J'apprends de deux sources (1) le psychodrame politico-médiatique
provoqué par une proposition du VB relative aux épurés de l'après-
guerre, aux méfaits qui leur étaient imputés par leurs ennemis
politiques et aux dommages durables et disproportionnés subis par les
victimes de cette répression et leurs descendants, et aux réparations
que les injustices d'il y a deux tiers de siècle appellent.
Je garde présent à l'esprit que je ne suis pas ressortissant de l'Etat
belge (2), mais Européen d'abord puisque c'est à travers une des
acceptions de ce terme (3) que m'identifient les protégés du MRAP, du
MRAX, de SOS Désir, de la CIMADE et autres associations de
malfaisants.
Je ne suis pas juge, je ne suis pas historien, mais en tant
qu'observateur doté d'une mémoire, je ne peux éviter de mesurer le
mouvement en arrière de la concience politico-médiatique...Franphoconne
en Belgique en l'espace de trente-cinq ans environ.
Au milieu des années 1970, une proposition proche de celle des
sénateurs VB avait été avancée par un, ou des mandataires CVP. La
réaction n'avait pas du tout été la même : une élue bruxelloise du
FDF, qui s'appelait Mme Verdin me semble-t-il, estimait que "trente
ans après", on ne pouvait tout de même plus juger de ces questions
comme dans l'immédiat après-guerre. C'était du temps où Valéry Giscard
d'Estaing pouvait supprimer la commémoration nationale de la
"Victoire" (sic) du Huit Mai 1945. Des journaux francophones du type
Le Rappel, Vers l'Avenir, voire peut-être La Dernière Heure de M.
Brébart pouvaient fustiger les "super-patriotes rouges" possédés par
la rage resistantialiste et épuratrice, comme le professeur Perin
"rouge...de colère" au cours du débat ayant suivi le dépôt de cette
proposition qui fut rejetée.
35 ans plus tard, il n'y a plus de Madame Verdin, et le MR dont le FDF
est une des composantes hurle avec les loups, le sieur Reynders
évoquant l'origine "extréme-droite" de la proposition de 2011. Il
ferait bien de ne pas employer cette référence : dans ses meilleures
heures des années 1960, son parti a comporté une aile que certains
polémistes ont classé à l'extréme-droite (terme vague du champ lexical
de la polémique, appellation non contrôlée).
Plus on s'éloigne des évènements de la Seconde Guerre Mondiale, plus
la Mémouare phagocyte l'Histoire. Sur un forum de La Libre, un
internaute qualifie sans être censuré le VB de parti néo nazi (4).
De façon incompréhensible, l'accueil fait à une proposition d'amnistie
très souhaitable et bien tardive révèle un clivage communautaire
factice : je ne peux pas croire que la classe politico-médiatique
Franphoconne représente le pays réel des régions concernées. Groen se
déconsidère à mes yeux en se joignant à la dénonciation
"unanime" (sic) des Franphocons.
Vive l'amnistie ! Non aux Fisséfilles (spirituels) des tondeurs de
femmes, lyncheurs de prisonniers de guerre et fusilleurs de 1944 et
des années suivantes.
NOTES
(1) le JT méridien de la RTBF relayé par TV5Monde en début d'après-
midi du 13/05/2011 et le site de LaLibre;
(2) je suis seulement originaire de la Gallia Belgica de César, natif
de Chauny, commune jumelée avec Andenne qu'administre le sinistre,
dans tous les sens du terme, Claude Eerdekens;
(3) les Nord-Africains disent "Gaouri" (pluriel : "Gwères"), les Turcs
disent "Gevür", et les Négro-Africains "Toubab" ou "Babtou" en verlan;
ces mots désignent une catégorie ethnique que je traduis par Européen
(je ne peux pas dire "Français", parce qu'ils le sont aussi, pour la
plupart);
(4) il n'a donc pas vu Filip Dewinter visiter la ville d'Ashkelon avec
une délégation de l'"Alliance des partis européens pour la Liberté et
les droits civils" dont le VB est membre, et être reçu par le maire de
la ville et un représentant de Manhigut-Yehudit, une des factions du
Likoud.
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dimanche 15 mai 2011
vendredi 15 avril 2011
Quand on dépasse les bornes, il n'y a plus de limites
L'année 2010 a vu le Saint-Siège accepter la démission de Mgr Roger Vangheluwe, évêque de Bruges, convaincu (?) d'abus sexuels (?) sur des mineurs d'âge. Mgr Vangheluwe a du quitter la Belgique et est hébergé dans une communauté de la région Centre-Val de Loire.
Il a tout récemment donné un entretien à une chaîne de télévision flamande dans laquelle il exprime ses regrets, son incompréhension devant ce qu'il considère comme des égarements.
Devant la caméra, il n'a pas l'air accablé. Et c'est selon moi une bonne nouvelle : il s'est exilé, on lui a retiré sa charge, il est poursuivi, que voudrait-on de plus ?
Un député socialiste flamand, un dénommé Renaat Landuyt, élu de la province de Flandre Occidentale, dont Bruges est le chef-lieu, demande que Roger Vangheluwe soit privé de sa pension mensuelle de 2800 euros.Oui, 2800 euros. Simple certifié en documentation, je touche un salaire mensuel supérieur à ce montant très modique.
