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samedi 30 septembre 2017

Quand Télé ARTE fait caca sous elle....

L'émission vespérale d'Arte Journal du samedi 28 septembre 2013, présentée par Leïla Kaddour Boudadi, offrait un condensé de l'idéologie des directeurs de conscience de la chaîne à financement franco-allemand (mais dont le coeur est ailleurs).

Chryssos Avgi (Aube Dorée), Grèce

Leïla Kaddour Boudadi évoque les procédures en cours contre le parti Aube Dorée; des membres de ce parti ont évidemment des discours et des pratiques déplaisantes, mais c'est faire dans la désinformation que de l'étiquetter "néo-nazi" : depuis 1945, le label "nazi" n'est plus ... protégé, et il est probable que les nazis historiques, réels, les vrais de vrais, auraient expédié dans des camps pour associaux nombre d'activistes d'Aube Dorée. Les procédures judiciaires relatées par Leïla Kaddour Boudadi ont été déclenchées à la suite de l'assassinat d'un rappeur "antifa" par des inconnus.

Leïla Kaddour Boudadi est un peu sur cette ligne puisqu'elle qualifie de "nettoyage" (sic) les poursuites entamées contre des militants de ce parti. On est dans l'hygiènisme politique. A aucun moment, un lien direct n'est établi entre le meurtre du rappeur antifasciste et le parti Aube Dorée. Mais ce sont là des "points de détail" pour les vaillants antifascistes de la rédaction d'Arte Journal : Aube Dorée est néo-nazie, donc elle aurait pu, ou c'est tout comme, et continuons à ...."nettoyer".....c.q.f.d.

Mésinformation sur l'Autriche

On est en pleine mésinformation à propos des élections fédérales en Autriche du 29 septembre 2013 : Leïla Kaddour Boudadi n'a pas fait vérifier ou relire sa petite bafouille sur le vilain candidat populiste austro-canadien dont je n'ai pas retenu le nom, et nous assène que le pays de Mozart, de Sigmund Freud et de Hitler est gouverné depuis des décennies par de grandes coalitions.

Il me semblait pourtant qu'en 1999-2000, le parti ÖVP (démocrate-chrétien) avait fait alliance avec le parti FPÖ (libéral) de Jörg Haider, et rejeté le SPÖ (socialiste) dans l'opposition, ce qui avait conduit à un sabbat de sorcières antifascistes contre le gouvernement du chancelier Schlüssel, sabbat conduit notamment par l'excité Guy Verhofstadt, alors P.M. de Belgique, Jacques Chirac et son P.M. Jospin, au rappel des ambassadeurs des Etats-Unis et d'Israël à Vienne. Leïla a oublié. Il faut qu'elle se repose : pas d'amnésie sur la chaîne de la Mémouare, ça ferait de la peine à Elie Wiesel...

Italie : les ennuis d'Enrico et les silences de Leïla 

Evoquant la démission des ministres de centre droit du gouvernement italien présidé par Enrico Letta, Arte Journal se garde bien d'apprendre à son public que ces démissions ont pour origine le projet d'Enrico Letta de procéder à de nouvelles augmentations d'impôts. Un "point de détail" sans doute...

La rengaine du  retour des années 1930 : l'eusses-tu cru ?

 Le "meilleur" est pour la fin : la rubrique culturelle dédiée à un caca d'un dramaturge autrichien présenté sur la scène du Théâtre de la Ville à Paris : il faut convaincre le public de la ressemblance entre notre époque et celle qui a permis la Shoah : montée des partis populistes et nationalistes et même...propos de Manuel Valls sur les Rroms (ah, pour l'amour des Rroms, quelles sottises ne profèrerait-on pas ?).

 Et le commentateur de dénoncer la montée de l'antisémitisme dans les sociétés européenne dès avant la guerre de 1914 (extrait de citations d'un discours de 1894 du bourgmestre viennois Lüger qui établit un simple constat auquel Bernard Lazare aurait pu souscrire).

 Arte est dans l'incohérence de faire suivre ce commentaire d'obsédé shoacentrique d'une publicité sur un documentaire à venir consacré à "Goldman Sachs, la banque qui mène le monde".

Là, Arte fait plus fort que Lüger ! Qui l'eut cru ?

Voilà qui va contrarier Elie Wiesel, déjà inconsolable de l'envol en fumée de son capital dans la faillite de Bernard Madoff. 

Cruelle Arte !

Télé Arte ment,
Télé Arte ment,
En français,
Comme en allemand











jeudi 27 juillet 2017

La "Grande Nation", ou la solidarité à sens unique

Avertissement : la lecture de l'article qui suit est déconseillée aux maurrassiens, villiéristes, paléo-gaullistes, mélancho-bolivariens, souverainistes, stato-nationalistes de toutes obédiences.

Janvier 2013 : le régime national-hollandiste lance une opération militaire pour sauver le régime de Bamako d'une offensive djihadiste. Ceci est en cohérence avec les inquiétudes exprimées par Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères de la Hollandie concernant la formation d'un "Sahelistan" dans cette partie de l'Afrique.

Le lancement de cette opération ne rencontre quasiment pas d'opposition dans l'opinion publique de la France d'Europe.

Par contre, nombreux sont les hommes politiques qui déplorent que la France intervienne seule. Les contributions africaines sont lentes à venir. Les déplorations françaises visent surtout l'absence des partenaires européens. 

Pierre Lellouche (U.M.P.) annonce qu'à l'occasion de la célébration du 50ème anniversaire du traité franco-allemand du 22 janvier 1963, il va interpeller ses collègues allemands du Bundestag sur l'inaction allemande.

Daniel Cohn-Bendit (Verts), qu'on ne savait pas si porté sur la chose militaire, dénonce au Parlement Européen la solitude de la France qui paierait le prix du sang (sic) pour l'Europe.

Christophe Barbier (éditorialiste de L'Express) préconise que le coût de l'intervention militaire française soit déduit du déficit public du pays : la France se battrait pour l'Europe et aurait droit à ce que ses partenaires et alliés reconnaissent qu'elle finance leur sécurité.

François Fillon déplore fortement l'absence d'une contribution militaire de l'Allemagne.

Emma Bonino, ministre italienne de gauche, narre qu'au cours d'un Conseil des Ministres européens des A. E., Laurent Fabius aurait pris ses collègues à rebrousse-poil en leur réclamant un financement de ce qui est apparu à ces derniers comme les guerres de la France (expression de Sylvie Goulard, employée dans le même esprit qu'Emma Bonino, pour souligner la maladresse de Laurent Fabius).

