dimanche 7 février 2016

Le cher Monsieur Vigier, ou l'imposture U.D.I.

Manuel Valls, Premier ministre de la république vrôôônsaise d'avril 2014 à fin 2016 avait l'habitude de donner du "cher Monsieur Vigier" à l'actuel président du groupe U.D.I. au Palais Bourbon.

Qui est Manuel Valls ? Un Premier ministre sous influence, époux d'Anne Gravoin, ancien maire d'Evry (91), un maire qui recherchait des "petits blancausses" pour une photo de scène de rue dans sa ville qui est très largement colonisée par des originaires d'Outre-Méditerrannée (et d'Outre-Sahara). Un homme violent qui a traité Roland Dumas, ancien ministre des Affaires Etrangères de François Mitterrand de "sale bonhomme". Il est le chef d'un gouvernement au sein duquel le portefeuille des Affaires Européennes est échu à Jean-Philippe, dit Harlem Désir, le mulâtre qui fut l'icône de l'officine S.O.S. Racisme (1). 

Qui est Monsieur Vigier ? Le président du groupe U.D.I. (Union des Démocrates et Indépendants) à l'Assemblée Nationale. Pharmacien de métier, cet élu de la région Centre-Val de Loire était tête de liste UDI, LR, MoDem dans cette région pour les élections de décembre 2015.

Philippe Vigier est issu du Nouveau Centre, le parti de ceux qui ont voté pour François Bayrou au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, et pour Nicolas Sarközy au second tour.

Philippe Vigier est un taliban de la correction politique. Il y a quelques années, il a fait exclure un jeune adhérent orléanais du Nouveau Centre, un certain Berthelot, coupable d'avoir lancé des invitations publiques à une "apéro-terroir" irrespectueux des moeurs et habitudes des Mahométans. En juillet 2013, l'ayatollah Philippe Vigier a contribué à l'exclusion du président du Centre National des Indépendants de la direction de l'U.D.I. Gilles Bourdouleix, provoqué par des Romanichels occupant abusivement un terrain de la commune angevine de Cholet, et auxquels il voulait faire entendre raison, avait été entendu dire par des journalistes-flics et des gendarmes que, peut-être, Hitler n'en avait pas tué assez. Il disait cela devant les saluts hitlériens (en fait : romains) que lui adressaient les Romanichels.

Le président de l'U.D.I. se nomme Jean-Christophe Lagarde (°1967).

Points forts : °fédéraliste européen réaliste et conséquent : a voté contre l'élargissement de 2004;
°a libéré sa commune de Drancy de sa direction communiste qui y sévissait depuis des décennies;
°a fait en son temps une analyse très juste des palinodies de son ancien chef de file François Bayrou à partir de 2007;
 °a ouvert le meeting du Trocadero de Nicolas Sarközy avant le second tour de la présidentielle de mai 2012, meeting que l'intempérant Axel Kahn, frère cadet de Jean-François, a comparé aux meetings de la NSDAP (le parti nazi) à Nuremberg.

Points faibles : °nie les problèmes liés aux flux migratoires intercontinentaux sud-nord : déclare sur I-Télé devant Audrey Pulvar : "nous avons des problèmes d'émigration, et non d'immigration", autrement dit le problème, ce sont les résidents de la France d'Europe qui vont travailler hors de ses frontières;
 °maire de Drancy, il ne peut pas se libérer de la correction "historique" envers la Mémouare qui a fait de Drancy un de ses hauts lieux ;
 °il est entiché de la Diversité (2) : a fait construire une mosquée en catimini;
 °il a participé aux chasses aux sorcières contre Gilles Bourdouleix (juillet 2013) et Nadine Morano (septembre 2015). 

En septembre 2015, on a eu droit à la campagne hystérique contre Nadine Morano qui, citant des propos attribués par Alain Peyrefitte au général de Gaulle, rappelait que la France était un pays de race blanche. Les talibans de la correction politique ont choisi d'interpréter cette citation comme signifiant qu'il fallait être de race blanche pour pouvoir considérer la France comme son pays et ne l'ont pas considérée comme une citation mais comme un propos dont Nadine Morano portait la responsabilité. L'U.D.I. était très en pointe dans cette campagne hystérique, dans la chasse aux sorcières contre Nadine Morano. J'ai vu et entendu la talibane de l'U.D.I., la sénatrice Chantal Jouanno dénoncer "des propos qu'on n'entend même plus aujourd'hui au Front National", et exercer un chantage voilé à l'encontre des Républicains. Si Nadine Morano avait été candidate en Ile-de-France, l'ayatolette Chantal Jouanno aurait exigé qu'elle soit illico débarquée des listes de Mme Pécresse. 

Une des affiches de campagne de ces dernières années pour l'U.D.I. représentait un poussin en train de briser sa coquille, avec la légende : "envie de liberté ?". Non, l'U.D.I. est un parti d'hyper correction politique et historique (évidemment, quand on est maire de Drancy, c'est difficile de dire merde aux Klarsfeld et pourtant....), qui est, sur les questions sociétales, non au centre de l'échiquier, mais là ou était le P.S.U. dans les années 1960 et 1970. Le centrisme, la prétendue modération de l'U.D.I. sont des impostures.

Sauf en Normandie, et même encore là de justesse, les listes d'union de la droite et du centre conduites par des membres de l'U.D.I. ont obtenu de mauvais résultats lors des élections régionales de décembre 2015.

Curieusement, alors que Les Républicains (LR) sont accusés de "droitisation", voire de "lepénisation" (selon le très sectaire politologue Thomas Guénolé), ils ont préféré s'allier à l'UDI et au MoDem plutôt qu'au Centre National des Indépendants (C.N.I.), victime en 2013 de l'ostracisme et du sectarisme de l'UDI.

