A deux reprises, à 52 ans d'intervalle, les grands médiats (1), surtout en Europe, ont conduit des campagnes hystériques contre des candidats du Parti Républicain des Etats-Unis d'Amérique à la présidence de ce pays.
1964 : l'hystérie anti-Goldwater
Hiver 1964. Lyndon B. Johnson avait succédé le 22 novembre précédent à John F. Kennedy à la présidence des Etats-Unis. Dans des conditions tragiques. Le président Johnson achevait le mandat de Kennedy qui aurait dû prendre fin dans la 3e décade de janvier 1965. Lyndon B. Johnson avait encore relativement bonne presse. Ayant été désigné comme vice-président par Kennedy, conservant pour un temps le jeune frère de ce dernier comme Attorney General (Ministre de la Justice), sa légitimité n'était guère contestable.
Le Parti Démocrate disposait donc d'un président sortant qui pouvait se présenter à l'élection de novembre 1964. A moins d'un improbable défi, Lyndon B. Johnson était le candidat naturel des Démocrates. Les élections primaires ne concernaient que le camp républicain.
Il y avait déjà une femme sur les rangs : une sénatrice du Maine, Margaret Chase-Smith (°1897). Qui ne fera pas d'étincelles. Il y avait aussi déjà un milliardaire : Nelson A. Rockefeller (°1908), gouverneur de l'Etat de New-York. De l'espèce de milliardaires que les médiats aiment bien. C'est-à-dire de l'espèce de milliardaires que les grands médiats ne désignent pas comme "le milliardaire". Et puis, il y avait un sénateur de l'Arizona du nom de Barry M. Goldwater (°1911). Et quelques autres candidats.
Les grands médiats, surtout en Europe, portaient une appréciation très positive sur le bilan économique et social des derniers présidents démocrates (Roosevelt, Truman, Kennedy). Ce bilan était beaucoup plus contesté aux Etats-Unis. Barry M. Goldwater avait été un jeune adversaire du New Deal de Franklin D. Roosevelt. C'était un Républicain conservateur, adversaire de l'intervention publique dans la vie économique, et défenseur des droits des Etats fédérés devant les empiètements du gouvernement fédéral. En politique extérieure, c'était un partisan d'une ligne dure à l'égard du bloc soviétique, de la Chine, de Cuba, des prétendus mouvements de libération nationale d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine soutenus par l'Union Soviétique, ses satellites et ses amis.
Ces options plaçaient Barry M. Goldwater sur une orbite de collision avec les options des grands médiats européens. Dans les salles de rédaction de ces médiats, la mode était, sinon au socialisme, du moins au dirigisme, à la planification, à l'Etat Providence, aux acquits des politiques d'après-guerre. En politique internationale, un consensus médiatique assez large reposait sur la prétendue coexistence pacifique avec le bloc soviétique, l'inconfort devant la continuation de ce qu'on appelait la Guerre Froide, la peur d'une guerre nucléaire etc....
Barry Goldwater était tout désigné pour être une sorte de Satan : ultra-libéral en matière économique, "faucon" en politique étrangère.
Comment le discréditer ?
Barry Goldwater était d'origine juive. D'origine juive polonaise. Mais rien à voir avec l'émigration juive des années 1920 et 1930, ni même avec ce qu'il est convenu d'appeler la Shoah.. Son ancêtre Michael Goldwasser, avait émigré en 1848 de Pologne en Angleterre où il avait anglicisé son nom. Le père de Barry, prénommé Baron, dut se convertir au christianisme (Eglise Episcopalienne, c'est-à-dire Anglicane) pour pouvoir épouser la mère du futur candidat à la Maison Blanche, née Williams. Barry n'était pas un Juif au sens rituel puisque sa mère était chrétienne. A la différence des émigrés juifs polonais plus tardifs, en France notamment, dont l'intégration a consisté à apprendre la langue du pays et...le socialisme, les Goldwater s'assimilèrent aux valeurs étasuniennes de gouvernement cantonné dans ses prérogatives régaliennes, de libre entreprise. Les Goldwater avaient fondé une chaîne de magasins. Au défaut d'être des milliardaires, c'étaient des gens aisés et intégrés. Tout pour déplaire, et en tout cas décevoir les directeurs de conscience des grands médiats, surtout en Europe.
Aux Etats-Unis, la légalité d'une candidature de Goldwater à la présidence fut contestée. La Constitution U.S. pose que la naissance aux Etats-Unis est une condition pour pouvoir accéder à la présidence. Or, Barry Goldwater était né en Arizona alors que ce territoire américain n'avait pas encore accédé au statut d'Etat fédéré, membre de l'Union. Cet argument ne fut pas pris en considération par les tribunaux, et la candidature de Goldwater fut validée : sans être un Etat fédéré lors de la naissance de Barry Goldwater, l'Arizona était un territoire américain.
Barry Goldwater fut présenté comme une personne susceptible de déclencher une guerre nucléaire avec l'U.R.S.S.. En cause : son slogan : "L'extrémisme dans la défense de la liberté n'est pas un vice, et la modération dans la défense de la liberté n'est pas une vertu". Questionné sur le point de savoir en quoi pouvait constituer un extrémisme vertueux, Goldwater cita le débarquement allié en Normandie en juin 1944, sous le commandement du général Dwight Eisenhower ("Ike").
Les grands médiats le dépeignaient comme un adversaire de la cause de l'avancement des gens de couleur aux Etats-Unis parce qu'il était opposé aux empiètements du gouvernement de Washington sur les droits des Etats fédérés pour imposer les déségrégations. Il reçut même le soutien du Ku-Klux-Klan, qu'il rejetta.
En France, Le Monde Diplomatique, Le Monde, L'Express, France Observateur -qui va devenir Le Nouvel Observateur cette même année- ne tarissaient pas de sarcasmes visant la prétendue inculture, la prétendue bêtise réactionnaire des électeurs et des soutiens de Barry Goldwater. Ils jouaient à se faire peur, et à faire peur à leur lectorat dans la perspective d'un éventuel accès de celui-ci à la Maison Blanche.
En France, la propagande gaulliste avançait que le péril représenté par une présidence Goldwater justifiait la politique d'"indépendance nationale" de De Gaulle, de prise de distance envers les Etats-Unis. La France venait d'établir des relations diplomatiques avec la Chine communiste.
Un ministre du gouvernement danois avertissait qu'en cas d'élection de Barry Goldwater à la présidence des Etats-Unis, le Danemark pourrait quitter l'O.T.A.N.
Aux Etats-Unis même, certains secteurs du Parti Républicain suscitèrent tardivement la candidature concurrente du gouverneur de Pennsylvanie William Scranton pour empêcher Barry Goldwater de recevoir l'investiture du parti. Scranton était présumé apte à fédérer les Républicains anti-Goldwater. De semblables manoeuvres seront tentées 52 ans plus tard pour bloquer la marche de Donald Trump vers l'investiture de son parti.
Barry W. Goldwater obtint finalement l'investiture (nomination) du Parti Républicain pour l'élection présidentielle de 1964, mais fut largement battu par son concurrent démocrate Lyndon B. Johnson.
L'histoire de la candidature de Barry Goldwater à l'investiture de son parti, les réactions violemment hostiles qu'elle suscita, ne sont pas sans rappeler celle de Donald Trump 52 ans plus tard. L'Histoire se répétera.
2015-16 : l'hystérie anti-Trump
Les grands médiats se sont trouvé depuis l'automne 2015 un nouveau Grand Satan. Il s'agit de Donald Trump, candidat à l'investiture du Parti Républicain (Grand Old Party) pour l'élection du Président des Etats-Unis d'Amérique. Les délégués qui éliront le Président seront élus le 8 novembre 2016. Ils éliront eux-mêmes le Président à la mi-décembre. Et celui-ci prendra ses fonctions dans le courant de la 3e décade de janvier 2017.
Donald Trump déplait aux directeurs de conscience des grands médiats. Parce qu'il est un homme alors que ces médiats souhaiteraient qu'après avoir élu pour la première fois un Noir (enfin....un mulâtre de père kenyan et de mère WASP -White Anglo-Saxon Protestant-), les Etats-Unis se donnent huit ans après, une femme pour Présidente. Ce serait mieux d'avoir une femme noire, une Taubira américaine. Mais il faut faire avec ce qu'on a.
Donald Trump est odieux aux directeurs de conscience des grands médiats parce qu'il est Blanc, WASP. Non seulement il est Blanc, mais en plus il est blond. Blond de la couleur dont Jean-Marie Le Pen se teignait les cheveux naguère. N'est-ce pas insupportable alors que les médiats attendent un Latino aux cheveux couleur plumage de corbeau, avec si possible du sang amérindien, ou africain, même une goutte....? Latino, Hispanique, oui. Mais pas de l'Espagne d'Europe tout de même !
Donald Trump est insupportable aux directeurs de conscience des grands médiats parce qu'il est riche, milliardaire en dollars paraît-il, ce qui ne suffit pourtant pas, la plupart du temps, pour s'attirer la détestation des médiats. Au contraire. Mais Donald Trump n'appartient précisément pas à l'espèce de milliardaire qu'affectionnent les mass-merdias (2). Ce n'est pas un Georges Sörös par exemple. Ni un Pierre Bergé. Il ne joue pas à l'autorité morale. Il ne finance pas, comme annonceur, les médiats qui propagent l'évangile de la correction politique et historique.
Homme, blanc et même blond, WASP, riche de la "mauvaise" espèce, Donald Trump avait déjà a priori tout pour s'attirer l'aversion des directeurs de conscience des grands médiats.
Donald Trump (°1946) a d'abord été présenté par les médiats comme un candidat non sérieux, ridicule. Mais il s'est vite avéré que, selon les sondages, cette approche par le mépris n'était pas efficace auprès de l'opinion étasunienne, et tout particulièrement de sa fraction susceptible de participer voter pour un candidat du Grand Old Party (3).
Alors, il lui a été reproché d'être un populiste (4) un démagogue. Un candidat qui flatte dans l'électorat les aspirations que les directeurs de conscience des grands médiats considèrent comme de péchés irrémissimibles.
Après les sondages et enquêtes d'opinion, sont venues les élections primaires, pour chaque parti. Que Donald Trump ait été relégué à la seconde place lors du caucus républicain de l'Iowa n'a procuré qu'un médiocre soulagement à ses adversaires et ennemis. Le vainqueur en a été Ted Cruz, certes Latino, mais très conservateur. Le slogan de T. Cruz : "Courageous, Conservative, Consistent".
D'élections primaires en élection primaires, l'audience de Donald Trump s'est confirmée auprès de la fraction de l'électorat que détestent les directeurs de conscience des faiseurs d'opinion : la classe moyenne blanche, euro-américaine, déclassée par l'évolution économique et sociale du pays. Dès gens que les médiats du type Arte TV, Télérama, Le Monde, The Guardian etc.... voudraient réeduquer et, de toute façon, ..... remplacer par des gens issus de flux migratoires sud-nord (5).
Alors, que faire ?
Les mass-merdiats ont d'abord agité l'éventualité une candidature à l'investiture du G.O.P. de Michael Bloomberg, un milliardaire lui aussi, mais un "bon" milliardaire, un ancien maire républicain, puis indépendant, de New-York, patron de chaînes TV, dont les ancêtres s'appelaient Blumberg.
Puis ces mêmes médiats ont espéré que s'affirmerait le sénateur Marco Rubio, un Latino pas très exotique certes :en espagnol, Rubio signifie....blond. Mais moins conservateur que son congénère Ted Cruz. Le quadragénaire Marco Rubio est allé de défaites en demi-victoire : un Etat, un seul, lors du Super Tuesday du 1er mars.
Alors, on a remis sur le devant de la scène l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney, battu en 2008 pour l'investiture de son parti, battu en 2012 par Barack Obama. Pourtant, Romney avait sollicité, et même imploré paraît-il le soutien de Donald Trump en 2012. Puis on a ressorti le sénateur John Mc Cain, concurrent malheureux d'Obama en 2008. Les vétérans vaincus d'élections passées du Parti Républicain s'associent pour proclamer que Donald Trump n'est pas...présentable.
Qui, de Michael Bloomberg, de Mitt Romney ou de John Mc Cain ou de..., pourrait être en 2016 à Donald Trump ce que William Scranton fut à Barry Goldwater en 1964 ? En plus chanceux.
