Gilad Shalit, ressortissant franco-israélien et soldat de Tsahal (et
non "soldat franco-israélien") devrait être bientôt libéré. Tant mieux
pour lui, sa famille, ses camarades. Tant mieux pour tout le monde.
Sa, ou ses nationalité(s) ne m'intéressent pas, non plus que sa
religion ou le système politique de l'Etat qu'il servait.
Il était là où il était à faire ce qu'il faisait lors de son
enlèvement ou de sa capture parce qu'il se trouvait être d'une
nationalité donnée et appartenait à une génération donnée, et non en
tant que volontaire (zélote, fedayin, guerillero, maquisard etc...).
Et ça me suffit pour être davantage satisfait de sa libération
prévisible que de celle de n'importe quel zélote, fedaï, moudjahid
etc...
Il y a eu, dans l'Histoire récente, d'autres soldats enlevés qui n'ont
pas eu la chance de Gilad Shalit : en 1958, des soldats français
prisonniers du FLN algérien en Tunisie ont été tués par le FLN en
représailles à l'exécution de terroristes algériens (c'est même une
manifestation d'anciens combattants mus par l'émotion consécutive à ce
crime de guerre algérien qui est à l'origine, après avoir dégénéré, du
13 mai 1958 à Alger).
Et puis, quatorze ans auparavant, il y a eu un très grand nombre de
soldats d'une armée vaincue ou en passe de l'être, qui dépendait il
est vrai d'un Etat dont l'idéologie est vouée à l'exécration
universelle (ou presque...), qui ont été enlevés, pris en otage,
parfois torturés par les "libertadors" du genre Guingouin, Kriegel
Valrimont; ils étaient aussi là simplement parce qu'appartenant à un
groupe national et à une génération donnés. Les représailles
commandées pour les faire libérer ou dissuader les "libertadors" de
recommencer sont considérées comme des "crimes de guerre".
mercredi 12 octobre 2011
lundi 3 octobre 2011
Arte, chaîne de l'Ordre Moral et du cléricalisme ?
Lundi 3 octobre 2011, j'ai suivi l'édition de 19h d'Arte Journal, présentée par Jürgen Biehle et Marie Labory (orthographe incertaine du patronyme).
Comme à son habitude, Arte Journal s'en est pris à Silvio Berlusconi; la cible était cette fois sa vie privée. Arte Journal s'est réjoui d'une prétendue désaffection de l'Eglise catholique en Italie et de ses fidèles envers Il Cavaliere. On ne savait pas Arte si attachée à l'Ordre Moral et si soucieuse de l'opinion de l'Eglise catholique romaine. Arte Journal se réjouit de ce que le clergé catholique rejoigne les magistrats rouges de la Péninsule pour hâter la chute de la coalition de Silvio Berlusconi. C'est peut-être du "wishful thinking". Arte Journal nous montre un curé de paroisse qui serait "soulagé" (sic) d'avoir pu en chaire dénoncer le comportement licencieux du Cavaliere dans sa vie privée (1).
Pour ma part, je tiens Silvio Berlusconi pour l'homme d'Etat européen le plus admirable de son époque, et je vais vous dire pourquoi : premièrement parce qu'il a brisé un tabou (2) mis en place par les fusilleurs de 1943-1946 en sortant les prétendus néo-fascistes (3) de la léproserie politique dans laquelle les héritiers desdits fusilleurs les maintenaient depuis la victoire des "démocraties"; deuxièmement parce qu'il gouverne avec la Lega Nord (4) qui refuse la colonisation de peuplement de l'Europe par les suds du monde; troisièmement parce qu'il ne fête pas, ne célèbre pas la "libération" qui a marqué la victoire d'un camp sur un autre dans une guerre civile péninsulaire et européenne.
Les vraies raisons de l'aversion d'Arte envers Silvio Berlusconi résident non dans sa vie privée, mais dans la transgression de ces tabous. Arte hait Silvio Berlusconi pour les raisons qui me font l'admirer et l'aimer.
Vous en doutez encore ? Arte Journal du 3 octobre 2011 à 19h a enchaîné avec les soucis qu'ont certains étudiants étrangers non ressortissants de l'Union européenne qui, formés en France, refusent de retourner dans leurs pays pour faire bénéficier leurs compatriotes de l'éducation reçue dans l'Hexagone. On nous montre deux Nord-Africaines et une Afro-américaine. Arte est pour la fuite des cerveaux dans le sens sud-nord, pour le hold-up de la France et de l'Europe sur les talents des pays du sud du monde. Un collectif d'étudiants étrangers les défend dont Arte Journal fait la promotion en nous en révélant l'existence et donnant le micro à l'un des porte-parole. Il paraît que la Vrôôônse s'auto-punirait en ne permettant pas à ces étrangers de faire carrière dans l'Hexagone. Et pourquoi ? Parce que le méchant ministre de l'Intérieur voudrait "faire du chiffre", faire baisser les statistiques de l'immigration sud-nord, préoccupation qui, pour les directeurs de conscience d'Arte Journal, ne peut relever que d'immorales visées électoralistes. L'électeur hexagonal et européen ne doit pas avoir le droit, pour ces directeurs de conscience, de refuser les flux migratoires sud-nord. Il doit manger avec appétit sa tartine multiculturelle et pluriethnique, sans faire de grimance.
Jean-Marie Lallau
NOTES
(1) dans les années 1950, un curé de paroisse italien avait dénoncé comme pécheurs publics un couple dont la situation conjugale était problématique; l'homme visé par cette dénonciation avait poursuivi le curé, approuvé publiquement en cela par le leader du parti socialiste italien Pietro Nenni (cf. un éditorial de Jean Grandmougin sur Radio Luxembourg);
(2) professeur documentaliste dans le principal lycée public d'Etampes (91) au milieu des années 1990, je me souviens d'avoir été accosté par une collègue, épouse d'un militant socialiste, sur un marché de cette sous-préfecture de l'Essonne; elle voulait me vendre un journal dont le gros titre trahissait l'indignation devant la participation des prétendus néo-fascistes au gouvernement que Silvio Berlusconi venait de former; j'ai refusé d'acheter cette feuille, demandant à cette dame de me l'offrir, ce qui l'a offusqué; défendant le droit d'expression des révisionnistes, je passais pour un membre du Front National (dont je n'ai jamais eu la carte, ne partageant avec ce parti que le rejet du shoacentrisme et le refus de la colonisation de peuplement de l'Europe par les flux migratoires sud-nord) et était ciblé pour cette raison par les talibans de l'Education nationale, dont cette dame;
(3) le leader de ces "néo-fascistes" d'alors, Gianfranco Fini, a apporté ultérieurement la preuve par sa démagogie et son arrivisme excessif qu'il ne méritait pas, lui et quelques-uns de ses camarades, l'honneur que Silvio Berlusconi leur avait fait en 1994;
(4) j'apprécie chez la Lega Nord le refus des flux migratoires sud-nord massifs et l'absence de nationalisme lié à un Etat-nation. C'est tout. En 1994, la Lega s'est montrée démagogue en participant à la commémoration de la "libération" des "nazifascisti" le 25 avril pour faire pendant à l'intégration des prétendus "néo-fascistes" dans la coalition gouvernementale à la chute de laquelle elle a contribué à la fin de l'année 1994.
