne, pour leur interdire tout écart par rapport aux limites du pluralisme politique acceptable par George Sörös, Daniel Cohn-Bendit, Bernard-Henri Lévy, ARTE, Télérama, Jean-Marc Ayrault etc....

Le président du Conseil européen, le déplorable libéral belge Charles Michel (°1975) avait, peu avant l'ouverture du sommet, annoncé la couleur : il tenait à ce que des sanctions financières (pas de subventions) soient appliquées à l'encontre des Etats de l'UE (essentiellement Hongrie et Pologne) qui ne respecteraient pas "l'état de Droit", c'est-à-dire dont les gouvernements oseraient se défendre contre la propagande des organisations de George Sörös, qui refuseraient une répartition des "migrants" follement admis au sein de l'UE par des Etats comme l'Espagne, l'Italie, le Portugal, à gouvernement socialaud, la Vrôôôôôôônce macronienne, et qui veulent les refiler à d'autres.

Déjà, samedi ou dimanche, Emmanuel Macron s'était engouffré dans cette voie en déclarant que les "valeurs", les principes de "l'état de Droit" étaient le fondement de la construction européenne. Ce qui est du deconantum : l'Europe, ce ne sont pas des valeurs (et surtout pas des valeurs universelles impropres à fonder une identité spécifique....), l'Europe c'est une fugue de Bach, une infante de Velazquez, une sculpture de Michel Ange, des ethnies (oui des ethnies !).

Euronews est en concurrence avec la chaîne de merde ARTE et France 24 (Damien Coquet, Gauthier Ribinsky, Caroline de Camaret) pour le prix du meilleur porte-voix des lobbies migratoires.

Euronews nous bassine régulièrement avec les "invisible workers", ces saisonniers exploités en Europe, mais bien sûr sans jamais dénoncer les flux migratoires intercontinentaux sud-nord vers l'Europe qui conduisent à ces situations.

"L'état de Droit", dans la bouche de Charles Michel, d'Emmanuel Macron et de leurs amis est une machine de guerre pour imposer la poursuite et l'amplification des flux migratoires évoqués ci-dessus, pour réduire le pluralisme d'opinion acceptable dans l'UE. Autrement dit : élargir le champ des sujets dont on dira : ceci n'est pas une opinion, c'est un délit (critique de l'immigration assimilée au "racisme", mise en cause de l'historiographie officielle de certaines pages de l'Histoire etc....).

C'est un outil pour imposer une plus grande uniformité sur les questions sociétales entre les Etats de l'UE, qu'il n'en existe entre les Etats fédérés des Etats-Unis d'Amérique.

Le résultat sera une plus grande impopularité de l'UE et une promotion des mouvements et personnalités eurosceptiques (Philippe de Villiers, Eric Zemmour, le RN etc....)


Les mensonges des "souverainistes" prennent l'apparence de vérités avec le concours de Macron, de Charles Michel et de médiats comme Euronews, Arte etc.....



Une réforme urgente des traités européens : l'abrogation de la Charte des Valeurs, et son remplacement par une version européenne du Premier Amendement à la Constitution des Etats-Unis d'Amérique.

mardi 2 février 2016

L'Europe selon Caroline de Camaret

Caroline de Camaret n'est pas n'importe qui. Cette quadragénaire blonde, aux formes un peu plus enveloppées que celles de sa consoeur Vanessa Burggraf, est la rédactrice-en-chef du service des informations européennes sur la chaîne publique trilingue (français, anglais, arabe) d'information continue France 24. Une des voix de la Vrôôônse. 

Au cours de la dernière semaine de janvier 2016, notre Caroline était appelée à commenter l'actualité européenne  en compagnie d'une consoeur dont je n'ai pas noté le nom, et du journaliste marocain Moustafa Tossa.

La "crise des migrants" de 2015-16 a été largement évoquée.