Il faut vraiment que les directeurs de conscience des faiseurs d'opinion soient paniqués pour envisager ces recours.
Que reproche-t-on à Donald Trump en dehors de ne pas avoir le profil ethno-culturel (homme, blanc, blond, WASP, "mauvais" millardaire, populiste) que voudraient imposer les grands médiats ?
On lui reproche d'avoir ..... stigmatisé (le grand, le gros mot !) l'immigration mexicaine en relevant une évidence : parmi les Mexicains qui entrent, d'abord illégalement, aux Etats-Unis, les délinquants et criminels de toute sorte, les narco-trafiquants, sont sur-représentés, bien qu'en minorité. C'est ce que ses électeurs ont pu constater. Il l'exprime. De quel droit le lui reprocher ?
On lui reproche d'avoir envisagé de suspendre temporairement l'accès du territoire étasunien aux Musulmans après que des leaders salafistes aient appelé les Musulmans du monde entier à frapper l'Amérique. Il s'agissait d'une mesure temporaire, probablement impraticable, ne relevant pas des compétences du Président des Etats-Unis, mais qui invitait le gouvernement américain en place à surveiller de plus près les conditions d'admission sur le territoire américain de personnes dont des leaders religieux ont désigné l'Amérique comme l'Ennemi. Une mesure vexatoire pour les Musulmans, mais qui n'est pas irrationnelle dans le contexte.
On reproche à Donald Trump d'avoir remis en place une journaliste hostile à son égard en lui demandant si elle n'était pas sous l'influence de son indisposition mensuelle (= ses règles). C'est ce que j'aurais souvent envie de demander à Sandrine Mazetier, vice-présidente PS de l'Assemblée Nationale. Comme elle a probablement passé l'âge, ce pourrait être flatteur. Aussitôt, Donald Trump a été dénoncé comme machiste, exhalant un prétendu mépris des femmes (c'est vrai qu'il y a parmi les femmes politiques et les journalistes des femmes méprisables, en tout cas dangereuses).
On reproche à Donald Trump de proposer la construction de murs sur certains points de la frontière américano-mexicaine pour dissuader les candidats à l'émigration économique illégale. En Israël, construire un mur, c'est ériger une "barrière de sécurité". Aux Etats-Unis, ce serait piétiner les valeurs qui ont fait le pays. Le pape Bergoglio s'est "oublié" jusqu'à dire qu'une personne qui construit des murs et non des ponts ne saurait être chrétienne. Les médiats se sont emparés de cette déclaration peu responsable. Et ont oublié que ce même pape venait de souhaiter un Mexique....sans émigration. Les médiats se focalisent sur ce qui convient à leurs directeurs de conscience. Et détournent l'attention du public du reste....
On a reproché à Donald Trump d'insulter : les Mexicains (faux : il a seulement évoqué la part prise par les Mexicains entrés illégalement aux U.S.A. dans la délinquance en général et le trafic de stupéfiants), les femmes (faux : il a évoqué l'influence possible de ses règles sur le comportement agressif à son endroit d'une journaliste de la chaîne conservatrice Fox News), le pape (faux : il a dit que les propos du pape étaient "honteux).
Ce qu'on reproche avant tout et surtout à Donald Trump, c'est d'être défavorable aux flux migratoires sud-nord massifs et continus. Les salles de rédaction des grands médiats sont favorables à l'amplification et à la poursuite de ces flux. Surtout en Europe. Donald Trump les dérange et pourrait donner de "mauvaises" idées aux Européens. Il faut donc le "flinguer" médiatiquement.
Dernièrement (début mars 2016), les fouilleurs de poubelles ont déniché une arme dont ils escomptent qu'elle va mettre à mal la campagne de Donald Trump : il aurait eu des relations avec des personnes affiliées au Ku-Klux-Klan. Et alors ? Rappelons que le Ku-Klux-Klan fut d'abord un mouvement d'autodéfense des Blancs du Sud vaincus à l'issue de la Guerre de Sécession. D'autodéfense face à d'autres Blancs d'abord, les carpet baggers (6), venus du Nord vainqueur remplacer l'élite sudiste.Déjà en 1964, on avait instrumentalisé contre Barry Goldwater le soutien que le Ku-Klux-Klan avait souhaité lui apporter.
Conclusion
Les grands médiats voudraient qu'en janvier 2017, Hillary Clinton soit inaugurée présidente des Etats-Unis. Et qu'Alain Juppé soit élu président de la république française. Qu'aucun de ces deux voeux ne se réalise contribuerait à faire de 2017 une bonne année.
N O T E S
(1) Rappel : on emploie la grafie "médiat" par solidarité avec le professeur Bernard Notin, cible en 1990 d'une chasse aux sorcières de la part des lobbies shoacentristes; Bernard Notin avait employé le premier cette ortografe.
(2) Jeu de mots associant mass- (de mass media) et merdiats, en référence au mot "merde", gros excrément de l'homme et des animaux.
(3) Le Parti Républicain ou G.O.P. (Grand Old Party) fut fondé en 1854. Dès sa création, il combattit pour l'abolition de l'esclavage. Jusqu'à la candidature de Barry M. Goldwater en 1964, ce parti n'était pas considéré comme conservateur. Il comportait une aile isolationniste souhaitant que les Etats-Unis se tiennent à l'écart des conflits ne menaçant pas directement leurs intérêts. Depuis la Grande Crise de 1929, il s'affirmait hostile ou méfiant à l'égard de l'intervention publique dans la vie économique et sociale.
(4) Populiste. Voir notre article Petit Dico Desintox sur ce blog.
(5) Vous doutez de la réalité de ce Grand Remplacement ? Procurez vous le bulletin de votre mairie, généralement gratuit. Consultez la rubrique "état-civil" et comparez les noms qui figurent à la sous-rubrique "naissances" à ceux qui figurent à la sous-rubrique "décès". Et retenez que les personnes d'origine immigrée nées en France ne figurent jamais dans les statistiques de l'immigration. Au nom des faleurs 2 la répuplik.
(6) Carpet beggers : aventuriers venus des Etats qui ont vaincu le Sud à l'issue de la Guerre de Sécession, dans les anciens Etats confédérés. Avec souvent un simple tapis (carpet) pour tout bagage, tout sac. D'où l'appellation méprisante de carpet baggers : des gens venus dans le Sud avec peu de choses, juste un tapis servant de sac, pour s'y enrichir sur le dos des Sudistes vaincus.
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dimanche 6 mars 2016
De Barry Goldwater à Donald Trump : hystérie médiatique
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mardi 1 mars 2016
Sigmar Gabriel ou la haine de soi.
Sigmar Gabriel (°1959) est président du S.P.D. (le parti socialiste), ministre fédéral de l'Economie (1) et vice-chancelier du gouvernement de la République Fédérale d'Allemagne.
Il pourrait être le candidat de son parti à la Chancellerie pour les élections au Bundestag prévues en septembre 2017. Peut-être contre la chancelière sortante dont il est présentement l'adjoint.
C'est un personnage très dangereux pour l'Allemagne et pour l'Europe.
Dangereux par la haine de soi-même qui l'habite. S'il aime son prochain comme lui-même, il est dangereux d'être son prochain.
Il figure sur la foto qui illustre le présent article, dans le cortège d'une manifestation en faveur des originaires des flux migratoires intercontinentaux sud-nord en 1992.
Il faut se remémorer le climat de l'époque. La réunification de l'Allemagne ne remontait qu'au 3 octobre 1990. L'économie des "nouveaux Länder" (2) entamait une pénible transition d'une économie administrée vers une économie de marché. Les transferts de ressources du reste de l'Allemagne vers ces nouveaux Länder à reconstruire plombaient l'économie allemande. Les habitants des Lânder orientaux découvraient l'immigration extra-européenne (3). Il y avait hors d'Allemagne des milieux qui n'avaient pas réellement accepté la réunification allemande (4). Parmi eux : l'entourage de la mégère Thatcher, Jean-Pierre Chevènement, les prétendus souverainistes français (à l'exception notable et méritoire de Jean-Marie Le Pen), les paléo-gaullistes (Michel Debré dut être "calmé" par le secrétaire général du R.P.R.), certains lobbies mémoriels et shoacentristes qui auraient voulu que l'Allemagne réunifiée se dotât d'une nouvelle constitution faisant référence à la Shoah et aux responsabilités du peuple allemand; et aussi Lech Walesa lui-même qui, "ivre de vin de messe" selon l'hebdo Rivarol, tentait de se rassurer en rappelant qu'il y avait maintenant des armes de destruction massive pour prévenir tout retour du voisin occidental de la Pologne à ses "vieux démons" etc.....(5). Pour un Prix Nobel de La Paix....Les mass-merdiats prenaient un plaisir pervers à lier la réunification allemande à tout acte d'hostilité envers des immigrés : "c'est le énième acte de racisme et de xénofobie commis depuis la réunification de l'Allemagne" martelaient journaux, stations de TV et de radio". Le gang Klarsfeld avait co-organisé une expédition "punitive" à Rostock pour châtier les naturels du lieu non encore convaincus des merveilles de la société multi-kulti pluriethnique et de tous les métissages : provocations et agressions physiques, utilisation d'aérosols à gaz etc.... Il y avait eu des arrestations de voyous de cette expédition, et la porte du Centre Culturel Allemand / Institut Goethe de l'avenue d'Iena à Paris avait été plastiquée pour obtenir leur libération "immédiate", au nom de la Mémouare et de la lutte contre "le racisme et la xénofobie". Exigence à laquelle il fut rapidement fait droit. C'est dans ce contexte que le militant trentenaire SPD Sigmar Gabriel était descendu dans la rue pour exprimer son soutien aux flux migratoires sud-nord.
La pancarte portée par des manifestants que précède Sigmar Gabriel en appelle aux "étrangers" et leur dit : "Chers étrangers, s'il vous plait, ne nous laissez pas seuls avec les Allemands". Les "étrangers", on devine plus ou moins de qui il s'agit : les immigrés extra-européens. Mais quid des "Allemands" auxquels se réfère la pancarte ? Les manifestants en appellent aux "étrangers", et on en déduit que la plupart d'entre eux, en principe, n'appartiennent pas à cette catégorie. Alors qui, et que sont-ils ? Des germanofobes assurément puisqu'ils expriment la peur, l'inconfort que leur inspire la cohabitation avec des "Allemands". Mais les manifestants sont eux-mêmes pour le plupart des ressortissants allemands et souhaitent que de plus en plus d'"étrangers" entrent dans cette catégorie. Les "Allemands" auxquels fait référence le slogan gribouillé sur la pancarte, ce sont des Allemands au sens ethnique du terme, des Allemands de souche, des Volksdeutsche, et non seulement des Allemands au sens juridique et politique de ressortissants de l'Etat fédéral allemand. Les manifestants appartiennent apparemment pour la plupart à la fois à la catégorie des Allemands de souche et à celle, plus large, des citoyens allemands. Mais ils expriment leur non-amour, pour ne pas dire leur haine de la germanité. De la germanité ethnique et culturelle du moins.
Ce slogan m'en rappelle immédiatement un autre. En 1986, en France, un gouvernement avait proposé une réforme du code de la nationalité. Pour dénoncer cette proposition, un dessinateur de Charlie Hebdo du surnom de Cabu, avait sorti une caricature représentant un troupeau compact de bipèdes humanoïdes parqué dans un enclos avec la légende : "Entre Beaufs, on va s'emmerder". Cette caricature raciste était portée par des autocollants largement diffusés. Dans le langage de Cabu et de Charlie Hebdo, le "beauf", c'était une figure du Français de souche. Le message était : la réforme du code de la nationalité risque d'avoir pour effet de rendre un peu moins hétérogène à l'avenir la composition ethnique de la communauté nationale, et ça, ça nous emmerde, ça nous fait peur, on n'en veut pas. Cabu, Charlie Hebdo, Sigmar Gabriel, même combat !