Comme à son habitude, Arte Journal s'en est pris à Silvio Berlusconi; la cible était cette fois sa vie privée. Arte Journal s'est réjoui d'une prétendue désaffection de l'Eglise catholique en Italie et de ses fidèles envers Il Cavaliere. On ne savait pas Arte si attachée à l'Ordre Moral et si soucieuse de l'opinion de l'Eglise catholique romaine. Arte Journal se réjouit de ce que le clergé catholique rejoigne les magistrats rouges de la Péninsule pour hâter la chute de la coalition de Silvio Berlusconi. C'est peut-être du "wishful thinking". Arte Journal nous montre un curé de paroisse qui serait "soulagé" (sic) d'avoir pu en chaire dénoncer le comportement licencieux du Cavaliere dans sa vie privée (1).
Pour ma part, je tiens Silvio Berlusconi pour l'homme d'Etat européen le plus admirable de son époque, et je vais vous dire pourquoi : premièrement parce qu'il a brisé un tabou (2) mis en place par les fusilleurs de 1943-1946 en sortant les prétendus néo-fascistes (3) de la léproserie politique dans laquelle les héritiers desdits fusilleurs les maintenaient depuis la victoire des "démocraties"; deuxièmement parce qu'il gouverne avec la Lega Nord (4) qui refuse la colonisation de peuplement de l'Europe par les suds du monde; troisièmement parce qu'il ne fête pas, ne célèbre pas la "libération" qui a marqué la victoire d'un camp sur un autre dans une guerre civile péninsulaire et européenne.
Les vraies raisons de l'aversion d'Arte envers Silvio Berlusconi résident non dans sa vie privée, mais dans la transgression de ces tabous. Arte hait Silvio Berlusconi pour les raisons qui me font l'admirer et l'aimer.
Vous en doutez encore ? Arte Journal du 3 octobre 2011 à 19h a enchaîné avec les soucis qu'ont certains étudiants étrangers non ressortissants de l'Union européenne qui, formés en France, refusent de retourner dans leurs pays pour faire bénéficier leurs compatriotes de l'éducation reçue dans l'Hexagone. On nous montre deux Nord-Africaines et une Afro-américaine. Arte est pour la fuite des cerveaux dans le sens sud-nord, pour le hold-up de la France et de l'Europe sur les talents des pays du sud du monde. Un collectif d'étudiants étrangers les défend dont Arte Journal fait la promotion en nous en révélant l'existence et donnant le micro à l'un des porte-parole. Il paraît que la Vrôôônse s'auto-punirait en ne permettant pas à ces étrangers de faire carrière dans l'Hexagone. Et pourquoi ? Parce que le méchant ministre de l'Intérieur voudrait "faire du chiffre", faire baisser les statistiques de l'immigration sud-nord, préoccupation qui, pour les directeurs de conscience d'Arte Journal, ne peut relever que d'immorales visées électoralistes. L'électeur hexagonal et européen ne doit pas avoir le droit, pour ces directeurs de conscience, de refuser les flux migratoires sud-nord. Il doit manger avec appétit sa tartine multiculturelle et pluriethnique, sans faire de grimance.
Jean-Marie Lallau
NOTES
(1) dans les années 1950, un curé de paroisse italien avait dénoncé comme pécheurs publics un couple dont la situation conjugale était problématique; l'homme visé par cette dénonciation avait poursuivi le curé, approuvé publiquement en cela par le leader du parti socialiste italien Pietro Nenni (cf. un éditorial de Jean Grandmougin sur Radio Luxembourg);
(2) professeur documentaliste dans le principal lycée public d'Etampes (91) au milieu des années 1990, je me souviens d'avoir été accosté par une collègue, épouse d'un militant socialiste, sur un marché de cette sous-préfecture de l'Essonne; elle voulait me vendre un journal dont le gros titre trahissait l'indignation devant la participation des prétendus néo-fascistes au gouvernement que Silvio Berlusconi venait de former; j'ai refusé d'acheter cette feuille, demandant à cette dame de me l'offrir, ce qui l'a offusqué; défendant le droit d'expression des révisionnistes, je passais pour un membre du Front National (dont je n'ai jamais eu la carte, ne partageant avec ce parti que le rejet du shoacentrisme et le refus de la colonisation de peuplement de l'Europe par les flux migratoires sud-nord) et était ciblé pour cette raison par les talibans de l'Education nationale, dont cette dame;
(3) le leader de ces "néo-fascistes" d'alors, Gianfranco Fini, a apporté ultérieurement la preuve par sa démagogie et son arrivisme excessif qu'il ne méritait pas, lui et quelques-uns de ses camarades, l'honneur que Silvio Berlusconi leur avait fait en 1994;
(4) j'apprécie chez la Lega Nord le refus des flux migratoires sud-nord massifs et l'absence de nationalisme lié à un Etat-nation. C'est tout. En 1994, la Lega s'est montrée démagogue en participant à la commémoration de la "libération" des "nazifascisti" le 25 avril pour faire pendant à l'intégration des prétendus "néo-fascistes" dans la coalition gouvernementale à la chute de laquelle elle a contribué à la fin de l'année 1994.
dimanche 7 août 2011
"Malsain !", qu'ils disent ...
Les médiats (1) rapportent des informations incroyables sur ce qui serait arrivé au lieu de repos de Rudolf Hess et même à ses restes. Je n'ai pas les moyens de vérifier l'exactitude de ce que j'ai pu lire ou entendre ici ou là. Il paraît que la tombe de Rudolf Hess serait devenue un lieu de pélérinage malsain (sic). S'il y a quelque chose de "malsain" dans cette affaire, c'est l'apparente servilité de certaines officines ecclésiales protestantes (en Bavière catholique, il faut se faire remarquer), de responsables politiques locaux envers certains groupes puissants, vindicatifs et malfaisants.
Je ne me suis jamais rendu là-bas pour une raison simple et suffisante : la famille de Hess ne souhaitait pas, et l'avait fait savoir à maintes reprises et dès 1987, que le lieu de repos de l'ancien homme d'Etat devienne un lieu de rassemblements controversés. Avant 1987 et le décès de Rudolf Hess, la famille avait même proposé qu' en cas de libération, celui-ci s'en tienne à un silence public absolu et soit, après sa mort, enterré à Alexandrie, en Egypte, lieu de sa naissance. Il s'agissait alors de formuler une contre-proposition au projet initial des "Alliés" : pour éviter toute instrumentalisation, comme on dit aujourd'hui, étaient prévues la destruction de la forteresse de Spandau, l'incinération du corps de Hess, et la dispersion de ses cendres dans un lieu non divulgué ou pratiquement mal défini. C'était pour éviter la mise en oeuvre de ce projet et répondre aux craintes relatives à une éventuelle instrumentalisation du lieu de repos de Hess que sa famille avait proposé une inhumation en Egypte s'il était libéré. A l'époque, on croyait que seul le veto soviétique faisait obstacle à une libération de Hess (2).
La libération de Rudolf Hess était réclamée depuis 1967, un an après qu'il fut devenu le seul et dernier prisonnier de Spandau. Une pétition avait recueilli les signatures de "néo-nazis" aussi notoires que Golo Mann, Paul-Henri Spaak, Max Petitpierre (ancien président de la Confédération Helvétique), du maire de la ville normande de Falaise, de Jean Anouilh, et même de l'Antifaschtische Arbeitsgemeinschaft de Karlsruhe.
La déclassification des archives britanniques concernant le déplacement de Hess au Royaume-Uni, les entretiens et interrogatoires qui ont pu être menés avec lui était prévue pour 2017; elle a plus récemment été reportée à 2047 me semble-t-il. Que faut-il que nous n'apprenions pas ?
