Voici comment, en juillet 2004, Willian Irigoyen présentait
l'actualité sur Arte (Des)Info :
Télé Arte ment, Télé Arte ment,
En français comme en allemand.
A faire téchouva, chaque jour elle nous invite,
Ce faisant, plus que notre mépris, elle mérite.
Le présentateur francophone d' Arte Info du 3 juillet 2004, William
Irigoyen, était très à son aise.
L'émission s'ouvrait sur la démission du ministre italien des
Finances, issu de Forza Italia, le parti fondé par Silvio Berlusconi,
qui est un des ennemis publics numéro un, ex aequo avec quelques
autres, de la chaîne encultureuse Arte.
Après les coassements anti-berlusconiens habituels, on eut droit à une
démolition de la politique du ministre démissionnaire.
Le plus significatif est venu un peu après. Arte Info expliquait que
cette démission était intervenue sous la pression d'un des partis de
la coalition gouvernementale. Lequel ? Selon Arte Info, il s'agit de
"l' Alliance Nationale, néo-fasciste".
A quoi donc a servi à Gianfranco Fini, vice-président du Conseil et
dirigeant de ce parti, d'aller faire ses dévotions dans l'antre de Yad
Vashem, de se séparer de la petite-fille du Duce, de faire des ronds
de jambe à Shimon Peres, de proposer le droit de vote des étrangers
non Européens ?
A rien : pour les talibans du Politiquement Correct qui sévissent à la
rédaction d'Arte, Fini et son parti sont à jamais des néo-fascistes,
quoi qu'ils fassent; aucun de leurs reniements n'y changera quoi que
ce soit.
Au cours de l'automne 2010, cependant, comme on attendait de
Gianfranco Fini qui s'était séparé du nouveau parti de Silvio
Berlusconi et avait fondé le sien propre (Futur et Liberté pour
l'Italie), certains comme Daniel Cohn-Bendit, ont paru considérer
qu'en provoquant la chute du gouvenement Berlusconi, Gianfrano
pouvait faire un pas de plus vers une respectabilité historique.
Fort heureusement, il n'en a rien été et Il Cavaliere a une
nouvelle fois franchi l'obstacle à la frustration de Gianfranco
Fini.
Ce faisant, Arte se situe, en matière de monomanie antifasciste,
au-delà des anciens communistes italiens.
En 2000, lors de la grande campagne hystérique contre la
participation au gouvernement autrichien du Parti libéral FPÖ de Jörg
Haider, le gouvernement italien était dirigé par Massimo d'Alema, un
ancien communiste. Le Chancelier autrichien, Wolfgang Schüssel, un
démocrate-chrétien, défendant son droit de gouverner son pays avec qui
lui convenait, rappelait qu'en 1994, le parti de Gianfranco Fini avait
participé au gouvernement italien, sans que l'Italie soit frappée des
sanctions appliquées six ans plus tard à l'Autriche.
Massimo d'Alema avait alors protesté, alléguant qu'Alleanza Nazionale
n'avait plus rien à voir avec le fascisme, néo ou paléo, ou un
quelconque extrêmisme.
La ch'Haine Arte est plus enragée que les anciens communistes
italiens : pour elle, un ex-communiste est bel et bien un ex-communiste :
plus aucune filiation avec Staline, les répressions de Berlin-Est,
de Poznan, de Budapest ou de Prague ne saurait entâcher l'honorabilité
d'un parti issu d'un parti communiste qui a changé de nom, et sa
vocation à gouverner. Par contre, pour la chaîne encultureuse, anciens
ou néo-fascistes sont, et seront à jamais, des fascistes, des
extrêmistes de droite, même si, dès 1979, ils ont voté pour porter
Simone Veil à la présidence du premier Parlement européen élu au
suffrage universel direct.
"Si la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie" (Jacques Prévert)
En français comme en allemand.
A faire téchouva, chaque jour elle nous invite,
Ce faisant, plus que notre mépris, elle mérite.
Le présentateur francophone d' Arte Info du 3 juillet 2004, William
Irigoyen, était très à son aise.
L'émission s'ouvrait sur la démission du ministre italien des
Finances, issu de Forza Italia, le parti fondé par Silvio Berlusconi,
qui est un des ennemis publics numéro un, ex aequo avec quelques
autres, de la chaîne encultureuse Arte.
Après les coassements anti-berlusconiens habituels, on eut droit à une
démolition de la politique du ministre démissionnaire.
Le plus significatif est venu un peu après. Arte Info expliquait que
cette démission était intervenue sous la pression d'un des partis de
la coalition gouvernementale. Lequel ? Selon Arte Info, il s'agit de
"l' Alliance Nationale, néo-fasciste".
