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mercredi 24 février 2016

"Cologne", ou comment s'en débarrasser ?

Oublier Cologne ? Oui, mais comment, et à quel prix ?

Durant la nuit de la Saint-Sylvestre 2015, plusieurs centaines de femmes ont été agressées, et certaines violées, à Cologne (Allemagne). Elles ont été agressées par des hommes décrits par leurs victimes comme de type nord-africain.

L'information a été retenue le plus possible, et le plus longtemps possible, par les grands médiats (1) parce que sa diffusion embarrassait leur ligne éditoriale. Ils ont craint que la publication de cette information n'ait un effet contraire à celui qu'ils escomptaient de la diffusion, début septembre 2015, de l'image du corps d'un enfant syrien échoué sur une plage de Bodrum (Turquie). Leur manipulation dans cette affaire avait déjà été plus ou moins éventée : le petit garçon ne s'est pas noyé en fuyant la guerre en Syrie, mais par suite d'une imprudence de son père qui voulait quitter la Turquie, où il résidait avec son fils depuis trois ans, pour recevoir des soins dentaires dans un autre pays. Ce qui n'est pas flatteur pour les chirurgiens-dentistes turcs.....

Voilà nos médiats bien embêtés : pourvu que ces crimes commis à Cologne ne parasitent pas l'hospitalité européenne envers les masses montées à l'assaut de l'Europe sous couvert d'un fuite devant des guerres dont l'Europe est bien entendu responsable....(2). Voir : http://jeanmarielallau.blogspot.fr/2015/02/sortie-de-ruth-sortie-de-route.html

Comment nos médiats s'y sont-ils pris pour ignorer, puis révoquer en doute, puis minimiser, puis tenter de faire diversion devant des vérités dérangeantes ?

 Tout d'abord, on a retenu l'information le plus longtemps possible. L'évènement, ce n'étaient pas les agressions et viols eux-mêmes, mais les plaintes des victimes, forcément subjectives, dont on nous assurait que jusqu'à nouvel ordre les enquêtes en cours n'avaient pas pu les vérifier.

Quand il n'a pu été possible d'ignorer que des femmes européennes avaient été agressées voire violées par des hommes venus d'ailleurs, on a mis en doute la fiabilité du temoignage de leurs victimes. Ce fut notamment le cas de Hélène Frade sur France 24 : quatre semaines après les faits, la jeune journaliste est venue dire avec beaucoup de précaution et une réticence perceptible que l'attribution de ces crimes à des immigrés de fraîche date ne reposait que sur ce que ces femmes avaient cru voir.....

Après la révocation en doute est venu le temps de la minimisation. La journaliste de gauche Michelle Cotta est venue nous expliquer que c'étaient les moeurs européennes et allemandes qui étaient à l'origine des agressions racistes et machistes de Cologne : ces pauvres Musulmans tiennent mal l'alcool et leurs sens sur-réagissent sous l'effet de cette substance qu'ils ont pris le risque d'ingurgiter en imitant les autochtones. La militante Front de Gauche, féministe et LBGT Clémentine Autain s'est indignée : en 1944 et 1945, il y a eu, rappelle-t-elle, d'innombrables viols commis contre des femmes allemandes, sans que des Musulmans s'en soient rendus coupables. Vous êtes bien péremptoire, ma chère Clémentine, des Musulmans y ont eu leur part au sein des troupes françaises notamment, en Allemagne, mais aussi précédemment en Italie. Les autorités françaises de l'époque ont pris en otage l'épouse du gouverneur (gauleiter) allemand d'Alsace, Wagner, et après l'avoir promenée et exhibée dans une cage avec sa fille dans les rues de Strasbourg, l'ont affectée à un bordel pour leurs soldats algériens où elle a été multiviolée, et où elle est morte. La bourgmestre de Cologne, l'ineffable Henriette Reker a contribué à cette opération de minimisation en suggérant sottement que ses administrées auraient pu éviter ces agressions et viols en veillant à maintenir entre elles et les passants masculins une distance minimale de la longueur d'un bras. C'est donc que ce n'était pas si grave, et que les victimes ont pu provoquer leurs agresseurs et violeurs en ....les laissant s'approcher trop près d'elles. De toute façon, ça ne peut pas être la faute de "migrants", voyons, alors c'est forcément celle des femmes agressées, voire violées. Et puis, peut-être, si ces femmes ont été ainsi traitées, c'est parce que ces malheureux "migrants" connaissent une indicible misère sexuelle, parce que les bureaucraties européennes sont trop lentes à traiter des procédures de regroupement familial qui permettraient à nos "hôtes", qui se sont invités eux-mêmes, de faire venir en Europe leurs épouses et fiancées. C'est la faute des Européens, jamais celle des "migrants".

