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lundi 19 février 2018

E234151-8 ou "Nous nous identifions à vous"

A V E R T I S S E M E N T

Le texte qui suit est un article du journaliste israélien
Amnon Kapeliouk, paru dans le numéro de décembre
1983 du mensuel Le Monde Diplomatique. L’article était
intitulé : “1940-1941, la douteuse philosophie politique
de M. Shamir «

La cote “E234151-8” est celle sous laquelle
sont référencés au Mémorial Yad Vashem à Jérusalem
les documents qui ont servi de sources à M. Kapeliouk.


Yitzhak Shamir, l'homme qui s'identifiait à.....




Début de l'article :

Les amis du premier ministre israélien, M. Itzhak
Shamir, sont unanimes à le décrire comme un homme déterminé
et qui s’attache obstinément à ses idées. Sa biographie montre
en effet, qu’il sut faire preuve d’acharnement dans plusieurs
étapes de sa vie.

Or l’épisode le moins connu, et qu’il aimerait sans
doute rayer de son curriculum vitae , concerne les
tentatives du groupe Stern (mouvement terroriste juif 
d’extrême droite en Palestine, sous le mandat
britannique), dont lui-même fut le numéro deux,
pour conclure un pacte avec... l’Allemagne nazie
en 1940-1941. 

Une philosophie était derrière cette
démarche : « Notre devoir est de combattre l’ennemi
-les Britanniques - et il est permis de chercher l’aide 
de l’ennemi de notre ennemi «  , estimait l’un des chefs
du groupe, M. Yalin-Mor, dans son livre sur l’histoire de
son mouvement. Et, en effet, les chefs de cette
organisation terroriste clandestine ont pris contact à 
plusieurs reprises avec les représentants nazis àBeyrouth, 
à Damas et à Ankara, leur proposant de
« saboter l’effort de guerre des Anglais contre l’Allemagne
en échange d’un transfert des juifs d’Europe en Palestine
au lieu de les envoyer en Pologne » .

« Lorsque l’État juif sera créé , avaient également suggéré
M. Shamir et ses collègues, il sera un allié du IIIe Reich. »

M. Eliezer Halevi, syndicaliste travailliste connu, membre du
kibboutz Gueva, révèle dans l’hebdomadaire Hotam de Tel-Aviv
(daté du 19 août 1983) l’existence d’un document
signé par M. Itzhak Shamir, (qui s’appelait alors Yezernitsky) et Abraham Stern, remis à l’ambassade d’Allemagne à Ankara
alors que la guerre en Europe fait rage, que les troupes du
Maréchal Rommel sont déjà sur le sol égyptien et que
l’extermination des juifs par les nazis ne cesse de s’intensifier. 
Il y est dit notamment :

« En matière de conception, nous nous identifions à vous. 
Pourquoi donc ne pas collaborer l’un avec l’autre »

Haaretz , dans son édition du 31 janvier 1983, cite une
lettre marquée du mot « secret » , envoyée en janvier 1941
par l’ambassadeur de Hitler à Ankara, Franz Von Papen
à ses supérieurs, racontant les contacts avec
les membres du groupe Stern

Y est ajouté un mémorandum de l’agent des services secrets
nazis à Damas, Verner Otto Von Hentig, sur les pourparlers 
avec les émissaires de Stern et de M. Shamir, où il est dit
notamment que

« la coopération entre le mouvement de libération d’Israël et
le nouvel ordre en Europe sera conforme à l’un des discours du chancelier du IIIe Reich dans lequel Hitler soulignait la nécessité d’utiliser toute combinaison et coalition pour isoler et vaincre l’Angleterre. ». 

Il y est dit encore que le groupe Stern est

« étroitement lié aux mouvements totalitaires en Europe, leur idéologie et structures »

Ces documents se trouvent au Mémorial de l’holocauste
(Yad Vachem) à Jérusalem, classés sous le numéro E234151-8.
L’UN des chefs historiques du groupe Stern, M. Israël Eldad
confirme, dans un article publié dans le quotidien de
Tel Aviv Yediot Aharonot du 4 février 1983, l’authenticité de ces pourparlers entre son mouvement et les représentants officiels
de l’Allemagne nazie. Il affirme sans ambages que ses collègues avaient expliqué aux nazis qu’ « une identité d’intérêts entre un nouvel ordre en Europe selon la conception allemande et les aspirations du peuple juif en Palestine représentées par les combattants pour la liberté d’Israël [le groupe Stern] est 
probable ». 