Au fil des mois et des années, l'effort militaire français au Mali a été finalement appuyé par des contributions africaines et européennes.

Mercredi 26 juillet 2017 : deux soldats allemands en mission au Mali sont tués dans un accident d'hélicoptère.

https://www.zeit.de/politik/ausland/2017-07/mali-bundeswehrhubschrauber-absturz-tiger-un-einsatz

Don't German lives matter ?

Aucune réaction audible des responsables politiques français et des médias. Indifférence ?

Jeudi 27 juillet 2017 : le quotidien populaire Le Parisien titre .... sur le risque de mainmise allemande sur la FNAC et sur Darty.

L'effet aurait pu être désastreux en Allemagne où l'opinion selon laquelle la sécurité du pays est en jeu au Mali est loin d'être majoritaire. 

L'édition du Parisien évoquée ci-dessus paraît le jour même où le gouvernement de la Macronie procède à une nationalisation temporaire d'un chantier naval pour empêcher que le capital de ce chantier naval soit majoritairement détenu par des opérateurs italiens.

samedi 21 juillet 2012

Arte : la télé qui vous enc'[autocensuré]

Arte n'est pas une chaîne culturelle franco-allemande; c'est une chaîne politique dont la cible est le public des Gaules et des Allemagnes et qui est financée par les contribuables de ces territoires. Ses références politiques sont, pour faire simple, ce qu'il est présentement convenu d'appeler la gauche sociétale (1). Le credo d'Arte comporte plusieurs articles de foi intangibles, quelques dogmes auxquels il est interdit de déroger sous peine d'anathème, de condamnation pour populisme par exemple.

Parmi les dogmes, les articles de foi les plus régulièrement et les plus passionnément ressassés sur Arte :

a) la Shoah constitue l'évènement central de l'histoire européenne;

b) les flux migratoires sud-nord vers l'Europe sont inévitables, nécessaires, bienfaisants; tenter d'y résister est coupable (un péché contre les "valeurs" humanistes), voire criminel et, de toute façon inutile.



Mercredi 18 juillet 2012, 19h45 : Arte Journal est présenté par Leïla Kaddour Boudadi.

Le président tunisien Moncef Marzouki a été reçu à l'Assemblée nationale française, présidée par Claude Bartolone (PS), natif de Tunisie. Moncef Marzouki n'a pas fait de frais d'élégance pour les députés français alors que la tenue vestimentaire a généralement beaucoup d'importance pour ses compatriotes : sans doute est-ce l'influence de ses années de galère de médecin à Créteil. Sur les bancs du gouvernement, côte à côte, les camarades-ex-adversaires (2) Manuel Valls  et Arnaud Montebourg, l'écoutent laïquement en costume et cravate : la Tunisie n'est pas tombée dans l'escarcelle de l'islamisme, mais dans celle de la religion démocratique. Ouf !... Un commentaire plus politique suit : cette visite, ou cette réception de Moncef Marzouki aurait ....dérangé les membres de l'UMP qui (là, Leïla Kaddour Boudadi a du mal à lire son texte, et bafouille), pour certains, ont boycotté cette réception. On ne nous fait pas connaître la nature du dérangement de ces membres de l'UMP, ni les raisons invoquées pour ce prétendu boycott, non visible sur les bancs de l'Assemblée, garnis de part et d'autre. Mais le message politique principal a été diffusé : il y a des gens qui sont dérangés, ce sont les méchants. A vous de les discerner grâce à Arte.

Après les méchants, les gentils. La Cour Constitutionnelle de la République Fédérale d'Allemagne (3), siégeant à Karlsruhe, vient de ... souffleter (c'est le terme employé et lu par Leïla Kaddour Boudadi) le gouvernement noir-jaune (4) d'Angela Merkel : les conditions de vie des demandeurs d'asile en Allemagne sont, selon les juges de Karlsruhe, contraires aux droits de l'homme et donc à la Constitution de cet Etat. Explication : ils ne perçoivent qu'un minimum de.... 225 euros par mois auxquels s'ajoutent éventuellement 27 euros mensuels pour frais de transport, alors que les résidents établis régulièrement en Allemagne, étrangers ou Allemands, perçoivent un minimum de.....374 euros par mois. L'atteinte à la dignité humaine et aux droits de l'homme en Allemagne contemporaine tient à ces 149 euros de différence de revenu minimum au...détriment des demandeurs d'asile. Et les juges de Karlsruhe contraignent le gouvernement d'Angela Merkel à verser immédiatement 100 euros de compensation à chaque demandeur d'asile en réparation de cette injustice historique intolérable, en attendant de verser à tous la même somme minimale par mois, sans aucune discrimination.

Puis, pour nous faire mieux comprendre ce que nous devons aux personnes issues des flux migratoires sud-nord vers l'Europe, et qui va au-delà d'une question de petits ou de gros sous, Arte nous emmène dans une Italie enfin dé-berlusconisée (5), dans les Pouilles, dans une localité appelée Gallipoli. Que trouve-t-on à Gallipoli qui vaille le détour ? Le soleil, la mer, le sable tiède de la plage, les touristes bien sûr. Mais encore ? La Guardia di Finanza a pu y constater qu'un commerçant seulement sur deux se conforme à la législation fiscale et remet au client un ticket de caisse pour chaque achat. Un sur deux ..... dont un certain Bechir, un Pakistanais, qui est installé là depuis ...17 ans et qui a apporté à son nouveau (sic) pays d'accueil l'honnêteté. Et c'est celui-là seul qu'Arte Journal a sélectionné pour nous le présenter et le mettre l'honneur. Bechir serait devenu une attraction, la mascotte des plages de Gallipoli : des gens se feraient photographier avec lui et collectionneraient ses tickets de caisse. Quelle classe ce Béchir ! Il n'y a pas à dire : heureusement qu'on les a, les immigrés. Ils vident nos poubelles, nous donnent l'exemple du civisme etc...

Comme dessert du soir, et comme page culturelle, Arte Journal du 18 juillet à 19h45, nous invite à faire connaissance avec Paula Bülling, une jeune auteure allemande de bande dessinée qui s'est prise de passion, pour .... les demandeurs d'asile, notamment africains, en Allemagne. Elle vient de sortir un album intitulé "Au pays des lève-tôt" (comprendre les résidents d'origine germanique) et  consacré aux misères et souffrances de ces incompris qui ne sont venus en Allemagne que pour y trouver une vie meilleure et accessoirement la sympathie de Paula Bülling, rien de plus légitime, non ?. Une formule de cette dernière est censée illustrer le sort de ces malheureux "Quand on arrive on est jeune, après on ne fait plus que vieillir". Allez, versez s'il vous plait une larme, puis envoyez un don à la Cimade ou au CCFD, puis signez une pétition pour la régularisation discrète, mais finalement massive au bout de quelques mois, des sans-papiers. Arte aura bien rempli son rôle.