A aucun moment les trois journalistes n'ont évoqué les coûts, matériels et moraux, immédiats et à long terme (1) de cet afflux de "migrants". Les inconvénients attachés à ces flux massifs et continus n'existent pas. Ou plutôt ils n'existeraient que dans les fantasmes d'une opinion européenne ignorante, égoïste, frileuse, imparfaitement formatée par ARTE, par Télérama, les épiscopats, les fédérations protestantes, unies ou non, les loges maçonniques etc....

Caroline de Camaret se désolait visiblement de n'avoir pas été assez efficace, persuasive. Et aussi de l'impuissance des institutions européennes actuelles à imposer aux opinions, au nom des "valeurs européennes" ce qu'ils n'acceptent déjà pas bien de la part des gouvernements stato-nationaux qui leur parlent pourtant des "faleurs 2 la répuplik" en Vrôôônse, des valeurs zumanistes et des droidloms partout. Pauvre Caroline !

A un moment de l'entretien, la journaliste qui présidait les échanges entre Caro et Moustafa a rappelé à Caroline la tentative (2) de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne pour imposer aux Etats membres l'accueil de ces envahisseurs et leur répartition par pays selon des quotas. Caroline a difficilement étouffé comme un sanglot : le plan de M. Juncker et du commissaire en charge de ces questions serait mort-né. Il va falloir le reprendre annonce-t-elle. On peut sans doute compter sur sa disponibilité pour le revendre à l'opinion. A coups d'injonctions à la compassion, de leçons de morale.

Et Caroline de se lamenter de l'attitude et du poids de certains gouvernements d'Europe centrale et orientale, et notamment de la Pologne, "immense pays" (3) selon Caroline de Camaret.

Bref, pour Caro, l'Europe institutionnelle est un outil qui devrait permettre d'imposer aux opinions publiques européennes ce qu'elles refusent. Mais voilà, ça ne fonctionne pas bien : on sermonne les Européens avec  un prétendu "devoir de solidarité" et les voilà qui objectent : avec qui, jusqu'à quel niveau, pendant combien de temps ?  Les flux migratoires intercontinentaux sud-nord massifs et continus, c'est comme les coups de marteau sur la tête, ça fait du bien quand ça s'arrête. Caroline est malheureuse, dépitée.

Dépitée, mais pas seulement : elle est en colère, Caroline. Et là voilà qui abandonne  toute réserve déontologique, tout professionnalisme pour "balancer" les "méchants" : PEGIDA (Patriotische Europäer Gegen Die Islamiesirung des Abendlandes), des "populistes". Caroline de Camaret les dénonce, non comme des adversaires de la poursuite et de l'amplification des flux migratoires précités, mais comme des ennemis des pauvres immigrés. La modératrice du débat est comme estomaquée par le nom même de PEGIDA : comme peut-on oser se donner un nom (4) pareil ? 

Moustafa Tossa relate assez honnêtement les grandes tendances de la couverture de ce qu'ils est convenu d'appeler "la crise des migrants" en cours par les médiats arabophones. A un moment donné, il nous donne involontairement de l'espoir. Certains de ces médiats se demanderaient si la montée de la prétendue islamophobie en Europe ne va pas contraindre des millions d'Arabo-Musulmans installés sur ce continent à le quitter. Ce serait pourtant chouette : une inversion des flux migratoires, non ?

Caroline de Camaret se trompe. L'Europe telle qu'elle a été conçue vers le milieu du XXe siècle, n'a pas été instituée pour défendre en priorité des "valeurs" et notamment pas celles en vertu desquelles les Européens auraient le devoir de se laisser remplacer par d'autres populations. L'Europe institutionnelle est née de la nécessité de fournir à la IVe République vrôôônsaise naissante une politique allemande de rechange à partir du moment où la Grande Nation a dû abandonner ses projets fous de démembrer sa voisine nord-orientale. Pour empêcher l'Allemagne, même réduite à .... la Bonn (5), de recouvrer toute son indépendance et toute sa souveraineté, on a inventé un carcan : l'Europe. Mais pour que l'Allemagne puisse accepter ce carcan, il a fallu que la Grande Nation  elle-même, et d'autres pays, se l'infligent aussi, plus ou moins. Et c'est bien ainsi.

