L'année 2010 a vu le Saint-Siège accepter la démission de Mgr Roger Vangheluwe, évêque de Bruges, convaincu (?) d'abus sexuels (?) sur des mineurs d'âge. Mgr Vangheluwe a du quitter la Belgique et est hébergé dans une communauté de la région Centre-Val de Loire.
Il a tout récemment donné un entretien à une chaîne de télévision flamande dans laquelle il exprime ses regrets, son incompréhension devant ce qu'il considère comme des égarements.
Devant la caméra, il n'a pas l'air accablé. Et c'est selon moi une bonne nouvelle : il s'est exilé, on lui a retiré sa charge, il est poursuivi, que voudrait-on de plus ?
Un député socialiste flamand, un dénommé Renaat Landuyt, élu de la province de Flandre Occidentale, dont Bruges est le chef-lieu, demande que Roger Vangheluwe soit privé de sa pension mensuelle de 2800 euros.Oui, 2800 euros. Simple certifié en documentation, je touche un salaire mensuel supérieur à ce montant très modique.
Roger Vangheluwe a occupé pendant vingt-cinq ans la charge d'évêque. Il a droit à une pension. Si le droit à pension est conditionné à l'absence de dossier disciplinaire (en l'occurence au sein de l'Eglise de Belgique) et de dossier pénal, on a dépassé certaines bornes et, comme disait le Sapeur Camember (cité, me semble-t-il, par Georges Pompidou), quand on a dépassé les bornes, y'a plus de limites. Vais-je toucher une pension ? Après tout, je suis professeur documentaliste dans une institution régie par une loi d'orientation (Jospin, puis Fillon) qui assigne à cette institution la promotion des "valeurs de la République"; or, en dehors du cadre professionnel j'exprime et même j'exhale mon incroyance dans lesdites valeurs. Si on suit la logique de Renaat Landuyt, je suis un pécheur contre les valeurs humanistes (en Belgique francophone, le parti chrétien-social s'est déconfessionnalisé et rebaptisé -si on peut dire- "démocrate humaniste"), et on ne voit pourquoi des actifs paieraient pour le salopard que je suis. Puis ce sera la Mutuelle qui ne remboursera plus les dépenses de santé. Le boycott, la mise à l'index, ça peut aller loin.
De plus, mon dernier supérieur hiérarchique est un camarade de Renaat Landuyt : il est le Premier secrétaire de la section du P.S. (français) de Palaiseau (91) où le Collège dont il est le Principal est implanté. Un triste sire, un [autocensuré]. Lui aussi, il entend frapper au portefeuille des gens qu'il a "dans le nez" : en novembre dernier, je tombe malade et ne suis pas en mesure d'assurer mon service, ce qui ne m'est que très exceptionnellement arrivé; je m'absente un premier jour, puis un second, attendant de voir si le troisième jour je pourrais reprendre mes activités ou si je devrais consulter un médecin; le Principal et camarade Premier secrétaire me téléphone à mon domicile le matin du deuxième jour pour me demander si je suis muni d'un arrêt de travail médical; je lui réponds par la négative, lui rappelant qu'il existe une coutume qui veut que les absences pour raisons de santé de moins de trois jours sont tolérées sans arrêt de travail médical, sur simple demande d'autorisation d'absence rétroactive. Le bonhomme me répond qu'il n'est pas lié par cette coutume, et s'adresse immédiatement au Rectorat, qui obtempère, pour me faire perdre deux jours de salaire pour "service non fait". Le troisième jour je suis allé consulter un médecin qui a spontanément considéré que je ne pouvais reprendre mes activités avant quelques jours. Mais notre camarade humaniste a pu savourer son plaisir de m'avoir fait perdre deux trentièmes de traitement. Le [autocensuré] !
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vendredi 15 avril 2011
lundi 14 février 2011
Arte Desinfo : Arte Indignidad (mars 2005)
Un soir de la semaine se terminant le 12 mars 2005, Arte (Des)Info était présenté par William Irigoyen.