Après la minimisation, on est passé à une autre phase, celle du détournement d'attention. Le journaliste de France 24 Damien Coquet s'est particulièrement illustré dans cet exercice. L'évènement, à nouveau, ce n'étaient plus les agressions et viols dont des enquêtes n'auraient pu encore établir la véracité, mais les réactions à ceux-ci. Et Damien Coquet de froncer les sourcils, de hausser le ton et de frémir d'indignation contre le mouvement paneuropéen PEGIDA (Patriotische Europäer Gegen die Islamisierung des Abendlandes = Patriotes Européens contre l'Islamisation de l'Occident). La dimension paneuropéenne de ce mouvement est passée sous silence par notre journaliste qui le limite à l'Allemagne, dont, sous-entendu, les vieux démons n'auraient probablement pas été encore tous exorcisés. PEGIDA est accusé d'être xénophobe, islamophobe, anti-immigrés (et non plus seulement : anti-immigration), populiste, d'extrême-droite. Il ne manquait plus que néo-nazi et.....europhobe. Ouf, on apprend qu'à chaque manifestation de PEGIDA répondent des contre-manifestations "humanistes". Ce qui autorise les autorités à interdire à PEGIDA de faire le moindre mouvement pour éviter des troubles à l'ordre public.
Voir :   http://jeanmarielallau.blogspot.fr/2016/01/france-24-les-coquetteries-de-damien.html

Après le détournement d'attention, il y a eu la bulle de savon du rebondissement. Sur la chaîne TV franfoconne de la RTBF (Belgique), une présentatrice du journal télévisé du nom de Barbier est venue nous annoncer un ..... rebondissement : la majorité des auteurs d'agressions sexistes et des viols le 31 décembre 2015 à Cologne seraient.......des Nord-Africains. C'est exactement ce qu'avaient vu et dit les victimes. Mais pour Mme Barbier, l'important est de disculper les "migrants" de 2015 qui ne sauraient être que Syriens et Irakiens, à la rigueur Afghans et Erythréens. Hélas pour les initiateurs de cette tentative de diversion : il y avait bien des détenteurs de ces quatre nationalités parmi les criminels, même si des Maghrébins étaient également en cause et apparemment en plus grand nombre. Par ailleurs, parallèlement à cette "découverte" qui corroborait les témoignages des victimes, le gouvernement allemand a placé le Maroc, l'Algérie et la Tunisie sur la liste des "pays surs", c'est-à-dire de ceux dont les ressortissants ne sauraient se prévaloir d'une situation de guerre, de misère pour solliciter l'asile politique. C'est donc bien qu'il y avait jusqu'alors des demandeurs d'asile en grand nombre originaires de ces pays, qui s'étaient mêlés aux Syriens, Irakiens, Afghans, Erythréens etc...

Il n'en reste pas moins que des centaines de femmes européennes ont été agressées, voire violées à Cologne, la nuit de la Saint-Sylvestre, et par des hommes venus d'ailleurs, candidats à l'asile politique. Evidemment, il n'y a pas eu.....mort d'homme comme le disait imprudemment Jack Lang à propos de l'agression de Nafissatou Diallo par Dominique Strauss-Kahn dans une chambre d'hôtel de New York en mai 2011. Le traitement médiatique de ces crimes par les grands médiats se réfère à une pseudo-déontologie. Ceci nous en apprend davantage sur les intentions des directeurs de conscience de ceux qui nous informent et donc nous gouvernent indirectement, que sur les risques inhérents aux sociétés pluriethniques et multiculturelles et que nous n'avons pas fini de découvrir. Leur but : nous faire avaler bon gré mal gré, notre tartine multi-kulti. Ici, ils ont donné la priorité au prétendu antiracisme sur le féminisme. Même s'il a dû leur en coûter énormément d'avoir à choisir entre ces deux idéologies égalitaristes.

