Des membres de l'US Marine Corps ont uriné sur des cadavres de talibans.
(Source : les mass-media, janvier 2012)
C'est moche. Mais on a vu pire, bien pire.
Dans l'immédiat après-2nde guerre mondiale, en France ou en Belgique,
des gens ont libéré leur haine en urinant depuis des ponts, sur des convois
de prisonniers de guerre allemands, transportés sur des péniches,
donc des hommes vivants, vaincus, sans défense, à humilier sans
prendre de risques (*).
L'un de ces prisonniers l'a relaté dans une émission de France 3 déjà
ancienne, diffusée à une heure très tardive. C'est au cours de cette
émission que la fausse autorité morale Raymond Aubrac, interpellé sur
son recours illégal et meurtrier à des prisonniers de guerre allemands
pour des opérations de déminage dans les Bouches du Rhône, a eu ce
trait qui le disqualifie forever : "oui, bon, mais ces conventions
(sur les prisonniers de guerre), vous comprenez, il fallait les
interpréter".
Interrogé sur le point de savoir s'il éprouvait de la
haine, Raymond Aubrac a répondu que non, mais que, peut-être, il ne
cherchait pas bien.
Salopard !
Et ce sont des gens comme ça qu'on invite dans les écoles, à rencontrer des jeunes élèves, dont on donne le nom plus tard à des établissements d'enseignement !
(*) Les talibans sur les restes desquels on a uriné étaient morts et on n'est
pas taliban sans être volontaire, alors que les prisonniers de guerre
victimes de la "libération" de la haine en 1944 ou 1945 étaient des
conscrits, des appelés, des gens amenés à porter tel uniforme parce
qu'ils appartenaient à une classe d'âge et étaient ressortissants d'un
pays en guerre. Le geste des libertadors de 1944 ou 1945 envers eux
est incomparablement plus grave que celui de ces US Marines.
dimanche 15 janvier 2012
jeudi 12 janvier 2012
"Liberticides", qu'ils disent
"Liberticide". Voilà le mot couramment prononcé sur les grands médiats (1), pour qualifier le cours actuel de la politique du gouvernement de Budapest.
On attend de savoir de quoi il s'agit, et on prend en pleines oreilles l'énumération suivante : le nom officiel de l'Etat n'est plus "République de Hongrie" ou "République hongroise", mais Hongrie tout court (2); la nouvelle Constitution fait référence à Dieu (3); elle prohiberait la cessation volontaire de grossesse et le mariage entre personnes de même sexe (4). Enfin, horresco referens, une personne que ses opinions politiques devraient faire frapper d'interdiction professionnelle va être placé à la tête d'une importante institution culturelle dont les collaborateurs sont, paraît-il, inquiets voire effrayés à la persepective de ne plus se retrouver entre eux, entre gens de même opinion, ou à peu près (5).
Le gouvernement de Viktor Orbàn favoriserait le "nationalisme". Ce n'est pas ici qu'on fera l'apologie de l'idolatrie de l'Etat-nation, beaucoup plus dangereuse et pernicieuse dans un pays marqué par des flux migratoires massifs et continus comme l'Hexagone (6), qu'en Hongrie. Le "souverainisme" à la Chevènement, à la Dupont-Gnangnan, à la Marine Le Pen, à la Villiers est une énorme bêtise. Mais cette idéologie bête et méchante (les "souverainistes" voient "leur" Etat-nation sans cesse menacé par les autres, sans cesse victime et jamais prédateur) est promue par des gens qui dénoncent le cours de la politique hongroise au nom du "projet européen" (7).
Ceux qui défendent les lois Fabius-Rocard-Gayssot en France, Eerdekens-Mayeur en Belgique défendent des lois liberticides. Leur crédibilité pour donner des leçons à la Hongrie en est définitivement entachée.