Sigmar Gabriel a eu l'âge de faire son service militaire à la fin des années 1970, ou au début des années 1980 (6). Son papa, né dans les années 1930, trouvait qu'il avait une belle petite gueule (7) et l'avait prié de se présenter à lui dans son uniforme de conscrit. Ce qui avait paru suspect et déplaisant à Sigmar. On ignore s'il a satisfait à la demande de son père avec qui il semble avoir eu des rapports difficiles. Après la mort du papa, Sigmar a mis le nez dans la bibliothèque paternelle. Et il a eu un choc. Il y a trouvé des ouvrages révoquant en doute l'historiografie officielle, klarsfeldo-wieselienne, de la Shoah. Ah, quel coup dur, mes amis ! Sigmar s'est défait de ce poids si insupportable en dénonçant son feu père devant l'opinion publique. Et en se revalorisant lui-même : j'ai eu un père comme ça, oui, mais moi je ne suis pas comme ça, et je vais vous le prouver.
En mars 2012, il a fallu doter la République Fédérale d'Allemagne d'un nouveau chef de l'Etat. Le SPD auquel appartenait Sigmar Gabriel s'est rallié très tôt à la candidature de l'ancien pasteur Joachim Gauck (°1943), sans appartenance partisane formalisée, un intello de gauche sans étiquette (überparteilich comme on dit). Mais voilà qu'ensuite l'ancien parti communiste rebaptisé Die Linke (La Gauche) a porté son dévolu sur Beate Klarsfeld (°1939), épouse de Serge, maman d'Arno (8). Un déchirement pour Sigmar Gabriel : son coeur penchait pour Beate, mais son parti avait choisi Joachim. Sigmar a mal vécu ce dilemme et s'est justifié d'avoir finalement choisi Joachim : j'aurais préféré Beate qui a tant fait et fait encore tellement pour l'honneur (sic) de l'Allemagne, mais elle s'est portée candidate trop tardivement et mon parti avait déjà choisi Joachim. Bon, ce sera pour une prochaine fois. C'est promis : une autre fois, on s'associera avec Die Linke. Promesse réitérée en 2013 lors des négociations pour la formation d'un gouvernement fédéral. Le S.P.D. a promis de ne plus rejeter dans le futur Die Linke comme allié possible (parallèlement, les Verts Die Grünen, ont annoncé qu'une autre fois il se pourraient qu'ils s'allient à la CDU). De toute façon, il faut être possédé par une sacrée dose de germanofobie ou de national-masochisme pour voter pour Beate Klarsfeld et la saluer comme honorant (sic) l'Allemagne.
Durant l'été 2015, le vice-chancelier Sigmar Gabriel s'est fâché tout rouge (évidemment.....) contre le président démocrate-chrétien de la commission européenne. Il a manifesté son impatience devant le retard et les hésitations de la commission Juncker à proposer, puis imposer des quotas de répartition des "migrants" envahissant les Balkans, les îles grecques et italiennes, les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Sigmar Gabriel espère bien que ce seront là des personnes auxquelles on pourra distribuer à moyen terme des cartes d'El Ekteur (9) , et dont les enfants replaceront progressivement les Allemands de souche. L'idée de se répartir des "migrants" dans un espace où la liberté de circulation et d'établissement d'une part, l'égalité de traitement d'autre part sont des règles intangibles est une foutaise : ou bien les "migrants" bénéficient de la liberté de circulation et ils iront là où l'Etat-Providence est le plus généreux, et qu'on ne parle plus de quotas ni de solidarité entre pays européens, ou bien ils ne bénéficient pas de cette liberté de circulation et d'établissement, et c'est le sacro-saint principe d'égalité qui est remis en question.
Sigmar Gabriel a bonne presse. L'auréole que lui décernaient les mass-merdiats a un peu perdu de son éclat parce qu'elle s'est trouvée en concurrence avec celle de la Bienheureuse Angela Merkel, fille de pasteur certes, mais qui fait l'objet d'un procès en canonisation médiatique, moral et associatif depuis qu'elle a ouvert les portes de l'Allemagne, et donc de l'Europe sans frontières internes permanentes, à plus d'un million de "migrants", en attendant mieux. C'est-à-dire beaucoup plus évidemment.
Pendant que les mass-merdiats jouent à se faire peur avec l'éventualité d'une accession à la présidence des Etats-Unis d'Amérique de Donald Trump, personne ou presque ne relève les dangers d'une possible accession à la Chancellerie fédérale du germanofobe et eurofobe (10) Sigmar Gabriel. Attention : cet homme est dangereux, il ne vous connaît peut-être pas, mais il vous hait déjà, parce qu'il hait ce que vous représentez (arrière petits-enfants de colonisateurs, d'antidreyfusards, de pétainistes, de germanofiles etc....).
N O T E S
(1) en Allemagne comme en France le ministère de l'Economie et celui des Finances sont distincts. l'actuel (1er mars 2016) alter ego de Michel Sapin est Wolfgang Schäuble, et Sigmar Gabriel est celui d'Emmanuel Macron. Pour faire simple...,
(2) nouveaux Länder : l'ancienne Allemagne de l'Est (Zone Soviétique d'Occupation, République Démocratique Allemande); ces Länder ont rejoint la République Fédérale d'Allemagne avec effet du 3 octobre 1990;
(3) sous le régime communiste, la R.D.A. avait accueilli des travailleurs algériens en petit nombre (on n'est jamais trop prudent.....). Sous la dictature socialisante et soviétofile de Boumedienne. Il ne s'agissait pas de travailleurs immigrés (Gastarbeiter) mais de camarades étrangers venus aider la R.D.A. dans "la construction du socialisme". Nuance.....
(4) je n'oublie pas la haine et l'arrogance néo-maurrassiennes. Alors que les feuilles néo-maurassiennes (Aspects de la France notamment) célébraient en 1990 ou 1991 un prétendu renouveau du sentiment national en France. Qu'elles définissaient la nation comme.....une amitié (sic) par la voix de l'ancien député FN Georges-Paul Wagner. Qu'elles voyaient dans un concert de nations indépendantes une meilleure chance pour la paix que l'Europe institutionnelle et l'O.T.A.N. l'Allemagne était d'emblée exclue, rejetée comme partenaire et alliée. Le motif : la conception allemande de la nation est......fausse. Ben voyons, seule celle de la France est juste....C.Q.F.D.;
(5) on ne peut que regretter que l'hebdo Rivarol ait abandonné la ligne éditoriale qui était la sienne à l'époque, et depuis 1951, pour s'acoquiner avec les chapelles "souverainistes", nationales-catholiques et cependant sédévacantistes (= il n'ya plus de pape légitime, le siège papal est vacant). En tançant Walesa et en faisant allusion au "vin de messe", l'hebdomadaire fondé par René Malliavin en janvier 1951, organe de résistance au.....résistantialisme, courrait le risque de prendre à rebrousse-poil une partie de son lectorat alors énamouré de Jean-Paul II;
(6) la conscription, dont le maintien en Allemagne inquiétait tant Jean-Pierre Chevènement, a été abolie par le gouvernement CDU-CSU-FDP (parti libéral) présidé par Angela Merkel sous la mandature 2009-2013; c'était un des éléments de la plateforme électorale du parti libéral FDP;
(7) rien qu'entre 1992 (foto) et 2016, la corpulence de Sigmar Gabriel a considérablement augmenté; il faudrait sans doute retoucher l'uniforme qu'il portait il y a trente-cinq ans pour qu'il puisse entrer dedans.... C'est maintenant un gros plein d'soupe, obèse, ou quasi, mais certainement pas un "bon gros";
(8) qu'on ne m'accuse pas d'anti-klarsfeldisme primaire et absolu : je salue le récent appel de Maître Arno Klarsfeld (°1965) pour l'abandon à terme des abattages rituels kosher et hallal. J'en espère un abandon du carnivorisme par l'humanité tout entière;
(9) à l'attention des non francofones : il s'agit d'un jeu de mots forgé à partir du mot "électeur", et d'un clin d'oeil renvoyant à l'arabofonie d'un grand nombre de "migrants";
(10) Sigmar Gabriel est eurofile des institutions européennes mais eurofobe des ethnies européennes de souche ancienne; il compte sur celles-là pour faire avancer le remplacement de celles-ci. Vous doutez de ce remplacement en cours et en voie d'accélération ? N'écoutez ni l'INED (démografie), ni l'INSEE. Consultez plutôt la rubrique Etat-Civil du bulletin de votre mairie, et comparez les noms figurant dans les sous-rubriques "naissances" d'une part, et "décès d'autre part. Et retenez que les naissances en France d'enfants d'immigrés ne sont jamais incluses dans les statistiques démografiques. Ce qui permet aux mass-merdiats de nous braire : "l'immigration est faible", "l'immigration est stabilisée", "il n'y a pas plus d'immigrés de nos jours en France qu'il n'y en avait dans les années 1930" etc.....
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mardi 16 février 2016
Migrants : les bobardements des lobbies migratoires
Jeudi 3 septembre 2015 : le journal de 20 h de France 2 est présenté par David Pujadas (1).
Le présentateur consacre la moitié du temps de son émission à l'affaire Aylan Kurdi. Il s'agit de la découverte sur une plage turque du corps d'un petit garçon qui serait syrien, aurait trois ans, serait originaire de Kobane en Syrie (2). Le corps, rejeté par les flots sur le rivage, a été photographié et l'image est aussitôt exploitée pour saisir les opinions publiques "à l'estomac", et tenter de balayer les dernières résistances à la submersion migratoire de l'Europe.
Le comportement du présentateur du journal confirme que la plupart des salles de rédaction des médiats (3) sont acquises au grand remplacement des populations historiques de l'Europe par de nouvelles populations issues de flux migratoires intercontinentaux sud-nord. On y fera tout pour nous obliger à manger notre tartine multiculturelle et pluriethnique, à coup de bobardements (4), de sophismes, de chantage moral et affectif. Tout, absolument tout.
David Pujadas en est même carrément indécent. Ce n'est plus le cas d'Aylan Kurdi en tant que tel qui l'intéresse, mais la "réjouissante" efficacité de l'image diffusée. Il parait qu'elle a bouleversé la planète. Si, par bouleversement, il faut entendre un changement d'attitude ou d'avis sur ce qu'il est convenu d'appeler la crise migratoire de 2015, alors c'est que nous ne vivons pas sur la même planète. Selon David Pujadas visiblement réjoui et soulagé, cette photo va "tout changer" (sic). Le comportement des Européens va changer : au lieu d'être des facteurs de résistance, les opinions publiques vont encourager leurs gouvernements à ouvrir les frontières à ces nouvelles populations.
France 2 nous emmène en bateau, pardon, en Allemagne. On nous y montre une trentenaire ou quadragénaire qui pour expliquer son zèle en faveur de l'accueil de ces migrants nous assène cette connerie : "Nous (comprendre : les Allemands) avons fait tellement de mal (sic) dans le monde......". On comprend que pour cette imbécile née trente ou quarante ans après la fin d'une guerre qui remonte à soixante-dix ans, il y a lieu de payer, d'expier, de mériter un pardon pourtant inutile, de dé-germaniser toujours plus l'Allemagne, de dés-européaniser toujours plus l'Europe.
Evidemment, si cette pauvre fille croit aux [autocensuré pour cause de loi 90-615 du 13/07/1990] et au prétendu [autocensuré pour cause de loi citée plus haut] qui ne constituent qu'un seul et même mensonge, on comprend son délire national-masochiste. Et je suis conforté dans ma conviction de la nécessité du révisionnisme historique concernant notamment l'histoire de la guerre mondiale des la première moitié des années 1940. Les voyages de lycéens à Auschwitz, les génuflexions à Yad Vashem, le culte shoacentrique, ça sert donc bien à ça. On s'en doutait depuis longtemps.
Cette jeune Allemande intoxiquée intellectuellement et affectivement ignore probablement qu'il y a eu d'autres enfants noyés plus près de nos pays il y a une septentaine d'années. Des femmes néerlandaises ayant eu des bébés issus de leurs rapports avec des soldats allemands ont été forcées par des libertatadors (verzetstrijders) bataves de monter dans un train et, d'un pont ferroviaire surplombant un cours d'eau, de jeter leurs bébés vivants dans le fleuve. Bébés tués parce qu'Allemands. On n'a pas eu les images. Elles n'ont pas bouleversé grand monde, hélas, ni entaché l'image des libertadors responsables de ce crime abominable.