N  O  T  E  S

 1) On emploie ici la graphie "médiat" par solidarité avec le professeur Bernard Notin, d'une Université de Lyon, gibier en 1990 d'une chasse aux sorcières de la Milice Zélote de la Mémoire (U.E.J.F., SOS Racisme, MRAP, LICRA etc...);



2) Mme Ruth (prononcer Route) Elkrief, journaliste de BFM TV est d'avis que l'Europe DOIT (sic) tout à la fois accueillir tous ceux qui fuient, ou prétendent fuir la guerre, et intervenir militairement pour mettre fin à ces guerres. Elle répondait ainsi au commentaire d'un confrère qui se demandait ce qui devait être la priorité : accueillir ou faire cesser les causes attribuées à  ces migrations. Outre que Mme Elkrief est bien généreuse avec ce qui n'est pas à elle, elle est bien imprudente de suggérer qu'on puisse venir à bout de l'Etat Islamique par des moyens militaires. Ce qui est détestable dans son discours, c'est sa tonalité moralisatrice. Nous n'aurions pas le droit, au nom de prétendues valeurs, de nous protéger contre l'inondation migratoire, et nous aurions en plus le devoir de faire cesser des guerres. Parce que certaines erreurs de nos dirigeants ont pu les favoriser. Bye bye, cause toujours prêcheuse !


mardi 2 février 2016

L'Europe selon Caroline de Camaret

Caroline de Camaret n'est pas n'importe qui. Cette quadragénaire blonde, aux formes un peu plus enveloppées que celles de sa consoeur Vanessa Burggraf, est la rédactrice-en-chef du service des informations européennes sur la chaîne publique trilingue (français, anglais, arabe) d'information continue France 24. Une des voix de la Vrôôônse. 

Au cours de la dernière semaine de janvier 2016, notre Caroline était appelée à commenter l'actualité européenne  en compagnie d'une consoeur dont je n'ai pas noté le nom, et du journaliste marocain Moustafa Tossa.

La "crise des migrants" de 2015-16 a été largement évoquée.

A aucun moment les trois journalistes n'ont évoqué les coûts, matériels et moraux, immédiats et à long terme (1) de cet afflux de "migrants". Les inconvénients attachés à ces flux massifs et continus n'existent pas. Ou plutôt ils n'existeraient que dans les fantasmes d'une opinion européenne ignorante, égoïste, frileuse, imparfaitement formatée par ARTE, par Télérama, les épiscopats, les fédérations protestantes, unies ou non, les loges maçonniques etc....

Caroline de Camaret se désolait visiblement de n'avoir pas été assez efficace, persuasive. Et aussi de l'impuissance des institutions européennes actuelles à imposer aux opinions, au nom des "valeurs européennes" ce qu'ils n'acceptent déjà pas bien de la part des gouvernements stato-nationaux qui leur parlent pourtant des "faleurs 2 la répuplik" en Vrôôônse, des valeurs zumanistes et des droidloms partout. Pauvre Caroline !

A un moment de l'entretien, la journaliste qui présidait les échanges entre Caro et Moustafa a rappelé à Caroline la tentative (2) de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne pour imposer aux Etats membres l'accueil de ces envahisseurs et leur répartition par pays selon des quotas. Caroline a difficilement étouffé comme un sanglot : le plan de M. Juncker et du commissaire en charge de ces questions serait mort-né. Il va falloir le reprendre annonce-t-elle. On peut sans doute compter sur sa disponibilité pour le revendre à l'opinion. A coups d'injonctions à la compassion, de leçons de morale.