NOTES
(1) j'emploie l'orthographe "médiat" par solidarité avec le professeur Bernard Notin victime de la Milice Zélote de la Pensée mise en place par la loi liberticide Fabius-Rocard-Gayssot;
(2) Israël porte le nom d'Etat d'Israël, et ne se désigne pas comme une république; pourtant ce "courageux petit Etat" serait "la seule démocratie du Proche-Orient";
(3) je crois que c'est aussi le cas de la Loi Fondamentale de la République Fédérale d'Allemagne, de 1949;
(4) le mariage entre personnes de même sexe n'existe pas dans l'Hexagone sans que cela gêne beaucoup les minorités sexuelles et la cessation volontaire de grossesse n'est pas autorisée dans toute l'Union européenne;
(5) dans le lycée où j'exerçais dans le sud de l'Essonne, les collègues désignaient les établissements dans lesquels régnait un consensus sur les préférences politiques et les questions de société comme des lieux de "bonne ambiance", tandis qu'un pluralisme relatif perceptible en salle des profs "cassait l'ambiance";
(6) je suis convaincu que les stato-nationalistes de toute sensibilité (Eurosceptiques, souverainistes etc...) vont finir par bénir, laïquement sans doute, mais par bénir tout de même les flux migratoires sud-nord qui dopent la démographie du pays et accroissent son poids géopolitique par rapport à ses voisins;
(7) le "projet européen" initial n'avait que peu à voir avec des "valeurs" : il s'agissait de fournir à la IVe République naissante une politique de rechange à l'égard de l'Allemagne dont ni les Anglo-Américains ni Staline n'acceptaient le démembrement souhaité initialement par les gouvernements français; c'était un moyen de limiter un retour de l'Allemagne, même limitée à la République de Bonn, à une pleine indépendance, de la contrôler; pour moi, ce qui compte, c'est de priver tous les Etats-nations européens des moyens de s'opposer les uns aux autres comme c'est leur vocation puisqu'ils se sont constitués historiquement les uns contre les autres, situation dont ont tiré profit les acteurs non-Européens (Amérique, Commonwealth, Franphoconnerie, chair à canon coloniale etc...) appelés à arbitrer les rivalités et conflits intra-européens
On attend de savoir de quoi il s'agit, et on prend en pleines oreilles l'énumération suivante : le nom officiel de l'Etat n'est plus "République de Hongrie" ou "République hongroise", mais Hongrie tout court (2); la nouvelle Constitution fait référence à Dieu (3); elle prohiberait la cessation volontaire de grossesse et le mariage entre personnes de même sexe (4). Enfin, horresco referens, une personne que ses opinions politiques devraient faire frapper d'interdiction professionnelle va être placé à la tête d'une importante institution culturelle dont les collaborateurs sont, paraît-il, inquiets voire effrayés à la persepective de ne plus se retrouver entre eux, entre gens de même opinion, ou à peu près (5).
Le gouvernement de Viktor Orbàn favoriserait le "nationalisme". Ce n'est pas ici qu'on fera l'apologie de l'idolatrie de l'Etat-nation, beaucoup plus dangereuse et pernicieuse dans un pays marqué par des flux migratoires massifs et continus comme l'Hexagone (6), qu'en Hongrie. Le "souverainisme" à la Chevènement, à la Dupont-Gnangnan, à la Marine Le Pen, à la Villiers est une énorme bêtise. Mais cette idéologie bête et méchante (les "souverainistes" voient "leur" Etat-nation sans cesse menacé par les autres, sans cesse victime et jamais prédateur) est promue par des gens qui dénoncent le cours de la politique hongroise au nom du "projet européen" (7).
Ceux qui défendent les lois Fabius-Rocard-Gayssot en France, Eerdekens-Mayeur en Belgique défendent des lois liberticides. Leur crédibilité pour donner des leçons à la Hongrie en est définitivement entachée.
NOTES
(1) j'emploie l'orthographe "médiat" par solidarité avec le professeur Bernard Notin victime de la Milice Zélote de la Pensée mise en place par la loi liberticide Fabius-Rocard-Gayssot;
(2) Israël porte le nom d'Etat d'Israël, et ne se désigne pas comme une république; pourtant ce "courageux petit Etat" serait "la seule démocratie du Proche-Orient";
(3) je crois que c'est aussi le cas de la Loi Fondamentale de la République Fédérale d'Allemagne, de 1949;
(4) le mariage entre personnes de même sexe n'existe pas dans l'Hexagone sans que cela gêne beaucoup les minorités sexuelles et la cessation volontaire de grossesse n'est pas autorisée dans toute l'Union européenne;
(5) dans le lycée où j'exerçais dans le sud de l'Essonne, les collègues désignaient les établissements dans lesquels régnait un consensus sur les préférences politiques et les questions de société comme des lieux de "bonne ambiance", tandis qu'un pluralisme relatif perceptible en salle des profs "cassait l'ambiance";
(6) je suis convaincu que les stato-nationalistes de toute sensibilité (Eurosceptiques, souverainistes etc...) vont finir par bénir, laïquement sans doute, mais par bénir tout de même les flux migratoires sud-nord qui dopent la démographie du pays et accroissent son poids géopolitique par rapport à ses voisins;
(7) le "projet européen" initial n'avait que peu à voir avec des "valeurs" : il s'agissait de fournir à la IVe République naissante une politique de rechange à l'égard de l'Allemagne dont ni les Anglo-Américains ni Staline n'acceptaient le démembrement souhaité initialement par les gouvernements français; c'était un moyen de limiter un retour de l'Allemagne, même limitée à la République de Bonn, à une pleine indépendance, de la contrôler; pour moi, ce qui compte, c'est de priver tous les Etats-nations européens des moyens de s'opposer les uns aux autres comme c'est leur vocation puisqu'ils se sont constitués historiquement les uns contre les autres, situation dont ont tiré profit les acteurs non-Européens (Amérique, Commonwealth, Franphoconnerie, chair à canon coloniale etc...) appelés à arbitrer les rivalités et conflits intra-européens
mercredi 21 décembre 2011
Lois mémorielles : stop ou encore ?
Avec la proposition de loi de Madame X (tiens, comment s'appelle-t-elle
déjà ?), pute, pardon députée des Bouches-du-Rhône, ce qu'il est
convenu d'appeler la république vrôôônsaise va se doter d'une nouvelle
loi anti-blasphème. La députée des Bouches-de-l'Oued-Rhône parle de
"cohérence législative" pour justifier une loi qui prévoit de
sanctionner la mise en question (assimilée à une négation) des
massacres de 1915 perpétrés par les autorités ottomanes contre des
Arméniens (et en général, des génocides ou prétendus génocides non
encore protégés de révocation en doute de leur version officielle par
une loi spécifique).