Selon la presse israélienne, qui a publié une dizaine d’articles
sur ce sujet, à aucun moment les nazis n’ont pris
au sérieux les propositions de Stern, de M. Shamir et de leurs
amis.

Les pourparlers ont subi un coup d’arrêt lorsque les
troupes alliées ont arrêté en juin 1941 l’émissaire
d’Abraham Stern et Itzhak Shamir, M. Naftali Loubentchik,
au bureau même des services secrets nazis à Damas.

D’autres membres du groupe ont poursuivi des contacts jusqu’à l’arrestation par les autorités britanniques de M. Itzhak Shamir
en décembre 1941, pour 

« terrorisme et collaboration avec l’ennemi nazi « 

Fin de l'article.

(Le Monde Diplomatique, décembre 1983,
Amnon Kapeliouk : “La douteuse philosophie politique
de M. Shamir »).

Ne nous laissons plus administrer des leçons de morale
et de respectabilité par les Zélotes de la Mémoire
shoacentrée.

Si un homme politique qui a écrit en 1941 aux 
responsables nationaux-socialistes, aux représentants
du Reich : 

"Nous  nous identifions à vous" (sic), 

a pu devenir Premier Ministre de l'Etat d'Israël en 1983, 
quelle légitimité ont les campagnes contre certains
mouvements politiques considérés comme des héritiers, 
directs ou indirects, des vaincus de 1945, contre certaines personnalités (Benoit XVI, Kurt Waldheim, Robert Hersant,
Jean-Marie Le Pen etc....) ?








vendredi 2 février 2018

La Pologne, ses Juifs, ou la Mémoire et l'Amnésie

Ce milieu d'hiver 2018 est marqué par une vive tension entre la Pologne et l'Etat d'Israël.

A l'origine de cette tension : un projet de loi porté par la majorité gouvernementale en Pologne, tendant à sanctionner pénalement tout lien établi entre les camps installés en Pologne pendant la première moitié des années 1940 et la Nation polonaise.

Cette intention n'est pas inédite : sous un précédent gouvernement du parti Droit & Justice, quand les frères Kacynski se partageaient la présidence de l'Etat et celle du gouvernement, il avait été question d'imposer l'appellation "camps allemands" à ces installations. Le gouvernement polonais issu de Droit & Justice était animé d'une passion germanophobe qui ne semblait déranger personne. Du moins personne qui soit audible. Cela se passait dans la seconde moitié de la décennie 2000.

Ce n'est qu'à partir du moment où un nouveau gouvernement polonais de Droit & Justice, à partir de 2015, s'est montré réticent à accueillir des migrants non-Européens qu'il a commencé à avoir mauvaise presse, et encouru les foudres de la Commission-Soviet Suprême de l'Union Européenne. 


Refuser de réparer les torts commis envers des Allemands installés naguère sur des territoires qui n'avaient pas été Polonais depuis plus de 1 000 ans, c'était compréhensible, acceptable même, par la Correction Politique. Mais refuser une colonisation de peuplement venu d'Afrique ou du Proche-Orient, c'était contraire aux valeurs "européennes" et humanistes.


Israël et un certain nombre d'organisations juives en Diaspora reprochent au projet de loi de vouloir nier la participation de Polonais à ce qu'il est convenu d'appeler la Shoah, et au-delà, de minimiser le comportement anti-sémite de Polonais avant la guerre de 1939-45, pendant, et même après.

Cette antisémitisme a existé, était souvent d'origine religieuse.

Comment a-t-il pu perdurer après la "Shoah" et l'évolution post-Vatican II de l'Eglise Catholique ?