N O T E S

(1) Arte utilise régulièrement un moyen très habile et très subtil pour indiquer à ses télespectateurs quels sont les bons et les moins bons, ou mauvais, courants politiques.

 Seuls les bons ont droit à leur nom, à celui qu'ils se donnent eux-mêmes (socialistes, sociaux-démocrates, écologistes, démocrates, progressistes etc...);

les moins bons n'ont pas droit à leur nom , mais à une étiquette tirée du champ lexical de la science politique et susceptibles d'éveiller des réserves, des soupçons : conservateurs, droite (la démocratie chrétienne allemande est systématiquement désignée comme "les conservateurs" alors qu'il existe déjà en Allemagne un petit parti qui a pour nom "die Konservativen", idem pour l'UMP);

les mauvais, les méchants ont droit à une étiquette nettement péjorative : ultra-conservateurs (étiquette appliquée tout à la fois au président iranien Ahmadinedjad ....et à l'ancient président bavarois social-chrétien Edmund Stoiber, qui dans l'esprit d'Arte doivent être des camarades au sein d'une Internationale des grands satans), populistes, extrême-droite, néo-nazis, xénophobes etc...


(2) lors de la campagne des primaires citoyennes pour la désignation du candidat de gauche (PS ou PRG) à l'élection présidentielle, en 2011, Arnaud Montebourg (fils de Monsieur Montebourg et de Leïla Ould Cadi) a fait à Manuel Valls le cadeau de dire qu'il n'avait plus beaucoup de chemin à faire pour se retrouver à l'UMP; ce propos, polémique à l'origine, et destiné à déconsidérer Valls auprès des sympathisants PS et PRG, est désormais un atout pour Valls et pour le gouvernement Ayrault-Taubira : il permet à Valls de jouer à merveille son rôle de leurre à l'égard des sacristains chevènementistes et des chaisières villiéristes. Le discours volontiers patriotard de ce Catalan de Barcelone naturalisé Français (et qui parle castillan comme un élève de 4e qui aurait pris l'espagnol comme LV2) fait merveille auprès d'une partie de l'électorat qui n'aurait jamais l'idée de voter à gauche auprès de laquelle il apparaît à tort comme un contre-Taubira, comme un socialiste de droite, quasi-sarkozyste; ce leurre permet de troubler et de désarmer dans une certaine mesure l'opposition de cette fraction de l'électorat au gouvernement Ayrault-Taubira;


(3) la Cour Constitutionnelle fédérale est encensée par certains milieux "souverainistes" français: elle a assorti sa validation du traité de Lisbonne de conditions qui imposent au gouvernement allemand de consulter le Parlement selon une procédure lourde, contraignante et paralysante pour la ratification de tout accord européen entraînant de nouvelles charges pour l'Allemagne ou des transferts de souveraineté de l'Etat allemand vers l'Union européenne. Heureusement, pour le moment, ça n'a rien changé, sinon les délais, et puis après ces juges, il y en aura d'autres. Le duc de Vendôme, Jean,  fils de l'actuel Comte de Paris et d'une princesse de Wurtemberg (titrée duchesse de Montpensier par le précédent Comte de Paris), s'est fait l'écho sur les ondes de Radio Courtoisie (où il est habituellement reçu avec obséquiosité par Henry de Lesquen qui lui donne très généreusement du "monseigneur"), de ce rôle des juges de Karlsruhe qu'il invite les institutions françaises à imiter. Il n'y a aucune contradiction entre le stato-nationalisme, le souverainisme relatifs des actuels juges de Karlsruhe et leur arrêt qui met en marche une nouvelle pompe aspirante de flux migratoires sud-nord. Il y a au contraire une parfaite cohérence entre les deux. La mise en avant de l'Etat-nation, sa promotion, vont de pair avec la bénédiction de l'immigration sud-nord pourvu que les personnes issues de ces flux puissent être relativement "intégrées". En France, il n'y a que Chevènement pour l'avoir compris. Plus il y aura d'immigrés en Allemagne, moins ce pays sera germanique (ce qui indiffère les prétendues élites), mais plus son poids démographique et géo-stratégique sera important. Les homologues chevènementistes des juges de Karlsruhe l'ont bien compris : à l'occasion d'une statistique mettant, cocorico, à l'honneur le "dynamisme" de la natalité "française" (mais ni gauloise ni franque), une personne de cette sensiblité suggérait que l'Etat français s'appuie sur cette donnée démographique pour exiger plus de sièges au Parlement européen par rapport à l'Allemagne. Les Etats-nations sont naturellement rivaux et concurrents, et d'autant plus passionnément qu'ils sont proches géographiquement (ils se sont constitués historiquement les uns contre les autres dans cet esprit et continueront à promouvoir d'abord les intérêts qui les opposent si une organisation supranationale ne les en empêche pas), et l'immigration est un enjeu permettant d'arbitrer les rapports de forces au bénéfice de ceux qui sont les plus accueillants. "Il n'est de richesses que d'hommes" disait le physiocrate Bodin;

(4) le noir est la couleur de la CDU/CSU et le jaune celle de son allié libéral dont le leader est le vietnamien Philip Rössler; le gouvernement Ayrault-Taubira aligne la Guyanaise Taubira, l'Antillaise Pau-Langevin, et la Franco-Marocaine Najet Vajaud-Belkacem, tandis que le gouvernement Merkel-Westerwelle ne peut aligner que le vietnamien catholique Philip Rössler. Une fois de plus, la supériorité de la Grande Nation est confirmée;

(5) Silvio Berlusconi, le plus grand homme d'Etat venu d'Italie depuis Cavour, est un des grands satans d'Arte; son retour possible au printemps MMXIII est un des scenarii cauchemars d'Arte, de France Culture et même d'une chroniqueuse pourtant encartée à l'UMP de cette station de radio (c'était sûrement la condition pour qu'elle soit chroniqueuse à France Culture, et devienne une caution pluraliste de cette station malgré son appartenance à l'UMP, Noëlle Lenoir); rappelons que l'UMP et le parti Popolo della Libertà de Silvio Berlusconi appartiennent tous les deux au Parti Populaire Européen.



jeudi 15 mars 2012

Arte Desinfo (nouvelle série) n°1 : une propagande sournoise

L'édition vespérale du 14 mars MMXII d''Arte Journal, émission de la
chaîne à financement, mais à financement seulement, franco-allemand,
était présentée par la très "classe" Léïla Kaddour Boudadi, qui nous
vient de la Diversité


La chaîne "européenne", qui n'a guère d'"européen" que les
contribuables qui la financent et le "e" de l'acronyme ARTE, se
distingue de ses consoeurs en ignorant l'accident tragique de car
scolaire survenu dans le Valais à des enfants qui retournaient en
Belgique après un séjour de neige en Suisse (sneeuwvakantie), et dont
plus de vingt ont perdu la vie avec leurs accompagnateurs adultes.
Sans doute ces victimes manquaient-elles d'exotisme pour présenter un
intérêt pour la chaîne encultureuse.