Parmi les sujets abordés dans le traitement desquels Arte (Des)Info affirme sa spécificité désinformatrice :
a) l'affaire d'un ressortissant sud-américain, né allemand, menacé d'extradition d'Argentine vers le Chili; cet octogénaire qui se meut en fauteuil roulant est qualifié par la chaîne à financement (mais à financement seulement...) franco-allemand d' "ancien caporal nazi". Comprenez qu'il a effectué son service militaire dans la Wehrmacht avant 1945; s'il n'a jamais dépassé le grade de caporal, cela tendrait à indiquer soit qu'il n'était pas "nazi", soit que l'influence du parti de ce nom dans l'armée était très réduite pour la promotion de ses membres ou sympathisants. Il est vraisemblable que dans leur zèle, les rédacteurs d' Arte (Des)Info s'emmêlent les pieds : comme les gens qui méprisaient Hitler le qualifiaient de "caporal bohêmien", les rédacteurs d' Arte (Des)Info associent de façon pavlovienne, mécanique, le grade de caporal au national-socialisme, comme pour unir dans la réprobation et le mépris l'horreur politique que représente pour eux le national-socialisme, et la médiocrité (le grade de caporal). Que reproche-t-on à ce monsieur qui se nomme Schäfer ?
D'avoir participé à la Shoah ? Que nenni ! On lui reproche d'avoir eu des activités pédophiles.
Si ces accusations sont fondées, ce qu' Arte (Des)Info n'établit nullement, le "nazisme" de Monsieur Schäfer ne comportait aucune référence raciale : le type physique nettement exotique des enfants dont les parents se sont portés parties civiles (y'a bon les dommages-intérêts et les gros sous) l'atteste.
On reproche aussi à Monsieur Schäfer d'avoir participé à la répression des opposants au général Pinochet. Ces accusations sont seulement évoquées, non développées. Rappelons que Pinochet fut placé à la tête de l'armée chilienne par Salvador Allende lui-même, qu'il renversa ensuite, qu'il passe pour franc-maçon, et a toujours été un ami fidèle de l'Angleterre.
Ce Monsieur Schäfer avait fondé, ou co-fondé, une institution dénommée Colonia Dignidad qui hébergeait et fournissait du travail à des ressortissants allemands expatriés en Amérique du Sud, une sorte de kibboutz austral si l'on veut. Selon Arte (Des)Info, il y régnait un stricte discipline, façon Amish ou "vieille mennonite" si j'ai bien compris. Et les directeurs de conscience d' Arte (Des)Info n'aiment pas ça du tout. De toute façon, des Européens expatriés depuis des décennies à l'autre bout du monde ont raté des changements culturels auxquels Arte (Des)Info est très attaché et qu'il promeut. Ces Européens ne sont pas "formatés" selon les normes de la correction politique dont Arte (Des)Info est l'un des chiens de garde les plus teigneux. Pensez : un ancien combattant de la Wehrmacht accusé de pédophilie et d'anciennes sympathies pinochetiennes, Arte (Des)Info se défoule !
Le samedi 24 avril 2010, on annonçait le décès, en prison, dans sa quatre-vingt-neuvième année de M. Schäfer. Puisse-t-il avoir trouvé la paix, maintenant qu'il est hors de portée des enragés que relaie Arte.
b) la séquence prétendument antiraciste de ce soir-là traitait de déboires rencontrés par des ressortissants turcs en Allemagne : ces gens avaient demandé et obtenu la nationalité allemande, mais avaient conservé la nationalité turque, ce que la loi allemande sur la nationalité mise en place par le gouvernement "rouge-vert" (septembre 1998- novembre 2005) en 1999 ne permet pas; il est inexact de dire que la loi allemande interdit toute double nationalité, mais elle ne la permet pas, en général, pour la plupart des pays, dont la Turquie.