N O T E S
(1) David Pujadas (°1964), journaliste, présentateur de journaux télévisés. A été agressé verbalement en direct par Ségolène Royal en 2007. La présidente de la région Poitou-Charentes qui venait de perdre l'élection présidentielle devant Nicolas Sarközy perdit également ses nerfs face au journaliste. Elle le prit à partie pour n'avoir pas cité le nom de la concurrente PS d'Alain Juppé à Bordeaux lors des élections législatives de juin 2007. Devant l'agression de Ségolène Royal, David Pujadas s'est retranché derrière le C.S.A., seul habilité à sanctionner éventuellement les manquements des médiats à sa déontologie. Depuis, David Pujadas a donné maints gages à la correction historique et politique. Il s'est notamment réjoui qu'un vaincu de la guerre 39/45, octo- ou nonagénaire, accusé de "crimes contre l'humanité" se soit fait identifier, démasquer et soit devenu l'objet de procédures du Centre Simon Wiesenthal, ou des terroristes de la bande à Klarsfeld en assistant imprudemment à une rencontre sportive.
(2) C'est faux : cet enfant et sa famille résidaient en Turquie depuis 3 ans où l'enfant est arrivé nouveau-né. En septembre 2015, ils ne fuyaient donc pas un pays en guerre. Mais le père souhaitait quitter la Turquie pour se faire soigner les dents (sic) -n'y a-t-il donc pas de bons chirurgiens-dentistes en Turquie ?- puis rejoindre le Canada où une partie de sa famille est déjà établie. Aylan Kurdi a été victime du comportement imprudent de son père, et de passeurs, trafiquants d'êtres humains. Et non directement de la guerre en Syrie, ou de l'indifférence des Européens.
(3) On emploie ici la grafie "médiats" par solidarité avec le professeur Bernard Notin, qui l'a employée le premier dans un article paru vers 1990. Suite à la parution de cet article, le professeur Notin a été l'objet d'une chasse aux sorcières de la part des lobbies shoacentriques ; mise à l'index, procédures disciplinaires universitaires, procédures pénales, harcèlement, menaces verbales, écrites, physiques (empoisonnement d'animal de compagnie) etc...
(4) Bobardement : jeu de mots à partir des mots "bobard" qui signifie "fausse nouvelle" et "bombardements" qui désigne l'action de lâcher des bombes depuis un aéronef. Des bobardements sont de fausses nouvelles assénées au public par les médiats avec insistance et de façon répétitive.
Le présentateur consacre la moitié du temps de son émission à l'affaire Aylan Kurdi. Il s'agit de la découverte sur une plage turque du corps d'un petit garçon qui serait syrien, aurait trois ans, serait originaire de Kobane en Syrie (2). Le corps, rejeté par les flots sur le rivage, a été photographié et l'image est aussitôt exploitée pour saisir les opinions publiques "à l'estomac", et tenter de balayer les dernières résistances à la submersion migratoire de l'Europe.
Le comportement du présentateur du journal confirme que la plupart des salles de rédaction des médiats (3) sont acquises au grand remplacement des populations historiques de l'Europe par de nouvelles populations issues de flux migratoires intercontinentaux sud-nord. On y fera tout pour nous obliger à manger notre tartine multiculturelle et pluriethnique, à coup de bobardements (4), de sophismes, de chantage moral et affectif. Tout, absolument tout.
David Pujadas en est même carrément indécent. Ce n'est plus le cas d'Aylan Kurdi en tant que tel qui l'intéresse, mais la "réjouissante" efficacité de l'image diffusée. Il parait qu'elle a bouleversé la planète. Si, par bouleversement, il faut entendre un changement d'attitude ou d'avis sur ce qu'il est convenu d'appeler la crise migratoire de 2015, alors c'est que nous ne vivons pas sur la même planète. Selon David Pujadas visiblement réjoui et soulagé, cette photo va "tout changer" (sic). Le comportement des Européens va changer : au lieu d'être des facteurs de résistance, les opinions publiques vont encourager leurs gouvernements à ouvrir les frontières à ces nouvelles populations.
France 2 nous emmène en bateau, pardon, en Allemagne. On nous y montre une trentenaire ou quadragénaire qui pour expliquer son zèle en faveur de l'accueil de ces migrants nous assène cette connerie : "Nous (comprendre : les Allemands) avons fait tellement de mal (sic) dans le monde......". On comprend que pour cette imbécile née trente ou quarante ans après la fin d'une guerre qui remonte à soixante-dix ans, il y a lieu de payer, d'expier, de mériter un pardon pourtant inutile, de dé-germaniser toujours plus l'Allemagne, de dés-européaniser toujours plus l'Europe.
Evidemment, si cette pauvre fille croit aux [autocensuré pour cause de loi 90-615 du 13/07/1990] et au prétendu [autocensuré pour cause de loi citée plus haut] qui ne constituent qu'un seul et même mensonge, on comprend son délire national-masochiste. Et je suis conforté dans ma conviction de la nécessité du révisionnisme historique concernant notamment l'histoire de la guerre mondiale des la première moitié des années 1940. Les voyages de lycéens à Auschwitz, les génuflexions à Yad Vashem, le culte shoacentrique, ça sert donc bien à ça. On s'en doutait depuis longtemps.
Cette jeune Allemande intoxiquée intellectuellement et affectivement ignore probablement qu'il y a eu d'autres enfants noyés plus près de nos pays il y a une septentaine d'années. Des femmes néerlandaises ayant eu des bébés issus de leurs rapports avec des soldats allemands ont été forcées par des libertatadors (verzetstrijders) bataves de monter dans un train et, d'un pont ferroviaire surplombant un cours d'eau, de jeter leurs bébés vivants dans le fleuve. Bébés tués parce qu'Allemands. On n'a pas eu les images. Elles n'ont pas bouleversé grand monde, hélas, ni entaché l'image des libertadors responsables de ce crime abominable.
N O T E S
(1) David Pujadas (°1964), journaliste, présentateur de journaux télévisés. A été agressé verbalement en direct par Ségolène Royal en 2007. La présidente de la région Poitou-Charentes qui venait de perdre l'élection présidentielle devant Nicolas Sarközy perdit également ses nerfs face au journaliste. Elle le prit à partie pour n'avoir pas cité le nom de la concurrente PS d'Alain Juppé à Bordeaux lors des élections législatives de juin 2007. Devant l'agression de Ségolène Royal, David Pujadas s'est retranché derrière le C.S.A., seul habilité à sanctionner éventuellement les manquements des médiats à sa déontologie. Depuis, David Pujadas a donné maints gages à la correction historique et politique. Il s'est notamment réjoui qu'un vaincu de la guerre 39/45, octo- ou nonagénaire, accusé de "crimes contre l'humanité" se soit fait identifier, démasquer et soit devenu l'objet de procédures du Centre Simon Wiesenthal, ou des terroristes de la bande à Klarsfeld en assistant imprudemment à une rencontre sportive.
(2) C'est faux : cet enfant et sa famille résidaient en Turquie depuis 3 ans où l'enfant est arrivé nouveau-né. En septembre 2015, ils ne fuyaient donc pas un pays en guerre. Mais le père souhaitait quitter la Turquie pour se faire soigner les dents (sic) -n'y a-t-il donc pas de bons chirurgiens-dentistes en Turquie ?- puis rejoindre le Canada où une partie de sa famille est déjà établie. Aylan Kurdi a été victime du comportement imprudent de son père, et de passeurs, trafiquants d'êtres humains. Et non directement de la guerre en Syrie, ou de l'indifférence des Européens.
(3) On emploie ici la grafie "médiats" par solidarité avec le professeur Bernard Notin, qui l'a employée le premier dans un article paru vers 1990. Suite à la parution de cet article, le professeur Notin a été l'objet d'une chasse aux sorcières de la part des lobbies shoacentriques ; mise à l'index, procédures disciplinaires universitaires, procédures pénales, harcèlement, menaces verbales, écrites, physiques (empoisonnement d'animal de compagnie) etc...
(4) Bobardement : jeu de mots à partir des mots "bobard" qui signifie "fausse nouvelle" et "bombardements" qui désigne l'action de lâcher des bombes depuis un aéronef. Des bobardements sont de fausses nouvelles assénées au public par les médiats avec insistance et de façon répétitive.
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Petit dico désintox
POPULISME : n.m. (première attestation relevée : 1929).
A l'origine, le mot populisme désignait une école littéraire cherchant à dépeindre, de façon réaliste, notamment à travers le roman, la vie des gens du peuple (source : Le Petit Robert).
Aujourd'hui : Désigne dans les médiats et dans l'expression d'autorités morales souvent autoproclamées la prise en compte des aspirations des populations sans tabous.
populiste adj. : terme employé surtout de façon péjorative par les élites politico-médiatiques se réclamant de l'humanisme pour caractériser toute concession aux aspirations, non agréées par elles des populations. Pour la chaîne à financement franco-allemand ARTE, "populiste" est utilisé comme un mot codé par lequel la chaîne en question fait savoir que ceci ou cela (personnes, comportements, idées) est rejeté par ses directeurs de conscience.
RACISME : n.m. (première attestation relevée : 1930).
A l'origine, le mot racisme désignait des théories de hiérarchisation des races de l'espèce humaine, distinguant éventuellement des races prétendument supérieures, et d'autres prétendument inférieures.
Aujourd'hui : Désigne, notamment dans les médiats, et dans l'expression d'autorités morales, souvent autoproclamées, l'ensemble des comportements par lesquels une population habitant un territoire donné se trouve contrainte de signifier à d'autres populations partageant le même territoire, que leur accueil permanent sur ce territoire a été accordé sans son consentement, par des dirigeants qui ne la représentent pas, qui se montrent en l'espèce généreux avec ce qui n'est pas à eux.
raciste adj. : qui se rapporte au racisme, est influencé par lui : se dit de tout comportement, expression, acte, par lequel les sujets d'une cité donnée manifestent à des personnes accueillies sur son territoire, ou dont le séjour sur l'étendue de celui-ci est accepté par décision, ou toléré par indécisionn des dirigeants de la cité, que ces dernier n'agissent pas en l'espèce au nom de leurs sujets. Les comportements prétendument racistes consistent à exprimer ceci : ce n'est pas en notre nom que nos dirigeants vous ont accueillis, ou vous tolèrent parmi nous.
VALEUR : n.f. (premières attestations : 2e moitié du XIXe siècle)
A l'origine : ce qui est vrai, beau, bien, selon un jugement personnel plus ou moins en accord avec celui de la société de l'époque; ce jugement lui-même.
valeurs de la République n.f. pl. : ensemble confus d'idées qui ne se laissent ni énumérer de façon exhaustive, ni définir de façon consensuelle. On ne peut les saisir qu'au moyen d'exemples, à partir des situations dans lesquelles elles sont invoquées.
Ex. : des Romanichels élisent domicile au bout de votre jardin, dans votre quartier. Au nom des "faleurs 2 la répuplik", vous n'avez pas le droit de mettre fin à cette occupation, ni d'exprimer publiquement les inconvénients que vous pose ce côtoiement; sinon, sur le fondement de ces "faleurs 2 la répuplik", vous serez l'objet d'une procédure pour incitation à la haine et à la discrimination.
N.B. : ce petit dico désintox sera complété par d'autres entrées (à suivre...).
A l'origine, le mot populisme désignait une école littéraire cherchant à dépeindre, de façon réaliste, notamment à travers le roman, la vie des gens du peuple (source : Le Petit Robert).
Aujourd'hui : Désigne dans les médiats et dans l'expression d'autorités morales souvent autoproclamées la prise en compte des aspirations des populations sans tabous.
populiste adj. : terme employé surtout de façon péjorative par les élites politico-médiatiques se réclamant de l'humanisme pour caractériser toute concession aux aspirations, non agréées par elles des populations. Pour la chaîne à financement franco-allemand ARTE, "populiste" est utilisé comme un mot codé par lequel la chaîne en question fait savoir que ceci ou cela (personnes, comportements, idées) est rejeté par ses directeurs de conscience.
RACISME : n.m. (première attestation relevée : 1930).
A l'origine, le mot racisme désignait des théories de hiérarchisation des races de l'espèce humaine, distinguant éventuellement des races prétendument supérieures, et d'autres prétendument inférieures.
