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samedi 12 novembre 2016

Attention : valeurs !

Dans les heures, dans les jours qui ont suivi l'annonce de l'élection de Donald Trump comme 45ème président des Etats-Unis d'Amérique, la plupart des dirigeants européens ont exhalé leur déplaisir. Comme une mauvaise haleine.

Qu'il s'agisse de dirigeants nationaux comme F. Hollande et la mégère Merkel, ou de dirigeants des institutions de l'U.E., comme J.-Cl. Juncker ou Martin Schultz (Martin le Chauve), tous ont fait référence à des ...... valeurs.

C'est un concept un peu mystérieux, un mot codé. 

Quand un dirigeant européen fait savoir au président-élu des Etats-Unis qu'il espère que la coopération avec la nouvelle administration américaine sera possible sur le fondement de "valeurs" communes, partagées, etc...., cela signifie qu'il somme son interlocuteur de renoncer à son programme. Donald Trump est sommé d'oublier ses électeurs et les raisons pour lesquelles ils l'ont élu.

Qu'est-ce que c'est que ces "valeurs" ? En quoi peut-on suspecter le président-élu des Etats-Unis d'être un pécheur envers ces "valeurs" ?

En Vrôôônce, on a les sacro-saintes "valeurs de la République". Au niveau européen, on a les "valeurs européennes". Au niveau universel, on a les "valeurs humanistes". Ce sont des étiquettes différentes sur une même marchandise (1).

Les faleurs 2 la répuplik, ça veut dire que si la France est gouvernée (2) par des petits-fils ou arrière petits-fils de fellaghas (3), il est interdit d'exprimer publiquement le point de vue selon lequel il s'agirait de dirigeants illégitimes.

Ca veut dire que les terroristes islamistes et djihadistes, quoi qu'ils aient fait, sont des "enfants de la République" (4)

Ca veut dire que les statistiques ethniques sont interdites. Heureusement qu'il y a encore les rubriques "état-civil" des journaux municipaux et qu'on peut comparer les noms figurant aux sous-rubriques "naissances" et décès" pour vérifier que le Grand Remplacement n'est pas un mythe. 

Au nom des faleurs 2 la répuplik, aucune personne née en Vrôôônce ne peut être considérée comme immigrée. Vous aurez beau constater la naissance cet été dans votre commune de 11 Mohamed, de 3 Mamadou et de 4 Fatoumata, ce ne sont pas des immigrés.....puisqu'ils sont nés en Vrôôônce. Par la grâce des faleurs 2 la répuplik. Les valeurs de la République, c'est ça, et rien d'autre.

Quid des "valeurs européennes" ? C'est la même merde que les "valeurs de la République" vrôôônsaise. Avec quelques adaptations cosmétiques.

Les "valeurs européennes", ça veut dire que l'Europe c'est Schengen et que Chaîne-Gaine, c'est l'Europe. C'est l'article de foi inlassablement martelé et illustré par la journaliste Caroline de Camaret, en charge des questions européennes sur la chaîne TV d'information continue France 24 : Europe = Chaîne-Gaine, Schengen = Europe.

Au nom des "valeurs européennes", le candidat Rocco Buttiglione à un poste de commissaire européen a été rejeté. Parce qu'il est apparu peu féministe et professait sur les minorités sexuelles le point de vue qui était largement partagé encore en 1980 (5).

Les "valeurs humanistes" sont parfois étiquetées chrétiennes. En leur nom, le pape Bergoglio a pu s'aventurer à dire, visant Donald Trump, qu'une personne qui construisait des murs plutôt que des ponts ne pouvait être considérée comme chrétienne (6).

Donald Trump dérange les dirigeants européens d'abord et avant tout parce qu'il ne croit pas que l'immigration soit toujours un bienfait, que résister à ses flux migratoires soit moralement condamnable et économiquement impossible.

Pour les mêmes raisons, Silvio Berlusconi a été naguère diabolisé.

Les Hollande, Merkel, Juncker, Schultz etc.... craignent que Donald Trump applique son programme en matière d'immigration sud-nord, et que les citoyens européens, s'apercevant que ce programme est applicable, ne soient renforcés dans leur aspiration à voir cesser le tsunami migratoire en cours en Europe.

Chaque fois qu'un dirigeant européen, national ou de l'UE, parle de "valeurs", il signale que la souveraineté populaire a des limites, qu'il y a des choses "qui ne se font pas", "qui ne doivent pas se faire", même si les citoyens y aspirent. Les satisfaire, ça s'appelle....le populisme.

Hollande, Merkel, Juncker, Schultz demandent à Donald Trump d'ignorer ses électeurs comme eux-mêmes ignorent les leurs....au nom des valeurs. 

Attention : valeurs !