Cette loi du gouvernement "rouge-vert" remplaçait une loi de 1913, et marquait une évolution vers le système français. Pour les directeurs de conscience d' Arte (Des)Info, cette évolution est insuffisante.
Arte (Des)Info monte en épingle les déboires de quelques dizaines de ressortissants turcs qui ont violé la loi du pays qui les héberge, et dont ils avaient demandé et obtenu la nationalité : il s'agit de faire pression sur le gouvernement allemand (dont le ministre de l'Intérieur sous la coalition rouge-verte, Otto Schilly, fut l'un des avocats de la Bande à Baader) pour que la binationalité de ces Turcs soit régularisée, et que la législation allemande se rapproche encore plus des normes françaises (quand on a vu qu'à la dernière élection de Miss Europe, l'Allemagne était représentée par...une Iranienne, on se dit qu'il y a de l'espoir pour Arte).
Les consulats turcs en Allemagne ont délibérément provoqué cette situation en fournissant des passeports turcs à des gens qui venaient de prendre la nationalité allemande : en 2005, Ankara fait à nouveau pression sur l'Allemagne. Arte (Des)Info tait naturellement cet aspect de la question.
En 1998, Mesut Yilmaz, premier ministre turc, avait appelé les électeurs allemands d'origine turque, encore rares à l'époque, à voter socialiste ou vert, et à renverser la coalition chrétienne-démocrate et libérale du chancelier Helmut Kohl. Et c'est ce qui s'est produit. Arte (Des)Info rappellait en mars 2005, à sa manière, au gouvernement rouge-vert qu'il lui restait à renvoyer plus franchement l'ascenseur à son "grand électeur" d'Asie Mineure, pour rester dans le cadre de la correction politique.
Du point de vue des directeurs de conscience d'Arte (Des)Info, la correction politique impose que Berlin fasse au moins pour la Turquie ce que Paris a fait, et continue à faire pour l'Algérie" démocratique et populaire" (le nom officiel de l'Etat algérien est : République Algérienne Démocratique et Populaire).
Parmi les sujets abordés dans le traitement desquels Arte (Des)Info affirme sa spécificité désinformatrice :
a) l'affaire d'un ressortissant sud-américain, né allemand, menacé d'extradition d'Argentine vers le Chili; cet octogénaire qui se meut en fauteuil roulant est qualifié par la chaîne à financement (mais à financement seulement...) franco-allemand d' "ancien caporal nazi". Comprenez qu'il a effectué son service militaire dans la Wehrmacht avant 1945; s'il n'a jamais dépassé le grade de caporal, cela tendrait à indiquer soit qu'il n'était pas "nazi", soit que l'influence du parti de ce nom dans l'armée était très réduite pour la promotion de ses membres ou sympathisants. Il est vraisemblable que dans leur zèle, les rédacteurs d' Arte (Des)Info s'emmêlent les pieds : comme les gens qui méprisaient Hitler le qualifiaient de "caporal bohêmien", les rédacteurs d' Arte (Des)Info associent de façon pavlovienne, mécanique, le grade de caporal au national-socialisme, comme pour unir dans la réprobation et le mépris l'horreur politique que représente pour eux le national-socialisme, et la médiocrité (le grade de caporal). Que reproche-t-on à ce monsieur qui se nomme Schäfer ?
D'avoir participé à la Shoah ? Que nenni ! On lui reproche d'avoir eu des activités pédophiles.
Si ces accusations sont fondées, ce qu' Arte (Des)Info n'établit nullement, le "nazisme" de Monsieur Schäfer ne comportait aucune référence raciale : le type physique nettement exotique des enfants dont les parents se sont portés parties civiles (y'a bon les dommages-intérêts et les gros sous) l'atteste.
On reproche aussi à Monsieur Schäfer d'avoir participé à la répression des opposants au général Pinochet. Ces accusations sont seulement évoquées, non développées. Rappelons que Pinochet fut placé à la tête de l'armée chilienne par Salvador Allende lui-même, qu'il renversa ensuite, qu'il passe pour franc-maçon, et a toujours été un ami fidèle de l'Angleterre.