Aujourd'hui : Désigne, notamment dans les médiats, et dans l'expression d'autorités morales, souvent autoproclamées, l'ensemble des comportements par lesquels une population habitant un territoire donné se trouve contrainte de signifier à d'autres populations partageant le même territoire, que leur accueil permanent sur ce territoire a été accordé sans son consentement, par des dirigeants qui ne la représentent pas, qui se montrent en l'espèce généreux avec ce qui n'est pas à eux.
raciste adj. : qui se rapporte au racisme, est influencé par lui : se dit de tout comportement, expression, acte, par lequel les sujets d'une cité donnée manifestent à des personnes accueillies sur son territoire, ou dont le séjour sur l'étendue de celui-ci est accepté par décision, ou toléré par indécisionn des dirigeants de la cité, que ces dernier n'agissent pas en l'espèce au nom de leurs sujets. Les comportements prétendument racistes consistent à exprimer ceci : ce n'est pas en notre nom que nos dirigeants vous ont accueillis, ou vous tolèrent parmi nous.
VALEUR : n.f. (premières attestations : 2e moitié du XIXe siècle)
A l'origine : ce qui est vrai, beau, bien, selon un jugement personnel plus ou moins en accord avec celui de la société de l'époque; ce jugement lui-même.
valeurs de la République n.f. pl. : ensemble confus d'idées qui ne se laissent ni énumérer de façon exhaustive, ni définir de façon consensuelle. On ne peut les saisir qu'au moyen d'exemples, à partir des situations dans lesquelles elles sont invoquées.
Ex. : des Romanichels élisent domicile au bout de votre jardin, dans votre quartier. Au nom des "faleurs 2 la répuplik", vous n'avez pas le droit de mettre fin à cette occupation, ni d'exprimer publiquement les inconvénients que vous pose ce côtoiement; sinon, sur le fondement de ces "faleurs 2 la répuplik", vous serez l'objet d'une procédure pour incitation à la haine et à la discrimination.
N.B. : ce petit dico désintox sera complété par d'autres entrées (à suivre...).
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samedi 22 août 2015
Le Thalys (21/08/15) : "non à ...La Malgame"
Dans ce qu'il est convenu d'appeler la république française, la gestion de la communication et de l'information relatives à la tentative de massacre dans le train Thalys Amsterdam-Paris le 21 août 2015 après-midi a obéi à une préoccupation prioritaire : surtout pas d' "amalgame".
Ce qui veut dire : éviter A TOUT PRIX que le public européen non issu de flux migratoires intercontinentaux récents (1) ne se sente menacé par un danger qui pourrait prendre pour lui le visage de personnes issues au contraire de flux migratoires intercontinentaux récents, voire tout récents. Ca donne le mot d'ordre adressé par les autorités "morales" au public et aux mass-merdias : pas d'amalgame !
Songez : quelles pourraient être les réactions d'un public qui apprend que le suspect est marocain après avoir appris il y a quelques mois qu'un étudiant ... algérien avait projeté de commettre un attentat contre une église du diocèse de Créteil, après avoir appris qu'un citoyen français d'origine maghrébine avait commis un attentat meurtrier contre le Musée Juif de Bruxelles, pour ne pas remonter jusqu'au "Français" Mohamed Merah ?
Et cela juste au moment où les campagnes de la subversion migratoire à masque humanitaire battent leur plein autour des affaires de Lampedusa, de Calais, de l'île de Kos, des frontières macédoniennes. Alors qu'on est tout prêt de parvenir, CIMADE et Eglises aidant, à forcer les populations européennes auxquelles je faisais référence plus haut à manger leur tartine multiethnique et pluriculturelle avec un semblant d'appétit sous l'effet du chantage moral.
Ah, si seulement tous ces terroristes avaient été blancs comme Brad Pitt ou Yannick Agnel, et surtout si on avait pu les associer à une mouvance d'extrêêême-droite, comme tout aurait été plus simple, facile à instrumentaliser. La Malgame aurait alors été recommandée, aurait été considérée comme pédagogique pour le culte de la Mémoire, par Télérama, par Arte pour ne citer que deux mass-merdias parmi les plus zélés en matière d'hyper-correction politique et historique.
Comment s'y sont-ils pris dès le vendredi 21 août au soir ?
On a d'abord le ministre Cazeneuve qui concède naïvement que le suspect est marocain ou "d'origine marocaine", ce qui est une prudence inutile : le royaume chérifien pratique l'"allégeance perpétuelle" : on ne peut pas perdre la nationalité marocaine : tout sujet du roi du Maroc reste marocain, même s'il acquiert la nationalité espagnole, française, belge, néerlandaise etc... Toute personne d'origine marocaine demeure de nationalité marocaine à vie. Cette concession inutile et inappropriée du ministre socialiste est accompagnée immédiatement d'injonctions à l'adresse du public et des mass-merdias : traiter avec "prudence" les informations relatives à l'identité du suspect. Aussitôt, les mass-merdias obtempèrent et notent la différence de traitement de l'info entre le ministre socialiste français et le Premier ministre libéral (2) belge Charles Michel qui n'hésite pas à qualifier de terroriste la tentative d'agression dès le vendredi soir.
On sait très rapidement que le suspect a été maîtrisé par deux militaires américains qui voyageaient dans ce train Thalys. Cette info a dû assombrir bien des sexagénaires "progressistes" dont la jeunesse a été bercée par les campagnes pro-Vietcong de la décennie 1965-1975. Surtout que ces militaires, un Garde National et un membre de l'U.S. Air Force sont aussi blancs qu'Antoine Genton, Georges Laederich ou Pierrick Leurent (3).
Mais voilà : le miracle de l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015 se reproduit (4). Les deux militaires américains avaient un ami qui voyageait avec eux. C'est un Afro-Américain du nom d'Anthony Sadler. Il ne parle pas français, mais il est très loquace, voire bavard. Cet étudiant américain mélanoderme est une aubaine pour la communication gouvernementale : sa surexposition médiatique va constituer un antidote au risque d'"amalgame". Bien sûr, ce n'est pas un immigré. Mais il a le visage de beaucoup d'immigrés. Il s'agit d'empêcher les populations européennes d'établir une relation entre le risque terroriste et les personnes issues de migrations sud-nord récentes. Anthony Sadler n'a eu qu'un rôle indirect et secondaire : il a aidé à co-maîtriser Ayoub El Kahzzani et s'est joint aux secours aux blessés. Mais il a surtout été témoin de l'incident et sait bien le raconter. Et comme, ô miracle, il est Noir, que demander de plus ? On nous le montre devant les caméras en compagnie d'un jeune militaire américain qui doit être le Garde National, et d'un Britannique moins jeune, fiers tous les trois de montrer un gri-gri métallique que la mairie d'Arras vient de leur décerner. Et puis, il a des parents aux Etats-Unis : on nous les montre tout de suite dans le living-room de leur habitation d'une commune américaine au nom hispanique. Moins de 24 heures après la tentative d'attentat déjouée par des amis de leur fils, on nous montre ces deux Afro-Américains jubilant de satisfaction, hyper-fiers et heureux d'avoir un fils qui .... va rencontrer "le président français" (5). On aurait attendu de ces personnes moins de triomphalisme, et l'expression d'un soulagement que leur fils ait échappé au massacre projeté par le suspect.
Et dans le courant de l'après-midi du samedi 22, le ministre Bernard Cazeneuve revient devant les caméras pour donner une version renouvelée des évènements de la veille dans le Thalys Amsterdam-Paris. Le ministre socialiste révèle que le suspect a d'abord été démasqué par un voyageur de "nationalité française" désireux d'accéder aux toilettes du train. Dans le monde d'aujourd'hui, peu de choses ont moins de signification que la nationalité, surtout en France. La nationalité a beau figurer sur les papiers d'identité, elle est l'élément le moins significatif de l'identité des personnes. Aujourd'hui, on évoque la nationalité des gens, notion purement juridique, pour ne pas avoir à faire référence à leur identité. Plus les gens s'interrogent sur leur identité, plus on tente de les en empêcher en leur parlant de nationalité. La référence à la nationalité de cette personne désireuse de satisfaire un besoin naturel alors qu'un djihadiste se tenait dans les chiottes pour charger son kalashnikov n'a pas d'autre sens que de relativiset la contribution étrangère à la mise en échec de la tentative d'attentat. Oui, bon d'accord, il y a un Afro-Américain mais il n'était que l'ami et compagnon de voyage de deux militaires américains blancs, et puis il y a un citoyen britannique. Ca fait 4 étrangers, dont 3 sont difficiles à instrumentaliser contre La Malgame. Alors, cocorico, au tout début de l'histoire il y avait un voyageur de "nationalité française".
N O T E S
(1) j'entends par flux migratoires intercontinentaux récents les migrations postérieures à 1960, aux grandes vagues de décolonisation; la population de la France d'Europe en 1960, dans sa diversité relative, ses survivants et ses descendants peuvent être considérées comme autochtones;
(2) Charles Michel (°1975) est le fils d'un calamiteux ministre belge des Affaires Etrangères nommé Louis Michel, ami du non moins calamiteux président français Jacques Chirac. Mais il est aussi le premier Premier ministre fédéral belge à diriger un gouvenement libéré de l'hypothèque socialiste. Le fils vaut mieux que le père. Il appartient au Mouvement Réformateur (MR) qui inclut le parti libéral historique. La dirigeante socialiste d'origine belgo-kabyle Laurette Onkelinckx a accusé le MR d'avoir "un problème avec l'immigration". Traduisez : de ne pas adhérer au dogme politiquement correct selon lequel les migrations sud-nord seaient des "chances pour l'Europe". En Belgique romane (Wallonie-Bruxelles) , la mouvance libérale (le MR) représente la "droite" pour parler de façon simpliste mais intelligible, tandis que la mouvance "chrétienne" (parti catholique, puis parti social-chrétien) s'est déconfessionnalisée et est incarnée par un "Centre Démocrate Humaniste", souvent associé au Parti Socialiste;
(3) je cite ici des journalistes parmi les plus télégéniques d'I-Télé (Antoine Genthon) et de France 24 (Georges Laederich, Pierrick Leurent), appartenant à une catégorie à laquelle sont de plus en plus substitués des confrères issus de ce qu'il est convenu d'appeler .... la Diversité;
(4) le "miracle" de Charlie Hebdo et des affaires de Montrouge et de la porte de Vincennes en janvier 2015, c'est que le policier abattu par les frères Kouachi ait été musulman et d'orgine nord-africaine comme eux, que la policière municipale de Montrouge abattue par Coulibaly ait été Antillaise et mélanoderme comme Coulibaly, que des clients ou employés de l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes aient été cachés et protégés de Coulibaly par un Malien candidat à la nationalité vrôôônçaise, un dénommé Bathily. Avec de telles circonstances, le risque de La Malgame est en principe bien atténué pour un temps;
(5) qui dira "Touche-moi pas, tu m'salis" à François Hollande lorsque celui-ci voudra lui serrer la main ? Pour avoir dit à Bamako que sa visite au Mali était un des jours les plus importants de sa vie politique, pour avoir tenu à réconcilier Feuls (= Juifs) et Muzzs (= Musulmans) en bisbille durant l'hiver 2015 en avançant que des profanateurs d'un cimetière juif en Alsace étaient des Français de souche comme-on-dit, François Hollande ne peut pas, ne peut plus être considérés comme une personne respectable.
Ce qui veut dire : éviter A TOUT PRIX que le public européen non issu de flux migratoires intercontinentaux récents (1) ne se sente menacé par un danger qui pourrait prendre pour lui le visage de personnes issues au contraire de flux migratoires intercontinentaux récents, voire tout récents. Ca donne le mot d'ordre adressé par les autorités "morales" au public et aux mass-merdias : pas d'amalgame !
Songez : quelles pourraient être les réactions d'un public qui apprend que le suspect est marocain après avoir appris il y a quelques mois qu'un étudiant ... algérien avait projeté de commettre un attentat contre une église du diocèse de Créteil, après avoir appris qu'un citoyen français d'origine maghrébine avait commis un attentat meurtrier contre le Musée Juif de Bruxelles, pour ne pas remonter jusqu'au "Français" Mohamed Merah ?