Au nom de la prétendue "cohérence législative", on pourrait
sanctionner la révocation en doute de tout ce qui est tenu pour vérité
par les autorités morales dès lors qu'une loi s'y réfèrerait.
Il s'agit, comme pour la loi Fabius-Rocard-Gayssot du 13 juillet 1990,
d'une loi anti-blasphème : la pute, pardon la députée des Bouches-de-
l'Oued-Rhône, entend protéger les survivants des massacres de 1915 et
leurs enfants, comme Klarsfeld junior qui estimait il y a quelques
années qu'après la disparition du dernier descendant direct d'un
déporté chuif de Vrôôônse, on pourra se passer de la loi Fabius-Rocard-
Gayssot. Je fais partie de ceux qui n'ont pas le temps d'attendre :
longue vie aux survivants et à leurs descendants ET vive la liberté de
dire qu'on n'Y croit pas !
(Y = l'historiographie officielle des pages d'histoire en question).
Ce mercredi 21 décembre, France (En)Culture avait vers 12h30, invité
une philosophe (sic) pour discuter de "la crise que nous vivons". Ce
perroquet humanoïde a réussi le tour de force d'évoquer en marge du
journal parlé de la chaîne encultureuse une "réduction des libertés" à
propos de la généralisation de la vidéo-surveillance à Paris, sans
rien trouver à redire à la proposition de loi sanctionnant la mise en
doute de la version officielle des massacres de 1915. Il fallait le
faire ! Chapeau ! Si par malheur la gauche passe en MMXII, cette
philosophe amie de la Bêtise plus que de la sagesse obtiendra la plus
haute distinction des Palmes Académiques si elle ne l'a pas déjà.
Je ne défends pas la Turquie : je souhaite qu'elle n'entre pas dans
l'Union européenne. Je ne défends pas "la grande nation" non plus. Je
défends les libertés d'expression, d'opinion et de recherche historique,
le droit de ne pas croire en l'historiographie wieselo- klarsfeldienne
de ce qu'il est convenu d'appeler la Shoah, et de l'exprimer
publiquement, et même chose pour les massacres de 1915.
Même si la Turquie reconnaissaît la responsabilité de l'Empire Ottoman
dans les massacres de 1915 et les qualifiait de "génocide", cela n'en
ferait pas un pays européen.
Mary Wilson, poétesse et épouse du leader
travailliste et Premier ministre Harold Wilson (United Kingdom) n'était
guère enthousiaste devant la perspective de voir le Royaume-Uni
rejoindre les Communautés européennes, et exprimait ainsi (à peu près)
son manque d'enthousiasme : "Si Dieu avait voulu que nous fussions en
Europe, Il nous y aurait placés. Il ne l'a pas fait. Ce n'est pas à nous d'y
changer quoi que ce soit". Je pense la même chose pour la Turquie : il ne
nous revient d'annexer l'Asie Mineure à l'Europe.
déjà ?), pute, pardon députée des Bouches-du-Rhône, ce qu'il est
convenu d'appeler la république vrôôônsaise va se doter d'une nouvelle
loi anti-blasphème. La députée des Bouches-de-l'Oued-Rhône parle de
"cohérence législative" pour justifier une loi qui prévoit de
sanctionner la mise en question (assimilée à une négation) des
massacres de 1915 perpétrés par les autorités ottomanes contre des
Arméniens (et en général, des génocides ou prétendus génocides non
encore protégés de révocation en doute de leur version officielle par
une loi spécifique).
Au nom de la prétendue "cohérence législative", on pourrait
sanctionner la révocation en doute de tout ce qui est tenu pour vérité
par les autorités morales dès lors qu'une loi s'y réfèrerait.
Il s'agit, comme pour la loi Fabius-Rocard-Gayssot du 13 juillet 1990,
d'une loi anti-blasphème : la pute, pardon la députée des Bouches-de-
l'Oued-Rhône, entend protéger les survivants des massacres de 1915 et
leurs enfants, comme Klarsfeld junior qui estimait il y a quelques
années qu'après la disparition du dernier descendant direct d'un
déporté chuif de Vrôôônse, on pourra se passer de la loi Fabius-Rocard-
Gayssot. Je fais partie de ceux qui n'ont pas le temps d'attendre :
longue vie aux survivants et à leurs descendants ET vive la liberté de
dire qu'on n'Y croit pas !
(Y = l'historiographie officielle des pages d'histoire en question).
Ce mercredi 21 décembre, France (En)Culture avait vers 12h30, invité
une philosophe (sic) pour discuter de "la crise que nous vivons". Ce
perroquet humanoïde a réussi le tour de force d'évoquer en marge du
journal parlé de la chaîne encultureuse une "réduction des libertés" à
propos de la généralisation de la vidéo-surveillance à Paris, sans
rien trouver à redire à la proposition de loi sanctionnant la mise en
doute de la version officielle des massacres de 1915. Il fallait le
faire ! Chapeau ! Si par malheur la gauche passe en MMXII, cette
philosophe amie de la Bêtise plus que de la sagesse obtiendra la plus
haute distinction des Palmes Académiques si elle ne l'a pas déjà.
