vendredi 15 avril 2011

Quand on dépasse les bornes, il n'y a plus de limites

L'année 2010 a vu le Saint-Siège accepter la démission de Mgr Roger Vangheluwe, évêque de Bruges, convaincu (?) d'abus sexuels (?) sur des mineurs d'âge. Mgr Vangheluwe a du quitter la Belgique et est hébergé dans une communauté de la région Centre-Val de Loire.

Il a tout récemment donné un entretien à une chaîne de télévision flamande dans laquelle il exprime ses regrets, son incompréhension devant ce qu'il considère comme des égarements.

Devant la caméra, il n'a pas l'air accablé. Et c'est selon moi une bonne nouvelle : il s'est exilé, on lui a retiré sa charge, il est poursuivi, que voudrait-on de plus ?

Un député socialiste flamand, un dénommé Renaat Landuyt, élu de la province de Flandre Occidentale, dont Bruges est le chef-lieu, demande que Roger Vangheluwe soit privé de sa pension mensuelle de 2800 euros.Oui, 2800 euros. Simple certifié en documentation, je touche un salaire mensuel supérieur à ce montant très modique.

Roger Vangheluwe a occupé pendant vingt-cinq ans la charge d'évêque. Il a droit à une pension. Si le droit à pension est conditionné à l'absence de dossier disciplinaire (en l'occurence au sein de l'Eglise de Belgique) et de dossier pénal, on a dépassé certaines bornes et, comme disait le Sapeur Camember (cité, me semble-t-il, par Georges Pompidou), quand on a dépassé les bornes, y'a plus de limites. Vais-je toucher une pension ? Après tout, je suis professeur documentaliste dans une institution régie par une loi d'orientation (Jospin, puis Fillon) qui assigne à cette institution la promotion des "valeurs de la République"; or, en dehors du cadre professionnel j'exprime et même j'exhale mon incroyance dans lesdites valeurs. Si on suit la logique de Renaat Landuyt, je suis un pécheur contre les valeurs humanistes (en Belgique francophone, le parti chrétien-social s'est déconfessionnalisé et rebaptisé -si on peut dire- "démocrate humaniste"), et on ne voit pourquoi des actifs paieraient pour le salopard que je suis. Puis ce sera la Mutuelle qui ne remboursera plus les dépenses de santé. Le boycott, la mise à l'index, ça peut aller loin.

De plus, mon dernier supérieur hiérarchique est un camarade de Renaat Landuyt : il est le Premier secrétaire de la section du P.S. (français) de Palaiseau (91) où le Collège dont il est le Principal est implanté. Un triste sire, un [autocensuré]. Lui aussi, il entend frapper au portefeuille des gens qu'il a "dans le nez" : en novembre dernier, je tombe malade et ne suis pas en mesure d'assurer mon service, ce qui ne m'est que très exceptionnellement arrivé; je m'absente un premier jour, puis un second, attendant de voir si le troisième jour je pourrais reprendre mes activités ou si je devrais consulter un médecin; le Principal et camarade Premier secrétaire me téléphone à mon domicile le matin du deuxième jour pour me demander si je suis muni d'un arrêt de travail médical; je lui réponds par la négative, lui rappelant qu'il existe une coutume qui veut que les absences pour raisons de santé de moins de trois jours sont tolérées sans arrêt de travail médical, sur simple demande d'autorisation d'absence rétroactive. Le bonhomme me répond qu'il n'est pas lié par cette coutume, et s'adresse immédiatement au Rectorat, qui obtempère, pour me faire perdre deux jours de salaire pour "service non fait". Le troisième jour je suis allé consulter un médecin qui a spontanément considéré que je ne pouvais reprendre mes activités avant quelques jours. Mais notre camarade humaniste a pu savourer son plaisir de m'avoir fait perdre deux trentièmes de traitement. Le [autocensuré] !

samedi 2 avril 2011

Généreux.....avec ce qui n'est pas (qu') à soi

Samedi 2 avril 2011, opération de propagande et de promotion gratuite pour l'immigration sud-nord dans le Grand Format du JT de 20h, présenté par Laurent Delahousse sur France 2.