Et Caroline de se lamenter de l'attitude et du poids de certains gouvernements d'Europe centrale et orientale, et notamment de la Pologne, "immense pays" (3) selon Caroline de Camaret.

Bref, pour Caro, l'Europe institutionnelle est un outil qui devrait permettre d'imposer aux opinions publiques européennes ce qu'elles refusent. Mais voilà, ça ne fonctionne pas bien : on sermonne les Européens avec  un prétendu "devoir de solidarité" et les voilà qui objectent : avec qui, jusqu'à quel niveau, pendant combien de temps ?  Les flux migratoires intercontinentaux sud-nord massifs et continus, c'est comme les coups de marteau sur la tête, ça fait du bien quand ça s'arrête. Caroline est malheureuse, dépitée.

Dépitée, mais pas seulement : elle est en colère, Caroline. Et là voilà qui abandonne  toute réserve déontologique, tout professionnalisme pour "balancer" les "méchants" : PEGIDA (Patriotische Europäer Gegen Die Islamiesirung des Abendlandes), des "populistes". Caroline de Camaret les dénonce, non comme des adversaires de la poursuite et de l'amplification des flux migratoires précités, mais comme des ennemis des pauvres immigrés. La modératrice du débat est comme estomaquée par le nom même de PEGIDA : comme peut-on oser se donner un nom (4) pareil ? 

Moustafa Tossa relate assez honnêtement les grandes tendances de la couverture de ce qu'ils est convenu d'appeler "la crise des migrants" en cours par les médiats arabophones. A un moment donné, il nous donne involontairement de l'espoir. Certains de ces médiats se demanderaient si la montée de la prétendue islamophobie en Europe ne va pas contraindre des millions d'Arabo-Musulmans installés sur ce continent à le quitter. Ce serait pourtant chouette : une inversion des flux migratoires, non ?

Caroline de Camaret se trompe. L'Europe telle qu'elle a été conçue vers le milieu du XXe siècle, n'a pas été instituée pour défendre en priorité des "valeurs" et notamment pas celles en vertu desquelles les Européens auraient le devoir de se laisser remplacer par d'autres populations. L'Europe institutionnelle est née de la nécessité de fournir à la IVe République vrôôônsaise naissante une politique allemande de rechange à partir du moment où la Grande Nation a dû abandonner ses projets fous de démembrer sa voisine nord-orientale. Pour empêcher l'Allemagne, même réduite à .... la Bonn (5), de recouvrer toute son indépendance et toute sa souveraineté, on a inventé un carcan : l'Europe. Mais pour que l'Allemagne puisse accepter ce carcan, il a fallu que la Grande Nation  elle-même, et d'autres pays, se l'infligent aussi, plus ou moins. Et c'est bien ainsi.

L'auteur de cet article, le rédacteur de ce blog est un fédéraliste européen de toujours par......natioscepticisme. Dès son enfance, en regardant les cartes de ses manuels de géographie qui représentaient une Union Française (6) multicontinentale et pluriethnique, en observant les crises des décolonisations, il a eu le sentiment aigü que la France d'Europe était bien petite, bien légère démographiquement, en passe d'être, de devenir d'une façon ou d'une autre, "la colonie de ses colonies" selon l'expression d'Edouard Herriot lors des travaux préparatoires à la Constitution de 1946 (IVe République) et notamment lorsqu'il s'est agi de donner un statut à l'Union Française. Pour conjurer ce destin non enviable, il a souhaité l'émergence dans le futur d'un Etat fédéral européen empêchant les Etats-nations historiques d'Europe de cultiver leurs traditionnels rapports de rivalité, d'antagonisme pour lesquels ils se sont créés entre la fin du Moyen-Âge et les années 1920. Ce qui revient à priver de leur rôle d'arbitre les entités non Européennes auxquelles ces Etats-nations font appel pour "faire la différence" entre eux : chair à canon coloniale, Franfoconnerie multicontinentale, Amérique, Commonwealth etc...On récuse la prétendue générosité qui consiste à être généreux avec ce qui n'est pas à soi, parce que pas qu'à soi.