Je ne défends pas la Turquie : je souhaite qu'elle n'entre pas dans
l'Union européenne. Je ne défends pas "la grande nation" non plus. Je
défends les libertés d'expression, d'opinion et de recherche historique,
le droit de ne pas croire en l'historiographie wieselo- klarsfeldienne
de ce qu'il est convenu d'appeler la Shoah, et de l'exprimer
publiquement, et même chose pour les massacres de 1915.
Même si la Turquie reconnaissaît la responsabilité de l'Empire Ottoman
dans les massacres de 1915 et les qualifiait de "génocide", cela n'en
ferait pas un pays européen.
Mary Wilson, poétesse et épouse du leader
travailliste et Premier ministre Harold Wilson (United Kingdom) n'était
guère enthousiaste devant la perspective de voir le Royaume-Uni
rejoindre les Communautés européennes, et exprimait ainsi (à peu près)
son manque d'enthousiasme : "Si Dieu avait voulu que nous fussions en
Europe, Il nous y aurait placés. Il ne l'a pas fait. Ce n'est pas à nous d'y
changer quoi que ce soit". Je pense la même chose pour la Turquie : il ne
nous revient d'annexer l'Asie Mineure à l'Europe.
mercredi 12 octobre 2011
Gilad et les autres
Gilad Shalit, ressortissant franco-israélien et soldat de Tsahal (et
non "soldat franco-israélien") devrait être bientôt libéré. Tant mieux
pour lui, sa famille, ses camarades. Tant mieux pour tout le monde.
Sa, ou ses nationalité(s) ne m'intéressent pas, non plus que sa
religion ou le système politique de l'Etat qu'il servait.
Il était là où il était à faire ce qu'il faisait lors de son
enlèvement ou de sa capture parce qu'il se trouvait être d'une
nationalité donnée et appartenait à une génération donnée, et non en
tant que volontaire (zélote, fedayin, guerillero, maquisard etc...).
Et ça me suffit pour être davantage satisfait de sa libération
prévisible que de celle de n'importe quel zélote, fedaï, moudjahid
etc...
Il y a eu, dans l'Histoire récente, d'autres soldats enlevés qui n'ont
pas eu la chance de Gilad Shalit : en 1958, des soldats français
prisonniers du FLN algérien en Tunisie ont été tués par le FLN en
représailles à l'exécution de terroristes algériens (c'est même une
manifestation d'anciens combattants mus par l'émotion consécutive à ce
crime de guerre algérien qui est à l'origine, après avoir dégénéré, du
13 mai 1958 à Alger).
Et puis, quatorze ans auparavant, il y a eu un très grand nombre de
soldats d'une armée vaincue ou en passe de l'être, qui dépendait il
est vrai d'un Etat dont l'idéologie est vouée à l'exécration
universelle (ou presque...), qui ont été enlevés, pris en otage,
parfois torturés par les "libertadors" du genre Guingouin, Kriegel
Valrimont; ils étaient aussi là simplement parce qu'appartenant à un
groupe national et à une génération donnés. Les représailles
commandées pour les faire libérer ou dissuader les "libertadors" de
recommencer sont considérées comme des "crimes de guerre".
non "soldat franco-israélien") devrait être bientôt libéré. Tant mieux
pour lui, sa famille, ses camarades. Tant mieux pour tout le monde.
Sa, ou ses nationalité(s) ne m'intéressent pas, non plus que sa
religion ou le système politique de l'Etat qu'il servait.
Il était là où il était à faire ce qu'il faisait lors de son
enlèvement ou de sa capture parce qu'il se trouvait être d'une
nationalité donnée et appartenait à une génération donnée, et non en
tant que volontaire (zélote, fedayin, guerillero, maquisard etc...).
Et ça me suffit pour être davantage satisfait de sa libération
prévisible que de celle de n'importe quel zélote, fedaï, moudjahid
etc...
Il y a eu, dans l'Histoire récente, d'autres soldats enlevés qui n'ont
pas eu la chance de Gilad Shalit : en 1958, des soldats français
prisonniers du FLN algérien en Tunisie ont été tués par le FLN en
représailles à l'exécution de terroristes algériens (c'est même une
manifestation d'anciens combattants mus par l'émotion consécutive à ce
crime de guerre algérien qui est à l'origine, après avoir dégénéré, du
13 mai 1958 à Alger).
Et puis, quatorze ans auparavant, il y a eu un très grand nombre de
soldats d'une armée vaincue ou en passe de l'être, qui dépendait il
est vrai d'un Etat dont l'idéologie est vouée à l'exécration
universelle (ou presque...), qui ont été enlevés, pris en otage,
parfois torturés par les "libertadors" du genre Guingouin, Kriegel
Valrimont; ils étaient aussi là simplement parce qu'appartenant à un
groupe national et à une génération donnés. Les représailles
commandées pour les faire libérer ou dissuader les "libertadors" de
recommencer sont considérées comme des "crimes de guerre".
lundi 3 octobre 2011
Arte, chaîne de l'Ordre Moral et du cléricalisme ?