U.D.I. ? Non merci ! 


N   O   T   E   S

(1) SOS Racisme est une association fondée en 1984 pour détourner les jeunes issus des flux migratoires intercontinentaux sud-nord, surtout d'orignine maghrébine, d'une attitude négative envers les communautés juives et l'Etat d'Israël. Et de retourner leur hostilité contre toute tentative de résistance à l'immigration extra-européenne, contre le Front National alors en plein essor et son fondateur Jean-Marie Le Pen, qui présentait sa formation comme "le syndicat des indigènes de ce pays". Parmi les parrains de SOS Racisme : Julien Dray, ancien dirigeant de l'Union des Etudiants Juifs de France, député PS de l'Essonne.

(2) La Diversité est l'ensemble des personnes qui ne sont pas de souche européenne, quelle que soit leur nationalité.

jeudi 4 février 2016

Olivier Ravanello (I-Télé), porte-voix des lobbies migratoires

Olivier Ravanello (°1972) a été journaliste sur la chaîne d'info continue I-Télé (devenue CNews). C'est un Drômois quadragénaire au visage de "latin lover". Il est sorti de la même école de journalisme que moi, mais tellement plus tard qu'il était impossible que nous nous y côtoyions.

J'avais déjà pressenti la rigoureuse corrrection politique et le conformisme idéologique ("pas d'amalgame") d'Olivier Ravanello. Un jour qu'un des présentateurs des infos était un de ses jeunes confrères d'I-Télé issu de la Diversité, Yani Khezzar, Olivier fut amené comme commentateur spécialisé, comme "senior editor" à parler Islam et islamisme. Il termina son intervention en reprenant le sempiternel refrain, l'adjuration de rigueur : "pas d'amalgame", "le vrai Islam ce n'est pas ça". Cette conclusion fut saluée avec gratitude et satisfaction évidente par Yani Khezzar.

I-Télé est la chaîne d'où a été viré Eric Zemmour et qui a parmi ses éditorialistes politiques un vétéran de la génération SOS Racisme Claude Askolovitch, auteur d'une lettre d'amour à "ces Musulmans" que la France n'aimerait pas, ou dont elle ne voudrait pas. Ca situe déjà les choses. Le problème, c'est l'absence de pluralisme : sur France 24, BFM TV, ARTE, France 2 et 3, c'est le même son de cloche sur les flux migratoires intercontinentaux sud-nord.

Mercredi soir 3 février 2016, I-Télé est allé rechercher un photographe turc. Celui-là même qui l'été dernier avait sorti la photo du corps d'un petit garçon syrien échoué sur une plage de Bodrum en Turquie. L'affaire avait plus ou moins fait "pschiitt" au bout d'un certain temps. On a appris que le petit garçon noyé et son père ne fuyaient pas la Syrie en guerre, qu'ils habitaient en Turquie depuis 3 ans, que son père voulait se faire soigner les dents à l'étranger (comme s'il n'y avait pas de chirurgiens-dentistes en Turquie...) et rejoindre des parents déjà installés au Canada. Le petit garçon a été victime d'une tentative avortée de son père pour quitter la Turquie, et nullement de la guerre en cours en Syrie. Certaines mauvaises langues parmi les "migrants" accusaient même le papa du petit garçon syrien d'être un passeur exploitant ses compatriotes.

Bon, on a voulu nous refaire le coup des charniers de Timisoara et des couveuses pour bébés de Koweit City (1) : retourner l'opinion publique, l'exciter, par une image, ou un lancer de rumeurs. Ca n'a pas marché comme certains le voulaient et s'y attendaient, mais le photographe turc à l'origine de cette image reprend du service.

Voilà que ce photographe nous revient avec de nouvelles photos de noyés. Cette fois-ci, les noyés n'ont pas de noms. Ca évitera d'avoir à rechercher s'ils sont vraiment morts en quittant un pays en guerre. 

On écoute le photographe nous dire qu'il a deux enfants, qu'il est ému, qu'il est en colère, qu'il est triste etc...., puis Laurence Ferrari qui préside, passe la parole à Olivier Ravanello.

Olivier se simplifie considérablement la tâche en ne discutant pas le moins du monde le dogme selon lequel les "migrants" de 2015 et 2016 seraient tous des Syriens et des Irakiens fuyant la guerre dans ces contrées (2). Il a compris que, pour le moment, trop de téléspectateurs ne considèrent pas encore "le droit à chercher ailleurs une vie meilleure" comme un droit de l'Homme imprescriptible. Alors, bon, ça passe mieux si on présente ces "migrants" comme des victimes (3), et non comme des migrants économiques. Et puis, il ne faut pas embrouiller l'esprit du téléspectateur. Surtout à une heure aussi tardive, après le repas du soir. Place aux idées simples : de malheureuses victimes d'une guerre que nous n'avons su ni empêcher ni arrêter frappent à notre porte. Ils se noient par notre faute : comme nous n'avons pas créé des filières légales d'immigration (c'est-à-dire ouvert toutes grandes les frontières de l'Europe), ils sont contraints d'immigrer illégalement et clandestinement, et prennent des risques et la noyade est l'un d'eux. Nous sommes coupables de non assistance à personnes en danger en empêchant nos gouvernements d'ouvrir les frontières à tous ceux qui voudraient les franchir. Ces noyades, nous en sommes responsables. Ouvrons toutes grandes nos frontières et ils n'auront plus à prendre le risque de se noyer pour nous rejoindre.

Olivier Ravanello est vraiment fortiche, un as. Il sait que tous ces gens sont des réfugiés, et ont droit à être accueilli en attendant d'être admis au droit d'asile. Il nous le dit. Il y a dans nos pays des services administratifs et sociaux qui mettent des mois pour traiter les dossiers de ces "migrants" et décider de leur statut. Avec Olivier Ravanello, c'est plus rapide, plus expéditif. Il vaut des centaines, voire des milliers de bureaucrates. Chapeau, Olivier !