Et cela juste au moment où les campagnes de la subversion migratoire à masque humanitaire battent leur plein autour des affaires de Lampedusa, de Calais, de l'île de Kos, des frontières macédoniennes. Alors qu'on est tout prêt de parvenir, CIMADE et Eglises aidant, à forcer les populations européennes auxquelles je faisais référence plus haut à manger leur tartine multiethnique et pluriculturelle avec un semblant d'appétit sous l'effet du chantage moral.
Ah, si seulement tous ces terroristes avaient été blancs comme Brad Pitt ou Yannick Agnel, et surtout si on avait pu les associer à une mouvance d'extrêêême-droite, comme tout aurait été plus simple, facile à instrumentaliser. La Malgame aurait alors été recommandée, aurait été considérée comme pédagogique pour le culte de la Mémoire, par Télérama, par Arte pour ne citer que deux mass-merdias parmi les plus zélés en matière d'hyper-correction politique et historique.
Comment s'y sont-ils pris dès le vendredi 21 août au soir ?
On a d'abord le ministre Cazeneuve qui concède naïvement que le suspect est marocain ou "d'origine marocaine", ce qui est une prudence inutile : le royaume chérifien pratique l'"allégeance perpétuelle" : on ne peut pas perdre la nationalité marocaine : tout sujet du roi du Maroc reste marocain, même s'il acquiert la nationalité espagnole, française, belge, néerlandaise etc... Toute personne d'origine marocaine demeure de nationalité marocaine à vie. Cette concession inutile et inappropriée du ministre socialiste est accompagnée immédiatement d'injonctions à l'adresse du public et des mass-merdias : traiter avec "prudence" les informations relatives à l'identité du suspect. Aussitôt, les mass-merdias obtempèrent et notent la différence de traitement de l'info entre le ministre socialiste français et le Premier ministre libéral (2) belge Charles Michel qui n'hésite pas à qualifier de terroriste la tentative d'agression dès le vendredi soir.
On sait très rapidement que le suspect a été maîtrisé par deux militaires américains qui voyageaient dans ce train Thalys. Cette info a dû assombrir bien des sexagénaires "progressistes" dont la jeunesse a été bercée par les campagnes pro-Vietcong de la décennie 1965-1975. Surtout que ces militaires, un Garde National et un membre de l'U.S. Air Force sont aussi blancs qu'Antoine Genton, Georges Laederich ou Pierrick Leurent (3).
Mais voilà : le miracle de l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015 se reproduit (4). Les deux militaires américains avaient un ami qui voyageait avec eux. C'est un Afro-Américain du nom d'Anthony Sadler. Il ne parle pas français, mais il est très loquace, voire bavard. Cet étudiant américain mélanoderme est une aubaine pour la communication gouvernementale : sa surexposition médiatique va constituer un antidote au risque d'"amalgame". Bien sûr, ce n'est pas un immigré. Mais il a le visage de beaucoup d'immigrés. Il s'agit d'empêcher les populations européennes d'établir une relation entre le risque terroriste et les personnes issues de migrations sud-nord récentes. Anthony Sadler n'a eu qu'un rôle indirect et secondaire : il a aidé à co-maîtriser Ayoub El Kahzzani et s'est joint aux secours aux blessés. Mais il a surtout été témoin de l'incident et sait bien le raconter. Et comme, ô miracle, il est Noir, que demander de plus ? On nous le montre devant les caméras en compagnie d'un jeune militaire américain qui doit être le Garde National, et d'un Britannique moins jeune, fiers tous les trois de montrer un gri-gri métallique que la mairie d'Arras vient de leur décerner. Et puis, il a des parents aux Etats-Unis : on nous les montre tout de suite dans le living-room de leur habitation d'une commune américaine au nom hispanique. Moins de 24 heures après la tentative d'attentat déjouée par des amis de leur fils, on nous montre ces deux Afro-Américains jubilant de satisfaction, hyper-fiers et heureux d'avoir un fils qui .... va rencontrer "le président français" (5). On aurait attendu de ces personnes moins de triomphalisme, et l'expression d'un soulagement que leur fils ait échappé au massacre projeté par le suspect.
Et dans le courant de l'après-midi du samedi 22, le ministre Bernard Cazeneuve revient devant les caméras pour donner une version renouvelée des évènements de la veille dans le Thalys Amsterdam-Paris. Le ministre socialiste révèle que le suspect a d'abord été démasqué par un voyageur de "nationalité française" désireux d'accéder aux toilettes du train. Dans le monde d'aujourd'hui, peu de choses ont moins de signification que la nationalité, surtout en France. La nationalité a beau figurer sur les papiers d'identité, elle est l'élément le moins significatif de l'identité des personnes. Aujourd'hui, on évoque la nationalité des gens, notion purement juridique, pour ne pas avoir à faire référence à leur identité. Plus les gens s'interrogent sur leur identité, plus on tente de les en empêcher en leur parlant de nationalité. La référence à la nationalité de cette personne désireuse de satisfaire un besoin naturel alors qu'un djihadiste se tenait dans les chiottes pour charger son kalashnikov n'a pas d'autre sens que de relativiset la contribution étrangère à la mise en échec de la tentative d'attentat. Oui, bon d'accord, il y a un Afro-Américain mais il n'était que l'ami et compagnon de voyage de deux militaires américains blancs, et puis il y a un citoyen britannique. Ca fait 4 étrangers, dont 3 sont difficiles à instrumentaliser contre La Malgame. Alors, cocorico, au tout début de l'histoire il y avait un voyageur de "nationalité française".
N O T E S
(1) j'entends par flux migratoires intercontinentaux récents les migrations postérieures à 1960, aux grandes vagues de décolonisation; la population de la France d'Europe en 1960, dans sa diversité relative, ses survivants et ses descendants peuvent être considérées comme autochtones;
(2) Charles Michel (°1975) est le fils d'un calamiteux ministre belge des Affaires Etrangères nommé Louis Michel, ami du non moins calamiteux président français Jacques Chirac. Mais il est aussi le premier Premier ministre fédéral belge à diriger un gouvenement libéré de l'hypothèque socialiste. Le fils vaut mieux que le père. Il appartient au Mouvement Réformateur (MR) qui inclut le parti libéral historique. La dirigeante socialiste d'origine belgo-kabyle Laurette Onkelinckx a accusé le MR d'avoir "un problème avec l'immigration". Traduisez : de ne pas adhérer au dogme politiquement correct selon lequel les migrations sud-nord seaient des "chances pour l'Europe". En Belgique romane (Wallonie-Bruxelles) , la mouvance libérale (le MR) représente la "droite" pour parler de façon simpliste mais intelligible, tandis que la mouvance "chrétienne" (parti catholique, puis parti social-chrétien) s'est déconfessionnalisée et est incarnée par un "Centre Démocrate Humaniste", souvent associé au Parti Socialiste;
(3) je cite ici des journalistes parmi les plus télégéniques d'I-Télé (Antoine Genthon) et de France 24 (Georges Laederich, Pierrick Leurent), appartenant à une catégorie à laquelle sont de plus en plus substitués des confrères issus de ce qu'il est convenu d'appeler .... la Diversité;
(4) le "miracle" de Charlie Hebdo et des affaires de Montrouge et de la porte de Vincennes en janvier 2015, c'est que le policier abattu par les frères Kouachi ait été musulman et d'orgine nord-africaine comme eux, que la policière municipale de Montrouge abattue par Coulibaly ait été Antillaise et mélanoderme comme Coulibaly, que des clients ou employés de l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes aient été cachés et protégés de Coulibaly par un Malien candidat à la nationalité vrôôônçaise, un dénommé Bathily. Avec de telles circonstances, le risque de La Malgame est en principe bien atténué pour un temps;
(5) qui dira "Touche-moi pas, tu m'salis" à François Hollande lorsque celui-ci voudra lui serrer la main ? Pour avoir dit à Bamako que sa visite au Mali était un des jours les plus importants de sa vie politique, pour avoir tenu à réconcilier Feuls (= Juifs) et Muzzs (= Musulmans) en bisbille durant l'hiver 2015 en avançant que des profanateurs d'un cimetière juif en Alsace étaient des Français de souche comme-on-dit, François Hollande ne peut pas, ne peut plus être considérés comme une personne respectable.
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mardi 2 avril 2013
L'Europe et les médiats
Jean-Marie Cavada, président du Mouvement Européen France (1), a lancé en 2013 une pétition pour réclamer un plus grand intérêt de des médiats (2) envers l'Europe. Ce serait une bonne idée si les médiats ne nous donnaient pas déjà, et constamment, une image détestable de l'Europe.
L'Europe à la télé ?
Mais elle y est très présente :
on y apprend qu'à cause de "l'Europe" (Cour européenne des droits de l'Homme) Londres ne peut pas extrader un imam extrémiste vers la Jordanie;
on y apprend qu'à cause de "l'Europe" (Commission de l'UE) la France a été mise sous surveillance en 2010 pour avoir retiré aux gens du voyage leur licence de parsemer l'Hexagone de campements illégaux en toute impunité;
on y apprend que l'Autriche fut l'objet de sanctions il y a 12 ans pour avoir eu un gouvernement dont une des composantes était excommuniée au nom des "valeurs européennes" (Conseil de l'UE);
on y apprend que le gouvernement hongrois est mis sous surveillance par "l'Europe" (Commission et Conseil) pour s'être doté d'une Constitution faisant référence à ..... Dieu, pour avoir constitutionnalisé certaines lois (comme les constituants français ont décidé que la forme républicaine de l'Etat n'était pas révisable);
on y apprend que l'administration communale d'Anvers est contrainte par "l'Europe" (Cour de Justice) de renoncer à réclamer une contribution aux étrangers s'inscrivant auprès d'elle.
"L'Europe" nous a appris, éventuellement par la télé, que ce que nous considérions être des libertés fondamentales étaient incompatibles avec....les droits de l'Homme.
Il fallait le faire !
Certains en viennent à croire que "l'Europe", c'est l'idéologie des directeurs de conscience de la chaîne Arte à financement (mais à financement seulement) franco-allemand. Au nom de cette idéologie Ahmadinedjad et Edmund Stoiber sont camarades (pour Arte par la voix de William Irigoyen : des ultra-conservateurs), Silvio Berlusconi est traité de "Néron de l'Italie moderne" (Leïla Kaddour-Boudadi) et comparé par Umberto Eco à Hitler.
Je ne fais pas partie de ceux qui confondent "l'Europe" avec cette idéologie. L'Europe mérite mieux, beaucoup mieux, ne serait-ce qu'en raison de la dangerosité du libre jeu, des rivalités entre Etats-nations pleinement souverains auxquels nous ramènerait une disparition de l'Europe institutionnelle, quels qu'en soient l'imperfection et certains aspects critiquables.
Si négatif que soit le rôle assigné à "l'Europe", il y a encore pire : l'Etat-nation qui vous fait, par exemple, "Français d'abord", "Français seulement", pour lequel :
"l'Autre" est celui qui vous ressemble mais vit en dehors de la Grande Nation et n'en parle pas la langue,
et pour lequel le Prochain le plus proche est d'abord celui qui est plus pauvre (sauf au plan démographique), moins puissant (ça flatte les restes d'impérialisme, et la Grande Nation redevient la patronne), qui ne vous ressemble pas forcément (mais, en tant qu'homo sapiens sapiens, ne sommes-nous pas tous Africains ?), mais qui parle la langue d'Aimé Césaire, de Frantz Fanon et de Jean-Sol Patre ?
Je ne fais pas partie de ceux qui confondent "l'Europe" avec cette idéologie. L'Europe mérite mieux, beaucoup mieux, ne serait-ce qu'en raison de la dangerosité du libre jeu, des rivalités entre Etats-nations pleinement souverains auxquels nous ramènerait une disparition de l'Europe institutionnelle, quels qu'en soient l'imperfection et certains aspects critiquables.
Si négatif que soit le rôle assigné à "l'Europe", il y a encore pire : l'Etat-nation qui vous fait, par exemple, "Français d'abord", "Français seulement", pour lequel :
"l'Autre" est celui qui vous ressemble mais vit en dehors de la Grande Nation et n'en parle pas la langue,
et pour lequel le Prochain le plus proche est d'abord celui qui est plus pauvre (sauf au plan démographique), moins puissant (ça flatte les restes d'impérialisme, et la Grande Nation redevient la patronne), qui ne vous ressemble pas forcément (mais, en tant qu'homo sapiens sapiens, ne sommes-nous pas tous Africains ?), mais qui parle la langue d'Aimé Césaire, de Frantz Fanon et de Jean-Sol Patre ?