Arte Journal parvient à faire campagne pour la "gauche" et pour le
sieur Hollande en allant à la rencontre de "Français" typiques, en
l'occurence deux dames qui s'aiment (elles ont bien raison) : une
Espagnole et une ressortissante française prénommée Stéphanie. Ces
deux dames ont des enfants et revendiquent le droit au mariage et à
l'adoption (faire des enfants soi-même, c'est fatigant, et puis avec
l'adoption, on peut faire davantage dans l'exotisme...). Alors
Stéphanie espère ouvertement la victoire du candidat Hollande qui a
promis d'accorder le droit au mariage entre personnes de même sexe. Si
ça ne s'appelle pas du temps d'antenne mis gratuitement au service de
Hollande, comme peut-on appeler ça ?


Puis Arte se souvient qu'elle est une chaîne, disons
internationaliste. Comme il n'y a plus de Silvio Berlusconi à dénoncer
jour après jour (à propos de tremblements de terre, de noyés à
Lampedusa, de Rroms tristes etc...), on se rabat sur la Hongrie
gouvernée par Viktor Orban; on fait dire à un écrivain hongrois
"inquiet" (sic) que le chemin pris par le pays dont Sissi était reine
le ramène vers le "fascisme" (re-sic) du régime de l'Amiral Horthy.
Ca permet de donner quelques instants la chair de poule aux bobos
qui regardent Arte. Avant d'aller se coucher, il paraît que ça peut
faire du bien.


Tele Arte ment, Tele Arte ment,
En  français comme en allemand.

lundi 3 octobre 2011

Arte, chaîne de l'Ordre Moral et du cléricalisme ?

Lundi 3 octobre 2011, j'ai suivi l'édition de 19h d'Arte Journal, présentée par Jürgen Biehle et Marie Labory (orthographe incertaine du patronyme).

Comme à son habitude, Arte Journal s'en est pris à Silvio Berlusconi; la cible était cette fois sa vie privée. Arte Journal s'est réjoui d'une prétendue désaffection de l'Eglise catholique en Italie et de ses fidèles envers Il Cavaliere. On ne savait pas Arte si attachée à l'Ordre Moral et si soucieuse de l'opinion de l'Eglise catholique romaine. Arte Journal se réjouit de ce que le clergé catholique rejoigne les magistrats rouges de la Péninsule pour hâter la chute de la coalition de Silvio Berlusconi. C'est peut-être du "wishful thinking".  Arte Journal nous montre un curé de paroisse qui serait "soulagé" (sic) d'avoir pu en chaire dénoncer le comportement licencieux du Cavaliere dans sa vie privée (1).

 Pour ma part, je tiens Silvio Berlusconi pour l'homme d'Etat européen le plus admirable de son époque, et je vais vous dire pourquoi : premièrement parce qu'il a brisé un tabou (2) mis en place par les fusilleurs de 1943-1946 en sortant les prétendus néo-fascistes (3) de la léproserie politique dans laquelle les héritiers desdits fusilleurs les maintenaient depuis la victoire des "démocraties"; deuxièmement parce qu'il gouverne avec la Lega Nord (4) qui refuse la colonisation de peuplement de l'Europe par les suds du monde; troisièmement parce qu'il ne fête pas, ne célèbre pas la "libération" qui a marqué la victoire d'un camp sur un autre dans une guerre civile péninsulaire et européenne.

Les vraies raisons de l'aversion d'Arte envers Silvio Berlusconi résident non dans sa vie privée, mais dans la transgression de ces tabous. Arte hait Silvio Berlusconi pour les raisons qui me font l'admirer et l'aimer.

Vous en doutez encore ? Arte Journal du 3 octobre 2011 à 19h a enchaîné avec les soucis qu'ont certains étudiants étrangers non ressortissants de l'Union européenne qui, formés en France, refusent de retourner dans leurs pays pour faire bénéficier leurs compatriotes de l'éducation reçue dans l'Hexagone. On nous montre deux Nord-Africaines et une Afro-américaine. Arte est pour la fuite des cerveaux dans le sens sud-nord, pour le hold-up de la France et de l'Europe sur les talents des pays du sud du monde. Un collectif d'étudiants étrangers les défend dont Arte Journal fait la promotion en nous en révélant l'existence et donnant le micro à l'un des porte-parole. Il paraît que la Vrôôônse s'auto-punirait en ne permettant pas à ces étrangers de faire carrière dans l'Hexagone. Et pourquoi ? Parce que le méchant ministre de l'Intérieur voudrait "faire du chiffre", faire baisser les statistiques de l'immigration sud-nord, préoccupation qui, pour les directeurs de conscience d'Arte Journal, ne peut relever que d'immorales visées électoralistes. L'électeur hexagonal et européen ne doit pas avoir le droit, pour ces directeurs de conscience, de refuser les flux migratoires sud-nord. Il doit manger avec appétit sa tartine multiculturelle et pluriethnique, sans faire de grimance.