Lundi 3 octobre 2011, j'ai suivi l'édition de 19h d'Arte Journal, présentée par Jürgen Biehle et Marie Labory (orthographe incertaine du patronyme).
Comme à son habitude, Arte Journal s'en est pris à Silvio Berlusconi; la cible était cette fois sa vie privée. Arte Journal s'est réjoui d'une prétendue désaffection de l'Eglise catholique en Italie et de ses fidèles envers Il Cavaliere. On ne savait pas Arte si attachée à l'Ordre Moral et si soucieuse de l'opinion de l'Eglise catholique romaine. Arte Journal se réjouit de ce que le clergé catholique rejoigne les magistrats rouges de la Péninsule pour hâter la chute de la coalition de Silvio Berlusconi. C'est peut-être du "wishful thinking". Arte Journal nous montre un curé de paroisse qui serait "soulagé" (sic) d'avoir pu en chaire dénoncer le comportement licencieux du Cavaliere dans sa vie privée (1).
Pour ma part, je tiens Silvio Berlusconi pour l'homme d'Etat européen le plus admirable de son époque, et je vais vous dire pourquoi : premièrement parce qu'il a brisé un tabou (2) mis en place par les fusilleurs de 1943-1946 en sortant les prétendus néo-fascistes (3) de la léproserie politique dans laquelle les héritiers desdits fusilleurs les maintenaient depuis la victoire des "démocraties"; deuxièmement parce qu'il gouverne avec la Lega Nord (4) qui refuse la colonisation de peuplement de l'Europe par les suds du monde; troisièmement parce qu'il ne fête pas, ne célèbre pas la "libération" qui a marqué la victoire d'un camp sur un autre dans une guerre civile péninsulaire et européenne.
Les vraies raisons de l'aversion d'Arte envers Silvio Berlusconi résident non dans sa vie privée, mais dans la transgression de ces tabous. Arte hait Silvio Berlusconi pour les raisons qui me font l'admirer et l'aimer.
Vous en doutez encore ? Arte Journal du 3 octobre 2011 à 19h a enchaîné avec les soucis qu'ont certains étudiants étrangers non ressortissants de l'Union européenne qui, formés en France, refusent de retourner dans leurs pays pour faire bénéficier leurs compatriotes de l'éducation reçue dans l'Hexagone. On nous montre deux Nord-Africaines et une Afro-américaine. Arte est pour la fuite des cerveaux dans le sens sud-nord, pour le hold-up de la France et de l'Europe sur les talents des pays du sud du monde. Un collectif d'étudiants étrangers les défend dont Arte Journal fait la promotion en nous en révélant l'existence et donnant le micro à l'un des porte-parole. Il paraît que la Vrôôônse s'auto-punirait en ne permettant pas à ces étrangers de faire carrière dans l'Hexagone. Et pourquoi ? Parce que le méchant ministre de l'Intérieur voudrait "faire du chiffre", faire baisser les statistiques de l'immigration sud-nord, préoccupation qui, pour les directeurs de conscience d'Arte Journal, ne peut relever que d'immorales visées électoralistes. L'électeur hexagonal et européen ne doit pas avoir le droit, pour ces directeurs de conscience, de refuser les flux migratoires sud-nord. Il doit manger avec appétit sa tartine multiculturelle et pluriethnique, sans faire de grimance.
Jean-Marie Lallau
NOTES
(1) dans les années 1950, un curé de paroisse italien avait dénoncé comme pécheurs publics un couple dont la situation conjugale était problématique; l'homme visé par cette dénonciation avait poursuivi le curé, approuvé publiquement en cela par le leader du parti socialiste italien Pietro Nenni (cf. un éditorial de Jean Grandmougin sur Radio Luxembourg);
(2) professeur documentaliste dans le principal lycée public d'Etampes (91) au milieu des années 1990, je me souviens d'avoir été accosté par une collègue, épouse d'un militant socialiste, sur un marché de cette sous-préfecture de l'Essonne; elle voulait me vendre un journal dont le gros titre trahissait l'indignation devant la participation des prétendus néo-fascistes au gouvernement que Silvio Berlusconi venait de former; j'ai refusé d'acheter cette feuille, demandant à cette dame de me l'offrir, ce qui l'a offusqué; défendant le droit d'expression des révisionnistes, je passais pour un membre du Front National (dont je n'ai jamais eu la carte, ne partageant avec ce parti que le rejet du shoacentrisme et le refus de la colonisation de peuplement de l'Europe par les flux migratoires sud-nord) et était ciblé pour cette raison par les talibans de l'Education nationale, dont cette dame;
(3) le leader de ces "néo-fascistes" d'alors, Gianfranco Fini, a apporté ultérieurement la preuve par sa démagogie et son arrivisme excessif qu'il ne méritait pas, lui et quelques-uns de ses camarades, l'honneur que Silvio Berlusconi leur avait fait en 1994;
(4) j'apprécie chez la Lega Nord le refus des flux migratoires sud-nord massifs et l'absence de nationalisme lié à un Etat-nation. C'est tout. En 1994, la Lega s'est montrée démagogue en participant à la commémoration de la "libération" des "nazifascisti" le 25 avril pour faire pendant à l'intégration des prétendus "néo-fascistes" dans la coalition gouvernementale à la chute de laquelle elle a contribué à la fin de l'année 1994.