Les téléspectateurs sont invités à découvrir la vie quotidienne de « sans papiers » dans l'Essonne. On a choisi des Mauriciens, c'est-à-dire des ressortissants d'un petit pays, à la population hétérogène : le but de cette séquence est de susciter de la sympathie envers les « sans papiers », et montrer des gens appartenant à des groupes ethniques fortement représentés en France risquerait de compromettre l'effet recherché en indisposant le téléspectateur. Des Mauriciens, on n'en voit pas tant que ça, ou on les confond avec des Sri Lankais, ou des Indiens, donc ça passe mieux.

On nous montre une jeune femme qui est venue de Maurice en France pour y rendre visite à sa famille il y a douze ans, et y chercher du travail. Elle a été à bonne école : son père l'avait précédée et avait trouvé du travail grâce, ça ne nous est même pas caché, à de faux papiers. Sa fille marche sur ses traces et travaille « au noir » chez un couple de « Français aisés » qui se savent en faute et refusent pour cette raison de rencontrer les journalistes de France 2. Ca fait au moins quatre personnes qui se foutent des lois sur l'immigration : le père, la fille et ce couple de « Français aisés ».

La fille veut « des papiers ». Comprenez : non pas des papiers pour caler un pied de sa table de nuit, ou pour faire beau, mais des papiers qui lui permettront de travailler, d'avoir une aide au logement, de faire venir éventuellement de Maurice d'autres membres de la famille, de fonder une famille, de mettre ses enfants à l'école avec les vôtres, de les envoyer en colonie de vacances avec les vôtres, d'habiter à côté de chez vous, de devenir citoyenne française, électrice, voire élue, locale ou nationale. Elle a une soeur plus jeune qui fait des études, mais ne veut pas retourner à Maurice, est en situation de séjour irrégulier et ne peut pas, pour le moment, travailler légalement en France.

On voit brièvement apparaître à l'écran une Asiatique ou une Eurasienne du Réseau Education Sans Frontières pour l'Essonne. Ces gens-là, je les connais (je suis enseignant) : un matin, ils ont débarqué dans la salle des profs de mon collège, pétitions à la main, annonçant la tenue d'une réunion dans une salle municipale (le député-maire est apparenté UMP) retenue par … le Parti Communiste. La déléguée de RESF assure sans rire : oui, c'est le Parti Communiste qui retient la salle parce qu'il faut que ce soit un groupe reconnu qui le fasse, mais... ce n'est pas politique (sic). Des collègues signent la pétition par conviction ou par conformisme, certains parce qu'ils se sentent intimidés et n'osent pas refuser. Je suis bien décidé à refuser de signer si on me le propose, mais la sonnerie retentit qui marque la fin de la récréation, la dispersion des collègues et le départ de la déléguée de RESF. La personne de RESF interrogée au JT débite le discours habituel : des sans papiers travaillent depuis longtemps, paient parfois des impôts, sont « intégrés » (sic) et c'est un scandale, un déni des droits de l'homme que de ne pas leur donner des papiers. Comme s'il s'agissait seulement de papiers... Bien sûr, la représentante de RESF Essonne se garde bien de rappeler que ces gens travaillent au noir, ou avec de faux papiers, sous de fausses identités.

En fin de ce Grand Format du JT de 20h du samedi 2 avril 2011, on nous montre notre Mauricienne se rendant à la Préfecture d'Evry où elle apprend que le dossier qu'elle a déposé en 2009 n'est toujours pas enregistré. Les employés de la Préfecture ne peuvent pas l'envoyer promener ni lui rappeler qu'elle viole depuis des années les lois qu'ils sont chargés d'appliquer. Alors, ils lui disent qu'il lui faudra revenir... Notre jeune Mauricienne exprime un découragement qui ne va pas jusqu'à lui donner envie de retourner construire son beau pays de l'Océan Indien. Mais France 2 et ses journalistes militants engagés sont intervenus auprès de la Préfecture de l'Essonne. Sous cette pression, le dossier de cette résidente illégale et entêtée devrait voir son traitement  accéléré.