L'auteur de cet article, le rédacteur de ce blog est un fédéraliste européen de toujours par......natioscepticisme. Dès son enfance, en regardant les cartes de ses manuels de géographie qui représentaient une Union Française (6) multicontinentale et pluriethnique, en observant les crises des décolonisations, il a eu le sentiment aigü que la France d'Europe était bien petite, bien légère démographiquement, en passe d'être, de devenir d'une façon ou d'une autre, "la colonie de ses colonies" selon l'expression d'Edouard Herriot lors des travaux préparatoires à la Constitution de 1946 (IVe République) et notamment lorsqu'il s'est agi de donner un statut à l'Union Française. Pour conjurer ce destin non enviable, il a souhaité l'émergence dans le futur d'un Etat fédéral européen empêchant les Etats-nations historiques d'Europe de cultiver leurs traditionnels rapports de rivalité, d'antagonisme pour lesquels ils se sont créés entre la fin du Moyen-Âge et les années 1920. Ce qui revient à priver de leur rôle d'arbitre les entités non Européennes auxquelles ces Etats-nations font appel pour "faire la différence" entre eux : chair à canon coloniale, Franfoconnerie multicontinentale, Amérique, Commonwealth etc...On récuse la prétendue générosité qui consiste à être généreux avec ce qui n'est pas à soi, parce que pas qu'à soi.

Mais l'Europe de Caroline de Camaret, d'ARTE (qui n'a de franco-allemand que le financement), de Martin le Chauve (Schulz), de Guy le Chevelu (Verhofstadt), de Daniel Cohn-Bendit, c'est tout le contraire de ça. C'est l'Europe pour la convenance du reste du monde.

N   O   T   E   S

(1)  Lors de la crise sociale à la Guadeloupe de l'hiver 2009, les activistes antillais qui dénonçaient, non sans raison "la profitation" (sic) ont eu recours, pour faire valoir leurs griefs historiques, à un argumentaire qui éclaire ce que sont des coûts moraux et à long terme. Ils disaient : vous avez déporté nos ancêtres, vous les avez réduits en esclavage, puis vous les avez affranchis et.......VOUS EN ÊTES RESTES LA........ En somme, le compte n'y est pas. Plus de 160 ans après l'émancipation des esclaves, il faudrait réparer par un traitement préférentiel, privilégié, les inégalités qui subsistent et qui sont ou seraient imputables à l'esclavage. Avec en prime le slogan : "la Guadeloupe, elle est à nous". Autrement dit : pas à vous. Mais en attendant la séparation, veuillez réparer encore et encore les séquelles de l'esclavage qui ne se sont pas évaporés en 160 ans. Il est tout à fait prévisible que dans l'avenir, les descendants des "migrants" qui se sont frayés un chemin en Europe en 2015-16 et avant, diront : "en 2015, vous avez accueilli nos parents, vous les avez "intégrés", leur avez donné des emplois et des logements, mais....LE COMPTE N'Y EST PAS. Voyez plutôt ! le petits-fils ou l'arrière petite-fille d'un "migrant" passé par les Balkans ou Lampedusa en 2016 an aura X ou Y fois moins de chances de trouver un emploi qualifié ou un logement, de devenir ministre d'un Etat européen qu'un Jean-Claude, un Horst, un Emilio etc.... Etre généreux avec ce qui n'est pas à soi consiste à donner des droits à des populations dont l'intégration sera toujours imparfaite, insatisfaisante, et dont les futures générations autochtones auront à supporter les coûts matériels et moraux. Pour toujours.