On lit souvent que Rudolf Hess était incarcéré à "la prison des criminels de guerre" de Berlin Spandau. Factuellement, c'est exact, mais ça n'en fait pas un criminel de guerre. Le prétendu tribunal militaire international de Nuremberg ne l'a pas condamné pour "crimes de guerre", mais pour complot ou crimes contre la paix, ou quelque chose comme ça : même les "juges" de Nuremberg n'ont pu convaincre Hess de crime de guerre ou de crime contre l'humanité.
NOTES
(1) j'emploie l'orthographe "médiat" par solidarité avec le professeur Bernard Notin victime de la Police Zélote de la Pensée au début des années 1990 pour irrévérence envers la Mémouare;
(2) j'ai fait partie de l'association de fait des partisans français de la libération de Rudolf Hess, rattachés à l'association allemande Hilfsgemeinschaft Freiheit für Rudolf Hess; je m'y suis joint en réaction à une rencontre lors d'une promenade hivernale à Fribourg-en-Brisgau alors que j'étais étudiant à Strasbourg. Ce fut ma première rencontre, qui m'a scandalisée, avec la "génération morale". Près de la gare ferroviaire de la cité badoise, des colonnes portaient des affiches de la Hilfsgemeinschaft précitée que j'avais lues; poursuivant ma promenade vers l'hôpital militaire français, j'avise un adolescent allemand rentrant sa motocyclette dans la maison familiale; celle-ci portait un calicot à la gloire de la communiste afro-américaine Angela Davis, alors incarcérée en Californie. Comment pouvait-on préférer Angela Davis à Rudolf Hess ?
samedi 16 juillet 2011
C'est du Joly !
Alors, comme ça, Gro Eva Farseth, dite Eva Joly, souhaiterait remplacer le défilé militaire parisien du 14 juillet par un "défilé citoyen". N'attendant rien de positif du personnage dont j'avoue qu'il m'est éminemment antipathique, je n'ai pas prêté grande attention à cette proposition. Puis, son "camarade" Daniel Cohn-Bendit ayant précisé ce qu'il fallait entendre par "défilé citoyen", j'ai entrevu qu'il s'agirait de quelque chose comme les défilés du Premier Mai et de la commémoration de la Révolution d'Octobre sur la Place Rouge à Moscou, à l'époque soviétique : les infirmières françaises, les étudiants français, les gâte-sauce français etc...
La proposition d'Eva Joly qui ne sera jamais présidente, ne présente guère d'intérêt. Pour ma part, je me passerais bien de toute célébration du 14 juillet; j'ai toutefois aimé celle de 2007, moins stato-nationale et cocardière, plus européenne.
Finalement, les réactions à la proposition de la nouvelle pasionaria des Verts, et les réactions à ces réactions sont plus intéressantes que la proposition elle-même. On a vu le candidat "modéré", "paisible", "normal" à la primaire du PS, le sieur François Hollande, tomber le masque et apparaître pour ce qu'il est : un bobo sectaire, enamouré des "concitoyens" issus des flux migratoires sud-nord intervenus depuis les années 1960. On a revu le François Hollande qui attaquait la loi de février 2005 qui recommandait la prise en compte des aspects positifs de la colonisation dans les programmes scolaires d'Histoire, le François Hollande qui protestait dans les années 1990 contre une déclaration d'un Préfet du Midi qui s'était exprimé "en tant que Chrétien", alors que jamais Hollande ne s'est ému de déclarations de DSK insistant sur le fait que son engagement en tant que Juif dépasserait bien d'autres aspects de ses engagements publics.
La nationalité est devenue une simple donnée juridique dont j'ignore l'avenir. L'avenir, s'il y en a un, est probablement aux nationalités multiples. Plutôt que de prétendre prohiber les nationalité multiples, qui sont des privilèges, on ferait mieux d'envisager de réserver certains droits à ceux qui n'en ont qu'une, et donc aucune de rechange, pour rétablir l'équilibre. Pour ma part, je suis d'abord Européen, ensuite j'ai un Heimat principal et même quelques Heimats secondaires, mais pas de Vaterland, à moins que ça ne soit l'Europe.
François Fillon est resté dans le cadre d'une polémique normale avec une pasionaria qui se définissait comme la candidate de "la France des accents et du métissage". Je n'attache pas à la nationalité l'importance que lui attachent le Premier ministre, l'ex-troisième prix au titre de Miss Norvège 1961 (ou 1962), les sieurs Hollande, Valls (que l'instrumentalisation de "petits blancos" à Evry ne gênait nullement), du fait de la victoire idéologique des derniers cités et du triomphe apparent de leur conception "républicaine" de la nationalité. Mais François Fillon a dit vrai : il existe un pacifisme scandinave qui a pu influencer Eva Joly. Je sais plus ou moins ce que sont des traditions, mais quand j'entends le mot "valeurs", je sais qu'on va essayer de me vendre des idées qui ne valent pas grand chose.
La proposition d'Eva Joly qui ne sera jamais présidente, ne présente guère d'intérêt. Pour ma part, je me passerais bien de toute célébration du 14 juillet; j'ai toutefois aimé celle de 2007, moins stato-nationale et cocardière, plus européenne.
Finalement, les réactions à la proposition de la nouvelle pasionaria des Verts, et les réactions à ces réactions sont plus intéressantes que la proposition elle-même. On a vu le candidat "modéré", "paisible", "normal" à la primaire du PS, le sieur François Hollande, tomber le masque et apparaître pour ce qu'il est : un bobo sectaire, enamouré des "concitoyens" issus des flux migratoires sud-nord intervenus depuis les années 1960. On a revu le François Hollande qui attaquait la loi de février 2005 qui recommandait la prise en compte des aspects positifs de la colonisation dans les programmes scolaires d'Histoire, le François Hollande qui protestait dans les années 1990 contre une déclaration d'un Préfet du Midi qui s'était exprimé "en tant que Chrétien", alors que jamais Hollande ne s'est ému de déclarations de DSK insistant sur le fait que son engagement en tant que Juif dépasserait bien d'autres aspects de ses engagements publics.
La nationalité est devenue une simple donnée juridique dont j'ignore l'avenir. L'avenir, s'il y en a un, est probablement aux nationalités multiples. Plutôt que de prétendre prohiber les nationalité multiples, qui sont des privilèges, on ferait mieux d'envisager de réserver certains droits à ceux qui n'en ont qu'une, et donc aucune de rechange, pour rétablir l'équilibre. Pour ma part, je suis d'abord Européen, ensuite j'ai un Heimat principal et même quelques Heimats secondaires, mais pas de Vaterland, à moins que ça ne soit l'Europe.
François Fillon est resté dans le cadre d'une polémique normale avec une pasionaria qui se définissait comme la candidate de "la France des accents et du métissage". Je n'attache pas à la nationalité l'importance que lui attachent le Premier ministre, l'ex-troisième prix au titre de Miss Norvège 1961 (ou 1962), les sieurs Hollande, Valls (que l'instrumentalisation de "petits blancos" à Evry ne gênait nullement), du fait de la victoire idéologique des derniers cités et du triomphe apparent de leur conception "républicaine" de la nationalité. Mais François Fillon a dit vrai : il existe un pacifisme scandinave qui a pu influencer Eva Joly. Je sais plus ou moins ce que sont des traditions, mais quand j'entends le mot "valeurs", je sais qu'on va essayer de me vendre des idées qui ne valent pas grand chose.
jeudi 9 juin 2011
Bonjour, et bon anniversaire Monsieur Courbet
Le 10 juin 1819, naissait à Ornans (Franche-Comté / Doubs) le peintre Gustave Courbet.