Ce Monsieur Schäfer avait fondé, ou co-fondé, une institution dénommée Colonia Dignidad qui hébergeait et fournissait du travail à des ressortissants allemands expatriés en Amérique du Sud, une sorte de kibboutz austral si l'on veut. Selon Arte (Des)Info, il y régnait un stricte discipline, façon Amish ou "vieille mennonite" si j'ai bien compris. Et les directeurs de conscience d' Arte (Des)Info n'aiment pas ça du tout. De toute façon, des Européens expatriés depuis des décennies à l'autre bout du monde ont raté des changements culturels auxquels Arte (Des)Info est très attaché et qu'il promeut. Ces Européens ne sont pas "formatés" selon les normes de la correction politique dont Arte (Des)Info est l'un des chiens de garde les plus teigneux. Pensez : un ancien combattant de la Wehrmacht accusé de pédophilie et d'anciennes sympathies pinochetiennes, Arte (Des)Info se défoule !
Le samedi 24 avril 2010, on annonçait le décès, en prison, dans sa quatre-vingt-neuvième année de M. Schäfer. Puisse-t-il avoir trouvé la paix, maintenant qu'il est hors de portée des enragés que relaie Arte.
b) la séquence prétendument antiraciste de ce soir-là traitait de déboires rencontrés par des ressortissants turcs en Allemagne : ces gens avaient demandé et obtenu la nationalité allemande, mais avaient conservé la nationalité turque, ce que la loi allemande sur la nationalité mise en place par le gouvernement "rouge-vert" (septembre 1998- novembre 2005) en 1999 ne permet pas; il est inexact de dire que la loi allemande interdit toute double nationalité, mais elle ne la permet pas, en général, pour la plupart des pays, dont la Turquie.
Cette loi du gouvernement "rouge-vert" remplaçait une loi de 1913, et marquait une évolution vers le système français. Pour les directeurs de conscience d' Arte (Des)Info, cette évolution est insuffisante.
Arte (Des)Info monte en épingle les déboires de quelques dizaines de ressortissants turcs qui ont violé la loi du pays qui les héberge, et dont ils avaient demandé et obtenu la nationalité : il s'agit de faire pression sur le gouvernement allemand (dont le ministre de l'Intérieur sous la coalition rouge-verte, Otto Schilly, fut l'un des avocats de la Bande à Baader) pour que la binationalité de ces Turcs soit régularisée, et que la législation allemande se rapproche encore plus des normes françaises (quand on a vu qu'à la dernière élection de Miss Europe, l'Allemagne était représentée par...une Iranienne, on se dit qu'il y a de l'espoir pour Arte).
Les consulats turcs en Allemagne ont délibérément provoqué cette situation en fournissant des passeports turcs à des gens qui venaient de prendre la nationalité allemande : en 2005, Ankara fait à nouveau pression sur l'Allemagne. Arte (Des)Info tait naturellement cet aspect de la question.
En 1998, Mesut Yilmaz, premier ministre turc, avait appelé les électeurs allemands d'origine turque, encore rares à l'époque, à voter socialiste ou vert, et à renverser la coalition chrétienne-démocrate et libérale du chancelier Helmut Kohl. Et c'est ce qui s'est produit. Arte (Des)Info rappellait en mars 2005, à sa manière, au gouvernement rouge-vert qu'il lui restait à renvoyer plus franchement l'ascenseur à son "grand électeur" d'Asie Mineure, pour rester dans le cadre de la correction politique.
Du point de vue des directeurs de conscience d'Arte (Des)Info, la correction politique impose que Berlin fasse au moins pour la Turquie ce que Paris a fait, et continue à faire pour l'Algérie" démocratique et populaire" (le nom officiel de l'Etat algérien est : République Algérienne Démocratique et Populaire).
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