N   O   T   E   S


(1) la malfaisante Union des Etudiants Juifs de France (U.E.J.F.) a lancé un appel en 2015 pour un large accueil des "migrants" en Europe, conformément aux "valeurs de la République" et aux "valeurs juives"; l'Etat d'Israël, ne se croit pas tenu de déférer pour ce qui le concerne à cette injonction. Pour des raisons sécuritaires qu'on peut comprendre. Mais l'interprétation des "valeurs juives" que défend l'U.E.J.F. ne permet pas aux Européens d'alléguer, en ce qui les concerne, des raisons sécuritaires; 


(2) on entend ici "gouverné" par avoir des ministres dans le gouvernement; quand Madame Myriam El Khomri est devenue ministre, la presse gouvernementale algérienne s'est publiquement inquiétée d'un disproportion entre ministres originaires du Maroc et de l'Algérie dans le gouvernement français. Autrement dit, pour les héritiers des fellaghas algériens, il faudrait nommer davantage de ministres d'origine algérienne dans le gouvernement français, pour équilibrer l'influence marocaine;

(3) fellagha = guerillero algérien pendant la Guerre d'Algérie. Eux-mêmes se désignaient comme "moudjahid" ou "fedaï";

(4) Daniel Goldberg, député PS (socialiste) de Seine Saint-Denis s'est opposé en 2015 et 2016 avec vigueur au projet d'inscription dans la Constitution de la déchéance de nationalité pour les criminels franco-étrangers définitivement condamnés pour faits de terrorisme. Au motif que "quoi qu'ils aient fait" (sic), "ce sont des enfants de la République" (re-sic);

(5) en 1966 ont eu lieu dans l'Académie de Paris des élections au conseil d'administration de la section de Paris de la Mutuelle Nationale des Etudiants de France (M.N.E.F.). La direction du syndicat U.N.E.F. (coalition de communistes, de compagnons de route du parti communiste, de chrétiens "progessistes") présentait une liste. La campagne de cette liste a bénéficié d'un "tiré à part" du défunt quotidien Combat. Dans ce document de campagne, un polygraphe traitait du grand sujet de société du moment : la pilule contraceptive. Faisant un inventaire des avantages et des inconvénients d'un réforme de la loi de 1920 et d'une libéralisation de l'accès à la "pilule", le polygraphe rangeait parmi les inconvénients : un risque de plus grande tolérance envers l'homosexualité; il faut dire que le "mot" homophobie" n'avait pas encore été inventé et que celui d'"homophilie" était à peine acclimaté;

(6) le pape Bergoglio peut être rassuré : Donald Trump va lancer un grand programme de rénovation des infrastructures qui comporte la construction et la réparation de ponts à travers les Etats-Unis. 

mercredi 31 août 2016

Le blog de Thomas Ferrier : la Forteresse Europe n'existe pas, elle reste à construire.

LE TEXTE CI-APRES EST REPRIS DU BLOG DE THOMAS FERRIER, PRESIDENT ET FONDATEUR DU PARTI DES EUROPEENS  (on trouvera plus bas l'adresse Internet de ce blog).