Olivier sait que ces "migrants" sont......riches. Ben oui, le paiement d'un passeur, ça coûte cher. ceux qui ont recours à leur service ne peuvent être que riches (4). De toute façon, il le sait et nous l'affirme. Ils sont riches, donc......ils ont du talent. Olivier Ravanello ne leur a pas fait passer de test, mais ils sait que nombreux sont parmi eux ceux qui parlent plusieurs langues ("si ti sabir, ti respondir" comme il est dit dans Le Bourgeois Gentilhomme, de Molière).

Olivier Ravanello a entendu parler de la formule de Michel Rocard selon laquelle "la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle doit en prendre sa juste part". Il sait que la première partie de la formule a eu plus de succès que sa suite. Il juge ce point de vue "cynique". Alors, il balaie cette objection : les "migrants" sont riches (si, si) et ils représentent une richesse, donc les accueillir, ce n'est pas accueillir de la misère, mais de la richesse moyennant un petit investissement de départ. 

Et Olivier Ravanello d'appeler à l'aide l'O.C.D.E. qui ne serait pas "un repaire de gauchistes galvanisés" (sic) et dont un rapport déjà ancien prescrivait d'avoir recours aux flux migratoires intercontinentaux sud-nord pour compenser le vieillissement des populations européennes. Le Japon est pourtant membre de l'O.C.D.E. mais ne suit pas cette recette.

Olivier Ravanello parle comme si l'Europe n'accueillait pas déjà depuis un bon demi-siècle des migrations sud-nord massives et continues. Alors, il nous assène avec un aplomb remarquable le sophisme suivant : les "migrants" de 2015-2016 ne représenteraient après tout qu'un infime pourcentage de la population actuelle de l'Europe. Il tait que les personnes non intégrées ou mal intégrées, voire non intégrables, issues de flux migratoires sud-nord récents (depuis un demi-siècle) constituent déjà une part importante de la population résidente en Europe. Il nous adresse un plaidoyer pour augmenter considérablement la part de cette population. Ses statistiques sont biaisées. Comme celles des démographes qui ne comptabilisent pas les naissances en France de personnes issues de l'immigration parmi la population immigrée. C'est-à-dire que ni l'I.N.E.D. ni les démographes médiatisés ne considèrent  comme immigrés les enfants d'immigrés qui figurent à la sous-rubrique "naissance" de la rubrique "état-civil" de votre bulletin municipal. C'est ce qui permet d'affirmer contre toute évidence : l'immigration en France est modérée voire faible, stable, comparable à ce qu'elle était dans les années 1930. Ben voyons, si déjà vous soustrayez de la catégorie "immigrés" tous ceux qui naissent en France.....

Olivier Ravanello plaide pour un accueil massif et sans réticences. Au nom de la morale. Au nom de l'intérêt : ces "migrants" qui pourraient relancer la croissance économique. Olivier va finir par nous convaincre des aspects positifs de la .... décroissance prônée par le Vert Yves Cochet....

L'erreur d'Olivier Ravanello et celle de la doxa des médiats est de considérer que puisque tous les hommes sont égaux.....ils pourraient être interchangeables. Eh bien non.

Il est vrai qu'une société très hétérogène risque moins de se rebeller, sera toujours plus manipulable. En 2009, lors des troubles sociaux en Guadeloupe, des spécialistes de l'opinion avaient écarté la possibilité d'une contagion à la France d'Europe (la Métropole) de ce mouvement social. Leur argument : la population de la Guadeloupe est globalement consciente d'une origine commune marquée par les racines africaines, la traite, l'esclavage, l'affranchissement etc...Elle est naturellement plus portée à la solidarité entre ses membres. Alors que la population de la France d'Europe (la Métropole), plus hétérogène, dissuadée de se poser la question d'une identité ethnique et historique, est moins susceptible de se trouver des intérêts concrets communs, reste plus manipulable. Par I-Télé et les autres...


N   O   T   E   S

(1) En décembre 1989, lors de la révolution roumaine contre le régime des Ceaucescu, pour intéresser l'opinion mondiale à ces évènements et noircir l'image des Ceaucescu, des opposants avaient retiré des cadavres de la morgue des hôpitaux pour les présenter comme des victimes de la Securitate, une police du régime Ceaucescu. Ces cadavres photographiés de patients hospitalisés, étaient présentés comme des cadavres découverts dans un charnier à Timisoara. Cette fable fut très efficace et longtemps admise;

en 1990 ou 1991, pour convaincre l'opinion mondiale de la scélératesse de Saddam Hussein ("le nouvel Hitler" disait-on), une membre de la famille princière du Koweit (Etat revendiqué par l'Irak de Saddam Hussein et annexé par celui-ci) avait inventé, avec l'aide d'une agence de communication américaine, que des soldats irakiens avaient fait mourir sciemment des enfants koweitiens en débranchant les couveuses de maternités dans lesquelles ces enfants étaient soignés. Et ça avait marché....

(2) Ajoutons si on veut l'Afghanistan et l'Erythrée. Mais on trouve parmi ces "migrants" des Africains du Nord et d'Afrique noire.