Si seulement cela pouvait s'achever sur une reconduite de toute la famille vers Maurice, au besoin avec une aide financière. Mais ce n'est pas l'issue souhaitée par les auteurs de ce Grand Format, au contraire.

Donner des « papiers » à des « sans papiers », c'est les mettre au bénéfice des politiques dites d' »intégration » qui ne sont pas seulement à la charge du couple de « Français aisés » qui emploient cette Mauricienne qui ne devrait pas séjourner en France mais qui y demeure sans en avoir le droit. Le coût de ces politiques d'intégration ne reposera pas non plus seulement sur les journalistes de France 2 qui ont offert un publi-reportage au lobby de l'immigration, ni sur les téléspectateurs qui se seront laissés émouvoir, mais sur tout le monde. Et en plus, ce publi-reportage est financé avec nos redevances pour l'audio-visuel !

On nous dit que l'audio-visuel public, les mass medias sont dépendants...du Pouvoir. Si c'est vrai, ça nous montre où est le « Pouvoir » : aux mains des histrions, des associations de malfaisants, de personnes et de gens généreux...avec ce qui n'est pas (qu') à eux. Contre cela, à l'invitation de l'inénarrable Stéphane Hessel, je m'indigne !

vendredi 1 avril 2011

A la Mi-Carême

A la Mi-Carême

I
Le carnaval s’en va, les roses vont éclore ;
Sur les flancs des coteaux déjà court le gazon.
Cependant du plaisir la frileuse saison
Sous ses grelots légers rit et voltige encore,
Tandis que, soulevant les voiles de l’aurore,
Le Printemps inquiet paraît à l’horizon.

II
Du pauvre mois de mars il ne faut pas médire ;
Bien que le laboureur le craigne justement,
L’univers y renaît ; il est vrai que le vent,
La pluie et le soleil s’y disputent l’empire.
Qu’y faire ? Au temps des fleurs, le monde est un enfant ;
C’est sa première larme et son premier sourire.

III
C’est dans le mois de mars que tente de s’ouvrir
L’anémone sauvage aux corolles tremblantes.
Les femmes et les fleurs appellent le zéphyr ;
Et du fond des boudoirs les belles indolentes,
Balançant mollement leurs tailles nonchalantes,
Sous les vieux marronniers commencent à venir.

IV
C’est alors que les bals, plus joyeux et plus rares,
Prolongent plus longtemps leurs dernières fanfares ;
À ce bruit qui nous quitte, on court avec ardeur ;
La valseuse se livre avec plus de langueur :
Les yeux sont plus hardis, les lèvres moins avares,
La lassitude enivre, et l’amour vient au coeur.

V
S’il est vrai qu’ici-bas l’adieu de ce qu’on aime
Soit un si doux chagrin qu’on en voudrait mourir,
C’est dans le mois de mars, c’est à la mi-carême,
Qu’au sortir d’un souper un enfant du plaisir
Sur la valse et l’amour devrait faire un poème,
Et saluer gaiement ses dieux prêts à partir.

VI
Mais qui saura chanter tes pas pleins d’harmonie,
Et tes secrets divins, du vulgaire ignorés,
Belle Nymphe allemande aux brodequins dorés ?
Ô Muse de la valse ! ô fleur de poésie !
Où sont, de notre temps, les buveurs d’ambroisie
Dignes de s’étourdir dans tes bras adorés ?

VII
Quand, sur le Cithéron, la Bacchanale antique
Des filles de Cadmus dénouait les cheveux,
On laissait la beauté danser devant les dieux ;
Et si quelque profane, au son de la musique,
S’élançait dans les choeurs, la prêtresse impudique
De son thyrse de fer frappait l’audacieux.

VIII
Il n’en est pas ainsi dans nos fêtes grossières ;
Les vierges aujourd’hui se montrent moins sévères,
Et se laissent toucher sans grâce et sans fierté.
Nous ouvrons à qui veut nos quadrilles vulgaires ;
Nous perdons le respect qu’on doit à la beauté,
Et nos plaisirs bruyants font fuir la volupté.