"« La Commune de Paris, considérant que la colonne impériale de la place Vendôme est un monument de barbarie, un symbole de force brute et de fausse gloire, une affirmation du militarisme, une négation du droit international, une insulte permanente des vainqueurs aux vaincus (*), un attentat perpétuel à l’un des trois grands principes de la République française, la fraternité, décrète : article unique - La colonne Vendôme sera démolie. ».
Après l’épisode de la Commune de Paris, Courbet fut considéré comme au moins civilement responsable de cette destruction, en dehors d’une très courte peine de prison et d’une amende pour son activité aux côtés des Communards pendant la guerre civile. Il fut condamné au versement de contributions destinées à financer la reconstruction de la Colonne.
Ces contributions furent révisées à la baisse et étalées dans le temps (33 ans) mais la vente de ses toiles et la mise sous séquestre de ses biens le ruinèrent. Il mourut toutefois à l’âge de 58 ans avant d’avoir payé une seule des contributions exigées de lui pour la reconstruction de la Colonne Vendôme.
Comme artiste, il est notamment l’auteur d’un tableau intitulé "Bonjour Monsieur Courbet", ou "La Rencontre", qui date de 1854 et auquel on a emprunté le titre du présent article :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Gustave_Courbet_010.jpg
(*) la préoccupation de ne pas accabler les vaincus n'est pas courante; il est dommage qu'on ne s'en soit pas inspiré en 1919, entre les deux guerres, en 1944 et après (« tribunal » de Nuremberg ».
jeudi 2 juin 2011
La reddition de Breda (5 juin 1625) : l'Histoire et l'image
La Reddition de Breda (1), ou Les Lances, est un tableau de Diego Rodriguez de Silva y Velazquez (°1599, Séville) exposé au Musée du Prado à Madrid ; il s’agit d’une oeuvre de dimensions imposantes : un tableau à l’huile sur toile de 3,81 m sur 3,07 m.
Velazquez a reçu commande du tableau en 1634 et l’a achevé en 1635, soit dix ans après l’évènement qu’il illustre. Âgé de 35 ans, Velazquez est déjà une peintre célèbre. Il n’a pas assisté à la reddition de Breda, ne s’y est jamais rendu, mais a rencontré un des acteurs principaux de l’évènement, Ambroise Spinola, représenté sur le tableau : ils ont même effectué ensemble la traversée de la Méditerrannée occidentale entre Barcelone et Gênes en 1629 lors d’un voyage de Velazquez en Italie.
LE SIEGE ET LA REDDITION DE BREDA : LE CONTEXTE HISTORIQUE
La reddition de Breda est un épisode du conflit généralement désigné en Belgique et aux Pays-Bas sous le nom de Guerre de Quatre-Vingt Ans (1566 ou 1568-1648), qui oppose des provinces qui se désignent à partir de 1581 sous le nom de Provinces-Unies, gagnées largement à la Réforme calviniste d’une part (en gros l’actuel Royaume des Pays-Bas), et des provinces situées au sud des premières (en gros l’actuel Royaume de Belgique agrandi d’une partie du nord de la France, mais diminué du pays de Liège), administrées depuis Bruxelles par un gouverneur pour le compte du roi Habsbourg d’Espagne, d’autre part. Les provinces du Nord se sont unies en 1579 par l’Union d’Utrecht à l’instigation de nobles locaux (on dit "naturels") dont Guillaume d’Orange, dit Guillaume le Taciturne ; elles ont pris le nom de Provinces-Unies deux ans plus tard (Acte de La Haye, 25 juillet 1581), et se sont ainsi séparées des autres provinces qui ont maintenu leur allégeance envers la couronne d’Espagne et leur adhésion à la foi catholique romaine (Union d’Arras, 1579). Les causes de cette séparation sont complexes et multiples (religieuses, fiscales, commerciales, relatives à la culture politique : les nobles locaux restent attachés au modèle d’origine féodale de l’héritage bourguignon, tandis qu’à partir de Philippe II la couronne d’Espagne évolue vers la monarchie absolue et une forme d’Etat-nation). Le Sud ne reconnaît pas la sécession du Nord qui ne sera entérinée qu’en 1648 par l’un des Traités de Westphalie.
Breda est une ville du nord du Brabant historique, actuellement située dans le Royaume des Pays-Bas.
Les troupes des Provinces-Unies y tiennent garnison dans ce premier quart du 17e siècle.. Le gouverneur de la ville est, depuis 1601, Justin de Nassau, fils illégitime de Guillaume d’Orange, dit le Taciturne. On attribue à cette place de Breda une grande importance stratégique.
Depuis 1602, le roi d’Espagne a à son service un aristocrate gênois, Ambroise Spinola, qui a le double mérite de faire partiellement la guerre à ses frais, et de maîtriser la technique des sièges de places fortes. En août 1624, Ambroise Spinola décide d’entreprendre le siège de Breda, défendue par Justin de Nassau.
Ce dernier compte sur l’intervention d’alliés et de ses demi-frères pour dégager Breda. Ces secours ne lui étant pas apportés, Justin entreprend de négocier la capitulation de la place de Breda. Le 2 juin 1625, l’accord se fait sur les termes de la reddition : Justin sera autorisé à quitter la ville le 5 avec ses officiers et les survivants de la garnison et à se retirer librement avec eux vers le nord "selon les coutumes de la guerre, [...] drapeaux déployés, au son des tambours". Ambroise Spinola garantit en outre que les habitants de Breda seront traités avec clémence et que toute violence, tout pillage à leur encontre sont interdits sur son commandement, engagement qui sera tenu.
Le récit d’un témoin oculaire :
Un contemporain anglais, Gerrat Barry, qui a assisté à la scène, la décrit ainsi : " Spinola, accompagné par un groupe important de nobles et d’officiers [...] salua courtoisement tous les capitaines à leur arrivée et d’abord le gouverneur Nassau, vénérable par ses cheveux gris, sa femme et ses enfants, le fils d’Emmanuel de Portugal et les deux bâtards du prince Maurits (2). Ceux-ci, sans perdre leur contenance, [...] le saluèrent en inclinant modestement leurs bannières. On n’entendit de part et d’autre aucun cri ignominieux, nulle provocation, et tous sourirent en conservant une expression aimable" (3)
Et voici l’interprétation d’un poète, l’année même de la reddition de Breda :
Le dramaturge castillan (d’origine partiellement wallonne) Pedro Calderon de la Barca a écrit dès 1625 une pièce, intitulée El sitio de Breda, qui fut jouée dans les théâtres de Madrid, et dans laquelle il prête à Spinola, s’adressant à Justin, les propos suivants :
Justino, yo las recibo
Y conozco que valiente
Sois. Y el valor del vencido
Hace famoso al que vence.
Autrement dit :
Justin, je les (les = les clés) reçois
Et je reconnais que vaillant
Vous êtes. Et la valeur du vaincu
Rend célèbre celui qui vainc.
Après le mémorialiste et témoin oculaire (Gerrat Barry), puis le poète (Calderon de la Barca), voici comment, dix ans après l’évènement, Velazquez en rend compte :
http://www.safran-arts.com/42day/art/art4aug/velasqez/breda.html
Sur la gauche du tableau, les "Hollandais" ; à droite, les "Espagnols" et les "Bourguignons" (4).