Jean-Marie Lallau


NOTES

(1) dans les années 1950, un curé de paroisse italien avait dénoncé comme pécheurs publics un couple dont la situation conjugale était problématique; l'homme visé par cette dénonciation avait poursuivi le curé, approuvé publiquement en cela par le leader du parti socialiste italien Pietro Nenni (cf. un éditorial de Jean Grandmougin sur Radio Luxembourg);

(2) professeur documentaliste dans le principal lycée public d'Etampes (91) au milieu des années 1990, je me souviens d'avoir été accosté par une collègue, épouse d'un militant socialiste, sur un marché de cette sous-préfecture de l'Essonne; elle voulait me vendre un journal dont le gros titre trahissait l'indignation devant la participation des prétendus néo-fascistes au gouvernement que Silvio Berlusconi venait de former; j'ai refusé d'acheter cette feuille, demandant à cette dame de me l'offrir, ce qui l'a offusqué; défendant le droit d'expression des révisionnistes, je passais pour un membre du Front National (dont je n'ai jamais eu la carte, ne partageant avec ce parti que le rejet du shoacentrisme et le refus de la colonisation de peuplement de l'Europe par les flux migratoires sud-nord) et était ciblé pour cette raison par les talibans de l'Education nationale, dont cette dame;

(3) le leader de ces "néo-fascistes" d'alors, Gianfranco Fini, a apporté ultérieurement la preuve par sa démagogie et son arrivisme excessif qu'il ne méritait pas, lui et quelques-uns de ses camarades, l'honneur que Silvio Berlusconi leur avait fait en 1994;

(4) j'apprécie chez la Lega Nord le refus des flux migratoires sud-nord massifs et l'absence de nationalisme lié à un Etat-nation. C'est tout. En 1994, la Lega s'est montrée démagogue en participant à la commémoration de la "libération" des "nazifascisti" le 25 avril pour faire pendant à l'intégration des prétendus "néo-fascistes" dans la coalition gouvernementale à la chute de laquelle elle a contribué à la fin de l'année 1994.

mercredi 23 mars 2011

In Memoriam (23 mars 1944)

Honte à Romano Prodi, à ses amis, ses héritiers (dont son ancienne collaboratrice Sylvie Goulart, ancienne présidente du Mouvement Européen-France, compagne de route du très sectaire Guy Verhofstadt), à la ch'aîne ARTE, à la Mémouare hémiplégique. Sans l'indéfendable attentat de la Via Rasella, il n'y aurait jamais eu les Fosses Ardeatines !

Partigiani assassini !


Ont été assassinés Via Rasella (Rome) le 23 mars 1944 :

Andergassen Karl, 30 ans,
Bergmeister Franz, 37 ans,
Dissertori Josef, 30 ans,
Eichner Georg, 31 ans,
Erlacher Jakob, 42 ans,
Fischnaller Friedrich, 41 ans,
Fischnaller Johann, 39 ans,
Frötscher Eduard, 31 ans,
Haller Vinzenz, âge non connu,
Kaspareth Leonhard, 29 ans,
Kaufmann Johann, 30 ans,
Matscher Anton, 31 ans,
Mittelberger Anton, 36 ans,
Moser Michael, 39 ans,
Niederstätter Franz, 36 ans,
Oberlechner Eugen, 35 ans,
Oberrauch Mathias, 43 ans,
Palla Paul, 28 ans,
Pescosta Augustin, 31 ans,
Profanter Daniel, 28 ans,
Raich Josef, 37 ans,
Rauch Anton, 33 ans,
Rungger Engelbert, 36 ans,
Schweigl Johann, 35 ans,
Seyer Johann, 39 ans,
Spiess Ignatz, 32 ans,
Spögler Eduard, 35 ans,
Stecher Ignatz, 32 ans,
Stedile Albert, 38 ans,
Steger Josef, 35 ans,
Tschigg Hermann, 32 ans,
Turneretscher Fidelius, 30 ans,
Wartbichler Josef, 36 ans.

Sept de leurs camarades sont morts plus tard des suites des blessures infligées lors de cet attentat.

Ont également perdu la vie :

Chiaretti Antonio (48 ans)
Zuccharetti Pietro (13 ans), décapité par l'explosion.

Les assassins de ces hommes et de cet enfant étaient volontaires pour les tuer, ce que n'étaient aucune des victimes de ce crime qui, s'il a supprimé des vies, a été sans influence sur l'issue ultime de la guerre.

Les assassins de ces hommes et de cet enfant ont été honorés après la guerre pour leur crime dont les conséquences ont été les représailles des Fosses Ardéatines et, un demi-siècle plus tard, la condamnation irrégulière et l'incarcération du capitaine Erich Priebke, né en 1913, mort prisonnier des héritiers des "partigiani" fusilleurs de 1943-1946.


Au milieu des années 1990, un tribunal militaire italien avait rendu une sorte d'ordonnance de non lieu à l'égard du capitaine Priebke. Il s'ensuivit une campagne hystérique au cours de laquelle on vit le président du Conseil italien de l'époque, Romano Prodi, prendre part à une manifestation de rue pour protester contre la décision de ce tribunal militaire. Cette attitude insensée aurait dû disqualifier Romano Prodi et l'écarter de tout mandat européen. Le jour où ses alliés communistes quittèrent son gouvernement et mirent fin à sa présidence du Conseil, Romano Prodi fut pourtant repêché comme président de la Commission de l'Union européenne. Romano Prodi retrouva le Palais Chigi (qui est à Rome ce que l'Hôtel de Matignon est à Paris) pour deux ans de 2006 à 2008. Les médiats lui étaient généralement très favorables opposant le sage "professore" au richissime et flamboyant Cavaliere, oubliant au passage l'appui de Georges Sörös, incomparablement plus riche en milliards qu' Il Cavaliere, à Romano Prodi.


N'oublions pas ! N'abandonnons pas !

mardi 1 mars 2011

Arte Desinfo : Arte, ou la c'Haîne kebab

Samedi 21 mars 2009, l'édition vespérale d'Arte (Des)Info
est présentée par le souriant Jürgen Biehle, qui ressemble
à Nestor, de Moulinsart, en plus rond et plus souriant.
La version en français de l'édition est émaillée d'au moins
deux erreurs factuelles : le Premier ministre d'Israël serait
déjà Bibi Netanyahou (faux : le P.M. reste Ehud Olmet,
Bibi étant "formateur", comme on dit en Belgique; le
vice-chancelier du gouvernement fédéral allemand se
prénommerait Karl-Heinz (comme Stockhausen), c'est
faux, il se prénomme Frank Walter. Une fois sur deux,
le réalisateur d'Arte (Des)Info se nomme Mohamed
Hassani, ça fait très "chaîne de la diversité", mais
comme "franco-allemand", on pourrait faire mieux...
En ce début de printemps, la chaîne de la diversité
à financement, mais à financement seulement,
franco-allemand, nous invite à une croisière
d'indignation, en Toscane, à Lucques. Figurez-
vous que la municipalité lucquoise à interdit
l'implantation de nouvelles gargottes à kébab
dans le Centre Ville historique. L'interdiction
porte donc sur de nouvelles implantations, et
non sur les multiples gargottes existantes,
et ne doit s'appliquer que sur un secteur
géographique limité : le Centre Ville
historique.