(3) Il y a déjà plusieurs mois, toujours sur I-Télé, Olivier Ravanello a prétendu que la prolongation de la guerre en Syrie était dû à l'abandon dont avait été victime François Hollande début septembre 2013, de la part des Etats-Unis. Alors que François Hollande était prêt à partir en guerre contre le gouvernement syrien ayant eu recours à des armes chimiques, Barack Obama l'aurait lâchement....lâché. C'est archi-inexact. En septembre 2013, Barack Obama a renoncé à frapper la Syrie en raison d'une médiation russe et surtout et d'abord parce qu'un vote de la Chambre des Communes avait interdit au gouvernement britannique de s'engager alors en Syrie. Obama ne pouvait se contenter d'une coalition avec la seule France. Il a renoncé parce que le gouvernement de Londres avait préalablement dû renoncer. Et pan sur l'amour-propre de l'arrogante Grande Nation. On a donc lancé la fable d'un clairvoyant et courageux François Hollande qui aurait pu arrêter la guerre en Syrie dès 2013 et éviter la "crise des migrants" s'il avait été suivi par Obama. Le rôle joué par la Chambre des Communes est totalement passé sous silence dans ce conte à dormir debout qui flatte le national-narcissisme hexagonal.

 (4) Le Danemark est donc fondé à saisir une partie des biens des "migrants" qui les ont apportés avec eux. Ca permettra de financer l'accueil de tous, pourvus ou non d'argent ou d'objets de valeur. Cela, I-Télé ne vous le dira pas. Mais il répercutera sans hésitation les condamnations portées contre cette mesure du gouvernement danois, accusé de favoriser stigmatisation (le mot fétiche) des "migrants" et peur.

mardi 2 février 2016

L'Europe selon Caroline de Camaret

Caroline de Camaret n'est pas n'importe qui. Cette quadragénaire blonde, aux formes un peu plus enveloppées que celles de sa consoeur Vanessa Burggraf, est la rédactrice-en-chef du service des informations européennes sur la chaîne publique trilingue (français, anglais, arabe) d'information continue France 24. Une des voix de la Vrôôônse. 

Au cours de la dernière semaine de janvier 2016, notre Caroline était appelée à commenter l'actualité européenne  en compagnie d'une consoeur dont je n'ai pas noté le nom, et du journaliste marocain Moustafa Tossa.

La "crise des migrants" de 2015-16 a été largement évoquée.

A aucun moment les trois journalistes n'ont évoqué les coûts, matériels et moraux, immédiats et à long terme (1) de cet afflux de "migrants". Les inconvénients attachés à ces flux massifs et continus n'existent pas. Ou plutôt ils n'existeraient que dans les fantasmes d'une opinion européenne ignorante, égoïste, frileuse, imparfaitement formatée par ARTE, par Télérama, les épiscopats, les fédérations protestantes, unies ou non, les loges maçonniques etc....

Caroline de Camaret se désolait visiblement de n'avoir pas été assez efficace, persuasive. Et aussi de l'impuissance des institutions européennes actuelles à imposer aux opinions, au nom des "valeurs européennes" ce qu'ils n'acceptent déjà pas bien de la part des gouvernements stato-nationaux qui leur parlent pourtant des "faleurs 2 la répuplik" en Vrôôônse, des valeurs zumanistes et des droidloms partout. Pauvre Caroline !

A un moment de l'entretien, la journaliste qui présidait les échanges entre Caro et Moustafa a rappelé à Caroline la tentative (2) de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne pour imposer aux Etats membres l'accueil de ces envahisseurs et leur répartition par pays selon des quotas. Caroline a difficilement étouffé comme un sanglot : le plan de M. Juncker et du commissaire en charge de ces questions serait mort-né. Il va falloir le reprendre annonce-t-elle. On peut sans doute compter sur sa disponibilité pour le revendre à l'opinion. A coups d'injonctions à la compassion, de leçons de morale.

Et Caroline de se lamenter de l'attitude et du poids de certains gouvernements d'Europe centrale et orientale, et notamment de la Pologne, "immense pays" (3) selon Caroline de Camaret.

Bref, pour Caro, l'Europe institutionnelle est un outil qui devrait permettre d'imposer aux opinions publiques européennes ce qu'elles refusent. Mais voilà, ça ne fonctionne pas bien : on sermonne les Européens avec  un prétendu "devoir de solidarité" et les voilà qui objectent : avec qui, jusqu'à quel niveau, pendant combien de temps ?  Les flux migratoires intercontinentaux sud-nord massifs et continus, c'est comme les coups de marteau sur la tête, ça fait du bien quand ça s'arrête. Caroline est malheureuse, dépitée.

Dépitée, mais pas seulement : elle est en colère, Caroline. Et là voilà qui abandonne  toute réserve déontologique, tout professionnalisme pour "balancer" les "méchants" : PEGIDA (Patriotische Europäer Gegen Die Islamiesirung des Abendlandes), des "populistes". Caroline de Camaret les dénonce, non comme des adversaires de la poursuite et de l'amplification des flux migratoires précités, mais comme des ennemis des pauvres immigrés. La modératrice du débat est comme estomaquée par le nom même de PEGIDA : comme peut-on oser se donner un nom (4) pareil ? 

Moustafa Tossa relate assez honnêtement les grandes tendances de la couverture de ce qu'ils est convenu d'appeler "la crise des migrants" en cours par les médiats arabophones. A un moment donné, il nous donne involontairement de l'espoir. Certains de ces médiats se demanderaient si la montée de la prétendue islamophobie en Europe ne va pas contraindre des millions d'Arabo-Musulmans installés sur ce continent à le quitter. Ce serait pourtant chouette : une inversion des flux migratoires, non ?

Caroline de Camaret se trompe. L'Europe telle qu'elle a été conçue vers le milieu du XXe siècle, n'a pas été instituée pour défendre en priorité des "valeurs" et notamment pas celles en vertu desquelles les Européens auraient le devoir de se laisser remplacer par d'autres populations. L'Europe institutionnelle est née de la nécessité de fournir à la IVe République vrôôônsaise naissante une politique allemande de rechange à partir du moment où la Grande Nation a dû abandonner ses projets fous de démembrer sa voisine nord-orientale. Pour empêcher l'Allemagne, même réduite à .... la Bonn (5), de recouvrer toute son indépendance et toute sa souveraineté, on a inventé un carcan : l'Europe. Mais pour que l'Allemagne puisse accepter ce carcan, il a fallu que la Grande Nation  elle-même, et d'autres pays, se l'infligent aussi, plus ou moins. Et c'est bien ainsi.