Mais l'Europe de Caroline de Camaret, d'ARTE (qui n'a de franco-allemand que le financement), de Martin le Chauve (Schulz), de Guy le Chevelu (Verhofstadt), de Daniel Cohn-Bendit, c'est tout le contraire de ça. C'est l'Europe pour la convenance du reste du monde.

N   O   T   E   S

(1)  Lors de la crise sociale à la Guadeloupe de l'hiver 2009, les activistes antillais qui dénonçaient, non sans raison "la profitation" (sic) ont eu recours, pour faire valoir leurs griefs historiques, à un argumentaire qui éclaire ce que sont des coûts moraux et à long terme. Ils disaient : vous avez déporté nos ancêtres, vous les avez réduits en esclavage, puis vous les avez affranchis et.......VOUS EN ÊTES RESTES LA........ En somme, le compte n'y est pas. Plus de 160 ans après l'émancipation des esclaves, il faudrait réparer par un traitement préférentiel, privilégié, les inégalités qui subsistent et qui sont ou seraient imputables à l'esclavage. Avec en prime le slogan : "la Guadeloupe, elle est à nous". Autrement dit : pas à vous. Mais en attendant la séparation, veuillez réparer encore et encore les séquelles de l'esclavage qui ne se sont pas évaporés en 160 ans. Il est tout à fait prévisible que dans l'avenir, les descendants des "migrants" qui se sont frayés un chemin en Europe en 2015-16 et avant, diront : "en 2015, vous avez accueilli nos parents, vous les avez "intégrés", leur avez donné des emplois et des logements, mais....LE COMPTE N'Y EST PAS. Voyez plutôt ! le petits-fils ou l'arrière petite-fille d'un "migrant" passé par les Balkans ou Lampedusa en 2016 an aura X ou Y fois moins de chances de trouver un emploi qualifié ou un logement, de devenir ministre d'un Etat européen qu'un Jean-Claude, un Horst, un Emilio etc.... Etre généreux avec ce qui n'est pas à soi consiste à donner des droits à des populations dont l'intégration sera toujours imparfaite, insatisfaisante, et dont les futures générations autochtones auront à supporter les coûts matériels et moraux. Pour toujours.

(2) L'idée d'une répartition des "migrants" par Etats est incompatible avec la liberté de circulation mise en place par les calamiteux Accords de Schengen. Ou bien seuls ces migrants ne bénéficieront pas de cette liberté de circulation et on accusera les Européens de les "stigmatiser", de leur appliquer un statut inégalitaire. Ou bien ils pourront se déplacer dans l'espace Schengen à leur guise, ils s'y "répartiront" eux-mêmes et qu'on ne parle plus de répartition par quotas. Ce serait du foutage de gueule.

(3) Dans la seconde moitié des années 2000, la Pologne a eu un gouvernement homozygote, le seul de la planète : les frères Kaczynski se sont distribués la direction du gouvernement et celle de l'Etat, le Parlement ayant une majorité composée de leur parti Droit et Justice et de groupes ultra-conservateurs, nationaux-catholiques, simili-villiéristes et maurrassiens à la mode slave. Ils ont tenu un discours de haine germanophobe sans égard pour le nettoyage ethnique des millions d'Allemands de Pologne en 1945, expulsion à l'origine de l'"immensité" du territoire polonais actuel que constate Caroline de Camaret. Le gouvernement Kacinsky a eu l'audace d'exiger l'inclusion dans le Traité de Lisbonne d'une règle de représentation "au cube" de sa population au nom des Polonais tués lors des guerres avec leurs voisins dans la première moitié des années 1940. En vain heureusement. Il est significatif que cette politique détestable et provocatrice ne leur a pas valu de condamnations très audibles. Par contre, le second gouvernement de Droit et Justice qui a pris ses fonctions au printemps 2015 est pestiféré, mis sous surveillance par l'Europe institutionnelle, parce qu'il défend l'européanité ethnique de la Pologne devant les flux migratoires massifs et continus. 