Mais les directeurs de conscience de la
chaîne de la diversité financée malgré eux
par les contribuables des Gaules et des
Allemagnes sont indignés et peinés : le
kébab, c'est bon; l'immigration d'Asie
Mineure, c'est une bénédiction
. La
préservation du caractère architectural,
culturel, culinaire d'un Centre historique
d'une ville d'Europe est un alibi pour
couvrir le péché de xénophobie. Arte
(Des)Info tente de ridiculiser les
partisans de cette initiative et se
console en annonçant que quelques
centaines de consommateurs
masochistes sont allés s'attabler
dans les gargottes à kébab
pré-existantes du Centre Ville pour
protester contre l'interdiction d'en
installer de nouvelles. Beurk !...
Ce qui contrarie Arte (Des)Info et
ses complices locaux, c'est la
référence à l'ethnicité sur laquelle
se fonderait cette limitation à
la prolifération des gargottes à
kébab. Mais c'est un emprunt à
la langue anglaise : dans l'équivalent
des "pages jaunes" des annuaires
téléphonique, on trouve répertoriés
les restaurants français, chinois,
japonais, turcs, italiens et même
végétariens, dans la rubrique
"ethnic food restaurants".


Je serais très content qu'on
limite à l'existant les gargottes à
kébab du centre de Paris et tout
particulièrement du Quartier
Latin et des abords de St Séverin.
Quand je débarque dans ma ville
natale de Chauny, je souhaiterais
que les 12 ou 15 gargottes à kébab
qu'on y trouve fassent place ici à
une créperie, là à un restaurant
indien proposant un thali végétarien,
là encore une pataterie, là un
restaurant de spécialités picardes.
Ca laisserait encore au moins dix
gargottes à kébab dans la cité des
Singes.

jeudi 24 février 2011

Arte Desinfo : subversion humanitaire : Arte à Lampedusa dès janvier 2009

Samedi 24 janvier MMIX, avant-dernier jour de la présentation d'Arte
(Des)Info par Jürgen Biehle pour la semaine en cours. Une semaine sans
William Irigoyen, ça fait quand même du bien !


L'édition de 19h45 s'ouvre sur une sorte de mutinerie, présentée comme
spontanée, de personnes retenues dans un camp de rétention sur l'île
de Lampedusa, relevant de l'Italie, et située entre Malte et la
Tunisie.


La spontanéité de la révolte est douteuse : un des ses porte-parole
s'exprime dans un italien très compréhensible, alors que les mutins
sont présentés comme originaires du Maghreb, arrivés très récemment.
On ne rappelle pas qu'ils se sont introduits de force, et
illégalement, sur une île européenne pour ne pas que soit relevé
qu'ils ont à nouveau recours à la force pour rester en Europe, et
n'admettent aucune résistance à leur détermination à repeupler
l'Europe.



Arte (Des)Info essaie de nous faire croire que la mutinerie des
Maghrébins échoués et detenus à Lampedusa aurait le soutien des
habitants autochtones de l'île. Arte (Des)Info nous emmène en bateau
avec ces boat-people : les habitants européens de Lampedusa souhaitent
être débarrassés de la présence de ces envahisseurs par le transfert
de ceux-ci vers le Continent, et plus au Nord : des pancartes brandies
par d'apparents naturels de Lampedusa l'indiquent clairement. Comme on
ne se donne pas les moyens de les renvoyer, de gré ou de force, d'où
ils viennent et où ils auraient dû rester, que la Conscience
Universelle empêche qu'on les renvoie en mer, eh bien, les
Lampedusiens demandent à ne pas être les seuls Italiens et Européens à
devoir supporter la cohabitation avec ces envahisseurs.



Et Arte (Des)Info, qui, durant l'été 2004, nous a joué la comédie des
boat-people du Cap Anamur prétendument du Darfour, et qui étaient en
réalité majoritairement d'Afrique occidentale, profite de cette émeute
pour s'en prendre à une de ses bêtes noires les plus constantes :
Silvio Berlusconi, qui a promis aux habitants de Lampedusa de les
indemniser des destructions perpétrées par ces protégés de la CIMADE,
du CCFD et d'Arte réunis. Ce qu'Arte voudrait conduire son public à
penser, c'est que ces envahisseurs ont droit à être admis à séjourner
en Europe comme ils le veulent, puis à être "intégrés", c'est-à-dire
éventuellement à devenir vos voisins de quartier, voire d'immeuble, à
faire venir auprès d'eux leur famille, leurs conjoints actuels ou
futurs, à devenir vos gendres. Et à penser que c'est là une réparation
que l'Europe doit bien au "sud" du monde, et un bienfait. Arte (Des)
Info, n'est pas une chaîne franco-allemande, sinon par le financement.
Son inspiration vient d'ailleurs.

dimanche 20 février 2011

Arte Desinfo : coassements politiquement corrects

Arte Journal a succédé à Arte Info.

Voici comment, en juillet 2004, Willian Irigoyen présentait
 l'actualité sur Arte (Des)Info :


Télé Arte ment, Télé Arte ment,
En français comme en allemand.
A faire téchouva, chaque jour elle nous invite,
Ce faisant, plus que notre mépris, elle mérite
.


Le présentateur francophone d' Arte Info du 3 juillet 2004, William
Irigoyen
, était très à son aise.


L'émission s'ouvrait sur la démission du ministre italien des
Finances, issu de Forza Italia, le parti fondé par Silvio Berlusconi,
qui est un des ennemis publics numéro un, ex aequo avec quelques
autres, de la chaîne encultureuse Arte.


Après les coassements anti-berlusconiens habituels, on eut droit à une
démolition de la politique du ministre démissionnaire.
Le plus significatif est venu un peu après. Arte Info expliquait que
cette démission était intervenue sous la pression d'un des partis de
la coalition gouvernementale. Lequel ? Selon Arte Info, il s'agit de
"l' Alliance Nationale, néo-fasciste".


A quoi donc a servi à Gianfranco Fini, vice-président du Conseil et
dirigeant de ce parti, d'aller faire ses dévotions dans l'antre de Yad
Vashem, de se séparer de la petite-fille du Duce, de faire des ronds
de jambe à Shimon Peres, de proposer le droit de vote des étrangers
non Européens ?


A rien : pour les talibans du Politiquement Correct qui sévissent à la
rédaction d'Arte, Fini et son parti sont à jamais des néo-fascistes,
quoi qu'ils fassent; aucun de leurs reniements n'y changera quoi que
ce soit.