On examinera ci-après le tableau, par "détails" et tout d’abord, au centre, entre les deux groupes, les commandants respectifs, acteurs de l’évènement :
http://les.tresors.de.lys.free.fr/grenier_du_3mars2006/peintres/velasquez/galerie4_rdition_de_breda__1634_1635/0404vela.jpg
A droite, Ambroise Spinola, 36 ans, le commandant "espagnol" ; son insigne de commandement est l’écharpe rose rouge (en espagnol, le fajin, avec un accent aigu sur le i) qui va de son col à l’arrière en passant par la ceinture ; il est descendu de cheval pour se mettre au même niveau que son adversaire malheureux et ne pas l’humilier ; il tient chapeau et bâton de commandement de la main gauche pour conserver libre la main droite qu’il pose sur l’épaule de son adversaire vaincu pour le réconforter et l’empêcher de s’agenouiller ;
à gauche, Justin de Nassau, 46 ans, commandant "hollandais", gouverneur de Breda, demi-frère de Guillaume d’Orange, tend les clefs de la ville à son vainqueur magnanime qui, en cet instant, paraît les dédaigner.
Dans la partie supérieure du tableau, à droite, on peut voir :
http://les.tresors.de.lys.free.fr/grenier_du_3mars2006/peintres/velasquez/galerie4_rdition_de_breda__1634_1635/0405vela.jpg
un alignement de lances (5) ou de hallebardes espagnoles ou "bourguignonnes" : il y en aurait 29 tandis qu’on n’en dénombre que 5 en haut et à gauche du tableau, du côté "hollandais" ; à droite de Spinola, et par dessus son cheval , on reconnaît des officiers espagnols ou "bourguignons" portant la fraise ; deux d’entre eux semblent regarder le spectateur comme pour le prendre à témoin ; le visage de l’un d’eux, fortement éclairé, n’a pu être identifié, mais il s’agit d’un officier de haut rang, comme en témoigne son "fajin" rose rouge : on a avancé quelques noms : le prince de Neubourg, Albert d’Arenbergh, Gonzalo de Cordoue, ou Carlos Coloma, sans pouvoir trancher ; le "drapeau" à carreaux blancs et bleus est celui des vainqueurs.
Sur la gauche du tableau, dans sa partie inférieure et centrale, on peut voir :
http://les.tresors.de.lys.free.fr/grenier_du_3mars2006/peintres/velasquez/galerie4_rdition_de_breda__1634_1635/0403vela.jpg
quelques combattants "hollandais", dont un jeune porteur de mousquet en habit vert qui semble regarder le spectateur pour le prendre à témoin, et fait ainsi pendant à l’officier à "fajin" non identifié dont il était question au paragraphe précédent.
Et en haut, à gauche,
http://les.tresors.de.lys.free.fr/grenier_du_3mars2006/peintres/velasquez/galerie4_rdition_de_breda__1634_1635/0402vela.jpg
Est-ce l’écuyer de Justin qui porte une chemise blanche ornée de motifs de couleur orange, bleue ou verte, et s’adresse à des compagnons en appuyant son propos d’un mouvement de la main droite, l’index levé ?
LE TABLEAU DE VELAZQUEZ ET LA REALITE DE L’EVENEMENT
On a vu que Velazquez n’avait pas été témoin oculaire de la reddition de Breda, ne s’était jamais rendu sur les lieux, et a peint cette huile sur toile dix ans après l’évènement, mais qu’il a longuement rencontré Ambroise Spinola, notamment lors d’une traversée entre Barcelone et Gênes.
Le relief brabançon est plus marqué sur le tableau qu’il ne l’est naturellement.
La fatigue et les marques des épreuves endurées par les assiégeants vainqueurs n’apparaissent pas sur le tableau.
Les différences entre la réalité historique et géographique et la représentation de l’évènement à travers le tableau de Velazquez portent essentiellement sur deux points : le relief est plus accentué sur le tableau qu’il ne l’est dans la réalité ; le tableau, visant à illustrer la grandeur et la puissance espagnoles, montre "Espagnols" et "Bourguignons" avec des tenues et des attitudes qui permettent de les identifier comme les incontestables vainqueurs (nombre de lances, expression des visages, qualité des tenues), alors que les contemporains témoins de la reddition avaient relevé les marques des épreuves dans l’attitude et la tenue des vainqueurs après plus de 9 mois de siège, tandis que les "Hollandais" apparaissaient relativement moins éprouvés qu’on aurait pu s’y attendre au sortir de ce siège.
Dans le lointain, on aperçoit des fumées d’incendies, des restes de fortifications, et la présence de l’eau, provenant d’inondations provoquées par des ruptures volontaires de digues : ces derniers éléments sont historiquement attestés. Le siège est fini, mais les traces des hostilités sont encore visibles.
Il est un tableau du Musée du Prado qui reflète plus fidèlement la réalité des lieux : celui du peintre flamand Pieter Snayers ; il représente l’infante et archiduchesse Isabelle, venue à Breda depuis Bruxelles pendant le siège, soit entre août 1624 et juin 1625, pour suivre le déroulement des opérations :
https://www.museodelprado.es/coleccion/obra-de-arte/isabel-clara-eugenia-en-el-sitio-de-breda/242dc4ce-76dc-455a-ba51-70ae3a49
Un autre tableau, du peintre lorrain Jacques Callot, est exposé au Musée d’Art de l’Université de Princeton (Etats-Unis) : il représente un instant de la reddition de Breda postérieur a celui qu’a immortalisé Velazquez : Spinola assiste au départ de la garnison "hollandaise" qui défile devant lui en direction du nord, Justin de Nassau et sa famille se trouvant dans une voiture en tête de la colonne. Jacques Callot n’a pas assisté à l’évènement, mais s’est rendu sur les lieux pour les étudier. Il a exécuté ce tableau pour l’infante et archiduchesse Isabelle en 1627, deux ans après la reddition et bien avant que Velazquez ne reçoive commande du sien en 1634.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Siege_of_Breda.jpg
LA PLACE DE "LA REDDITION DE BREDA" DANS UN PROJET ICONOGRAPHIQUE ROYAL
Le tableau a été commandé à Velazquez pour décorer, avec d’autres tableaux, le Salon des Royaumes du Palais du Buen Retiro, à Madrid (inauguration du palais : 5 et 6 décembre 1633). Il s’agissait d’attester du début glorieux du règne de Philippe IV (6), surnommé le Roi Planète, voire Hercules Hispanicus, par douze tableaux (comme les douze travaux d’Hercule) immortalisant des victoires espagnoles survenues entre 1622 (seconde année du règne de Philippe IV) et 1633 (inauguration du Palais du Buen Retiro). La Reddition de Breda était l’un d’eux, parmi d’autres dont La Reddition de Juliers, la Bataille de Fleurus etc...Au-delà de la réalité historique, le tableau de Velazquez entend célébrer la force et la magnanimité de l’Espagne, illustrer une conception chrétienne de la conduite de la guerre. L’image du souverain espagnol vainqueur et magnanime vient de plus loin que de la Guerre de Quatre-Vingt Ans : en 1492, à la fin de la Reconquista, lors de la prise de Grenade par Ferdinand et Isabelle, le premier avait refusé que Boabdil, le dernier roi maure, descendît de cheval pour lui remettre les clefs de la ville (pour que son adversaire vaincu demeure à son niveau et ne s’humilie pas). Cette image, attestée par des témoins de la reddition de Grenade, devait être connue de Velazquez et de ses contemporains, et avoir "fait son chemin" dans l’imaginaire des illustrateurs des hauts faits de l’histoire de l’Espagne.