A quoi donc a servi à Gianfranco Fini, vice-président du Conseil et
dirigeant de ce parti, d'aller faire ses dévotions dans l'antre de Yad
Vashem, de se séparer de la petite-fille du Duce, de faire des ronds
de jambe à Shimon Peres, de proposer le droit de vote des étrangers
non Européens ?
A rien : pour les talibans du Politiquement Correct qui sévissent à la
rédaction d'Arte, Fini et son parti sont à jamais des néo-fascistes,
quoi qu'ils fassent; aucun de leurs reniements n'y changera quoi que
ce soit.
Au cours de l'automne 2010, cependant, comme on attendait de
Gianfranco Fini qui s'était séparé du nouveau parti de Silvio
Berlusconi et avait fondé le sien propre (Futur et Liberté pour
l'Italie), certains comme Daniel Cohn-Bendit, ont paru considérer
qu'en provoquant la chute du gouvenement Berlusconi, Gianfrano
pouvait faire un pas de plus vers une respectabilité historique.
Fort heureusement, il n'en a rien été et Il Cavaliere a une
nouvelle fois franchi l'obstacle à la frustration de Gianfranco
Fini.
Ce faisant, Arte se situe, en matière de monomanie antifasciste,
au-delà des anciens communistes italiens.
En 2000, lors de la grande campagne hystérique contre la
participation au gouvernement autrichien du Parti libéral FPÖ de Jörg
Haider, le gouvernement italien était dirigé par Massimo d'Alema, un
ancien communiste. Le Chancelier autrichien, Wolfgang Schüssel, un
démocrate-chrétien, défendant son droit de gouverner son pays avec qui
lui convenait, rappelait qu'en 1994, le parti de Gianfranco Fini avait
participé au gouvernement italien, sans que l'Italie soit frappée des
sanctions appliquées six ans plus tard à l'Autriche.
Massimo d'Alema avait alors protesté, alléguant qu'Alleanza Nazionale
n'avait plus rien à voir avec le fascisme, néo ou paléo, ou un
quelconque extrêmisme.
La ch'Haine Arte est plus enragée que les anciens communistes
italiens : pour elle, un ex-communiste est bel et bien un ex-communiste :
plus aucune filiation avec Staline, les répressions de Berlin-Est,
de Poznan, de Budapest ou de Prague ne saurait entâcher l'honorabilité
d'un parti issu d'un parti communiste qui a changé de nom, et sa
vocation à gouverner. Par contre, pour la chaîne encultureuse, anciens
ou néo-fascistes sont, et seront à jamais, des fascistes, des
extrêmistes de droite, même si, dès 1979, ils ont voté pour porter
Simone Veil à la présidence du premier Parlement européen élu au
suffrage universel direct.
"Si la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie" (Jacques Prévert)
Il Cavaliere (Silvio Berlusconi) est l'homme politique européen que j'admire le plus.
Il y a des signes qui ne trompent pas : l'ignoble chaîne à financement, mais à financement seulement..., franco-allemand, Arte, consacre des rubriques régulières sur Arte (Des)Info à la démolition du président du Conseil italien et de son gouvernement. C'est normal : Il Cavaliere a transgressé deux tabous : (1) en 1994, il a sorti le Mouvement Social Italien de la léproserie politique dans laquelle les fusilleurs de 1943-1946 le confinaient depuis plus d'un demi-siècle (depuis, ce mouvement a fait sa mue et son leader est même allé faire allégeance au mémorial de Yad Vashem); (2) il compte dans sa majorité mes amis de la Ligue du Nord qui fait de la résistance à la colonisation de peuplement de l'Europe par les suds du monde.
Il y a une autre raison de préférer Silvio Berlusconi à ses adversaires : il a eu pour prédécesseur et successeur un certain Romano Prodi, ami du mult-millardaire Georges Sörös; je tiens Romano Prodi pour un sale type politique : en 1995, il est descendu dans la rue pour protester contre une sorte d'ordonnance de non lieu rendue par un tribunal militaire italien au bénéfice d' Erich Priebke, l'officier allemand qui avait dû gérer les représailles appelées par l'"héroïque" attentat de la Via Rasella par lequel les libertadors de 1944 avaient tué ou estropié à vie des soldats allemands par l'explosion d'une bombe dissimulée dans une poubelle. Jamais ce type n'aurait dû être nommé à la présidence de la Commission européenne, ni revenir à la tête du gouvernement italien d'où ses amis communistes l'avaient débarqué avant son repéchage à Bruxelles. On ne peut pas comparer Il Cavaliere au mari de Mme Bruni : il n'y a pas de Lega Nord en France (sinon, j'y prendrais ma carte) et il n'y a pas de résistance tolérée à la colonisation de peuplement.
Jean-Marie Lallau
A quoi l'Esprit Frappat à répondu par le commentaire : "C'est clair, sinistrement clair".