Au cours de l'automne 2010, cependant, comme on attendait de
Gianfranco Fini qui s'était séparé du nouveau parti de Silvio
Berlusconi et avait fondé le sien propre (Futur et Liberté pour
l'Italie), certains comme Daniel Cohn-Bendit, ont paru considérer
qu'en provoquant la chute du gouvenement Berlusconi, Gianfrano
pouvait faire un pas de plus vers une respectabilité historique.
Fort heureusement, il n'en a rien été et Il Cavaliere a une
nouvelle fois franchi l'obstacle à la frustration de Gianfranco
Fini.
Ce faisant, Arte se situe, en matière de monomanie antifasciste,
au-delà des anciens communistes italiens.
 En 2000, lors de la grande campagne hystérique contre la
participation au gouvernement autrichien du Parti libéral FPÖ de Jörg
Haider, le gouvernement italien était dirigé par Massimo d'Alema, un
ancien communiste. Le Chancelier autrichien, Wolfgang Schüssel, un
démocrate-chrétien, défendant son droit de gouverner son pays avec qui
lui convenait, rappelait qu'en 1994, le parti de Gianfranco Fini avait
participé au gouvernement italien, sans que l'Italie soit frappée des
sanctions appliquées six ans plus tard à l'Autriche.
Massimo d'Alema avait alors protesté, alléguant qu'Alleanza Nazionale
n'avait plus rien à voir avec le fascisme, néo ou paléo, ou un
quelconque extrêmisme.


La ch'Haine Arte est plus enragée que les anciens communistes
italiens : pour elle, un ex-communiste est bel et bien un ex-communiste :
plus aucune filiation avec Staline, les répressions de Berlin-Est,
de Poznan, de Budapest ou de Prague ne saurait entâcher l'honorabilité
d'un parti issu d'un parti communiste qui a changé de nom, et sa
vocation à gouverner. Par contre, pour la chaîne encultureuse, anciens
ou néo-fascistes sont, et seront à jamais, des fascistes, des
extrêmistes de droite, même si, dès 1979, ils ont voté pour porter
Simone Veil à la présidence du premier Parlement européen élu au
suffrage universel direct.


"Si la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie" (Jacques Prévert)

mercredi 16 février 2011

Pour ne pas oublier : l'odyssée du Cap Anamur sur Arte (juillet 2004)

La présentatrice d'Arte Info de ce jour, mardi 6 juillet 2004, est
Nathalie George(s).


Son patron, Gérard Saint-Paul, chef de la rédaction, est parvenu à
faire d'une pierre, deux coups : avec un seul sujet, réaffirmer deux
obsessions de la chaîne encultureuse Arte : la malfaisance du
gouvernement Berlusconi, et le droit des peuples des anciennes
colonies à faire de l'Europe leur colonie de peuplement.


Le sujet a trait à l'odyssée d'un cargo battant pavillon allemand, qui
serait affrêté par une organisation non gouvernementale, naviguant en
Méditerranée. Ce navire a recueilli des Africains qui prétendent venir
de la région du Darfour dans l'est du Soudan. Si cette prétention
correspond à une réalité, ils ont dû transiter par un pays ayant une
façade maritime. Au lieu de ramener ces Africains sur les côtes d'où
ils se sont embarqués dans l'intention d'entrer en Europe, le Cap
Anamur tente de les imposer à l' Italie.


Evidemment, les autorités italiennes refusent de laisser le navire
entrer dans leurs eaux territoriales pour y débarquer ses passagers
illégaux qu' on-n'a-pas-le-droit-d'appeler-des-envahisseurs.
Indignation du capitaine du Cap Anamur : "je devrais pouvoir débarquer
dans n'importe quel port européen sans que les autorités s'en mêlent";
comme le Cap Anamur ne s'éloigne pas, des vedettes s'approchent et un
avion de reconnaissance survole le navire : nouveau cri d'indignation
du capitaine qu'on ne savait pas si chatouilleux sur les questions de
droit : "nous sommes pourtant encore dans les eaux internationales !"
les gardes-côtes italiens se tenant prêts à intervenir en cas
d'approche du Cap Anamur, le capitaine expose sa doctrine en matière
de colonisation de peuplement de l' Europe par d'anciennes colonies :
"c'est une réaction totalement inadéquate à un problème humanitaire";
autrement dit : la politique d'immigration doit être déléguée aux
organisations non gouvernementales à prétention humanitaire.
A aucun moment, Arte n'envisage que le Cap Anamur puisse et doive
reconduire ces Africains candidats à l'immigration en Europe sur les
côtes d'où ils se sont embarqués : les populations de ce qu'on a
appelé naguère le Tiers-Monde ont un droit imprescriptible à venir
faire de l' Europe leur colonie de peuplement; c'est le message qu'
Arte, avec l'argent des télespectateurs français et allemands qui
acquittent une redevance, entend faire passer auprès du public.


In fine, Arte rassure son public : les gouvernements italien et
allemand seraient en discussion pour que le Cap Anamur puisse
débarquer ses passagers en Italie, ou à Malte; le chantage à habillage
humanitaire aura donc payé, un précédent aura été créé, et vous aurez
peut-être le privilège de croiser dans vos rues, dans vos quartiers,
ces gens entrés de force (mais il est interdit de les qualifier
d'envahisseurs sous peine de poursuites pour incitation à la haine
raciale, à la discrimination etc... en vertu des lois de la
ripoublique française) chez nous : tant Malte que l' Italie
appartiennent à l' Union européenne, n'est-ce pas ?
 
 
Télé Arte ment, Télé Arte ment,
En français comme en allemand.
A faire téchouva, chaque jour elle nous invite,
Ce faisant, plus que notre mépris, elle mérite.

 
"Si la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie" (Jacques Prévert)

Arte Desinfo : du Cap Anamur à Lampedusa, en passant par Berlin

La récente (mi-février 2011) arrivée massive de prétendus réfugiés
tunisiens sur l'île de Lampedusa et son traitement médiatique rappellent
dans une certaine mesute le traitement accordé par la chaîne Arte à
l'affaire du Cap Anamur durant l'été 2004.

Pourquoi parler d' Arte Desinfo ?

L'explication ci-après est dédiée aux visiteurs anglophones de ces pages.


Through "Arte Desinfo", we expose the exercises in mesinformation and
desinformation of the TV channel Arte.

This so-called "cultural" channel is funded with the money of German
and French tax-payers.