Gerrat Barry (3) relevait : "Spinola se montra sage en préférant établir une réputation de clémence plutôt que de sévérité [...]. Il fit plus de cas du gain de temps ainsi obtenu que des dépouilles possibles de Breda, au vrai peu importantes. En vérité, il jugea profitable de préférer la majesté et la clémence de son roi, dont il était ici le représentant, que de donner libre cours à un appétit de gloire et à un désir de revanche"
Breda sera reprise par les Hollandais en 1639, soit quatorze ans après la reddition de Justin de Nassau et quatre ans après l’achèvement du tableau par Velazquez. La ville sera donc au pouvoir des Hollandais en 1648 lors de la conclusion des Traités de Westphalie qui marqueront la fin de la Guerre de Quatre-Vingt Ans, et la reconnaissance de la sécession des Provinces-Unies par les Habsbourg qui conserveront les provinces du sud.
NOTES
(1) on parlera de La Reddition de Breda avec un "R" majuscule au second mot pour désigner le tableau de Velazquez et de la reddition de Breda avec un "r" miniscule pour désigner l’évènement du 5 juin 1625 ;
(2) le prince Maurits (Maurice) est un demi-frère de Justin de Nassau ; il est mort peu avant la reddition sans pouvoir porter assistance à Justin qui avait auprès de lui, à Breda, ses deux neveux, enfants illégitimes de Maurits ;
(3) d’après Gerrat Barry, The Siege of Breda, publié à l’origine en latin et à Louvain en 1627 ;
(4) par "Bourguignons", on entend ici les personnes originaires des provinces de l’actuelle Belgique (moins le pays de Liège, mais avec en plus une partie de l’actuel nord de la France) ; ces provinces sont placées sous la suzeraineté des Habsbourg depuis le mariage de Marie de Bourgogne, fille du duc Charles le Téméraire, avec Maximilien d’Autriche (ou de Habsbourg) ; elles sont demeurées sous cette suzeraineté en 1579 par l’Union d’Arras ;
(5) "Les Lances" (Las Lanzas) est un autre nom du tableau de Velazquez "La Reddition de Breda" ;
(6) Le roi d’Espagne Philippe IV est le beau-père du roi de France et de Navarre Louis XIV, étant le père de Marie-Thérèse d’Autriche, épouse de Louis XIV ; la première épouse de Philippe IV était la propre fille de Henri IV, roi de France et de Navarre ; il existe un portrait de ce monarque portant l’armure, réalisé par Velazquez :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Retrato_de_Felipe_IV_en_armadura,_by_Diego_Vel%C3%A1zquez.jpg
Velazquez a reçu commande du tableau en 1634 et l’a achevé en 1635, soit dix ans après l’évènement qu’il illustre. Âgé de 35 ans, Velazquez est déjà une peintre célèbre. Il n’a pas assisté à la reddition de Breda, ne s’y est jamais rendu, mais a rencontré un des acteurs principaux de l’évènement, Ambroise Spinola, représenté sur le tableau : ils ont même effectué ensemble la traversée de la Méditerrannée occidentale entre Barcelone et Gênes en 1629 lors d’un voyage de Velazquez en Italie.
LE SIEGE ET LA REDDITION DE BREDA : LE CONTEXTE HISTORIQUE
La reddition de Breda est un épisode du conflit généralement désigné en Belgique et aux Pays-Bas sous le nom de Guerre de Quatre-Vingt Ans (1566 ou 1568-1648), qui oppose des provinces qui se désignent à partir de 1581 sous le nom de Provinces-Unies, gagnées largement à la Réforme calviniste d’une part (en gros l’actuel Royaume des Pays-Bas), et des provinces situées au sud des premières (en gros l’actuel Royaume de Belgique agrandi d’une partie du nord de la France, mais diminué du pays de Liège), administrées depuis Bruxelles par un gouverneur pour le compte du roi Habsbourg d’Espagne, d’autre part. Les provinces du Nord se sont unies en 1579 par l’Union d’Utrecht à l’instigation de nobles locaux (on dit "naturels") dont Guillaume d’Orange, dit Guillaume le Taciturne ; elles ont pris le nom de Provinces-Unies deux ans plus tard (Acte de La Haye, 25 juillet 1581), et se sont ainsi séparées des autres provinces qui ont maintenu leur allégeance envers la couronne d’Espagne et leur adhésion à la foi catholique romaine (Union d’Arras, 1579). Les causes de cette séparation sont complexes et multiples (religieuses, fiscales, commerciales, relatives à la culture politique : les nobles locaux restent attachés au modèle d’origine féodale de l’héritage bourguignon, tandis qu’à partir de Philippe II la couronne d’Espagne évolue vers la monarchie absolue et une forme d’Etat-nation). Le Sud ne reconnaît pas la sécession du Nord qui ne sera entérinée qu’en 1648 par l’un des Traités de Westphalie.
Breda est une ville du nord du Brabant historique, actuellement située dans le Royaume des Pays-Bas.
Les troupes des Provinces-Unies y tiennent garnison dans ce premier quart du 17e siècle.. Le gouverneur de la ville est, depuis 1601, Justin de Nassau, fils illégitime de Guillaume d’Orange, dit le Taciturne. On attribue à cette place de Breda une grande importance stratégique.
Depuis 1602, le roi d’Espagne a à son service un aristocrate gênois, Ambroise Spinola, qui a le double mérite de faire partiellement la guerre à ses frais, et de maîtriser la technique des sièges de places fortes. En août 1624, Ambroise Spinola décide d’entreprendre le siège de Breda, défendue par Justin de Nassau.
Ce dernier compte sur l’intervention d’alliés et de ses demi-frères pour dégager Breda. Ces secours ne lui étant pas apportés, Justin entreprend de négocier la capitulation de la place de Breda. Le 2 juin 1625, l’accord se fait sur les termes de la reddition : Justin sera autorisé à quitter la ville le 5 avec ses officiers et les survivants de la garnison et à se retirer librement avec eux vers le nord "selon les coutumes de la guerre, [...] drapeaux déployés, au son des tambours". Ambroise Spinola garantit en outre que les habitants de Breda seront traités avec clémence et que toute violence, tout pillage à leur encontre sont interdits sur son commandement, engagement qui sera tenu.
Le récit d’un témoin oculaire :
Un contemporain anglais, Gerrat Barry, qui a assisté à la scène, la décrit ainsi : " Spinola, accompagné par un groupe important de nobles et d’officiers [...] salua courtoisement tous les capitaines à leur arrivée et d’abord le gouverneur Nassau, vénérable par ses cheveux gris, sa femme et ses enfants, le fils d’Emmanuel de Portugal et les deux bâtards du prince Maurits (2). Ceux-ci, sans perdre leur contenance, [...] le saluèrent en inclinant modestement leurs bannières. On n’entendit de part et d’autre aucun cri ignominieux, nulle provocation, et tous sourirent en conservant une expression aimable" (3)
Et voici l’interprétation d’un poète, l’année même de la reddition de Breda :
Le dramaturge castillan (d’origine partiellement wallonne) Pedro Calderon de la Barca a écrit dès 1625 une pièce, intitulée El sitio de Breda, qui fut jouée dans les théâtres de Madrid, et dans laquelle il prête à Spinola, s’adressant à Justin, les propos suivants :
Justino, yo las recibo
Y conozco que valiente
Sois. Y el valor del vencido
Hace famoso al que vence.