"Aux yeux de Jean-Claude Juncker, président de la commission dite « européenne », « les frontières sont la pire invention politique. » Un tel propos traduit, outre une inconscience politique totale à un moment où les Européens s’inquiètent d’un flux migratoire aux frontières du continent, une idéologie de caractère mondialiste. Dans sa vision du monde, la seule frontière c’est celle qui sépare le globe de l’espace.
Cette phobie des frontières, cette « horophobie », n’est pas l’apanage du seul Juncker. C’est la pensée de tous ceux qui prônent l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, de tous ceux soutiennent une immigration aneuropéenne sans limites, une Europe Passoiretout migrant qui franchit ses « frontières » devient automatiquement citoyen. Elle accompagne naturellement le rejet du « droit du sang » donc de la notion de droit de propriété sur un territoire donné. « Le monde appartient à tous » et autres niaiseries gauchistes, qui nous démunissent face au mal, dominent leur (non-)pensée.
A contrario, les souverainistes fétichisent la notion de « frontière nationale » sans saisir le fait qu’avec la mondialisation la frontière est surtout à l’intérieur même de la nation, entre ceux qui y ont leur place légitime et ceux dont des gouvernements laxistes ont choisi d’imposer la présence aux dits légitimes.
La question de Schengen est très significative. Le choix de supprimer les frontières internes à l’Union Européenne n’est pas scandaleux. La frontière a pour but de séparer deux entités et non de diviser une seule entité. Si on estime que les Européens ont entre eux une parenté commune et un devenir commun, alors il est même normal qu’ils aient une frontière commune.
Le problème de Schengen, c’est néanmoins celui du vase à moitié rempli, comme dans tout ce que fait l’actuelle Union Européenne qui ne va jamais au bout des choses. La suppression des frontières intérieures implique le renforcement des frontières extérieures et non leur fragilisation. En laissant aux Etats le soin de protéger leurs frontières avec l’espace hors Schengen, donc en mettant en première ligne des pays comme la Grèce, l’Espagne ou l’Italie, des pays sous-dimensionnés en moyens financiers, pour certains à peine sortis de dictatures et donc plus enclin au laxisme de type gauchiste, ou chrétien, que les autres, l’Union Européenne a commis une faute majeure.
Puisque Schengen est incapable de faire respecter les frontières communes, alors que se passe-t-il ? Chacun fait comme il peut. La Grèce construit un mur à sa frontière avec la Turquie en Thrace. La Hongrie construit un mur tout autour pour empêcher les migrants d’y pénétrer. Le Royaume-Uni vote en faveur d’un brexit, même s’il n’est pourtant pas membre de l’espace Schengen, tant l’incapacité de l’UE à maîtriser les flux migratoires est patente.
Faire l'Europe, c'est en définir précisément les frontières, les pays qui ont vocation à en faire partie et sur quelle base. Le problème n’est pas de ne pas avoir de frontières intérieures, à partir du moment où les frontières extérieures sont bien gardées, ce qui n’est malheureusement pas le cas.
Créer un corps européen de garde-frontières doté des moyens d’agir ne suffirait pas. Déterminer une politique européenne à adopter face aux migrants, et ce dans le sens de la fermeté et de la reconduite systématique aux frontières, est nécessaire. Cela veut dire harmoniser les lois en Europe, couper l’appel d’air que certains pays comme la France envoient stupidement par idéologie mondialiste ou comme l’Italie avec les déclarations inopportunes du Vatican dans le sens du laxisme.
Cela veut aussi dire verrouiller les frontières de l’Union Européenne avec la Turquie et de contrôler activement la Mer Egée afin de ne plus être les otages d’Erdogan. Il est d’ailleurs plus que temps de mettre fin au processus d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne. Défendons nos frontières.
Mais qui dit diplomatie européenne, politique européenne de gestion des flux migratoires, corps européen de garde-frontières, et donc implicitement armée européenne et police européenne, donc en somme qui dit frontières européennes, dit « Etat européen ». On retrouve là le concept propre au Parti des Européens, à savoir que sans Etat européen unitaire et identitaire, nous sommes démunis. A ce moment là, les souverainistes ont raison. Sans frontières européennes, les frontières nationales s’imposent automatiquement.
Donc oui aux frontières, mais à de vraies frontières européennes, solidement gardées même si ouvertes aux Serbes, Albanais, Arméniens, Ukrainiens ou Russes par exemple, qui sont des Européens, mais fermées aux autres. Refusons de supprimer les visas pour les Turcs mais réfléchissons vraiment à les supprimer pour les Russes, un souhait de Poutine qui irait dans l’intérêt de toute l’Europe, à partir du moment où la Russie respecte des normes précises, et communes, permettant d’éviter toute falsification par des migrants. Certains dénoncent une Forteresse Europe imaginaire, alors que le laxisme règne. Au contraire, bâtissons-la".
Thomas FERRIER (Le Parti des Européens)

Le blog de Thomas FERRIER    :     http://thomasferrier.hautetfort.com/


mardi 20 mars 2012

Bayrou, le pire des candidats : le test de Toulouse

Simone Veil qui l'avait subi comme directeur de sa campagne pour les élections européennes de 1989 avait raison de dire, en 2007, que François Bayrou était le pire des candidats à l'élection présidentielle de cette année-là.

C'est encore vrai maintenant : sa réaction à l'attentat de Toulouse (19 mai MMXII, Ecole Ozar Hatorah) a été la plus inadéquate et la plus odieuse. L'"indigné" permanent s'est interrogé tout haut devant micros et cameras : et si cet attentat était le le produit d'un climat dérivant d'un inconscient collectif ?

Mais de quel inconscient collectif, de quelle collectivité ?

La réponse est à déduire de l'inscription d'une pancarte brandie lors d'une manifestation le soir du 19 mars 2012 (probablement la manifestation parisienne République-Bastille de la très malfaisante Union des Etudiants Juifs de France) : en France, on tue des Noirs, des Juifs et des Arabes. Conclusion proposée : si vous n'appartenez à aucune de ces nobles catégories, vous êtes, sinon suspect, du moins appelé à un
urgent et rude examen de conscience, préalable à une repentance.

François Bayrou s'est abaissé au niveau de François Mitterrand au lendemain du 10 mai 1990, après la profanation du cimetière juif de Carpentras, appelant son auditoire "à se ressaisir".

François Bayrou avait déjà insulté une partie de l'électorat il y a une semaine en qualifiant d'excités ceux qui étaient susceptibles de s'inquiéter de l'actuelle application des accords de Schengen sur les flux migratoires sud-nord.