Roger Vangheluwe a occupé pendant vingt-cinq ans la charge d'évêque. Il a droit à une pension. Si le droit à pension est conditionné à l'absence de dossier disciplinaire (en l'occurence au sein de l'Eglise de Belgique) et de dossier pénal, on a dépassé certaines bornes et, comme disait le Sapeur Camember (cité, me semble-t-il, par Georges Pompidou), quand on a dépassé les bornes, y'a plus de limites. Vais-je toucher une pension ? Après tout, je suis professeur documentaliste dans une institution régie par une loi d'orientation (Jospin, puis Fillon) qui assigne à cette institution la promotion des "valeurs de la République"; or, en dehors du cadre professionnel j'exprime et même j'exhale mon incroyance dans lesdites valeurs. Si on suit la logique de Renaat Landuyt, je suis un pécheur contre les valeurs humanistes (en Belgique francophone, le parti chrétien-social s'est déconfessionnalisé et rebaptisé -si on peut dire- "démocrate humaniste"), et on ne voit pourquoi des actifs paieraient pour le salopard que je suis. Puis ce sera la Mutuelle qui ne remboursera plus les dépenses de santé. Le boycott, la mise à l'index, ça peut aller loin.
De plus, mon dernier supérieur hiérarchique est un camarade de Renaat Landuyt : il est le Premier secrétaire de la section du P.S. (français) de Palaiseau (91) où le Collège dont il est le Principal est implanté. Un triste sire, un [autocensuré]. Lui aussi, il entend frapper au portefeuille des gens qu'il a "dans le nez" : en novembre dernier, je tombe malade et ne suis pas en mesure d'assurer mon service, ce qui ne m'est que très exceptionnellement arrivé; je m'absente un premier jour, puis un second, attendant de voir si le troisième jour je pourrais reprendre mes activités ou si je devrais consulter un médecin; le Principal et camarade Premier secrétaire me téléphone à mon domicile le matin du deuxième jour pour me demander si je suis muni d'un arrêt de travail médical; je lui réponds par la négative, lui rappelant qu'il existe une coutume qui veut que les absences pour raisons de santé de moins de trois jours sont tolérées sans arrêt de travail médical, sur simple demande d'autorisation d'absence rétroactive. Le bonhomme me répond qu'il n'est pas lié par cette coutume, et s'adresse immédiatement au Rectorat, qui obtempère, pour me faire perdre deux jours de salaire pour "service non fait". Le troisième jour je suis allé consulter un médecin qui a spontanément considéré que je ne pouvais reprendre mes activités avant quelques jours. Mais notre camarade humaniste a pu savourer son plaisir de m'avoir fait perdre deux trentièmes de traitement. Le [autocensuré] !
Il a tout récemment donné un entretien à une chaîne de télévision flamande dans laquelle il exprime ses regrets, son incompréhension devant ce qu'il considère comme des égarements.
Devant la caméra, il n'a pas l'air accablé. Et c'est selon moi une bonne nouvelle : il s'est exilé, on lui a retiré sa charge, il est poursuivi, que voudrait-on de plus ?
Un député socialiste flamand, un dénommé Renaat Landuyt, élu de la province de Flandre Occidentale, dont Bruges est le chef-lieu, demande que Roger Vangheluwe soit privé de sa pension mensuelle de 2800 euros.Oui, 2800 euros. Simple certifié en documentation, je touche un salaire mensuel supérieur à ce montant très modique.
Roger Vangheluwe a occupé pendant vingt-cinq ans la charge d'évêque. Il a droit à une pension. Si le droit à pension est conditionné à l'absence de dossier disciplinaire (en l'occurence au sein de l'Eglise de Belgique) et de dossier pénal, on a dépassé certaines bornes et, comme disait le Sapeur Camember (cité, me semble-t-il, par Georges Pompidou), quand on a dépassé les bornes, y'a plus de limites. Vais-je toucher une pension ? Après tout, je suis professeur documentaliste dans une institution régie par une loi d'orientation (Jospin, puis Fillon) qui assigne à cette institution la promotion des "valeurs de la République"; or, en dehors du cadre professionnel j'exprime et même j'exhale mon incroyance dans lesdites valeurs. Si on suit la logique de Renaat Landuyt, je suis un pécheur contre les valeurs humanistes (en Belgique francophone, le parti chrétien-social s'est déconfessionnalisé et rebaptisé -si on peut dire- "démocrate humaniste"), et on ne voit pourquoi des actifs paieraient pour le salopard que je suis. Puis ce sera la Mutuelle qui ne remboursera plus les dépenses de santé. Le boycott, la mise à l'index, ça peut aller loin.
De plus, mon dernier supérieur hiérarchique est un camarade de Renaat Landuyt : il est le Premier secrétaire de la section du P.S. (français) de Palaiseau (91) où le Collège dont il est le Principal est implanté. Un triste sire, un [autocensuré]. Lui aussi, il entend frapper au portefeuille des gens qu'il a "dans le nez" : en novembre dernier, je tombe malade et ne suis pas en mesure d'assurer mon service, ce qui ne m'est que très exceptionnellement arrivé; je m'absente un premier jour, puis un second, attendant de voir si le troisième jour je pourrais reprendre mes activités ou si je devrais consulter un médecin; le Principal et camarade Premier secrétaire me téléphone à mon domicile le matin du deuxième jour pour me demander si je suis muni d'un arrêt de travail médical; je lui réponds par la négative, lui rappelant qu'il existe une coutume qui veut que les absences pour raisons de santé de moins de trois jours sont tolérées sans arrêt de travail médical, sur simple demande d'autorisation d'absence rétroactive. Le bonhomme me répond qu'il n'est pas lié par cette coutume, et s'adresse immédiatement au Rectorat, qui obtempère, pour me faire perdre deux jours de salaire pour "service non fait". Le troisième jour je suis allé consulter un médecin qui a spontanément considéré que je ne pouvais reprendre mes activités avant quelques jours. Mais notre camarade humaniste a pu savourer son plaisir de m'avoir fait perdre deux trentièmes de traitement. Le [autocensuré] !
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