L'auteur de cet article, le rédacteur de ce blog est un fédéraliste européen de toujours par......natioscepticisme. Dès son enfance, en regardant les cartes de ses manuels de géographie qui représentaient une Union Française (6) multicontinentale et pluriethnique, en observant les crises des décolonisations, il a eu le sentiment aigü que la France d'Europe était bien petite, bien légère démographiquement, en passe d'être, de devenir d'une façon ou d'une autre, "la colonie de ses colonies" selon l'expression d'Edouard Herriot lors des travaux préparatoires à la Constitution de 1946 (IVe République) et notamment lorsqu'il s'est agi de donner un statut à l'Union Française. Pour conjurer ce destin non enviable, il a souhaité l'émergence dans le futur d'un Etat fédéral européen empêchant les Etats-nations historiques d'Europe de cultiver leurs traditionnels rapports de rivalité, d'antagonisme pour lesquels ils se sont créés entre la fin du Moyen-Âge et les années 1920. Ce qui revient à priver de leur rôle d'arbitre les entités non Européennes auxquelles ces Etats-nations font appel pour "faire la différence" entre eux : chair à canon coloniale, Franfoconnerie multicontinentale, Amérique, Commonwealth etc...On récuse la prétendue générosité qui consiste à être généreux avec ce qui n'est pas à soi, parce que pas qu'à soi.

Mais l'Europe de Caroline de Camaret, d'ARTE (qui n'a de franco-allemand que le financement), de Martin le Chauve (Schulz), de Guy le Chevelu (Verhofstadt), de Daniel Cohn-Bendit, c'est tout le contraire de ça. C'est l'Europe pour la convenance du reste du monde.

N   O   T   E   S

(1)  Lors de la crise sociale à la Guadeloupe de l'hiver 2009, les activistes antillais qui dénonçaient, non sans raison "la profitation" (sic) ont eu recours, pour faire valoir leurs griefs historiques, à un argumentaire qui éclaire ce que sont des coûts moraux et à long terme. Ils disaient : vous avez déporté nos ancêtres, vous les avez réduits en esclavage, puis vous les avez affranchis et.......VOUS EN ÊTES RESTES LA........ En somme, le compte n'y est pas. Plus de 160 ans après l'émancipation des esclaves, il faudrait réparer par un traitement préférentiel, privilégié, les inégalités qui subsistent et qui sont ou seraient imputables à l'esclavage. Avec en prime le slogan : "la Guadeloupe, elle est à nous". Autrement dit : pas à vous. Mais en attendant la séparation, veuillez réparer encore et encore les séquelles de l'esclavage qui ne se sont pas évaporés en 160 ans. Il est tout à fait prévisible que dans l'avenir, les descendants des "migrants" qui se sont frayés un chemin en Europe en 2015-16 et avant, diront : "en 2015, vous avez accueilli nos parents, vous les avez "intégrés", leur avez donné des emplois et des logements, mais....LE COMPTE N'Y EST PAS. Voyez plutôt ! le petits-fils ou l'arrière petite-fille d'un "migrant" passé par les Balkans ou Lampedusa en 2016 an aura X ou Y fois moins de chances de trouver un emploi qualifié ou un logement, de devenir ministre d'un Etat européen qu'un Jean-Claude, un Horst, un Emilio etc.... Etre généreux avec ce qui n'est pas à soi consiste à donner des droits à des populations dont l'intégration sera toujours imparfaite, insatisfaisante, et dont les futures générations autochtones auront à supporter les coûts matériels et moraux. Pour toujours.

(2) L'idée d'une répartition des "migrants" par Etats est incompatible avec la liberté de circulation mise en place par les calamiteux Accords de Schengen. Ou bien seuls ces migrants ne bénéficieront pas de cette liberté de circulation et on accusera les Européens de les "stigmatiser", de leur appliquer un statut inégalitaire. Ou bien ils pourront se déplacer dans l'espace Schengen à leur guise, ils s'y "répartiront" eux-mêmes et qu'on ne parle plus de répartition par quotas. Ce serait du foutage de gueule.

(3) Dans la seconde moitié des années 2000, la Pologne a eu un gouvernement homozygote, le seul de la planète : les frères Kaczynski se sont distribués la direction du gouvernement et celle de l'Etat, le Parlement ayant une majorité composée de leur parti Droit et Justice et de groupes ultra-conservateurs, nationaux-catholiques, simili-villiéristes et maurrassiens à la mode slave. Ils ont tenu un discours de haine germanophobe sans égard pour le nettoyage ethnique des millions d'Allemands de Pologne en 1945, expulsion à l'origine de l'"immensité" du territoire polonais actuel que constate Caroline de Camaret. Le gouvernement Kacinsky a eu l'audace d'exiger l'inclusion dans le Traité de Lisbonne d'une règle de représentation "au cube" de sa population au nom des Polonais tués lors des guerres avec leurs voisins dans la première moitié des années 1940. En vain heureusement. Il est significatif que cette politique détestable et provocatrice ne leur a pas valu de condamnations très audibles. Par contre, le second gouvernement de Droit et Justice qui a pris ses fonctions au printemps 2015 est pestiféré, mis sous surveillance par l'Europe institutionnelle, parce qu'il défend l'européanité ethnique de la Pologne devant les flux migratoires massifs et continus. 