(2) L'idée d'une répartition des "migrants" par Etats est incompatible avec la liberté de circulation mise en place par les calamiteux Accords de Schengen. Ou bien seuls ces migrants ne bénéficieront pas de cette liberté de circulation et on accusera les Européens de les "stigmatiser", de leur appliquer un statut inégalitaire. Ou bien ils pourront se déplacer dans l'espace Schengen à leur guise, ils s'y "répartiront" eux-mêmes et qu'on ne parle plus de répartition par quotas. Ce serait du foutage de gueule.

(3) Dans la seconde moitié des années 2000, la Pologne a eu un gouvernement homozygote, le seul de la planète : les frères Kaczynski se sont distribués la direction du gouvernement et celle de l'Etat, le Parlement ayant une majorité composée de leur parti Droit et Justice et de groupes ultra-conservateurs, nationaux-catholiques, simili-villiéristes et maurrassiens à la mode slave. Ils ont tenu un discours de haine germanophobe sans égard pour le nettoyage ethnique des millions d'Allemands de Pologne en 1945, expulsion à l'origine de l'"immensité" du territoire polonais actuel que constate Caroline de Camaret. Le gouvernement Kacinsky a eu l'audace d'exiger l'inclusion dans le Traité de Lisbonne d'une règle de représentation "au cube" de sa population au nom des Polonais tués lors des guerres avec leurs voisins dans la première moitié des années 1940. En vain heureusement. Il est significatif que cette politique détestable et provocatrice ne leur a pas valu de condamnations très audibles. Par contre, le second gouvernement de Droit et Justice qui a pris ses fonctions au printemps 2015 est pestiféré, mis sous surveillance par l'Europe institutionnelle, parce qu'il défend l'européanité ethnique de la Pologne devant les flux migratoires massifs et continus. 

(4) Le nom de PEGIDA sonne bien. Il est prononçable dans toutes les langues européennes. Il est dommage qu'il paraisse dénoncer une religion, qui est celle d'une minorité d'Européens historiques en Albanie, en Bosnie etc.. qui ne sont pas issus de flux migratoires intercontinentaux. Bon, mais si on n'a pas trouvé mieux pour le moment, merci à PEGIDA dont le nom dérange la journaliste de France 24.

(5) La.....Bonn. Allusion à la ville rhénane de Bonn qui fut le siège de l'Exécutif et du Parlement de la République Fédérale d'Allemagne de 1949 à 2000, suite à un vote du Parlement intervenu après la réunification, en 1991, au grand effroi en Vrôôônse de cercles maurrasso-villiéristes jouant à se faire peur de ce que l'Allemagne réunifiée ose se donner pour capitale Berlin, l'ancienne capitale de la Prusse, présage dérangeant pour ces petits esprits. Francfort-sur-le-Main, plus central, aurait-il été choisi que les chaisières maurrasso-villiéristes se seraient effarouchées du choix de la ville des Rotschild, ce qu'elles firent quand cette cité accueillit la Banque Centrale Européenne.

(6) L'Union Française est le nom que la Constitution de 1946 (IVe République) avait donné à l'ensemble formé par la France métropolitaine et la France d'Outre-Mer (protectorats, départements et territoires d'outre-mer, états associés, condominium, etc....). Elle remplaçait l'Empire colonial. 


mardi 2 avril 2013

L'Europe et les médiats

Jean-Marie Cavada, président du Mouvement Européen France (1), a lancé en 2013 une pétition pour réclamer un plus grand intérêt de des médiats (2) envers l'Europe. Ce serait une bonne idée si les médiats ne nous donnaient pas déjà, et constamment, une image détestable de l'Europe.

L'Europe à la télé ?