(4) Le nom de PEGIDA sonne bien. Il est prononçable dans toutes les langues européennes. Il est dommage qu'il paraisse dénoncer une religion, qui est celle d'une minorité d'Européens historiques en Albanie, en Bosnie etc.. qui ne sont pas issus de flux migratoires intercontinentaux. Bon, mais si on n'a pas trouvé mieux pour le moment, merci à PEGIDA dont le nom dérange la journaliste de France 24.

(5) La.....Bonn. Allusion à la ville rhénane de Bonn qui fut le siège de l'Exécutif et du Parlement de la République Fédérale d'Allemagne de 1949 à 2000, suite à un vote du Parlement intervenu après la réunification, en 1991, au grand effroi en Vrôôônse de cercles maurrasso-villiéristes jouant à se faire peur de ce que l'Allemagne réunifiée ose se donner pour capitale Berlin, l'ancienne capitale de la Prusse, présage dérangeant pour ces petits esprits. Francfort-sur-le-Main, plus central, aurait-il été choisi que les chaisières maurrasso-villiéristes se seraient effarouchées du choix de la ville des Rotschild, ce qu'elles firent quand cette cité accueillit la Banque Centrale Européenne.

(6) L'Union Française est le nom que la Constitution de 1946 (IVe République) avait donné à l'ensemble formé par la France métropolitaine et la France d'Outre-Mer (protectorats, départements et territoires d'outre-mer, états associés, condominium, etc....). Elle remplaçait l'Empire colonial. 


dimanche 10 janvier 2016

France 24 : les coquetteries de Damien

Les agressions et viols commis en réunion à Cologne et ailleurs en Europe pendant la nuit de la Saint-Sylvestre 2015 posent à la chaîne TV d'info continue France 24 de très lourds problèmes de conscience.

Impossible de les taire tout à fait. Impossible aux directeurs de conscience de la chaîne de révéler que ces crimes ne sont pas seulement des crimes sexistes, mais aussi et surtout des crimes racistes : violeurs et agresseurs sont des hommes d'Outre-Méditerrannée, et certains sont des réfugiés; les victimes sont des femmes européennes. Eh oui, il y a des "migrants" qui se sont dit : "On "baise" l'Allemagne.

 Comment s'y prendre quand on est confronté à une réalité qu'on voudrait ne pas être ?

Deux soirs de suite au moins, les 8 et 9 janvier, cette mission impossible a été imposée au présentateur Damien Coquet.

Comment a-t-il dû s'y prendre ?

Tout d'abord, il a tenté de détourner l'attention du public des crimes sexistes et racistes eux-mêmes pour la focaliser sur une partie des réactions qu'ils ont engendrées. Il a insinué que la vérification des faits demeurait inachevée, une semaine après leur commission, ce qui lui a permis, si on peut dire, de les .... enjamber. 

Ensuite, Damien a eu la coquetterie de taire les réactions aberrantes d'une partie de la classe politique allemande. Celles de la bourgmestre de Cologne (1)  tout d'abord, qui a conseillé à ses administrées et aux autres femmes, de toujours observer, sur la voie publique, la distance de la longueur d'un bras entre elles et le bipède masculin le plus proche. Peuchère, quelle inventivité, quelle sagacité, quelle sagesse ! Il suffisait d'y penser (2). Damien s'est abstenu aussi de rapporter le terrible propos de la chancelière Angela Merkel (3) selon laquelle "Nous devons accepter qu'il y ait un taux de délinquance plus élevé parmi les migrants que parmi la population dans son ensemble". "Nous devons accepter....". Ben voyons..... Cette acceptation ne saurait représenter qu'une partie de notre dette envers ceux qui nous ont fait l'honneur de venir vivre parmi nous (4).

Alors, de quoi Damien pouvait-il encore nous parler ?