C'est qu'il est une page d'Histoire qui semble être tombée dans l'oubli et qui empêche bien des Polonais de voir l'Histoire en noir et blanc : eux toujours et seulement coupables envers les Juifs, et des Juifs toujours et seulement dans le rôle de victimes de Polonais.

La Pologne d'après-guerre a été gouvernée par des communistes issus du Comité de Lublin. Son gouvernement était animé par une sinistre troïka composée d'un seul "goy" (non Juif) Bierut, de Jakub Berman, et de Hilary Minc.

Du Comité de Lublin, embryon du gouvernement de la Pologne d'après-guerre, De Gaulle disait qu'il était "une bande de youtres (sic) qui ne représentent qu'eux-mêmes" et qu'il avait dû reconnaître sous la pression de Staline.

Jakub Berman a été en charge de la Milice Citoyenne jusqu'en 1956. Les cadres de cette Milice Citoyenne (M.O.) était largement issus de la partie de la communauté juive acquise au Parti Ouvrier Polonais. Ce qui a facilité son démantèlement, et l'épuration du Ministère de la Sécurité Intérieure lorsque la Pologne communiste a rompu ses relations avec l'Etat d'Israël et lancé une campagne contre le "cosmopolitisme".

Certains Polonais ne sont pas amnésiques et se souviennent de la sur-représentation de Juifs polonais pendant de nombreuses années au sein du régime communiste installé par Staline à partir de 1944.

Le frère du sinistre Jakub Berman, Adolf (sic) Berman, est décédé à Tel Aviv le 3 février 1978. Il co-animait le parti communiste israélien.

On souhaiterait que le gouvernement israélien actuel, les organisations juives de la Diaspora sortent de leur amnésie, et prennent en compte cette page des relations entre la Pologne et ses Juifs. Ils seraient alors plus crédibles.

On souhaite aussi, et surtout, que "l'Europe" ne relaie pas les desiderata de l'Etat d'Israël et des organisations juives qui appellent à faire pression sur le gouvernement polonais. Ce serait favoriser l'euroscepticisme, voire l'europhobie en Pologne.

Or, l'Europe a besoin de la Pologne pour résister à la démence de la Correction Politique qui veut imposer l'acceptation du Grand Remplacement : la colonisation de peuplement de l'Europe par l'Afrique et l'Asie.

Le projet de loi polonais controversé est peu de choses par rapport à cet enjeu vital. Il pose certes des problèmes de libertés publiques, notamment d'expression et d'opinion. Mais ni plus ni moins que toutes les lois mémorielles imposées pour protéger l'historiographie officielle de ce qu'il est convenu d'appeler la Shoah : loi Gayssot en France, loi Eerdekens-Mayeur en Belgique, article 261 bis du Code Pénal suisse etc....

Or, ces lois ont été imposées par ceux-là mêmes qui mènent campagne contre l'actuel projet de loi polonais. La machine infernale se retourne contre ses concepteurs.

lundi 23 février 2015

Un doigt d'honneur au C.R.I.F.

M. Abdallah Zekri porte la double casquette de responsable du C.F.C.M. (Conseil Français du Culte Musulman) et de l'Observatoire de l'Islamophobie. Il paraît qu'il est, par ailleurs et en plus, citoyen français, catégorie purement juridique et politique, dépourvue de toute référence ethnique, identitaire et culturelle, à laquelle il semble attacher une importance démesurée.

M. Abdallah Zekri peut se targuer d'être le premier "citoyen français", responsable politico-cultuello-associatif d'un niveau justifiant son invitation aux agapes annuelles du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (C.R.I.F.) à avoir pu, et osé, faire un doigt d'honneur (1) au C.R.I.F. : en réaction à un constat du président du C.R.I.F., lundi 23/02/MMXV sur Europe 1, selon lequel la plupart des actes antisémites commis en France aujourd'hui sont le fait d'une micro-minorité de jeunes gens issus de l'immigration musulmane, le C.F.C.M. boycotte le Banquet Annuel du C.R.I.F. auquel il avait été convié.