Comme à son habitude, Arte Journal s'en est pris à Silvio Berlusconi; la cible était cette fois sa vie privée. Arte Journal s'est réjoui d'une prétendue désaffection de l'Eglise catholique en Italie et de ses fidèles envers Il Cavaliere. On ne savait pas Arte si attachée à l'Ordre Moral et si soucieuse de l'opinion de l'Eglise catholique romaine. Arte Journal se réjouit de ce que le clergé catholique rejoigne les magistrats rouges de la Péninsule pour hâter la chute de la coalition de Silvio Berlusconi. C'est peut-être du "wishful thinking". Arte Journal nous montre un curé de paroisse qui serait "soulagé" (sic) d'avoir pu en chaire dénoncer le comportement licencieux du Cavaliere dans sa vie privée (1).
Pour ma part, je tiens Silvio Berlusconi pour l'homme d'Etat européen le plus admirable de son époque, et je vais vous dire pourquoi : premièrement parce qu'il a brisé un tabou (2) mis en place par les fusilleurs de 1943-1946 en sortant les prétendus néo-fascistes (3) de la léproserie politique dans laquelle les héritiers desdits fusilleurs les maintenaient depuis la victoire des "démocraties"; deuxièmement parce qu'il gouverne avec la Lega Nord (4) qui refuse la colonisation de peuplement de l'Europe par les suds du monde; troisièmement parce qu'il ne fête pas, ne célèbre pas la "libération" qui a marqué la victoire d'un camp sur un autre dans une guerre civile péninsulaire et européenne.
Les vraies raisons de l'aversion d'Arte envers Silvio Berlusconi résident non dans sa vie privée, mais dans la transgression de ces tabous. Arte hait Silvio Berlusconi pour les raisons qui me font l'admirer et l'aimer.
Vous en doutez encore ? Arte Journal du 3 octobre 2011 à 19h a enchaîné avec les soucis qu'ont certains étudiants étrangers non ressortissants de l'Union européenne qui, formés en France, refusent de retourner dans leurs pays pour faire bénéficier leurs compatriotes de l'éducation reçue dans l'Hexagone. On nous montre deux Nord-Africaines et une Afro-américaine. Arte est pour la fuite des cerveaux dans le sens sud-nord, pour le hold-up de la France et de l'Europe sur les talents des pays du sud du monde. Un collectif d'étudiants étrangers les défend dont Arte Journal fait la promotion en nous en révélant l'existence et donnant le micro à l'un des porte-parole. Il paraît que la Vrôôônse s'auto-punirait en ne permettant pas à ces étrangers de faire carrière dans l'Hexagone. Et pourquoi ? Parce que le méchant ministre de l'Intérieur voudrait "faire du chiffre", faire baisser les statistiques de l'immigration sud-nord, préoccupation qui, pour les directeurs de conscience d'Arte Journal, ne peut relever que d'immorales visées électoralistes. L'électeur hexagonal et européen ne doit pas avoir le droit, pour ces directeurs de conscience, de refuser les flux migratoires sud-nord. Il doit manger avec appétit sa tartine multiculturelle et pluriethnique, sans faire de grimance.
Jean-Marie Lallau
NOTES
(1) dans les années 1950, un curé de paroisse italien avait dénoncé comme pécheurs publics un couple dont la situation conjugale était problématique; l'homme visé par cette dénonciation avait poursuivi le curé, approuvé publiquement en cela par le leader du parti socialiste italien Pietro Nenni (cf. un éditorial de Jean Grandmougin sur Radio Luxembourg);
(2) professeur documentaliste dans le principal lycée public d'Etampes (91) au milieu des années 1990, je me souviens d'avoir été accosté par une collègue, épouse d'un militant socialiste, sur un marché de cette sous-préfecture de l'Essonne; elle voulait me vendre un journal dont le gros titre trahissait l'indignation devant la participation des prétendus néo-fascistes au gouvernement que Silvio Berlusconi venait de former; j'ai refusé d'acheter cette feuille, demandant à cette dame de me l'offrir, ce qui l'a offusqué; défendant le droit d'expression des révisionnistes, je passais pour un membre du Front National (dont je n'ai jamais eu la carte, ne partageant avec ce parti que le rejet du shoacentrisme et le refus de la colonisation de peuplement de l'Europe par les flux migratoires sud-nord) et était ciblé pour cette raison par les talibans de l'Education nationale, dont cette dame;
(3) le leader de ces "néo-fascistes" d'alors, Gianfranco Fini, a apporté ultérieurement la preuve par sa démagogie et son arrivisme excessif qu'il ne méritait pas, lui et quelques-uns de ses camarades, l'honneur que Silvio Berlusconi leur avait fait en 1994;
(4) j'apprécie chez la Lega Nord le refus des flux migratoires sud-nord massifs et l'absence de nationalisme lié à un Etat-nation. C'est tout. En 1994, la Lega s'est montrée démagogue en participant à la commémoration de la "libération" des "nazifascisti" le 25 avril pour faire pendant à l'intégration des prétendus "néo-fascistes" dans la coalition gouvernementale à la chute de laquelle elle a contribué à la fin de l'année 1994.
dimanche 7 août 2011
"Malsain !", qu'ils disent ...