Des "populistes", des "islamophobes", de l'extrêêêêême-droite qui osent faire ..... la malgame, pardon : l'amalgame, entre migrants, réfugiés et violeurs de la Saint-Sylvestre. Ici Damien assume ouvertement le risque d'énoncer une contre-vérité. Ca se vérifie en comparant la présentation de Damien et le commentaire qui suit. Pour Damien, on n'en sait pas assez sur les viols et agressions pour les attribuer à des "migrants". Et point final. Pour le commentaire, non seulement les victimes (5) des viols et agressions ont constaté l'origine ethnique de la plupart des criminels, mais la police (6) a déjà identifié plusieurs dizaines de demandeurs d'asile parmi eux. Cruelle, intolérable vérité pour les directeurs de conscience de France 24.

La Bête Immonde (7) est nommée : PEGIDA (Patriotische Europäer Gegen die Islamisierung des Abendlandes), soit : Patriotes Européens contre l'islamisation de l'Occident. Islamophobie ? Plutôt mécontentement devant les remplacements (8) de populations imposés, mécontentement qui se focalise ici sur les signes les plus visibles de l'identité des nouvelles populations, et qui se rapportent à la religion. M'est avis que les Musulmans ayant nom Roger Garaudy, Fernand Pouillon, Cat Stevens n'ont jamais suscité de réactions pouvant s'apparenter à de l'islamophobie. Ce n'est pas la religion musulmane elle-même qui est visée, mais les flux migratoires intercontinentaux massifs et incessants.

Ouf, Damien Coquet s'est plutôt bien tiré de sa mission impossible. Les directeurs de conscience de France 24 en seront contents. Peut-être lui donnera-t-on à l'avenir une tranche horaire de présentation à l'antenne moins tardive. Ou une place dans le jury d'un Festival de Kahn des navets antiracistes. Il est plus de 22h, heure de Paris. Damien peut aller se coucher.

La réalité pouvant dépasser les pires cauchemars, Damien apprendra le lendemain, dimanche matin, que l'agresseur du commissariat de la Goutte d'Or à Paris le 7 janvier, venait d'un centre d'accueil de réfugiés (9) en Allemagne. Réfugiés ? Vous avez dit "réfugiés" ? Mais pourtant cet agresseur était Tunisien. La Tunisie, reconnue pays démocratique, Etat exemplaire, bénéficiaire d'aides importantes de l'Europe, serait-elle un pays à fuir pour se réfugier au nord de la Méditerrannée ? Le pays de naissance de Claude Bartolone, de Frédéric Mitterrand, de Philippe Séguin, de Serge Moati, de Gisèle Halimi ? 

N  O  T  E  S

(1) La bourgmestre de Cologne a eu son heure de gloire médiatique au cours de l'automne 2015 lorsqu'à la veille de son élection elle a été agressée, non sexuellement, mais simplement physiquement par des opposants qui lui reprochaient ses positions favorables à l'accueil massif de "migrants". L'agression n'a pas été assez énergique pour en faire une martyre, mais assez bien dosée pour servir d'argument électoral; 


(2) Imaginez le feu d'artifice de réactions indignées si un homme avait osé proférer des conseils aussi stupides et paraissant impliquer que les femmes, en se laissant approcher de trop près, sont responsables de ce qu'il leur arrive. Allez raconter ce boniment à Clémentine Autain
ou à Mme Montreynaud (co-fondatrice des "Chiennes de Garde" du féminisme);

(3) Avez-vous remarqué le changement de statut d'Angela Merkel ? Il n'y a pas si longtemps, avant sa "conversion" aux thèses des lobbies immigrationnistes, elle était un "Grand Satan" des médiats et des gauches européennes. Arnaud Montebourg lui attribuait une "politique à la Bismarck" dans un contexte de "réveil du nationalisme (sic) allemand". Quant au docteur Jean-Marie Le Guen (actuel ministre de M. Valls), il la rapprochait très subtilement .... d'Adolf Hitler lui-même en assimilant le comportement de Nicolas Sarközy envers Merkel à la politique d'un certain Edouard Daladier. Pas moins. Angela Merkel était la méchante sorcière qui imposait aux pauvres peuples de Grèce, du Portugal, d'Espagne, d'Italie etc... des mesures d'austérité. Et depuis un beau jour de septembre la méchante sorcière est devenue une autorité morale : à partir du moment où elle a décidé d'ignorer à la fois le sentiment prédominant au sein de son opinion publique et de son électorat, et de piétiner les règles européennes (protocole dit de Dublin) en ouvrant les frontières de l'Allemagne, et donc de l'Europe aux masses de "migrants", elle est devenue une sainte. Une Mère Courage, la Chancelière du Monde Libre (Time Magazine). Cette mutation aberrante, si elle a réduit au silence certains de ceux qui la dénigraient naguère, n'a pas tari une certaine germanophobie, et l'alimente même. Sur les ondes d'une petite radio française qui se prétend courtoise, un abbé maurrassien tranchait en septembre : "les Allemands n'ont pas le sens de l'Univerel. S'ils ont un problème, ils croient que c'est le problème de tous". Plus con que cette assertion, tu meurs ! Maurras m'aura pas !