Autrement dit :
Justin, je les (les = les clés) reçois
Et je reconnais que vaillant
Vous êtes. Et la valeur du vaincu
Rend célèbre celui qui vainc.
Après le mémorialiste et témoin oculaire (Gerrat Barry), puis le poète (Calderon de la Barca), voici comment, dix ans après l’évènement, Velazquez en rend compte :
http://www.safran-arts.com/42day/art/art4aug/velasqez/breda.html
Sur la gauche du tableau, les "Hollandais" ; à droite, les "Espagnols" et les "Bourguignons" (4).
On examinera ci-après le tableau, par "détails" et tout d’abord, au centre, entre les deux groupes, les commandants respectifs, acteurs de l’évènement :
http://les.tresors.de.lys.free.fr/grenier_du_3mars2006/peintres/velasquez/galerie4_rdition_de_breda__1634_1635/0404vela.jpg
A droite, Ambroise Spinola, 36 ans, le commandant "espagnol" ; son insigne de commandement est l’écharpe rose rouge (en espagnol, le fajin, avec un accent aigu sur le i) qui va de son col à l’arrière en passant par la ceinture ; il est descendu de cheval pour se mettre au même niveau que son adversaire malheureux et ne pas l’humilier ; il tient chapeau et bâton de commandement de la main gauche pour conserver libre la main droite qu’il pose sur l’épaule de son adversaire vaincu pour le réconforter et l’empêcher de s’agenouiller ;
à gauche, Justin de Nassau, 46 ans, commandant "hollandais", gouverneur de Breda, demi-frère de Guillaume d’Orange, tend les clefs de la ville à son vainqueur magnanime qui, en cet instant, paraît les dédaigner.
Dans la partie supérieure du tableau, à droite, on peut voir :
http://les.tresors.de.lys.free.fr/grenier_du_3mars2006/peintres/velasquez/galerie4_rdition_de_breda__1634_1635/0405vela.jpg
un alignement de lances (5) ou de hallebardes espagnoles ou "bourguignonnes" : il y en aurait 29 tandis qu’on n’en dénombre que 5 en haut et à gauche du tableau, du côté "hollandais" ; à droite de Spinola, et par dessus son cheval , on reconnaît des officiers espagnols ou "bourguignons" portant la fraise ; deux d’entre eux semblent regarder le spectateur comme pour le prendre à témoin ; le visage de l’un d’eux, fortement éclairé, n’a pu être identifié, mais il s’agit d’un officier de haut rang, comme en témoigne son "fajin" rose rouge : on a avancé quelques noms : le prince de Neubourg, Albert d’Arenbergh, Gonzalo de Cordoue, ou Carlos Coloma, sans pouvoir trancher ; le "drapeau" à carreaux blancs et bleus est celui des vainqueurs.
Sur la gauche du tableau, dans sa partie inférieure et centrale, on peut voir :
http://les.tresors.de.lys.free.fr/grenier_du_3mars2006/peintres/velasquez/galerie4_rdition_de_breda__1634_1635/0403vela.jpg
quelques combattants "hollandais", dont un jeune porteur de mousquet en habit vert qui semble regarder le spectateur pour le prendre à témoin, et fait ainsi pendant à l’officier à "fajin" non identifié dont il était question au paragraphe précédent.
Et en haut, à gauche,
http://les.tresors.de.lys.free.fr/grenier_du_3mars2006/peintres/velasquez/galerie4_rdition_de_breda__1634_1635/0402vela.jpg
Est-ce l’écuyer de Justin qui porte une chemise blanche ornée de motifs de couleur orange, bleue ou verte, et s’adresse à des compagnons en appuyant son propos d’un mouvement de la main droite, l’index levé ?
LE TABLEAU DE VELAZQUEZ ET LA REALITE DE L’EVENEMENT
On a vu que Velazquez n’avait pas été témoin oculaire de la reddition de Breda, ne s’était jamais rendu sur les lieux, et a peint cette huile sur toile dix ans après l’évènement, mais qu’il a longuement rencontré Ambroise Spinola, notamment lors d’une traversée entre Barcelone et Gênes.
Le relief brabançon est plus marqué sur le tableau qu’il ne l’est naturellement.
La fatigue et les marques des épreuves endurées par les assiégeants vainqueurs n’apparaissent pas sur le tableau.
Les différences entre la réalité historique et géographique et la représentation de l’évènement à travers le tableau de Velazquez portent essentiellement sur deux points : le relief est plus accentué sur le tableau qu’il ne l’est dans la réalité ; le tableau, visant à illustrer la grandeur et la puissance espagnoles, montre "Espagnols" et "Bourguignons" avec des tenues et des attitudes qui permettent de les identifier comme les incontestables vainqueurs (nombre de lances, expression des visages, qualité des tenues), alors que les contemporains témoins de la reddition avaient relevé les marques des épreuves dans l’attitude et la tenue des vainqueurs après plus de 9 mois de siège, tandis que les "Hollandais" apparaissaient relativement moins éprouvés qu’on aurait pu s’y attendre au sortir de ce siège.
Dans le lointain, on aperçoit des fumées d’incendies, des restes de fortifications, et la présence de l’eau, provenant d’inondations provoquées par des ruptures volontaires de digues : ces derniers éléments sont historiquement attestés. Le siège est fini, mais les traces des hostilités sont encore visibles.
Il est un tableau du Musée du Prado qui reflète plus fidèlement la réalité des lieux : celui du peintre flamand Pieter Snayers ; il représente l’infante et archiduchesse Isabelle, venue à Breda depuis Bruxelles pendant le siège, soit entre août 1624 et juin 1625, pour suivre le déroulement des opérations :
https://www.museodelprado.es/coleccion/obra-de-arte/isabel-clara-eugenia-en-el-sitio-de-breda/242dc4ce-76dc-455a-ba51-70ae3a49
Un autre tableau, du peintre lorrain Jacques Callot, est exposé au Musée d’Art de l’Université de Princeton (Etats-Unis) : il représente un instant de la reddition de Breda postérieur a celui qu’a immortalisé Velazquez : Spinola assiste au départ de la garnison "hollandaise" qui défile devant lui en direction du nord, Justin de Nassau et sa famille se trouvant dans une voiture en tête de la colonne. Jacques Callot n’a pas assisté à l’évènement, mais s’est rendu sur les lieux pour les étudier. Il a exécuté ce tableau pour l’infante et archiduchesse Isabelle en 1627, deux ans après la reddition et bien avant que Velazquez ne reçoive commande du sien en 1634.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Siege_of_Breda.jpg
LA PLACE DE "LA REDDITION DE BREDA" DANS UN PROJET ICONOGRAPHIQUE ROYAL
Le tableau a été commandé à Velazquez pour décorer, avec d’autres tableaux, le Salon des Royaumes du Palais du Buen Retiro, à Madrid (inauguration du palais : 5 et 6 décembre 1633). Il s’agissait d’attester du début glorieux du règne de Philippe IV (6), surnommé le Roi Planète, voire Hercules Hispanicus, par douze tableaux (comme les douze travaux d’Hercule) immortalisant des victoires espagnoles survenues entre 1622 (seconde année du règne de Philippe IV) et 1633 (inauguration du Palais du Buen Retiro). La Reddition de Breda était l’un d’eux, parmi d’autres dont La Reddition de Juliers, la Bataille de Fleurus etc...Au-delà de la réalité historique, le tableau de Velazquez entend célébrer la force et la magnanimité de l’Espagne, illustrer une conception chrétienne de la conduite de la guerre. L’image du souverain espagnol vainqueur et magnanime vient de plus loin que de la Guerre de Quatre-Vingt Ans : en 1492, à la fin de la Reconquista, lors de la prise de Grenade par Ferdinand et Isabelle, le premier avait refusé que Boabdil, le dernier roi maure, descendît de cheval pour lui remettre les clefs de la ville (pour que son adversaire vaincu demeure à son niveau et ne s’humilie pas). Cette image, attestée par des témoins de la reddition de Grenade, devait être connue de Velazquez et de ses contemporains, et avoir "fait son chemin" dans l’imaginaire des illustrateurs des hauts faits de l’histoire de l’Espagne.