(4) Le nom de PEGIDA sonne bien. Il est prononçable dans toutes les langues européennes. Il est dommage qu'il paraisse dénoncer une religion, qui est celle d'une minorité d'Européens historiques en Albanie, en Bosnie etc.. qui ne sont pas issus de flux migratoires intercontinentaux. Bon, mais si on n'a pas trouvé mieux pour le moment, merci à PEGIDA dont le nom dérange la journaliste de France 24.

(5) La.....Bonn. Allusion à la ville rhénane de Bonn qui fut le siège de l'Exécutif et du Parlement de la République Fédérale d'Allemagne de 1949 à 2000, suite à un vote du Parlement intervenu après la réunification, en 1991, au grand effroi en Vrôôônse de cercles maurrasso-villiéristes jouant à se faire peur de ce que l'Allemagne réunifiée ose se donner pour capitale Berlin, l'ancienne capitale de la Prusse, présage dérangeant pour ces petits esprits. Francfort-sur-le-Main, plus central, aurait-il été choisi que les chaisières maurrasso-villiéristes se seraient effarouchées du choix de la ville des Rotschild, ce qu'elles firent quand cette cité accueillit la Banque Centrale Européenne.

(6) L'Union Française est le nom que la Constitution de 1946 (IVe République) avait donné à l'ensemble formé par la France métropolitaine et la France d'Outre-Mer (protectorats, départements et territoires d'outre-mer, états associés, condominium, etc....). Elle remplaçait l'Empire colonial. 


dimanche 10 janvier 2016

France 24 : les coquetteries de Damien

Les agressions et viols commis en réunion à Cologne et ailleurs en Europe pendant la nuit de la Saint-Sylvestre 2015 posent à la chaîne TV d'info continue France 24 de très lourds problèmes de conscience.

Impossible de les taire tout à fait. Impossible aux directeurs de conscience de la chaîne de révéler que ces crimes ne sont pas seulement des crimes sexistes, mais aussi et surtout des crimes racistes : violeurs et agresseurs sont des hommes d'Outre-Méditerrannée, et certains sont des réfugiés; les victimes sont des femmes européennes. Eh oui, il y a des "migrants" qui se sont dit : "On "baise" l'Allemagne.

 Comment s'y prendre quand on est confronté à une réalité qu'on voudrait ne pas être ?

Deux soirs de suite au moins, les 8 et 9 janvier, cette mission impossible a été imposée au présentateur Damien Coquet.

Comment a-t-il dû s'y prendre ?

Tout d'abord, il a tenté de détourner l'attention du public des crimes sexistes et racistes eux-mêmes pour la focaliser sur une partie des réactions qu'ils ont engendrées. Il a insinué que la vérification des faits demeurait inachevée, une semaine après leur commission, ce qui lui a permis, si on peut dire, de les .... enjamber. 

Ensuite, Damien a eu la coquetterie de taire les réactions aberrantes d'une partie de la classe politique allemande. Celles de la bourgmestre de Cologne (1)  tout d'abord, qui a conseillé à ses administrées et aux autres femmes, de toujours observer, sur la voie publique, la distance de la longueur d'un bras entre elles et le bipède masculin le plus proche. Peuchère, quelle inventivité, quelle sagacité, quelle sagesse ! Il suffisait d'y penser (2). Damien s'est abstenu aussi de rapporter le terrible propos de la chancelière Angela Merkel (3) selon laquelle "Nous devons accepter qu'il y ait un taux de délinquance plus élevé parmi les migrants que parmi la population dans son ensemble". "Nous devons accepter....". Ben voyons..... Cette acceptation ne saurait représenter qu'une partie de notre dette envers ceux qui nous ont fait l'honneur de venir vivre parmi nous (4).

Alors, de quoi Damien pouvait-il encore nous parler ?

Des "populistes", des "islamophobes", de l'extrêêêêême-droite qui osent faire ..... la malgame, pardon : l'amalgame, entre migrants, réfugiés et violeurs de la Saint-Sylvestre. Ici Damien assume ouvertement le risque d'énoncer une contre-vérité. Ca se vérifie en comparant la présentation de Damien et le commentaire qui suit. Pour Damien, on n'en sait pas assez sur les viols et agressions pour les attribuer à des "migrants". Et point final. Pour le commentaire, non seulement les victimes (5) des viols et agressions ont constaté l'origine ethnique de la plupart des criminels, mais la police (6) a déjà identifié plusieurs dizaines de demandeurs d'asile parmi eux. Cruelle, intolérable vérité pour les directeurs de conscience de France 24.

La Bête Immonde (7) est nommée : PEGIDA (Patriotische Europäer Gegen die Islamisierung des Abendlandes), soit : Patriotes Européens contre l'islamisation de l'Occident. Islamophobie ? Plutôt mécontentement devant les remplacements (8) de populations imposés, mécontentement qui se focalise ici sur les signes les plus visibles de l'identité des nouvelles populations, et qui se rapportent à la religion. M'est avis que les Musulmans ayant nom Roger Garaudy, Fernand Pouillon, Cat Stevens n'ont jamais suscité de réactions pouvant s'apparenter à de l'islamophobie. Ce n'est pas la religion musulmane elle-même qui est visée, mais les flux migratoires intercontinentaux massifs et incessants.

Ouf, Damien Coquet s'est plutôt bien tiré de sa mission impossible. Les directeurs de conscience de France 24 en seront contents. Peut-être lui donnera-t-on à l'avenir une tranche horaire de présentation à l'antenne moins tardive. Ou une place dans le jury d'un Festival de Kahn des navets antiracistes. Il est plus de 22h, heure de Paris. Damien peut aller se coucher.