Aucun responsable politique candidat, ou futur candidat éventuel, à une élection dans ce qu'il est encore convenu d'appeler la république française, n'aurait pu se permettre de ne pas déférer à une invitation du C.R.I.F. à son Banquet Annuel.

Pour être relativement pluraliste (ma non troppo !) le C.R.I.F. n'en est pas moins sélectif dans l'envoi de ses invitations : le Front National (F.N.) n'est jamais invité. L'affront fait au C.R.I.F. et à son président Roger Cukierman n'en est que plus cuisant.

Pauvre Roger Cukierman ! Pour avoir osé dire une vérité : que la plupart des actes antisémites commis dans l'Hexagone étaient de nos jours le fait de jeunes musulmans, le voilà dénoncé par le sieur Abdallah Zekri pour  .....stigmatisation de "citoyens français" (catégorie purement juridique et politique, on ne le répétera jamais assez). Roger Cukierman doit de plus essuyer les états d'âme du pue-la-haine Serge Klarsfeld, "ému" (sic) de ce que le président du C.R.I.F. ait déclaré que si le F.N. était et demeurait "infréquentable", sa présidente était "irréprochable". Serge Klarsfeld est un énergumène qui pratique l'intimidation et le terrorisme moraux, quand il ne fait pas pratiquer par ses voyoux le terrorisme physique (2).

Le "R" de l'acronyme C.R.I.F. se réfère à la représentativité de cet organisme. Cette représentativité est toute relative : certaines associations juives ont décidé dès leur création, de ne pas s'affilier au C.R.I.F. (par exemple : "Une autre voix juive", très critique envers l'Etat d'Israël), d'autres ont suspendu leur affiliation. Il est certains groupements dont l'affiliation au C.R.I.F. ne semble pas souhaitée par la direction de cet organisme.

Monsieur Zekri a raison sur un point : les jeunes citoyens français musulmans ne sont pas traités de la même façon que les jeunes (ou un peu moins jeunes) citoyens français juifs. Les premiers se voient empêchés de rejoindre l'Etat Islamique du Calife Ibrahim qui appelle les Musulmans des deux sexes non seulement à faire la guerre, mais aussi à se reproduire (Make Love and War) pour peupler les territoires arrachés aux mécréants et aux mauvais musulmans. Les seconds sont libres d'aller rejoindre l'Eretz Israël, y compris pour aller y servir dans les rangs de Tsahal (Israeli Defence Force). C'est un traitement inégalitaire, stigmatisant pour les coreligionnaires de M. Zekri : on devrait laisser les citoyens français musulmans désireux de servir l'Etat Islamique et éventuellement de le peupler avec leur descendance, toute latitude pour le rejoindre, sans réadmission garantie lors d'un éventuel retour : ça ferait des chômeurs en moins, moins d'argent à dépenser pour "la politique de la Ville", plus de places dans les écoles, dans les logements sociaux, dans les prisons, partout. Et Juifs et Musulmans "citoyens français" seraient ainsi traités également dans leur aspiration à "monter" vers les pays de leurs idéaux.

La querelle entre le C.F.C.M. et le C.R.I.F., entre Cukierman et Zekri, m'est parfaitement indifférente. Je ne me sens pas concerné. Et ça fait du bien : pendant qu'ils se disputent, ils nous fichent la paix. Je les sens regretter que les circonstances ne leur permettent pas de s'afficher unis contre les Goïm (3) non musulmans, contre les ni...ni..., n'ayant pas vocation à pouvoir se dire victimes de l'antisémitisme ou de l'islamophobie. Naguère, S.O.S. Racisme avait été fondé pour détourner les jeunes immigrés musulmans de l'hostilité envers la cause d'Israël et la communauté juive, et canaliser leur ressentiment contre les Français d'Europe et le Front National qui émergeait électoralement. Le boomerang revient en pleine figure aux fondateurs, sponsors et amis de S.O.S. Racisme. Il est réjouissant d'entendre le président du C.R.I.F. désigner les principaux perpétrateurs contemporains d'actes antisémites. Et non moins réjouissant de voir un représentant de l'Observatoire de l'Islamophobie épingler un responsable communautaire juif pour prétendue islamophobie. Ca nous change de leur union fraternelle contre les héritiers de Charles Martel ou de Vichy. Bene, recte, optime (4) : c'est bien, c'est juste, c'est excellent. Bravo !