(4) Vous allez voir qu'on va bientôt essayer de nous persuader de procéder à des regroupements familiaux massifs : si des demandeurs d'asile ont agressé sexuellement et violé des femmes européennes, c'est parce que leurs femmes ne les ont pas encore rejoints. Laissons ces dernières les rejoindre, et le taux de criminalité sexuelle des "migrants" diminuera..... Frau Doktor Merkel a parlé ici comme un sociologue à la Wievorka (le moustachu, celui qui est né en '46), comme Télérama, comme Arte Journal, comme Le Monde, Marianne et Libération. Sa béatification va encore marquer des points;

(5) Ces femmes allemandes et européennes sexuellement agressées, voire violées, auraient-elles été victimes de fantasmes suscités par une propagande islamophobe, raciste, populiste qu'il est urgent de réduire au silence au nom des valeurs européennes et humanistes ?

(6) Cette police ne devrait-elle pas être "épurée" pour oser faire, et publier, de telles constatations qui ne promeuvent pas le "vivre ensemble" ? Il est interdit par la loi, ou par de prétendues déontologies, de faire connaître au public la part de l'immigration récente dans les statistiques de criminalité. Une certaine prétendue déontologie impose de minorer systématiquement celle-ci. Comment ? Tout simplement en considérant que quiconque est né en France doit être retiré de l'agrégat statistique des "immigrés". Si donc certaines informations doivent être tues, censurées, il est au contraire légal, voire recommandé, de s'intéresser au comportement électoral, aux opinions de nos policiers et militaires. En France, l'institut de sondages Odoxa, vient de publier (janvier 2016) selon lequel la moitié des policiers et militaires ont envisagé, ou envisageraient de voter pour le Front National. De quoi entacher une large partie de leur action de suspicion aux yeux des officines antiracistes et de leurs avocats. Alors, combien de sympathisants de PEGIDA au sein de la police colonnaise ? Vous allez voir qu'on va nous sommer d'accepter de promouvoir le recrutement massif de jeunes issus des flux migratoires intercontinentaux sud-nord au sein des polices européennes;

(7) Référence à la formule : "Il est encore fécond le ventre d'où est sortie la Bête Immonde", c'est-à-dire le "fascisme" pour le communiste Bertolt Brecht. Les communistes parlent volontiers de fascisme plutôt que de national-socialisme. Pour ne pas associer le mot socialisme auxquels ils se réfèrent à un adversaire;

(8) Ce remplacement n'a rien d'un fantasme, d'un épouvantail : il a été récemment reconnu et ..... célébré par une élue verte (Bundnis '90 / Die Grünen) de Hambourg, Frau von Berg, ou quelque chose comme ça.  Cette dame se réjouit qu'avant peu de temps la population de sa ville n'aura enfin (sic) plus grand chose de germanique. La haine de soi se déguise en prétendu amour de l'Autre Suprême, et fait perdre la tête aux prétendues élites;

(9) Vous savez.... ces centres d'accueil pour réfugiés et demandeurs d'asile dont les médiats ne manquent jamais de nous informer que l'un ou l'autre aurait été l'objet d'une tentative d'incendie attribuée bien sûr aux racistes, xénophobes, islamophobes inspirés par les partis "populistes".