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dimanche 20 février 2011

Arte Desinfo : coassements politiquement corrects

Arte Journal a succédé à Arte Info.

Voici comment, en juillet 2004, Willian Irigoyen présentait
 l'actualité sur Arte (Des)Info :


Télé Arte ment, Télé Arte ment,
En français comme en allemand.
A faire téchouva, chaque jour elle nous invite,
Ce faisant, plus que notre mépris, elle mérite
.


Le présentateur francophone d' Arte Info du 3 juillet 2004, William
Irigoyen
, était très à son aise.


L'émission s'ouvrait sur la démission du ministre italien des
Finances, issu de Forza Italia, le parti fondé par Silvio Berlusconi,
qui est un des ennemis publics numéro un, ex aequo avec quelques
autres, de la chaîne encultureuse Arte.


Après les coassements anti-berlusconiens habituels, on eut droit à une
démolition de la politique du ministre démissionnaire.
Le plus significatif est venu un peu après. Arte Info expliquait que
cette démission était intervenue sous la pression d'un des partis de
la coalition gouvernementale. Lequel ? Selon Arte Info, il s'agit de
"l' Alliance Nationale, néo-fasciste".


A quoi donc a servi à Gianfranco Fini, vice-président du Conseil et
dirigeant de ce parti, d'aller faire ses dévotions dans l'antre de Yad
Vashem, de se séparer de la petite-fille du Duce, de faire des ronds
de jambe à Shimon Peres, de proposer le droit de vote des étrangers
non Européens ?


A rien : pour les talibans du Politiquement Correct qui sévissent à la
rédaction d'Arte, Fini et son parti sont à jamais des néo-fascistes,
quoi qu'ils fassent; aucun de leurs reniements n'y changera quoi que
ce soit.

Au cours de l'automne 2010, cependant, comme on attendait de
Gianfranco Fini qui s'était séparé du nouveau parti de Silvio
Berlusconi et avait fondé le sien propre (Futur et Liberté pour
l'Italie), certains comme Daniel Cohn-Bendit, ont paru considérer
qu'en provoquant la chute du gouvenement Berlusconi, Gianfrano
pouvait faire un pas de plus vers une respectabilité historique.
Fort heureusement, il n'en a rien été et Il Cavaliere a une
nouvelle fois franchi l'obstacle à la frustration de Gianfranco
Fini.
Ce faisant, Arte se situe, en matière de monomanie antifasciste,
au-delà des anciens communistes italiens.
 En 2000, lors de la grande campagne hystérique contre la
participation au gouvernement autrichien du Parti libéral FPÖ de Jörg
Haider, le gouvernement italien était dirigé par Massimo d'Alema, un
ancien communiste. Le Chancelier autrichien, Wolfgang Schüssel, un
démocrate-chrétien, défendant son droit de gouverner son pays avec qui
lui convenait, rappelait qu'en 1994, le parti de Gianfranco Fini avait
participé au gouvernement italien, sans que l'Italie soit frappée des
sanctions appliquées six ans plus tard à l'Autriche.
Massimo d'Alema avait alors protesté, alléguant qu'Alleanza Nazionale
n'avait plus rien à voir avec le fascisme, néo ou paléo, ou un
quelconque extrêmisme.


La ch'Haine Arte est plus enragée que les anciens communistes
italiens : pour elle, un ex-communiste est bel et bien un ex-communiste :
plus aucune filiation avec Staline, les répressions de Berlin-Est,
de Poznan, de Budapest ou de Prague ne saurait entâcher l'honorabilité
d'un parti issu d'un parti communiste qui a changé de nom, et sa
vocation à gouverner. Par contre, pour la chaîne encultureuse, anciens
ou néo-fascistes sont, et seront à jamais, des fascistes, des
extrêmistes de droite, même si, dès 1979, ils ont voté pour porter
Simone Veil à la présidence du premier Parlement européen élu au
suffrage universel direct.


"Si la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie" (Jacques Prévert)

mercredi 16 février 2011

Pour ne pas oublier : l'odyssée du Cap Anamur sur Arte (juillet 2004)

La présentatrice d'Arte Info de ce jour, mardi 6 juillet 2004, est
Nathalie George(s).