Les médiats (1) rapportent des informations incroyables sur ce qui serait arrivé au lieu de repos de Rudolf Hess et même à ses restes. Je n'ai pas les moyens de vérifier l'exactitude de ce que j'ai pu lire ou entendre ici ou là. Il paraît que la tombe de Rudolf Hess serait devenue un lieu de pélérinage malsain (sic). S'il y a quelque chose de "malsain" dans cette affaire, c'est l'apparente servilité de certaines officines ecclésiales protestantes (en Bavière catholique, il faut se faire remarquer), de responsables politiques locaux envers certains groupes puissants, vindicatifs et malfaisants.
Je ne me suis jamais rendu là-bas pour une raison simple et suffisante : la famille de Hess ne souhaitait pas, et l'avait fait savoir à maintes reprises et dès 1987, que le lieu de repos de l'ancien homme d'Etat devienne un lieu de rassemblements controversés. Avant 1987 et le décès de Rudolf Hess, la famille avait même proposé qu' en cas de libération, celui-ci s'en tienne à un silence public absolu et soit, après sa mort, enterré à Alexandrie, en Egypte, lieu de sa naissance. Il s'agissait alors de formuler une contre-proposition au projet initial des "Alliés" : pour éviter toute instrumentalisation, comme on dit aujourd'hui, étaient prévues la destruction de la forteresse de Spandau, l'incinération du corps de Hess, et la dispersion de ses cendres dans un lieu non divulgué ou pratiquement mal défini. C'était pour éviter la mise en oeuvre de ce projet et répondre aux craintes relatives à une éventuelle instrumentalisation du lieu de repos de Hess que sa famille avait proposé une inhumation en Egypte s'il était libéré. A l'époque, on croyait que seul le veto soviétique faisait obstacle à une libération de Hess (2).
La libération de Rudolf Hess était réclamée depuis 1967, un an après qu'il fut devenu le seul et dernier prisonnier de Spandau. Une pétition avait recueilli les signatures de "néo-nazis" aussi notoires que Golo Mann, Paul-Henri Spaak, Max Petitpierre (ancien président de la Confédération Helvétique), du maire de la ville normande de Falaise, de Jean Anouilh, et même de l'Antifaschtische Arbeitsgemeinschaft de Karlsruhe.
La déclassification des archives britanniques concernant le déplacement de Hess au Royaume-Uni, les entretiens et interrogatoires qui ont pu être menés avec lui était prévue pour 2017; elle a plus récemment été reportée à 2047 me semble-t-il. Que faut-il que nous n'apprenions pas ?
On lit souvent que Rudolf Hess était incarcéré à "la prison des criminels de guerre" de Berlin Spandau. Factuellement, c'est exact, mais ça n'en fait pas un criminel de guerre. Le prétendu tribunal militaire international de Nuremberg ne l'a pas condamné pour "crimes de guerre", mais pour complot ou crimes contre la paix, ou quelque chose comme ça : même les "juges" de Nuremberg n'ont pu convaincre Hess de crime de guerre ou de crime contre l'humanité.
NOTES
(1) j'emploie l'orthographe "médiat" par solidarité avec le professeur Bernard Notin victime de la Police Zélote de la Pensée au début des années 1990 pour irrévérence envers la Mémouare;
(2) j'ai fait partie de l'association de fait des partisans français de la libération de Rudolf Hess, rattachés à l'association allemande Hilfsgemeinschaft Freiheit für Rudolf Hess; je m'y suis joint en réaction à une rencontre lors d'une promenade hivernale à Fribourg-en-Brisgau alors que j'étais étudiant à Strasbourg. Ce fut ma première rencontre, qui m'a scandalisée, avec la "génération morale". Près de la gare ferroviaire de la cité badoise, des colonnes portaient des affiches de la Hilfsgemeinschaft précitée que j'avais lues; poursuivant ma promenade vers l'hôpital militaire français, j'avise un adolescent allemand rentrant sa motocyclette dans la maison familiale; celle-ci portait un calicot à la gloire de la communiste afro-américaine Angela Davis, alors incarcérée en Californie. Comment pouvait-on préférer Angela Davis à Rudolf Hess ?
samedi 16 juillet 2011
C'est du Joly !
Alors, comme ça, Gro Eva Farseth, dite Eva Joly, souhaiterait remplacer le défilé militaire parisien du 14 juillet par un "défilé citoyen". N'attendant rien de positif du personnage dont j'avoue qu'il m'est éminemment antipathique, je n'ai pas prêté grande attention à cette proposition. Puis, son "camarade" Daniel Cohn-Bendit ayant précisé ce qu'il fallait entendre par "défilé citoyen", j'ai entrevu qu'il s'agirait de quelque chose comme les défilés du Premier Mai et de la commémoration de la Révolution d'Octobre sur la Place Rouge à Moscou, à l'époque soviétique : les infirmières françaises, les étudiants français, les gâte-sauce français etc...