La réalité pouvant dépasser les pires cauchemars, Damien apprendra le lendemain, dimanche matin, que l'agresseur du commissariat de la Goutte d'Or à Paris le 7 janvier, venait d'un centre d'accueil de réfugiés (9) en Allemagne. Réfugiés ? Vous avez dit "réfugiés" ? Mais pourtant cet agresseur était Tunisien. La Tunisie, reconnue pays démocratique, Etat exemplaire, bénéficiaire d'aides importantes de l'Europe, serait-elle un pays à fuir pour se réfugier au nord de la Méditerrannée ? Le pays de naissance de Claude Bartolone, de Frédéric Mitterrand, de Philippe Séguin, de Serge Moati, de Gisèle Halimi ? 

N  O  T  E  S

(1) La bourgmestre de Cologne a eu son heure de gloire médiatique au cours de l'automne 2015 lorsqu'à la veille de son élection elle a été agressée, non sexuellement, mais simplement physiquement par des opposants qui lui reprochaient ses positions favorables à l'accueil massif de "migrants". L'agression n'a pas été assez énergique pour en faire une martyre, mais assez bien dosée pour servir d'argument électoral; 


(2) Imaginez le feu d'artifice de réactions indignées si un homme avait osé proférer des conseils aussi stupides et paraissant impliquer que les femmes, en se laissant approcher de trop près, sont responsables de ce qu'il leur arrive. Allez raconter ce boniment à Clémentine Autain
ou à Mme Montreynaud (co-fondatrice des "Chiennes de Garde" du féminisme);

(3) Avez-vous remarqué le changement de statut d'Angela Merkel ? Il n'y a pas si longtemps, avant sa "conversion" aux thèses des lobbies immigrationnistes, elle était un "Grand Satan" des médiats et des gauches européennes. Arnaud Montebourg lui attribuait une "politique à la Bismarck" dans un contexte de "réveil du nationalisme (sic) allemand". Quant au docteur Jean-Marie Le Guen (actuel ministre de M. Valls), il la rapprochait très subtilement .... d'Adolf Hitler lui-même en assimilant le comportement de Nicolas Sarközy envers Merkel à la politique d'un certain Edouard Daladier. Pas moins. Angela Merkel était la méchante sorcière qui imposait aux pauvres peuples de Grèce, du Portugal, d'Espagne, d'Italie etc... des mesures d'austérité. Et depuis un beau jour de septembre la méchante sorcière est devenue une autorité morale : à partir du moment où elle a décidé d'ignorer à la fois le sentiment prédominant au sein de son opinion publique et de son électorat, et de piétiner les règles européennes (protocole dit de Dublin) en ouvrant les frontières de l'Allemagne, et donc de l'Europe aux masses de "migrants", elle est devenue une sainte. Une Mère Courage, la Chancelière du Monde Libre (Time Magazine). Cette mutation aberrante, si elle a réduit au silence certains de ceux qui la dénigraient naguère, n'a pas tari une certaine germanophobie, et l'alimente même. Sur les ondes d'une petite radio française qui se prétend courtoise, un abbé maurrassien tranchait en septembre : "les Allemands n'ont pas le sens de l'Univerel. S'ils ont un problème, ils croient que c'est le problème de tous". Plus con que cette assertion, tu meurs ! Maurras m'aura pas !

(4) Vous allez voir qu'on va bientôt essayer de nous persuader de procéder à des regroupements familiaux massifs : si des demandeurs d'asile ont agressé sexuellement et violé des femmes européennes, c'est parce que leurs femmes ne les ont pas encore rejoints. Laissons ces dernières les rejoindre, et le taux de criminalité sexuelle des "migrants" diminuera..... Frau Doktor Merkel a parlé ici comme un sociologue à la Wievorka (le moustachu, celui qui est né en '46), comme Télérama, comme Arte Journal, comme Le Monde, Marianne et Libération. Sa béatification va encore marquer des points;

(5) Ces femmes allemandes et européennes sexuellement agressées, voire violées, auraient-elles été victimes de fantasmes suscités par une propagande islamophobe, raciste, populiste qu'il est urgent de réduire au silence au nom des valeurs européennes et humanistes ?

(6) Cette police ne devrait-elle pas être "épurée" pour oser faire, et publier, de telles constatations qui ne promeuvent pas le "vivre ensemble" ? Il est interdit par la loi, ou par de prétendues déontologies, de faire connaître au public la part de l'immigration récente dans les statistiques de criminalité. Une certaine prétendue déontologie impose de minorer systématiquement celle-ci. Comment ? Tout simplement en considérant que quiconque est né en France doit être retiré de l'agrégat statistique des "immigrés". Si donc certaines informations doivent être tues, censurées, il est au contraire légal, voire recommandé, de s'intéresser au comportement électoral, aux opinions de nos policiers et militaires. En France, l'institut de sondages Odoxa, vient de publier (janvier 2016) selon lequel la moitié des policiers et militaires ont envisagé, ou envisageraient de voter pour le Front National. De quoi entacher une large partie de leur action de suspicion aux yeux des officines antiracistes et de leurs avocats. Alors, combien de sympathisants de PEGIDA au sein de la police colonnaise ? Vous allez voir qu'on va nous sommer d'accepter de promouvoir le recrutement massif de jeunes issus des flux migratoires intercontinentaux sud-nord au sein des polices européennes;

(7) Référence à la formule : "Il est encore fécond le ventre d'où est sortie la Bête Immonde", c'est-à-dire le "fascisme" pour le communiste Bertolt Brecht. Les communistes parlent volontiers de fascisme plutôt que de national-socialisme. Pour ne pas associer le mot socialisme auxquels ils se réfèrent à un adversaire;

(8) Ce remplacement n'a rien d'un fantasme, d'un épouvantail : il a été récemment reconnu et ..... célébré par une élue verte (Bundnis '90 / Die Grünen) de Hambourg, Frau von Berg, ou quelque chose comme ça.  Cette dame se réjouit qu'avant peu de temps la population de sa ville n'aura enfin (sic) plus grand chose de germanique. La haine de soi se déguise en prétendu amour de l'Autre Suprême, et fait perdre la tête aux prétendues élites;

(9) Vous savez.... ces centres d'accueil pour réfugiés et demandeurs d'asile dont les médiats ne manquent jamais de nous informer que l'un ou l'autre aurait été l'objet d'une tentative d'incendie attribuée bien sûr aux racistes, xénophobes, islamophobes inspirés par les partis "populistes".



jeudi 24 décembre 2015

"Travailler l'opinion"......