Son patron, Gérard Saint-Paul, chef de la rédaction, est parvenu à
faire d'une pierre, deux coups : avec un seul sujet, réaffirmer deux
obsessions de la chaîne encultureuse Arte : la malfaisance du
gouvernement Berlusconi, et le droit des peuples des anciennes
colonies à faire de l'Europe leur colonie de peuplement.


Le sujet a trait à l'odyssée d'un cargo battant pavillon allemand, qui
serait affrêté par une organisation non gouvernementale, naviguant en
Méditerranée. Ce navire a recueilli des Africains qui prétendent venir
de la région du Darfour dans l'est du Soudan. Si cette prétention
correspond à une réalité, ils ont dû transiter par un pays ayant une
façade maritime. Au lieu de ramener ces Africains sur les côtes d'où
ils se sont embarqués dans l'intention d'entrer en Europe, le Cap
Anamur tente de les imposer à l' Italie.


Evidemment, les autorités italiennes refusent de laisser le navire
entrer dans leurs eaux territoriales pour y débarquer ses passagers
illégaux qu' on-n'a-pas-le-droit-d'appeler-des-envahisseurs.
Indignation du capitaine du Cap Anamur : "je devrais pouvoir débarquer
dans n'importe quel port européen sans que les autorités s'en mêlent";
comme le Cap Anamur ne s'éloigne pas, des vedettes s'approchent et un
avion de reconnaissance survole le navire : nouveau cri d'indignation
du capitaine qu'on ne savait pas si chatouilleux sur les questions de
droit : "nous sommes pourtant encore dans les eaux internationales !"
les gardes-côtes italiens se tenant prêts à intervenir en cas
d'approche du Cap Anamur, le capitaine expose sa doctrine en matière
de colonisation de peuplement de l' Europe par d'anciennes colonies :
"c'est une réaction totalement inadéquate à un problème humanitaire";
autrement dit : la politique d'immigration doit être déléguée aux
organisations non gouvernementales à prétention humanitaire.
A aucun moment, Arte n'envisage que le Cap Anamur puisse et doive
reconduire ces Africains candidats à l'immigration en Europe sur les
côtes d'où ils se sont embarqués : les populations de ce qu'on a
appelé naguère le Tiers-Monde ont un droit imprescriptible à venir
faire de l' Europe leur colonie de peuplement; c'est le message qu'
Arte, avec l'argent des télespectateurs français et allemands qui
acquittent une redevance, entend faire passer auprès du public.


In fine, Arte rassure son public : les gouvernements italien et
allemand seraient en discussion pour que le Cap Anamur puisse
débarquer ses passagers en Italie, ou à Malte; le chantage à habillage
humanitaire aura donc payé, un précédent aura été créé, et vous aurez
peut-être le privilège de croiser dans vos rues, dans vos quartiers,
ces gens entrés de force (mais il est interdit de les qualifier
d'envahisseurs sous peine de poursuites pour incitation à la haine
raciale, à la discrimination etc... en vertu des lois de la
ripoublique française) chez nous : tant Malte que l' Italie
appartiennent à l' Union européenne, n'est-ce pas ?
 
 
Télé Arte ment, Télé Arte ment,
En français comme en allemand.
A faire téchouva, chaque jour elle nous invite,
Ce faisant, plus que notre mépris, elle mérite.

 
"Si la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie" (Jacques Prévert)

Arte Desinfo : déception sarde pour la c'haine culturelle (février 2009)

La "chaîne de la Diversité" à financement franco-allemand s'est
notoirement intéressée à ce qu'on appelle les élections
administratives en Sardaigne. La présidence de cette région était
assurée par les amis politiques des directeurs de conscience de la
"chaîne de la Diversité". Arte (Des)Info exprimait son espoir qu'une
reconduction du co-fondateur de Tiscali, candidat de la gôche,
permettrait à celui-ci de s'imposer en rival dangereux pour Silvio
Berlusconi qui est un des "satans" d' Arte.