N O T E S
(1) Le Mouvement Européen France est la branche française du Mouvement Européen International qui oeuvre pour l'émergence d'une entité poilitique européenne à caractère fédéral. Il a été fondé en 1948. Il existe une autre organisation oeuvrant pour l'unification politique de l'Europe, fondée en 1923, elle a nom Paneurope. Elle présente une originalité : ses membres se réclament partout d'une Europe fédérale.....sauf en France. L'Union Paneuropéenne Internationale est paradoxalement présidée par le gaulliste Alain Terrenoire dont les amis veillent à ce que la branche française de l'Union ne fasse pas le choix fédéraliste des branches soeurs. Il existe aussi Le Parti des Européens qui, malgré son nom, ne fonctionne pas comme un parti politique (absence d'association de financement); le blog de Thomas Ferrier, son président et fondateur, diffuse les positions du Parti des Européens.
(1) Le Mouvement Européen France est la branche française du Mouvement Européen International qui oeuvre pour l'émergence d'une entité poilitique européenne à caractère fédéral. Il a été fondé en 1948. Il existe une autre organisation oeuvrant pour l'unification politique de l'Europe, fondée en 1923, elle a nom Paneurope. Elle présente une originalité : ses membres se réclament partout d'une Europe fédérale.....sauf en France. L'Union Paneuropéenne Internationale est paradoxalement présidée par le gaulliste Alain Terrenoire dont les amis veillent à ce que la branche française de l'Union ne fasse pas le choix fédéraliste des branches soeurs. Il existe aussi Le Parti des Européens qui, malgré son nom, ne fonctionne pas comme un parti politique (absence d'association de financement); le blog de Thomas Ferrier, son président et fondateur, diffuse les positions du Parti des Européens.
(2) j'écris médiats avec "ts" à la fin, par solidarité avec le professeur Bernard Notin, exclu de l'enseignement en 1990 pour avoir offensé des zélotes de la Mémouare.
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lundi 27 août 2012
Pour l'amour des Rroms...
Les Rroms, composante du genre humain, ont certainement droit à la mesure de respect qui va avec cette qualité. Depuis un peu plus de 2 ans, on assiste, notamment dans la Grande Nation, à une Rromolâtrie qui participe davantage de l'angélisme et de la haine de soi que d'un amour du prochain. La cohabitation entre nomades, semi-nomades ou semi-sédentaires, et sédentaires est problématique dans toutes les parties du monde. Les Rromolâtres des médiats, des zautorités morales et d'une partie de la classe politique ne veulent pas le savoir : ils répètent comme un mantra "Ne stigmatisons pas". M'est avis que cet angélisme qui se veut humanisme encourage certains Rroms à s'exposer à la stigmatisation de leurs voisins, assurés qu'ils sont de pouvoir compter sur la complaisance et le soutien des "exhibitionnistes de l'intelligence et du coeur" comme disait Robert Lacoste.
Après le lucide discours tenu par Nicolas Sarközy à Grenoble fin juillet 2010, qui prévoyait le démantèlement des campements illégaux de Rroms, le deconantum rromolâtre a été inauguré vers la fin de l'été par Hervé Morin, ministre de la Défense, lors de l'université d'été du parti Nouveau Centre (1). Morin a narré une correspondance, sans doute imaginaire, entre un ami Maghrébin et un Rrom, le premier remerciant le second de l'avoir remplacé comme bouc émissaire des beaufs de la Grande Nation. Morin a fait dans la facilité, assuré d'être applaudi par les zautorités morales et croyant se placer en orbite pour concurrencer Nicolas Sarközy en 2012.
Ensuite, ce sont les acteurs du monde de la Culture et de l'enseignement qui ont pris le relais. On a multiplié les expositions, à l'échelle d'une institution départementale (en Essonne, on a beaucoup donné), ou d'un établissement d'enseignement, pour commémorer surtout la persécution de Rroms pendant la première moitié des années 1940. Tout se passe comme si le principal titre de noblesse des Rroms était d'avoir été persécutés en même temps que les Juifs, et par les mêmes. Le but est de dénoncer quiconque contrarie les "Fils du Vent" (2) : ceux qui les font expulser, déplacer sont, dans une certaine mesure, les héritiers du national-socialisme, du fascisme, du régime de l'Etat Français. A bon entendeur, salut !
Les naïfs qui applaudissent la prétendue fermeté de Manuel Valls (bedauds chevènementistes, chaisières villiéristes, sacristains villepinistes) oublient que dès 2010 le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, déplorait publiquement que la publicité donnée à la nouvelle politique de mise en oeuvre des lois par le gouvernement à l'égard des campements illégaux l'empéchât de continuer à faire procéder lui-même à ces démantèlements, ce qu'il avait dû faire bien avant le discours de Grenoble.
Les médiats donnent préférentiellement la parole aux associations de défense des illégaux, aux sectateurs des droidloms, aux états d'âme de membres de la majorité présidentielle de François Hollande, qui dénoncent ... la prise en compte des difficultés rencontrées par les populations qui doivent cohabiter près de Rroms qui savent pouvoir compter sur le soutien de ces zumanistes encartés (3).
N O T E S
(1) le Nouveau Centre, ou "parti libéral, social et européen", n'a pas su trouver le créneau qui aurait dû être le sien : les électeurs qui ne partagent pas la culture jacobine et souverainiste d' héritiers résiduels du DeGaullisme à l'UMP, mais dont les positions "sociétales" en matière de flux migratoires, de sécurité publique, de "mémoire", sont à l'opposé de celles de ce qu'il est convenu d'appeler la Gauche;
(2) l'appellation de Fils du Vent est une de celles que se donnent les gens du voyage;
(3) avant son élection à la présidence de la République, Nicolas Sarközy s'était taillé une belle popularité auprès de Maghrébins de Perpignan que des émeutes avaient opposé pendant plusieurs jours à des Gitans.
Après le lucide discours tenu par Nicolas Sarközy à Grenoble fin juillet 2010, qui prévoyait le démantèlement des campements illégaux de Rroms, le deconantum rromolâtre a été inauguré vers la fin de l'été par Hervé Morin, ministre de la Défense, lors de l'université d'été du parti Nouveau Centre (1). Morin a narré une correspondance, sans doute imaginaire, entre un ami Maghrébin et un Rrom, le premier remerciant le second de l'avoir remplacé comme bouc émissaire des beaufs de la Grande Nation. Morin a fait dans la facilité, assuré d'être applaudi par les zautorités morales et croyant se placer en orbite pour concurrencer Nicolas Sarközy en 2012.
Ensuite, ce sont les acteurs du monde de la Culture et de l'enseignement qui ont pris le relais. On a multiplié les expositions, à l'échelle d'une institution départementale (en Essonne, on a beaucoup donné), ou d'un établissement d'enseignement, pour commémorer surtout la persécution de Rroms pendant la première moitié des années 1940. Tout se passe comme si le principal titre de noblesse des Rroms était d'avoir été persécutés en même temps que les Juifs, et par les mêmes. Le but est de dénoncer quiconque contrarie les "Fils du Vent" (2) : ceux qui les font expulser, déplacer sont, dans une certaine mesure, les héritiers du national-socialisme, du fascisme, du régime de l'Etat Français. A bon entendeur, salut !
Les naïfs qui applaudissent la prétendue fermeté de Manuel Valls (bedauds chevènementistes, chaisières villiéristes, sacristains villepinistes) oublient que dès 2010 le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, déplorait publiquement que la publicité donnée à la nouvelle politique de mise en oeuvre des lois par le gouvernement à l'égard des campements illégaux l'empéchât de continuer à faire procéder lui-même à ces démantèlements, ce qu'il avait dû faire bien avant le discours de Grenoble.
Les médiats donnent préférentiellement la parole aux associations de défense des illégaux, aux sectateurs des droidloms, aux états d'âme de membres de la majorité présidentielle de François Hollande, qui dénoncent ... la prise en compte des difficultés rencontrées par les populations qui doivent cohabiter près de Rroms qui savent pouvoir compter sur le soutien de ces zumanistes encartés (3).
N O T E S
(1) le Nouveau Centre, ou "parti libéral, social et européen", n'a pas su trouver le créneau qui aurait dû être le sien : les électeurs qui ne partagent pas la culture jacobine et souverainiste d' héritiers résiduels du DeGaullisme à l'UMP, mais dont les positions "sociétales" en matière de flux migratoires, de sécurité publique, de "mémoire", sont à l'opposé de celles de ce qu'il est convenu d'appeler la Gauche;
(2) l'appellation de Fils du Vent est une de celles que se donnent les gens du voyage;
(3) avant son élection à la présidence de la République, Nicolas Sarközy s'était taillé une belle popularité auprès de Maghrébins de Perpignan que des émeutes avaient opposé pendant plusieurs jours à des Gitans.
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dimanche 15 juillet 2012
Aurélie-Anastasie Filippetti
Vendredi 13 juillet MMXII : l'entretien d' Aurélie Filippetti, ministre de la Culture du gouvernement Ayrault-Taubira, sur France Enculture le matin, a été un bien méchant réveil.
La ministre qui est-un-écrivain (dixit Frédéric Mitterrand) s'expliquait sur les nombreux remplacements intervenus dans l'audiovisuel public à la suite de la prise de fonctions du gouvernement Ayrault-Taubira.
Comprendre : le renforcement de l'emprise de "la gauche" sur les secteurs des médiats et de la culture dans lesquels son hégémonie restait à parfaire. Elle s'exprimait sur l'antenne d'une radio du service public dont le directeur avait publiquement pris parti pour François Hollande pour l'élection présidentielle de MMXII.
Son interlocuteur lui signalant que cette vague de démissions, de fin de fonctions etc...touchait également des stations de télévision privées, Aurélie Filippetti se trahit en reconnaissant qu'elle "ne verserait pas une larme" sur la mise au placard de Robert Ménard sur une chaîne TV privée au motif qu'il avait récemment pris des positions incompatibles ....avec les valeurs de la démocratie.
"Si tu m'gonfles, j'sors mes griffes"
Je connais assez peu Robert Ménard. Son principal mérite est, à mes yeux, d'avoir pris position en faveur de l'abolition de la loi Fabius-Rocard-Gayssot n°90-615 du 13 juillet 1990 (1) dont c'était le 22e anniversaire de la promulgation. Aurélie-Anastasie (2) Filippetti nous confirme ainsi que la censure est une valeur du socialisme version Hollande, comme version Fabius-Rocard-Gayssot. Les responsables des médiats privés ou du service public sont ainsi informés par la ministre qui est-un-écrivain, que la censure visant les blasphémateurs contre les valeurs de la démocrassouille n'est pas pour déplaire à l'administration en charge de la Culture et de l'information.
Les abords de la gare de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) sont un lieu très révélateur et instructif : on y trouve notamment, parmi les senteurs de quelques boucheries hallal et épiceries africaines, souvent sur des panneaux protégeant des chantiers de bétonnage, des affiches de candidats djézaïriens aux élections parlementaires djézaïriennes, des affiches questionnant le bien-fondé de l'engagement militaire de ce qu'il est convenu d'appeler la répuplique vrôôônsaise dans l'Emirat Islamique d'Afghanistan et...des affichettes mettant en cause des médias-poubelles : France 24 et RFI. La mise au pas par la cheftaine Aurélie-Anastasie Filippetti s'explique. La ministre qui est-un-écrivain confirme son sectarisme par l'affirmation : je ne suis pas sectaire. C'est quand un certain Zitouni, un co-assassin des moines de Tibehirine disait "n'ayez pas peur" qu'il était le plus à craindre.