IX
Tant que régna chez nous le menuet gothique,
D’observer la mesure on se souvint encor.
Nos pères la gardaient aux jours de thermidor,
Lorsqu’au bruit des canons dansait la République,
Lorsque la Tallien, soulevant sa tunique,
Faisait de ses pieds nus claquer les anneaux d’or.

X
Autres temps, autres moeurs ; le rythme et la cadence
Ont suivi les hasards et la commune loi.
Pendant que l’univers, ligué contre la France,
S’épuisait de fatigue à lui donner un roi,
La valse d’un coup d’aile a détrôné la danse.
Si quelqu’un s’en est plaint, certes, ce n’est pas moi.

XI
Je voudrais seulement, puisqu’elle est notre hôtesse,
Qu’on sût mieux honorer cette jeune déesse.
Je voudrais qu’à sa voix on pût régler nos pas,
Ne pas voir profaner une si douce ivresse,
Froisser d’un si beau sein les contours délicats,
Et le premier venu l’emporter dans ses bras.

XII
C’est notre barbarie et notre indifférence
Qu’il nous faut accuser ; notre esprit inconstant
Se prend de fantaisie et vit de changement ;
Mais le désordre même a besoin d’élégance ;
Et je voudrais du moins qu’une duchesse, en France,
Sût valser aussi bien qu’un bouvier allemand.

Alfred de Musset (1810 - 1857)

Voyage au bout de l'Afrique

Le 6 avril 1652, au début de l’automne austral, abordaient dans la Baie de la Table, à l’extrémité sud de l’Afrique, trois navires venant de Hollande, affrêtés par la Compagnie des Indes Orientales dont le siège était installé dans les Provinces-Unies (ce qu’on appelle aujourd’hui les Pays-Bas). Les survivants du voyage étaient au nombre de 90 : 8 femmes et 82 hommes, sous la direction de Jan van Riebeek. Le but de l’expédition : installer une station de ravitaillement, un poste d’escale tout au sud de l’Afrique, à la limite de l’Atlantique et de l’Océan Indien, pour faciliter les communications entre les Provinces-Unies et ce qu’on désigne aujourd’hui sous le nom d’Indonésie où la Compagnie avait déjà pris pied.

Ces Hollandais n’étaient pas les premiers à reconnaître cette région. A la fin du siècle précédent, des Portugais avaient baptisé ce cap le Cap des Tempêtes, puis l’avaient renommé le Cap de Bonne-Espérance. Puis des Anglais, et d’autres Hollandais y étaient revenus. Mais il fallut attendre le milieu du XVIIe siècle pour voir s’y installer un établissement européen permanent. Les conditions naturelles (climat tempéré chaud) étaient excellentes, et on passa assez vite du projet initial (poste d’escale et de ravitaillement) à un établissement plus complexe.

Un fort fut construit, puis des habitations permanentes, en attendant de nouveaux colons. Les voyages étaient longs et la mortalité souvent élevée au cours de ces expéditions. Jan van Riebeek et ses compagnons entrèrent en relation avec les naturels du lieu, les Khoï-Khoï, également connus sous le nom de Khoïsan auxquels ils donnèrent le nom, d’origine incertaine, de Hottentots. Les Khoï-Khoï s’expriment au moyen d’une langue comportant le recours à des sons qui surprirent les Hollandais, qui comportent des sortes de claquements de langue. Plus tard, ces populations furent aussi désignées par le vocable anglais de Bushmen. Des rapports commerciaux fondés sur le troc s’établirent : produits et sous-produits animaux venant des Khoï-Khoï contre objets finis fournis par les Hollandais. Jan van Riebeek demeura gouverneur du Cap jusqu’en 1662, date à laquelle il partit pour l’actuelle Indonésie.