La "chaîne de la Diversité" hait Silvio Berlusconi qui a commis aux
yeux de ses directeurs de conscience deux péchés irrémissibles :


1) avoir, 51 ans après la chute du fascisme, sorti de la léproserie
    politique dans laquelle il était confiné depuis 1946 par les
    fusilleurs de 1943 à 1945 le parti qui se reconnaissait dans le
    refus de l'armistice conclu en 1943 entre le Maréchal Badoglio et
    les futurs vainqueurs de la guerre; ce parti a fait du chemin depuis
    lors : son animateur Gianfranco Fini (pour moi, Gianfranco, c'est
    fini !) est allé faire, kippa vissée sur la tête, allégeance au Mémorial
    hiérosolomitain de Yad Vashem;

2) gouverner avec la Lega Nord, le parti européen qui refuse
    la colonisation de peuplement de l'Europe par ses anciennes
    colonies et le "sud" du monde en général.
    en général.


A ces deux péchés mortels selon Arte s'ajoutent d'autres crimes : la
majorité de centre-droit est opposée à la légalisation de l'euthanasie
et au mariage proprement dit entre personnes du
même sexe, cause pour laquelle s'est croisé un des présentateurs
masculins d' Arte Culture.

Ce sont des questions controversées, mais les choix du gouvernement
Berlusconi n'empêchent pas, que je sache, deux personnes de même sexe
de vivre en couple, et les dérives possibles d'une légalisation de
l'euthanasie ne sont pas pris en compte par la "chaîne de la
Diversité" qui ignore la diversité des points de vue sur ce qui touche
à ses dogmes : shoacentrisme, primat du culte yad-vashémite,
xénolâtrie, racisme anti-leucoderme, repentance européenne etc...
Les partis de la majorité de Silvio Berlusconi ont gagné la présidence
de la Sardaigne. Arte est déçue. C'est bon signe.

 W Sardegna !

dimanche 13 février 2011

W Il Cavaliere

En réponse à un message de Bruno Frappat sur le site de La Croix (7 octobre 2009) :


Je ne suis pas du tout d'accord avec l'Esprit Frappat.

 Il Cavaliere (Silvio Berlusconi) est l'homme politique européen que j'admire le plus.

 Il y a des signes qui ne trompent pas : l'ignoble chaîne à financement, mais à financement seulement..., franco-allemand, Arte, consacre des rubriques régulières sur Arte (Des)Info à la démolition du président du Conseil italien et de son gouvernement. C'est normal : Il Cavaliere a transgressé deux tabous : (1) en 1994, il a sorti le Mouvement Social Italien de la léproserie politique dans laquelle les fusilleurs de 1943-1946 le confinaient depuis plus d'un demi-siècle (depuis, ce mouvement a fait sa mue et son leader est même allé faire allégeance au mémorial de Yad Vashem); (2) il compte dans sa majorité mes amis de la Ligue du Nord qui fait de la résistance à la colonisation de peuplement de l'Europe par les suds du monde.

 Il y a une autre raison de préférer Silvio Berlusconi à ses adversaires : il a eu pour prédécesseur et successeur un certain Romano Prodi, ami du mult-millardaire Georges Sörös; je tiens Romano Prodi pour un sale type politique : en 1995, il est descendu dans la rue pour protester contre une sorte d'ordonnance de non lieu rendue par un tribunal militaire italien au bénéfice d' Erich Priebke, l'officier allemand qui avait dû gérer les représailles appelées par l'"héroïque" attentat de la Via Rasella par lequel les libertadors de 1944 avaient tué ou estropié à vie des soldats allemands par l'explosion d'une bombe dissimulée dans une poubelle. Jamais ce type n'aurait dû être nommé à la présidence de la Commission européenne, ni revenir à la tête du gouvernement italien d'où ses amis communistes l'avaient débarqué avant son repéchage à Bruxelles. On ne peut pas comparer Il Cavaliere au mari de Mme Bruni : il n'y a pas de Lega Nord en France (sinon, j'y prendrais ma carte) et il n'y a pas de résistance tolérée à la colonisation de peuplement.

Jean-Marie Lallau

A quoi l'Esprit Frappat à répondu par le commentaire : "C'est clair, sinistrement clair".