Our money is used to spread a guilt culture among the European public
:

1) obsession about what is called the Shoah to which Arte gives a
central position in History and in its political analysis;

2) extreme pro-immigration stand : the rest of the world should be
free to settle in Europe, especially people coming from countries
which have been, or could have been under the colonial rule of a
European country;

3) misuse of the notion of racism : any attempt to resist the flux of
non European immigration to our countries is labelled "racist";

4) political conditioning through semantics : left-wing parties are
called by their names : socialists, social-democrats, greens and so
on; their nominal opponents are all put in the same bag with the label
"conservatives"; their real opponents are demonized as "populists", or
"far-right.

================================================== =============
Simone von Stosch présentait Arte Info du 12 juillet 2004

Selon Arte Info, le 37 "boat people" recueillis par Cap Anamur (et non
reconduits par celui-ci vers leur port de départ) ont été autorisés à
débarquer en Sicile, et non en Italie continentale, comme précedemment
annoncé. Les lobbies à couverture humanitaire et Arte entretiennent
toujours l'incertitude sur la provenance de ces Africains : "la
plupart" viendraient du Darfour, contrée sans façade maritime; ils ont
bien dû transiter par un pays africain tiers où Cap Anamur aurait pu
les reconduire, puisqu'il paraît qu'ils avaient fait naufrage. Le but
de toute cette affaire était de créer un gros coup médiatique et un
précédent, et si possible un précédent mettant l'actuel gouvernement
italien, véritable bête noire de certains médiats, dont Arte au
premier rang, en difficulté. La subversion humanitaire a remporté la
victoire : les 37 ont pu débarquer sur le territoire italien. C'est un
signal que d'autres auront bien reçu. Gageons que la Méditerranée va
connaître une augmentation de candidats au naufrage, naviguant du sud
vers le nord, et que des bâteaux affrêtés par des organisations
privées dites ONG, silloneront la mer pour les recueillir, si
toutefois ils ne se donnent pas rendez-vous. C'est plus pratique ! Des
pressions seront exercées sur les pays de la rive nord de la
Méditerranée pour que ces gens soient inconditionnellement accueillis,
et toute résistance sera dénoncée, avec des références à
l'inexistante (hélas !) Forteresse Europe, au caractère prétendûment
inadéquat, anachronique, contraire à la "modernité", qu'au XXIème
siècle, il y ait encore des gouvernements qui osent contrarier des
organisations humanitaires qui veulent faire cadeau à l'Europe d'un
peu de la misère du monde.Les opinions publiques amènent les
gouvernements à faire ainsi "de la résistance" ?
Les médiats, dont Arte, conditionneront les opinions publiques pour
les "retourner", à grands coups de culpabilisation "à l'estomac". Il
est urgent de relire "Le camp des Saints", de Jean Raspail.
Le prochain "os à ronger" que les médiats, et peut-être Arte,
jetteront au public, aura vraisemblablement trait aux suites
judiciaires de l'arrestation du dirigeant de Cap Anamur, et du
capitaine Elias Bierdel; ces malfaiteurs ont en effet été inculpés
pour aide à l'immigration clandestine en Italie. La Conscience
Universelle
, relayée par les médiats de type Arte, se commettra
avocate d'office.

Le Cap Anamur est un cap turc; c'est le nom qu'a pris une association
basée en Allemagne, qui avait affrêté un bateau du même nom pour
recueillir les candidats africains à l'immigration vers l'Europe et contraindre
les pays de la rive nord de la Méditerranée, et en premier lieu l'Italie, à
les accueillir et plus tard, probablement aussi, à les "intégrer", quel qu'en
soit le coût : quand on aime, on ne compte pas, c'est bien connu, surtout
s'il s'agit d' être généreux avec ce qui n'est pas à soi.

Bien sûr, Arte Info a évoqué l'avancement des travaux du Mémorial de
l'Holocauste à Berlin. Avoir un Yad Vashem près de chez soi, le pied !
C'est Monsieur Delanoë qui va envier Monsieur Vovereit, le bourgmeste
regnant de Berlin (majorité municipale socialo-communiste, comme à
Paris; avec ou sans les Verts, je l'ignore). Il risque de ne pas
s'écouler beaucoup de temps avant que d'autres villes européennes ne
se dotent d'un machin aussi hideux. L'émulation dans la complaisance
envers la Mémouare.


Télé Arte ment, Télé Arte ment,
En français comme en allemand.
A demander pardon, chaque jour elle nous invite,
Ce faisant, plus que notre mépris, elle mérite.

dimanche 13 février 2011

W Il Cavaliere

En réponse à un message de Bruno Frappat sur le site de La Croix (7 octobre 2009) :


Je ne suis pas du tout d'accord avec l'Esprit Frappat.

 Il Cavaliere (Silvio Berlusconi) est l'homme politique européen que j'admire le plus.

 Il y a des signes qui ne trompent pas : l'ignoble chaîne à financement, mais à financement seulement..., franco-allemand, Arte, consacre des rubriques régulières sur Arte (Des)Info à la démolition du président du Conseil italien et de son gouvernement. C'est normal : Il Cavaliere a transgressé deux tabous : (1) en 1994, il a sorti le Mouvement Social Italien de la léproserie politique dans laquelle les fusilleurs de 1943-1946 le confinaient depuis plus d'un demi-siècle (depuis, ce mouvement a fait sa mue et son leader est même allé faire allégeance au mémorial de Yad Vashem); (2) il compte dans sa majorité mes amis de la Ligue du Nord qui fait de la résistance à la colonisation de peuplement de l'Europe par les suds du monde.

 Il y a une autre raison de préférer Silvio Berlusconi à ses adversaires : il a eu pour prédécesseur et successeur un certain Romano Prodi, ami du mult-millardaire Georges Sörös; je tiens Romano Prodi pour un sale type politique : en 1995, il est descendu dans la rue pour protester contre une sorte d'ordonnance de non lieu rendue par un tribunal militaire italien au bénéfice d' Erich Priebke, l'officier allemand qui avait dû gérer les représailles appelées par l'"héroïque" attentat de la Via Rasella par lequel les libertadors de 1944 avaient tué ou estropié à vie des soldats allemands par l'explosion d'une bombe dissimulée dans une poubelle. Jamais ce type n'aurait dû être nommé à la présidence de la Commission européenne, ni revenir à la tête du gouvernement italien d'où ses amis communistes l'avaient débarqué avant son repéchage à Bruxelles. On ne peut pas comparer Il Cavaliere au mari de Mme Bruni : il n'y a pas de Lega Nord en France (sinon, j'y prendrais ma carte) et il n'y a pas de résistance tolérée à la colonisation de peuplement.

Jean-Marie Lallau

A quoi l'Esprit Frappat à répondu par le commentaire : "C'est clair, sinistrement clair".