N O T E S
(1) la loi Fabius-Rocard-Gayssot (loi n°90-615 du 13 juillet 1990) criminalise l'expression publique de l'incroyance en l'historiographie officielle de ce qu'il est convenu d'appeler la Shoah; la procédure pénale peut être déclenchée par le Parquet et par des associations, lesquelles peuvent se porter parties civiles pour obtenir des dommages-intérêts et se faire ainsi financer par les contrevenants à la loi Fabius-Rocard-Gayssot. Une véritable police de la pensée a ainsi été mise en place dans la foulée de la promulgation de cette loi qui a servi d'exemples ailleurs (par exemple loi Eerdekens-Mayeur en Belgique);
(2) en attribuant Anastasie comme second prénom à la ministre qui est-un-écrivain, je la désigne comme une partisane de la censure : Dame Anastasie est un personnage de fiction apparu dans des revues satiriques et humoristiques de la seconde moitié du 19e siècle sous le crayon de Gil; elle incarne la censure et est habituellement représentée tenant une paire de ciseaux; la gauche hollandiste dénonce la censure quand elle rencontre des résistances à son hégémonie culturelle et médiatique, mais la justifie et l'applique en invoquant des "blasphèmes" contre la république : il lui suffit de percevoir dans les idées de ceux qui lui résistent des éléments incompatibles avec les valeurs de la démocratie. Et le tour est joué.
La ministre qui est-un-écrivain (dixit Frédéric Mitterrand) s'expliquait sur les nombreux remplacements intervenus dans l'audiovisuel public à la suite de la prise de fonctions du gouvernement Ayrault-Taubira.
Comprendre : le renforcement de l'emprise de "la gauche" sur les secteurs des médiats et de la culture dans lesquels son hégémonie restait à parfaire. Elle s'exprimait sur l'antenne d'une radio du service public dont le directeur avait publiquement pris parti pour François Hollande pour l'élection présidentielle de MMXII.
Son interlocuteur lui signalant que cette vague de démissions, de fin de fonctions etc...touchait également des stations de télévision privées, Aurélie Filippetti se trahit en reconnaissant qu'elle "ne verserait pas une larme" sur la mise au placard de Robert Ménard sur une chaîne TV privée au motif qu'il avait récemment pris des positions incompatibles ....avec les valeurs de la démocratie.
"Si tu m'gonfles, j'sors mes griffes"
Je connais assez peu Robert Ménard. Son principal mérite est, à mes yeux, d'avoir pris position en faveur de l'abolition de la loi Fabius-Rocard-Gayssot n°90-615 du 13 juillet 1990 (1) dont c'était le 22e anniversaire de la promulgation. Aurélie-Anastasie (2) Filippetti nous confirme ainsi que la censure est une valeur du socialisme version Hollande, comme version Fabius-Rocard-Gayssot. Les responsables des médiats privés ou du service public sont ainsi informés par la ministre qui est-un-écrivain, que la censure visant les blasphémateurs contre les valeurs de la démocrassouille n'est pas pour déplaire à l'administration en charge de la Culture et de l'information.
Les abords de la gare de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) sont un lieu très révélateur et instructif : on y trouve notamment, parmi les senteurs de quelques boucheries hallal et épiceries africaines, souvent sur des panneaux protégeant des chantiers de bétonnage, des affiches de candidats djézaïriens aux élections parlementaires djézaïriennes, des affiches questionnant le bien-fondé de l'engagement militaire de ce qu'il est convenu d'appeler la répuplique vrôôônsaise dans l'Emirat Islamique d'Afghanistan et...des affichettes mettant en cause des médias-poubelles : France 24 et RFI. La mise au pas par la cheftaine Aurélie-Anastasie Filippetti s'explique. La ministre qui est-un-écrivain confirme son sectarisme par l'affirmation : je ne suis pas sectaire. C'est quand un certain Zitouni, un co-assassin des moines de Tibehirine disait "n'ayez pas peur" qu'il était le plus à craindre.
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(1) la loi Fabius-Rocard-Gayssot (loi n°90-615 du 13 juillet 1990) criminalise l'expression publique de l'incroyance en l'historiographie officielle de ce qu'il est convenu d'appeler la Shoah; la procédure pénale peut être déclenchée par le Parquet et par des associations, lesquelles peuvent se porter parties civiles pour obtenir des dommages-intérêts et se faire ainsi financer par les contrevenants à la loi Fabius-Rocard-Gayssot. Une véritable police de la pensée a ainsi été mise en place dans la foulée de la promulgation de cette loi qui a servi d'exemples ailleurs (par exemple loi Eerdekens-Mayeur en Belgique);
(2) en attribuant Anastasie comme second prénom à la ministre qui est-un-écrivain, je la désigne comme une partisane de la censure : Dame Anastasie est un personnage de fiction apparu dans des revues satiriques et humoristiques de la seconde moitié du 19e siècle sous le crayon de Gil; elle incarne la censure et est habituellement représentée tenant une paire de ciseaux; la gauche hollandiste dénonce la censure quand elle rencontre des résistances à son hégémonie culturelle et médiatique, mais la justifie et l'applique en invoquant des "blasphèmes" contre la république : il lui suffit de percevoir dans les idées de ceux qui lui résistent des éléments incompatibles avec les valeurs de la démocratie. Et le tour est joué.
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mercredi 23 février 2011
Muammar Khadafi : la courte mémoire des médiats
L'opinion dite publique, c'est-à-dire l'opinion médiatique, voue Muammar Khadafi aux gémonies (février 2011).
Et pourtant.....Il n'y a pas si longtemps, tout ce que la classe politico-médiatique comptait de fans des "mouvements de libération nationale" du Tiers-Monde (aujourd'hui, on dirait : du Sud), de professeurs de morale, de simili Stephane Hessels, de donneurs de leçon d'éthique, de professeurs de "valeurs" humanistes etc...étaient très énamourés du leader de la révolution libyenne.
En 1984, les deux dirigeants socialistes François Mitterrand et Andréas Papandréou ont rencontré Khadafi en Crète. Les médiats louaient l'ouverture et l'intelligence des deux dirigeants socialistes, qu'ils opposaient à l'infantilisme et à l'étroitesse de Ronald Reagan envers le même Khadafi. Il y avait sur FR3 (aujourd'hui France 3) un journaliste communiste (que, stupidement, Le Monde comparait au Bel Ami (sic) de Maupassant). Etant parvenu à établir la liaison entre le studio de FR3 et la Crète, le journaliste communiste ne se sentait plus de joie lorsqu'ayant adressé une question au dirigeant libyen, celui-ci lui fit l'honneur de lui répondre. Ca me faisait penser à l'histoire narrée par Maurice Clavel dans "Dieu est Dieu, nom de Dieu" : une religieuse catholique progressiste revenait folle de joie d'un meeting auquel participait le syndicaliste CGT Krasucki parce que celui-ci l'avait tutoyée.
Il fut un temps où il en était de Khadafi comme il en avait été de Mao-Ze-Dong : chaque fois qu'il lui prenait d'exprimer une idée qui pouvait surprendre, il y avait là quelques commentateurs pour s'extasier de la dernière enormité du bédouin et faire savoir que ceux qui s'étonnaient étaient trop bêtes pour comprendre le génie de Khadafi. Ainsi, me semble-t-il, l'essayiste Gabriel Matzneff qui s'était essayé à commenter et à justifier un appel de Khadafi aux Chrétiens leur demandant de devenir Musulmans pour la bonne entente islamo-chrétienne : Matzneff assurait ses lecteurs que Khadafi ne demandait nullement aux Chrétiens de porter le turban; mais d'aller jusqu'au bout de leurs convictions, ou quelque chose comme ça. Bref, le propos provocateur du bédouin était une manifestation de la profondeur de son génie.
Et le démagogue cocardier Jacques Chirac, Premier ministre, se rendant à Tripoli dans les années 1970, déclarait y être venu "avec un préjugé favorable" et y donnait l'accolade au commandant Jelloul, un des compagnons de Khadafi. Chirac, de presque dix ans l'aîné de Khadafi, jouait sur une sorte de complicité générationnelle avec l'excentrique guide de la révolution libyenne qui représentait pour les médiats "progressistes" et DeGaullards une nouvelle et prometteuse génération de dirigeants arabes.
Dès 1970, sous Pompidou, Khadafi était un excellent client des marchands français d'armement. On l'avait dit fils d'une Juive yéménite razziée.
En 1982, Khadafi suggérait aux dirigeants palestiniens chassés du Liban par l'intervention israélienne de se suicider. Depuis, il a inventé le concept d'un Etat unique commun aux Israéliens et aux Palestiniens : l'Isratine, qui n'enthousiasme ni les uns ni les autres.
Qu'est-ce-que Khadafi a fait de bien ?
Il a renoncé aux armes de destruction massive et a ralenti la colonisation de peuplement de l'Europe par l'Afrique par ses camps de rétention et de tri.
L'adulation dont il a un temps été l'objet de la part de l'imbecillentsia "progressiste" l'a ridiculisée une fois de plus pour quiconque a assez de mémoire, et c'est bien ainsi.
Et pourtant.....Il n'y a pas si longtemps, tout ce que la classe politico-médiatique comptait de fans des "mouvements de libération nationale" du Tiers-Monde (aujourd'hui, on dirait : du Sud), de professeurs de morale, de simili Stephane Hessels, de donneurs de leçon d'éthique, de professeurs de "valeurs" humanistes etc...étaient très énamourés du leader de la révolution libyenne.
En 1984, les deux dirigeants socialistes François Mitterrand et Andréas Papandréou ont rencontré Khadafi en Crète. Les médiats louaient l'ouverture et l'intelligence des deux dirigeants socialistes, qu'ils opposaient à l'infantilisme et à l'étroitesse de Ronald Reagan envers le même Khadafi. Il y avait sur FR3 (aujourd'hui France 3) un journaliste communiste (que, stupidement, Le Monde comparait au Bel Ami (sic) de Maupassant). Etant parvenu à établir la liaison entre le studio de FR3 et la Crète, le journaliste communiste ne se sentait plus de joie lorsqu'ayant adressé une question au dirigeant libyen, celui-ci lui fit l'honneur de lui répondre. Ca me faisait penser à l'histoire narrée par Maurice Clavel dans "Dieu est Dieu, nom de Dieu" : une religieuse catholique progressiste revenait folle de joie d'un meeting auquel participait le syndicaliste CGT Krasucki parce que celui-ci l'avait tutoyée.
Il fut un temps où il en était de Khadafi comme il en avait été de Mao-Ze-Dong : chaque fois qu'il lui prenait d'exprimer une idée qui pouvait surprendre, il y avait là quelques commentateurs pour s'extasier de la dernière enormité du bédouin et faire savoir que ceux qui s'étonnaient étaient trop bêtes pour comprendre le génie de Khadafi. Ainsi, me semble-t-il, l'essayiste Gabriel Matzneff qui s'était essayé à commenter et à justifier un appel de Khadafi aux Chrétiens leur demandant de devenir Musulmans pour la bonne entente islamo-chrétienne : Matzneff assurait ses lecteurs que Khadafi ne demandait nullement aux Chrétiens de porter le turban; mais d'aller jusqu'au bout de leurs convictions, ou quelque chose comme ça. Bref, le propos provocateur du bédouin était une manifestation de la profondeur de son génie.
Et le démagogue cocardier Jacques Chirac, Premier ministre, se rendant à Tripoli dans les années 1970, déclarait y être venu "avec un préjugé favorable" et y donnait l'accolade au commandant Jelloul, un des compagnons de Khadafi. Chirac, de presque dix ans l'aîné de Khadafi, jouait sur une sorte de complicité générationnelle avec l'excentrique guide de la révolution libyenne qui représentait pour les médiats "progressistes" et DeGaullards une nouvelle et prometteuse génération de dirigeants arabes.
Dès 1970, sous Pompidou, Khadafi était un excellent client des marchands français d'armement. On l'avait dit fils d'une Juive yéménite razziée.
En 1982, Khadafi suggérait aux dirigeants palestiniens chassés du Liban par l'intervention israélienne de se suicider. Depuis, il a inventé le concept d'un Etat unique commun aux Israéliens et aux Palestiniens : l'Isratine, qui n'enthousiasme ni les uns ni les autres.
Qu'est-ce-que Khadafi a fait de bien ?
Il a renoncé aux armes de destruction massive et a ralenti la colonisation de peuplement de l'Europe par l'Afrique par ses camps de rétention et de tri.
L'adulation dont il a un temps été l'objet de la part de l'imbecillentsia "progressiste" l'a ridiculisée une fois de plus pour quiconque a assez de mémoire, et c'est bien ainsi.
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