 Mais elle y est très présente :

 on y apprend qu'à cause de "l'Europe" (Cour européenne des droits de l'Homme) Londres ne peut pas extrader un imam extrémiste vers la Jordanie;


on y apprend qu'à cause de "l'Europe" (Commission de l'UE) la France a été mise sous surveillance en 2010 pour avoir retiré aux gens du voyage leur licence de parsemer l'Hexagone de campements illégaux en toute impunité;


on y apprend que l'Autriche fut l'objet de sanctions il y a 12 ans pour avoir eu un gouvernement dont une des composantes était excommuniée au nom des "valeurs européennes" (Conseil de l'UE);


 on y apprend que le gouvernement hongrois est mis sous surveillance par "l'Europe" (Commission et Conseil) pour s'être doté d'une Constitution faisant référence à ..... Dieu, pour avoir constitutionnalisé certaines lois (comme les constituants français ont décidé que la forme républicaine de l'Etat n'était pas révisable);


on y apprend que l'administration communale d'Anvers est contrainte par "l'Europe" (Cour de Justice) de renoncer à réclamer une contribution aux étrangers s'inscrivant auprès d'elle.

 "L'Europe" nous a appris, éventuellement par la télé, que ce que nous considérions être des libertés fondamentales étaient incompatibles avec....les droits de l'Homme.

 Il fallait le faire !

Certains en viennent à croire que "l'Europe", c'est l'idéologie des directeurs de conscience de la chaîne Arte à financement (mais à financement seulement) franco-allemand. Au nom de cette idéologie Ahmadinedjad et Edmund Stoiber sont camarades (pour Arte par la voix de William Irigoyen : des ultra-conservateurs), Silvio Berlusconi est traité de "Néron de l'Italie moderne" (Leïla Kaddour-Boudadi) et comparé par Umberto Eco à Hitler.

Je ne fais pas partie de ceux qui confondent "l'Europe" avec cette idéologie. L'Europe mérite mieux, beaucoup mieux, ne serait-ce qu'en raison de la dangerosité du libre jeu, des rivalités entre Etats-nations pleinement souverains auxquels nous ramènerait une disparition de l'Europe institutionnelle, quels qu'en soient l'imperfection et certains aspects critiquables.

Si négatif que soit le rôle assigné à "l'Europe", il y a encore pire : l'Etat-nation qui vous fait, par exemple, "Français d'abord", "Français seulement", pour lequel  :

"l'Autre" est celui qui vous ressemble mais vit en dehors de la Grande Nation et n'en parle pas la langue,

et pour lequel le Prochain le plus proche est d'abord celui qui est plus pauvre (sauf au plan démographique), moins puissant (ça flatte les restes d'impérialisme, et la Grande Nation redevient la patronne), qui ne vous ressemble pas forcément (mais, en tant qu'homo sapiens sapiens, ne sommes-nous pas tous Africains ?), mais qui parle la langue d'Aimé Césaire, de Frantz Fanon et de Jean-Sol Patre ?

N O T E S


(1) Le Mouvement Européen France est la branche française du Mouvement Européen International qui oeuvre pour l'émergence d'une entité poilitique européenne à caractère fédéral. Il a été fondé en 1948. Il existe une autre organisation oeuvrant pour l'unification politique de l'Europe, fondée en 1923, elle a nom Paneurope. Elle présente une originalité : ses membres se réclament partout d'une Europe fédérale.....sauf en France. L'Union Paneuropéenne Internationale est paradoxalement présidée par le gaulliste Alain Terrenoire dont les amis veillent à ce que la branche française de l'Union ne fasse pas le choix fédéraliste des branches soeurs. Il existe aussi Le Parti des Européens qui, malgré son nom, ne fonctionne pas comme un parti politique (absence d'association de financement); le blog de Thomas Ferrier, son président et fondateur, diffuse les positions du Parti des Européens.

(2) j'écris médiats avec "ts" à la fin, par solidarité avec le professeur Bernard Notin, exclu de l'enseignement en 1990 pour avoir offensé des zélotes de la Mémouare.

dimanche 13 février 2011

L'Europe à l'épreuve du désamour

Premier petit déjeûner-débat du Mouvement Européen - France de l'Essonne à la MJC d'Evry le samedi 5 février 2011, en présence de la présidente de la section et de nombreux adhérents. L'invité était un avocat spécialiste du droit européen qui a notamment évoqué  l'impact, souvent insuffisamment perçu, du droit européen dans la vie quotidienne des résidents des pays de l'UE.