Le martèlement par Abdallah Zekri de la référence à la catégorie dénommée "citoyens français" a pour but d'impliquer dans la querelle C.R.I.F. - C.F.C.M., Cukierman - Zekri, des gens qui sont fondés à ne pas se sentir concernés (5).

Je ne sais pas si l'expression islamo-fascisme est pertinente ou non. Bernard Henry-Lévy prétend qu'elle l'est. Zekri a tort de se réfugier derrière la mémoire de "citoyens français" (toujours cette étiquette) musulmans qui auraient perdu la vie dans la lutte contre le fascisme. Il y en a eu beaucoup qui ont fait le choix inverse : il y a eu division des communautés musulmanes entre les partisans de l'Axe et les adversaires de celui-ci pendant la Seconde Guerre Mondiale. Que M. Zekri ne s'offense pas de ce rappel : Israël, que défendent bec et ongles le C.R.I.F. et son président, a eu pendant plusieurs années un chef de gouvernement, Itzhak Shamir, qui en 1941 déclarait aux représentants nationaux-socialistes du Reich allemand : "Nous nous identifions à vous", pour appuyer sa proposition d'alliance avec le Reich contre la puissance mandataire britannique en Palestine.

N  O  T  E  S

(1) Le doigt d'honneur est une très ancienne forme d'expression gestuelle, à la signification imprécise et controversée, qui était déjà connue dans l'Antiquité romaine sous l'appellation de "digitus impudicus";


(2) Le gang Klarsfeld s'est illustré en conduisant en 1992 à Rostock (Allemagne) une équipée de voyoux et des gros bras pour humilier et se confronter physiquement à la population allemande locale au sein de laquelle des actes de résistance aux flux migratoires intercontinentaux sud-nord avaient été pointés du doigt et dénoncés par les mass merdias et les autorités morales. Certains de ces provocateurs furent arrêtés : pour obtenir leur libération, leurs amis firent sauter à l'explosif la porte d'entrée du Centre Culturel Allemand de Paris (Goethe Institut) de l'avenue d'Iéna.

 Treize ans auparavant, le même gang Klarsfeld avait amené à Cologne (Allemagne) des personnes assister à un procès contre un ancien petit responsable national-socialiste dénoncé par les Klarsfeld, arrêté et jugé sous leur pression. Tout ce "beau monde" ne fut pas admis dans la salle d'audience, il y eut des échauffourées, et il y eut des blessés, notamment parmi les policiers de Cologne : les voyoux venus à l'invitation des Klarsfeld empêchèrent les ambulances d'atteindre et d'évacuer les policiers blessés en se couchant sur le sol.

 Et il y a eu bien d'autres recours à la violence et à la terreur au nom de la Mémouare. Dans plusieurs cas, et au début, le gang mettait en avant Beate, épouse de Serge et mère d'Arno : venant d'une femme, ça passait mieux.


(3) Goy (pluriel : Goïm, ou Goyim) = non juif. Les Goïm non musulmans, non susceptibles d'être visés par des comportements antisémites ou islamophobes, se trouvent placés par les autorités morales dans la situation de devoir à chaque incident, manifester leur non-antisémitisme et leur non-islamophobie, et leur solidarité automatique envers les communautés juives et musulmanes même si, et surtout si les incidents en question ont pour origine l'antagonisme entre certains éléments de ces communautés;

(4) Ce n'est pas parce que je ne suis pas humaniste, au sens franc-maçon du terme, que je n'ai pas fait des Humanités;