A son départ, la ville du Cap était fondée. Le Jour du Fondateur, célébré en Afrique du Sud le 6 avril, commémorait naguère l'épilogue de ce voyage au bout de l'Afrique.

mercredi 23 mars 2011

In Memoriam (23 mars 1944)

Honte à Romano Prodi, à ses amis, ses héritiers (dont son ancienne collaboratrice Sylvie Goulart, ancienne présidente du Mouvement Européen-France, compagne de route du très sectaire Guy Verhofstadt), à la ch'aîne ARTE, à la Mémouare hémiplégique. Sans l'indéfendable attentat de la Via Rasella, il n'y aurait jamais eu les Fosses Ardeatines !

Partigiani assassini !


Ont été assassinés Via Rasella (Rome) le 23 mars 1944 :

Andergassen Karl, 30 ans,
Bergmeister Franz, 37 ans,
Dissertori Josef, 30 ans,
Eichner Georg, 31 ans,
Erlacher Jakob, 42 ans,
Fischnaller Friedrich, 41 ans,
Fischnaller Johann, 39 ans,
Frötscher Eduard, 31 ans,
Haller Vinzenz, âge non connu,
Kaspareth Leonhard, 29 ans,
Kaufmann Johann, 30 ans,
Matscher Anton, 31 ans,
Mittelberger Anton, 36 ans,
Moser Michael, 39 ans,
Niederstätter Franz, 36 ans,
Oberlechner Eugen, 35 ans,
Oberrauch Mathias, 43 ans,
Palla Paul, 28 ans,
Pescosta Augustin, 31 ans,
Profanter Daniel, 28 ans,
Raich Josef, 37 ans,
Rauch Anton, 33 ans,
Rungger Engelbert, 36 ans,
Schweigl Johann, 35 ans,
Seyer Johann, 39 ans,
Spiess Ignatz, 32 ans,
Spögler Eduard, 35 ans,
Stecher Ignatz, 32 ans,
Stedile Albert, 38 ans,
Steger Josef, 35 ans,
Tschigg Hermann, 32 ans,
Turneretscher Fidelius, 30 ans,
Wartbichler Josef, 36 ans.

Sept de leurs camarades sont morts plus tard des suites des blessures infligées lors de cet attentat.

Ont également perdu la vie :

Chiaretti Antonio (48 ans)
Zuccharetti Pietro (13 ans), décapité par l'explosion.

Les assassins de ces hommes et de cet enfant étaient volontaires pour les tuer, ce que n'étaient aucune des victimes de ce crime qui, s'il a supprimé des vies, a été sans influence sur l'issue ultime de la guerre.

Les assassins de ces hommes et de cet enfant ont été honorés après la guerre pour leur crime dont les conséquences ont été les représailles des Fosses Ardéatines et, un demi-siècle plus tard, la condamnation irrégulière et l'incarcération du capitaine Erich Priebke, né en 1913, mort prisonnier des héritiers des "partigiani" fusilleurs de 1943-1946.


Au milieu des années 1990, un tribunal militaire italien avait rendu une sorte d'ordonnance de non lieu à l'égard du capitaine Priebke. Il s'ensuivit une campagne hystérique au cours de laquelle on vit le président du Conseil italien de l'époque, Romano Prodi, prendre part à une manifestation de rue pour protester contre la décision de ce tribunal militaire. Cette attitude insensée aurait dû disqualifier Romano Prodi et l'écarter de tout mandat européen. Le jour où ses alliés communistes quittèrent son gouvernement et mirent fin à sa présidence du Conseil, Romano Prodi fut pourtant repêché comme président de la Commission de l'Union européenne. Romano Prodi retrouva le Palais Chigi (qui est à Rome ce que l'Hôtel de Matignon est à Paris) pour deux ans de 2006 à 2008. Les médiats lui étaient généralement très favorables opposant le sage "professore" au richissime et flamboyant Cavaliere, oubliant au passage l'appui de Georges Sörös, incomparablement plus riche en milliards qu' Il Cavaliere, à Romano Prodi.