On s'est, à certains moments de l'intervention de l'invité, interrogé sur la désaffection relative d'une partie de l'opinion envers la construction politique de l'Europe.

Quelles peuvent en être les raisons ?

Voici ce qu'on aurait, ce que j'aurais pu dire :

Tout d'abord, il faut cesser de se mentir à soi-même sur l'histoire de la construction européenne. Elle ne s'est pas mise en marche il y a un peu plus de soixante ans sur le coup d'une adhésion à des valeurs, à la démocratie, d'un désir de paix, même si ces éléments ont joué un rôle, qu'on exagère aujourd'hui. Il s'est davantage agi de permettre à la France de sortir de l'impasse dans laquelle la maintenait une politique allemande fondée sur un programme de démembrement de l'Allemagne (programme non seulement de De Gaulle dans la 2ème moitié des années 1940, mais encore de son successeur immédiat à la présidence du Gouvernement Provisoire, le S.F.I.O. Félix Gouin). Ni Londres, ni Washington, ni Moscou ne suivaient la France sur ce terrain de "non reconstitution d'un Reich" comme on disait en France pour se faire peur.

Les dirigeants de la France de l'immédiat après-guerre n'ayant pu empêcher ni la création de la Bizone anglo-américaine, ni la création de la RFA ont dû faire contre mauvaise fortune bon (?) coeur et s'engager dans une politique de limitation de la souveraineté de la RFA qui s'est appelée la politique d'intégration européenne. Mais pour que ce soit acceptable pour Bonn, il fallait que la France, et d'autres qui la rejoignaient, acceptassent de limiter également leurs souverainetés. Ce qui a été plus ou moins accepté, souvent contesté, mais a tout de même bien fonctionné. Merci Jean Monnet.

Ensuite, la "chance" des promoteurs de la construction européenne a été de disposer d'un ennemi extérieur puissant, facilement identifiable : l'URSS et ses satellites. On se souvient du discours de Paul-Henry Spaak à la tribune de l'A.G. des Nations-Unies : le moteur de notre politique, dit-il à l'adresse de la délégation soviétique, c'est la peur, la peur de vous, la peur de votre système. On a ironiquement proposé de ranger le Maréchal Staline parmi les Pères de l'Europe. Les successeurs de Staline, jusqu'à Tchernenko et même Gorbatchev au début, l'ont remplacé.

Il n'y aura pas de fédération européenne sans identification d'un ennemi, ou d'un danger EXTERIEUR. La correction politique s'oppose actuellement à l'identification de cet adversaire, de ce, ou de ces dangers. Mais comme il n'y a pas d'action politique sans désignation d'un ennemi, le seul ennemi, le seul danger désignés sont INTERNES : c'est le prétendu populisme. Alors, on nous endort, on nous "bassine" avec des "valeurs" qui ne peuvent pas être spécifiquement européennes parce qu'elles sont universelles. On refuse de donner à l'Europe des limites territoriales, on la dilue. C'est l'Europe des directeurs de conscience de la chaîne Arte, qui n'a de vraiment franco-allemand que le financement. Les "méchants", les déviants, les hérétiques sont à l'INTERIEUR de l'Europe, non à l'EXTERIEUR. Les besoins d'autonomie, de protection, voire de protectionnisme sont méconnus, leur expression est dénoncée, diabolisée comme populiste. Etonnez-vous après ça de la montée de l'euroscepticisme, des souverainismes, du stato-nationalisme et autres attitudes de régression !

Aucune construction politique de type étatique n'a jamais été édifiée sur des "valeurs", surtout universelles, même si ces "valeurs" peuvent ultérierement contribuer à son maintien, à sa pérennité. Toute construction de ce type s'affirme devant un ennemi ou des dangers EXTERIEURS. Nombreux sont ceux qui, s'ils n'étaient pas "natiosceptiques", seraient "souverainistes".