(5) "Citoyen français", ça ne veut pas, ça ne veut plus dire grand chose depuis les vagues de migrations intercontinentales sud-nord qui ont submergé l'Europe depuis les décolonisations des années 1960. Vous en doutez ? Consultez donc la rubrique "naissances" de l'Etat Civil de votre journal municipal (les noms et prénoms des enfants nés dans la commune pendant la dernière semaine, ou le dernier mois), observez les noms sur les boites à lettres et sous les boutons de sonnettes des immeubles et des maisons de votre quartier. "Citoyen français", ça ne veut plus dire grand chose depuis la mise hors-la-loi de la préférence nationale, notamment depuis une loi de juillet 1972, et d'autres lois adoptées après 1981. Contrairement à ce qu'avancent sociologues, politologues, sondeurs, autorités morales etc...., sourds, aveugles, mais non muets, qui prétendent que le mot "patrie" serait devenu un gros, un vilain mot, on assiste à une hystérisation du sentiment stato-national. On nous bassine, on nous submerge avec les références à la "nation", à la "patrie", à la Vrôôônce, pour nous faire oublier que les différentes populations résidant en France n'ont plus grand chose en commun, sauf d'appartenir à une catégorie juridique commune : la citoyenneté française. Et on sur-valorise cette notion pour dévaloriser les références aux identités ethniques et communautaires, aux identités concrètes, qu'on ne peut pas nous enlever. On nage dans la saoulographie patriotarde. L'identité n'est pas, ne peut plus être liée à l'Etat-nation. Mais on veut nous persuader du contraire par une débauche de catéchisme cocardier. Il faut nous faire croire que nous voulons "vivre ensemble", et non seulement côte à côte.

dimanche 25 janvier 2015

Janvier 2005 : Katzav franchit le mur du çon

"Lorsque je foule le sol de l'Europe, je suis pris d'effroi et de tremblements à l'idée que je pourrais marcher sur les cendres des victimes de la Shoah qui seraient mêlées à cette terreje suis terrorisé à la pensée que les fleuves d'Europe puissent être mélangées au sang des victimes" (Moshe Katzav, président de l'Etat d'Israël, Auschwitz, 2005).

Le rappel de cette citation d'halluciné constituera notre contribution au septantième anniversaire de l'arrivée des troupes des vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale dans les camps établis par le Reich vaincu sur son territoire et à l'est de ses frontières. Moshe Katzav a franchi le mur du çon. Il y a dix ans de cela. Ce sont des propos de dément. L'origine persane de l'ancien président de l'Etat d'Israël peut-elle expliquer son ..... lyrisme ? 

En dehors de tout lyrisme, je connais au moins un cours d'eau dont les eaux ont été notoirement mélangées aux restes de victimes de la Seconde Guerre Mondiale. Après la "libération" des Pays-Bas et le départ des troupes allemandes, des "libérateurs" ont forcé des femmes qui venaient d'accoucher de bébés nés de leurs relations intimes avec des soldats allemands à monter dans un train. Lorsque ce train a franchi un pont sur le cours d'eau, on les a obligées à y jeter leurs bébés. Jamais ces criminels n'ont été poursuivis pour torture, crime contre l'humanité (noyade de bébés à raison de leur origine ethnique allemande), infanticide. C'est normal : ils étaient dans le camp des vainqueurs.

Moshe Katzav aurait dû se faire soigner......par Gérard Miller. Et pas seulement pour ses fantasmes shoacentrés, mais peut-être aussi pour sa sexualité : Moshe Katzav a dû démissionner en raison d'accusations, vraies ou fausses c'est une autre question, portées à son encontre par des collaboratrices de ses propres services, relayées par la presse israélienne, concernant le harcélement sexuel dont elles étaient l'objet de sa part. Comme quoi Israël est quand même un état de droit où un chef de l'Etat peut être contraint à la démission en raison d'une conduite délictueuse.

Mais il faudra bien un jour abolir toutes les lois mémorielles qui sont des lois anti-blasphème. Ces lois criminalisent l'expression publique de l'incroyance en la version officielle (celle des vainqueurs) de certaines pages d'Histoire, fut-ce sous la forme d'un doute, assimilé à une négation. Et cette négation est considérée comme un blasphème, une offense à la mémoire de certaines victimes de ces évènements.

A quand une version européenne du Premier Amendement à la constitution U.S. ?