N'oublions pas ! N'abandonnons pas !

vendredi 18 mars 2011

Arte Desinfo : les Chrétiens d'Irak et d'Orient récupérés

21 novembre 2008

Arte (Des)Info du 21 novembre MMVIII à 19h45 était présentée par
William Irigoyen.


Une séquence était consacrée aux persécutions non-étatiques contre les
Chrétiens d'Irak.


C'est un sujet dont Arte (Des)Info a longtemps tardé à informer ses
télespectateurs.

Les médiats faisaient largement état de sortes de progroms anti-
chrétiens au mois d'Octobre, dans la région de Mossoul. Le soir même
où il en était question sur CNN, Arte (Des)Info n'en touchait mot à
son public, mais consacrait une séquence à l'inauguration de la Grande
Mosquée de Dortmund.


Qu'est-ce qui a décidé Arte (Des)Info à nous parler enfin de la
tragédie des Chrétiens d'Irak ?


A défaut de pouvoir répondre à la question "pourquoi", il convient
d'observer "comment" le sujet a été introduit par William Irigoyen. Il
a d'abord appris aux télespectateurs que les ministres régionaux de
l'Intérieur des Länder allemands proposaient de faciliter
l'exfiltration vers leurs territoires des Chrétiens d'Irak menacés.
Pour une oreille habituée au discours médiatique qui prévaut en
Vrôôônse, l'annonce de cette nouvelle prépare celui qui l'entend aux
protestations des politiciens du type Hollande, voire Bayrou :
pourquoi des Chrétiens ? Pourquoi pas des Chiites, ou des lesbiennes
irakiennes (les Kurdes d'Irak se portent bien, et l'un des leurs est
Chef de l'Etat) ? Avant donc de parler du sort des Chrétiens d'Irak,
on nous annonce que les ministres de l'Intérieur allemands s'apprêtent
à réserver un traitement discriminatoire favorable à une partie
menacée de la population chrétienne d'Irak.


Puis, on abandonne ces ministres et on nous montre un couple de
Chrétiens irakiens. Pas question de tenir un discours dénonçant
l'intolérance islamiste ! Non, la femme chrétienne et irakienne qu'on
nous montre attribue les brimades dont son mari, ses enfants, toute sa
famille et elle-même ont été l'objet en Irak, au fait que son mari a
été, un temps, employé par l'armée américaine. Il ne s'agit donc pas
d'une persécution spécifiquement anti-chrétienne, selon quelqu'un
qui en est victime, et qui a été sélectionné pour tenir ce discours.
Arte (Des)Info omet de rappeler qu'en 2003, les Musulmans Chiites,
comme les Kurdes, ont été les premiers à saluer le renversement du
régime de Saddam Hussein par les Américains et leurs alliés, et que
l'armée américaine a dû compter, et doit encore compter, nombre de
collaborateurs musulmans, non persécutés à raison de leur foi, bien
entendu.


Enfin, on apprend que ce couple de Chrétiens irakiens réside
provisoirement en Allemagne.


Et Arte (Des)Info de nous dire que d'autres attendent l'autorisation,
qui tarderait trop, de les rejoindre, dont la mère d'un des conjoints,
demeurée en Egypte. Comme si elle ne pouvait pas y rester, ou comme si
son fils ou sa fille ne pouvait pas la rejoindre en terre arabe, en
Egypte !


Puis, Arte (Des)Info dévoile enfin le but de son propos concernant les
Chrétiens d'Irak : la parole est donnée à un (ir)responsable
associatif allemand qui dénonce le sort fait à ces repliés : il
faudrait leur attribuer tout de suite un droit de séjour permanent en
Allemagne, et les mettre au bénéfice d'un programme d'intégration dès
le premier jour.