Gerrat Barry (3) relevait : "Spinola se montra sage en préférant établir une réputation de clémence plutôt que de sévérité [...]. Il fit plus de cas du gain de temps ainsi obtenu que des dépouilles possibles de Breda, au vrai peu importantes. En vérité, il jugea profitable de préférer la majesté et la clémence de son roi, dont il était ici le représentant, que de donner libre cours à un appétit de gloire et à un désir de revanche"
Breda sera reprise par les Hollandais en 1639, soit quatorze ans après la reddition de Justin de Nassau et quatre ans après l’achèvement du tableau par Velazquez. La ville sera donc au pouvoir des Hollandais en 1648 lors de la conclusion des Traités de Westphalie qui marqueront la fin de la Guerre de Quatre-Vingt Ans, et la reconnaissance de la sécession des Provinces-Unies par les Habsbourg qui conserveront les provinces du sud.
NOTES
(1) on parlera de La Reddition de Breda avec un "R" majuscule au second mot pour désigner le tableau de Velazquez et de la reddition de Breda avec un "r" miniscule pour désigner l’évènement du 5 juin 1625 ;
(2) le prince Maurits (Maurice) est un demi-frère de Justin de Nassau ; il est mort peu avant la reddition sans pouvoir porter assistance à Justin qui avait auprès de lui, à Breda, ses deux neveux, enfants illégitimes de Maurits ;
(3) d’après Gerrat Barry, The Siege of Breda, publié à l’origine en latin et à Louvain en 1627 ;
(4) par "Bourguignons", on entend ici les personnes originaires des provinces de l’actuelle Belgique (moins le pays de Liège, mais avec en plus une partie de l’actuel nord de la France) ; ces provinces sont placées sous la suzeraineté des Habsbourg depuis le mariage de Marie de Bourgogne, fille du duc Charles le Téméraire, avec Maximilien d’Autriche (ou de Habsbourg) ; elles sont demeurées sous cette suzeraineté en 1579 par l’Union d’Arras ;
(5) "Les Lances" (Las Lanzas) est un autre nom du tableau de Velazquez "La Reddition de Breda" ;
(6) Le roi d’Espagne Philippe IV est le beau-père du roi de France et de Navarre Louis XIV, étant le père de Marie-Thérèse d’Autriche, épouse de Louis XIV ; la première épouse de Philippe IV était la propre fille de Henri IV, roi de France et de Navarre ; il existe un portrait de ce monarque portant l’armure, réalisé par Velazquez :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Retrato_de_Felipe_IV_en_armadura,_by_Diego_Vel%C3%A1zquez.jpg
CREDITS
Bartolomé Bennassar : Les Lances de Breda de Velazquez, Armand Colin, 2008 ;
Arturo Perez Reverte : Le Soleil de Breda, Le Seuil, 2000 ;
Antonio Ortiz Dominguez et allii, Velazquez, Museo del Prado, 1990 ;
le site http://amis-arts.com/ ;
le site http://le.tresor.des.lys.free.fr/
le site http://www.safran-arts.com/
Bartolomé Bennassar : Les Lances de Breda de Velazquez, Armand Colin, 2008 ;
Arturo Perez Reverte : Le Soleil de Breda, Le Seuil, 2000 ;
Antonio Ortiz Dominguez et allii, Velazquez, Museo del Prado, 1990 ;
le site http://amis-arts.com/ ;
le site http://le.tresor.des.lys.free.fr/
le site http://www.safran-arts.com/
lundi 30 mai 2011
Chère Libye
Le Guide de la Révolution libyenne et l'avocat de Georges Guingouin ne m'inspirent aucune sympathie; j'en conserve un peu pour "le salaud lumineux" (*)
Le coût de l'intervention contre la Libye (lancée à l'origine pour protéger les rebelles de Benghazi des représailles promises par Gadaffi), c'est aussi :
-la stimulation des flux migratoires sud-nord;
-une incitation à la prolifération des armes de destruction massive, notamment nucléaires : Gadaffi avait renoncé à s'en doter après l'avoir d'abord envisagé; comme l'a relevé le Faghi (le Guide Suprême de la révolution iranienne), c'est parce qu'il est démuni de telles armes que les Occidentaux ont pu l'attaquer; certains pays du "sud", comme on dit, risquent de retenir la leçon et d'acheter, ouvertement ou clandestinement, une police d'assurance les protégeant de toute velléité d'intervention humanitaire ou droit-de-l'hommiste venant des "démocraties" en se dotant d'armes de destruction massive.
Même si Gaddafi perd le pouvoir (et le plus tôt serait le mieux), la protection des rebelles de Benghazi, si méritants et intéressants soient-ils, aura coûté cher, très cher.
(*) à la date de rédaction de ce message, les médiats annoncent que les deux avocats, Jacques Verges ("le salaud lumineux") et Roland Dumas (l'ancien avocat de Georges Guingouin) vont porter plainte contre l'OTAN (sic) pour crimes contre l'Humanité en Libye, ainsi, si j'ai bien compris, que contre le chef de l'Etat français; j'espère que ce dernier les renverra vers Bernard-Henri Lévy.
Le coût de l'intervention contre la Libye (lancée à l'origine pour protéger les rebelles de Benghazi des représailles promises par Gadaffi), c'est aussi :
-la stimulation des flux migratoires sud-nord;
-une incitation à la prolifération des armes de destruction massive, notamment nucléaires : Gadaffi avait renoncé à s'en doter après l'avoir d'abord envisagé; comme l'a relevé le Faghi (le Guide Suprême de la révolution iranienne), c'est parce qu'il est démuni de telles armes que les Occidentaux ont pu l'attaquer; certains pays du "sud", comme on dit, risquent de retenir la leçon et d'acheter, ouvertement ou clandestinement, une police d'assurance les protégeant de toute velléité d'intervention humanitaire ou droit-de-l'hommiste venant des "démocraties" en se dotant d'armes de destruction massive.
Même si Gaddafi perd le pouvoir (et le plus tôt serait le mieux), la protection des rebelles de Benghazi, si méritants et intéressants soient-ils, aura coûté cher, très cher.
(*) à la date de rédaction de ce message, les médiats annoncent que les deux avocats, Jacques Verges ("le salaud lumineux") et Roland Dumas (l'ancien avocat de Georges Guingouin) vont porter plainte contre l'OTAN (sic) pour crimes contre l'Humanité en Libye, ainsi, si j'ai bien compris, que contre le chef de l'Etat français; j'espère que ce dernier les renverra vers Bernard-Henri Lévy.
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