La proposition d'Eva Joly qui ne sera jamais présidente, ne présente guère d'intérêt. Pour ma part, je me passerais bien de toute célébration du 14 juillet; j'ai toutefois aimé celle de 2007, moins stato-nationale et cocardière, plus européenne.
Finalement, les réactions à la proposition de la nouvelle pasionaria des Verts, et les réactions à ces réactions sont plus intéressantes que la proposition elle-même. On a vu le candidat "modéré", "paisible", "normal" à la primaire du PS, le sieur François Hollande, tomber le masque et apparaître pour ce qu'il est : un bobo sectaire, enamouré des "concitoyens" issus des flux migratoires sud-nord intervenus depuis les années 1960. On a revu le François Hollande qui attaquait la loi de février 2005 qui recommandait la prise en compte des aspects positifs de la colonisation dans les programmes scolaires d'Histoire, le François Hollande qui protestait dans les années 1990 contre une déclaration d'un Préfet du Midi qui s'était exprimé "en tant que Chrétien", alors que jamais Hollande ne s'est ému de déclarations de DSK insistant sur le fait que son engagement en tant que Juif dépasserait bien d'autres aspects de ses engagements publics.
La nationalité est devenue une simple donnée juridique dont j'ignore l'avenir. L'avenir, s'il y en a un, est probablement aux nationalités multiples. Plutôt que de prétendre prohiber les nationalité multiples, qui sont des privilèges, on ferait mieux d'envisager de réserver certains droits à ceux qui n'en ont qu'une, et donc aucune de rechange, pour rétablir l'équilibre. Pour ma part, je suis d'abord Européen, ensuite j'ai un Heimat principal et même quelques Heimats secondaires, mais pas de Vaterland, à moins que ça ne soit l'Europe.
François Fillon est resté dans le cadre d'une polémique normale avec une pasionaria qui se définissait comme la candidate de "la France des accents et du métissage". Je n'attache pas à la nationalité l'importance que lui attachent le Premier ministre, l'ex-troisième prix au titre de Miss Norvège 1961 (ou 1962), les sieurs Hollande, Valls (que l'instrumentalisation de "petits blancos" à Evry ne gênait nullement), du fait de la victoire idéologique des derniers cités et du triomphe apparent de leur conception "républicaine" de la nationalité. Mais François Fillon a dit vrai : il existe un pacifisme scandinave qui a pu influencer Eva Joly. Je sais plus ou moins ce que sont des traditions, mais quand j'entends le mot "valeurs", je sais qu'on va essayer de me vendre des idées qui ne valent pas grand chose.
La proposition d'Eva Joly qui ne sera jamais présidente, ne présente guère d'intérêt. Pour ma part, je me passerais bien de toute célébration du 14 juillet; j'ai toutefois aimé celle de 2007, moins stato-nationale et cocardière, plus européenne.
Finalement, les réactions à la proposition de la nouvelle pasionaria des Verts, et les réactions à ces réactions sont plus intéressantes que la proposition elle-même. On a vu le candidat "modéré", "paisible", "normal" à la primaire du PS, le sieur François Hollande, tomber le masque et apparaître pour ce qu'il est : un bobo sectaire, enamouré des "concitoyens" issus des flux migratoires sud-nord intervenus depuis les années 1960. On a revu le François Hollande qui attaquait la loi de février 2005 qui recommandait la prise en compte des aspects positifs de la colonisation dans les programmes scolaires d'Histoire, le François Hollande qui protestait dans les années 1990 contre une déclaration d'un Préfet du Midi qui s'était exprimé "en tant que Chrétien", alors que jamais Hollande ne s'est ému de déclarations de DSK insistant sur le fait que son engagement en tant que Juif dépasserait bien d'autres aspects de ses engagements publics.
La nationalité est devenue une simple donnée juridique dont j'ignore l'avenir. L'avenir, s'il y en a un, est probablement aux nationalités multiples. Plutôt que de prétendre prohiber les nationalité multiples, qui sont des privilèges, on ferait mieux d'envisager de réserver certains droits à ceux qui n'en ont qu'une, et donc aucune de rechange, pour rétablir l'équilibre. Pour ma part, je suis d'abord Européen, ensuite j'ai un Heimat principal et même quelques Heimats secondaires, mais pas de Vaterland, à moins que ça ne soit l'Europe.
François Fillon est resté dans le cadre d'une polémique normale avec une pasionaria qui se définissait comme la candidate de "la France des accents et du métissage". Je n'attache pas à la nationalité l'importance que lui attachent le Premier ministre, l'ex-troisième prix au titre de Miss Norvège 1961 (ou 1962), les sieurs Hollande, Valls (que l'instrumentalisation de "petits blancos" à Evry ne gênait nullement), du fait de la victoire idéologique des derniers cités et du triomphe apparent de leur conception "républicaine" de la nationalité. Mais François Fillon a dit vrai : il existe un pacifisme scandinave qui a pu influencer Eva Joly. Je sais plus ou moins ce que sont des traditions, mais quand j'entends le mot "valeurs", je sais qu'on va essayer de me vendre des idées qui ne valent pas grand chose.
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