Ce qui intéresse Arte (Des)Info, c'est de convaincre son public que
les flux migratoires sont inévitables, irrésistibles, bienfaisants,
sont une bénédiction, et que toute résistance à ces flux est un péché
contre les "valeurs" portées par les directeurs de conscience de la
chaîne à financement franco-allemand. Au besoin, on récupérera la
tragédie des Chrétiens d'Irak, population a priori sans intérêt pour
Arte (Des)Info, mais si on peut mettre quelques inconvénients subis
par ces gens sur le compte des politiques migratoires européennes, et
exercer ainsi une pression médiatique pour les infléchir dans le sens
d'une non-resistance, c'est toujours ça de pris. Ensuite, Arte (Des)
Info pourra dire : vous avez accueilli des Chrétiens d'Irak, alors
pourquoi pas des transexuels ouzbékes ? Oui, au fond, pourquoi
pas ?

N.B. : le message ci-dessus a été rédigé en novembre 2008. Arte Info
 a été remplacé depuis par Arte Journal.

jeudi 17 mars 2011

Arte Desinfo : une diversion sous couvert d'antiracisme

7 décembre MMVIII

Par la voix de William Irigoyen, présentateur
de l'émission vespérale d'Arte (Des)Info, la
chaîne à financement franco-allemand s'inquiète
et s'indigne d'agissements attribués à des
extrémistes blancs étasuiniens dont elle affirme
qu'ils n'auraient pas, les monstres, "accepté"
l'élection de Barack Obama.

Le 4 novembre, jour de l'élection d'Obama, une
église fréquentée par des Afro-Américains a
brûlé. Plus forte que le FBI, Arte connaît les
coupables : des Blancs racistes, alors qu'un
mois après le sinistre, qui n'a pas fait de victimes,
le Pasteur s'interroge encore. Mais Arte (Des)Info
sait où sont les méchants. Faut-il qu'en matière
de possible récupération prétendument antiraciste,
l'actualité de ce début décembre 2008 ait été pauvre,
pour qu'Arte (Des)Info ait été obligée de
recycler un évènement remontant à un mois.
Le message à faire passer est : s'il arrivait
malheur à Obama, sachez que seuls des
Blancs racistes peuvent être à l'origine de
l'attentat, raté ou réussi.

Et pourtant, il est hautement improbable que
des Blancs "racistes" aient l'intention et
encore moins les moyens de s'en prendre
à Barack Obama : ces milieux sont très
surveillés, souvent infiltrés par des services
de police, voire des adversaires. Visitant les
Etats-Unis vers la fin de la présidence de
Jimmy Carter (que j'aimais bien), j'ai eu la
possibilité de suivre l'affaire dite de Skokie.
Il s'agit d'une ville de l'Illinois, Etat dont
Obama sera Sénateur, habitée en grande
partie par des gens originaires d'Europe
Centrale dont certains avaient vécu les
persécutions anti-juives exacerbées par
le déclenchement de la guerre, voulu,
soit dit en passant, par les milieux
soucieux du bien de ces populations.
Un groupuscule se réclamant du
nazisme (et dont Hitler aurait probablement
expédié la plupart des membres dans un
camp pour asociaux), prétendait parader
dans les rues de Skokie. Le leader de ce
groupuscule d'asociaux provocateurs était
lui-même un enfant du Peuple Elu. C'est
plus pratique comme ça : il ne faut pas
laisser la thématique antisémite aux
Goyim !....

Les prétendus racistes Blancs seraient les
premiers à connaître une répression féroce,
un lynchage médiatique et politique universel
s'il arrivait malheur à Obama, et ce serait bien
pratique, là encore pour d'autres milieux.
Bien sûr, il y a des fous partout, des gens qui
sont capables de monter un attentat pour avoir
leur nom dans les livres d'Histoire. Mais il
y a aussi des meurtriers politiquement
motivés : ceux dont Jack Ruby craignait il
y a 45 ans que l'assassinat du président
Kennedy ne leur nuise, ceux qui ont
inspiré, provoqué l'assassinat d'Itzhak
Rabin en 1995. Il est possible
que Kennedy ou un de ses proches ait
vu d'un bon oeil la liquidation de Castro,
et qu'il l'ait payé de sa vie. Il est notoire
que le président Kennedy était déterminé
à empêcher le "courageux petit Etat" du
Proche-Orient d'accéder à l'armement
nucléaire, et que cela lui a valu des
inimitiés solides, bien oubliées.