"Travailler l'opinion", c'est le mot d'ordre qu'a lancé J.-Ch. Cambadélis, Premier Secrétaire du Parti Socialiste après que Manuel Valls (1) ait ajourné sine die le projet d'accorder le droit de vote des étrangers non ressortissants de l'UE aux élections locales (pour commencer....). Cet octroi du droit de vote à des étrangers non Européens figurait parmi les engagements du candidat François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012.

Jean-Christophe Cambadélis ne se résigne pas à cet ajournement, et il entend "travailler l'opinion" pour faire accepter à celle-ci cette mesure. Pour ce qui est de "travailler l'opinion", le Premier Secrétaire du PS dispose d'outils incomparables : plus de 80% des journalistes n'ont-ils pas voté à gauche en 2012 ? La Diversité (2) est omniprésente dans les rédactions des journaux télévisés et des stations de radio, de Karim Hakiki (France 24), à Rachid M'Barki (BFM-TV) en passant par Yani Khezzar (I-Télé).

Il est peu probable qu'un gouvernement soutenu par le P.S. ait recours à la voie référendaire pour arracher cette mesure. A moins de se contredire grossièrement : en 2013, la soumission au referendum de la loi sur "le mariage pour tous" avait été écartée au motif que "les valeurs de la République" ne permettraient pas que l'octroi de droits à une, ou à des minorités soit directement soumis à l'approbation d'une majorité de l'électorat.

Pour le moment, après les attentats (3) du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis, après les élections régionales des 6 et 13 décembre, il est vraisemblable que le P.S. a d'autres préoccupations immédiates que de "travailler l'opinion" sur le point précis du droit de vote aux étrangers non Européens, de la multiplication des cartes d'El Ekteur (4) pour reconquérir les territoires.

Dans l'immédiat, il semble que la priorité d'une large partie du P.S., relayée par les salles de rédaction des grands mass-merdiats soit de "travailler l'opinion" sur un autre point : faire disparaître du projet de révision constitutionnelle annoncé par F. Hollande devant le Congrès réuni à Versailles en novembre dernier la disposition permettant de déchoir de la nationalité française les personnes : a) condamnées définitivement (c'est-à-dire après appels et pourvois en cassation éventuels) pour des actes terroristes; b) titulaire de la nationalité d'un autre Etat en plus de la nationalité française; c) nées en France.

Aussi extraordinaire, aussi ahurissant, aussi aberrant que cela puisse paraître, il se trouve des élus, des responsables d'associations, de prétendues autorités morales pour vouloir épargner à des terroristes condamnés définitivement, citoyens à la fois de la France et d'un autre Etat, la perte de la nationalité française. Le député P.S. Daniel Goldberg (Seine Saint-Denis) n'hésite pas à affirmer que "quelle que soit l'atrocité de leurs actes, ce sont des enfants de la République" (sic). Cette énormité appelle au moins deux remarques. En premier lieu, la loi n'étant pas rétroactive, M. Goldberg ne peut préjuger des actes terroristes (et de leur degré d'"atrocité") qui seront commis dans l'avenir par les cousins, les congénères de ses électeurs et leurs amis. En second lieu, je me demande ce que dirait  M. Goldberg si on le priait de bien vouloir admettre que les Français qui se sont battus dans la première moitié des années 1940 sur le Front de l'Est, dans les rangs de la L.V.F. ou de la Division Charlemagne, et qui sont morts au combat, étaient, eux aussi "des enfants de la République" fourvoyés aux côtés du Grand Reich, comme ses protégés aux côtés de l'Etat Islamique. Pourquoi ne pas les reconnaître "morts pour la France" ? Au moins, ces réprouvés de la Conscience Universelle n'ont tué personne en France.

Depuis que François Hollande a confirmé le 23 décembre 2015 que cette mesure de déchéance de nationalité s'appliquant aux terroristes condamnés définitivement figurerait dans le projet de révision constitutionnelle, la plupart des salles de rédaction, les autorités morales, les associations exhalent leur désapprobation et leur consternation. Entre cette fin d'année 2015 et le vote du Parlement sur ce projet de loi constitutionnelle, il s'écoulera plusieurs mois. Assez de temps pour créer un nouveau rapport de forces permettant à l'Exécutif de renoncer à cette mesure, ou l'y obligeant. Alors, "travailler l'opinion"....c'est maintenant....

Comme il est difficile de paraître défendre à l'avance des terroristes, comme il est malaisé d'intéresser l'opinion en dissertant sur "les valeurs de la République" et les implications qui s'y attacheraient, l'argument-massue des opposants à cette mesure est qu'elle constituerait un marqueur de ...... l'extrême-droite. Sur Arte, dans Télérama, Le Monde, Libération, L'Obs, Marianne, L'Express etc.... "l'extrême-droite", c'est le Front National, un parti dont les listes aux dernières élections régionales sont arrivées en tête dans plusieurs régions, le premier parti de France après celui des abstentionnistes. Y aurait-il des millions d'électeurs extrémistes de droite en France ? Qui oserait l'affirmer ? On "travaille l'opinion" en la prenant à témoin que l'Exécutif s'apprêterait à inclure dans la Constitution une mesure réclamée depuis longtemps par le diable, par la Bête Immonde, par l'extrêêême-droite. Cette mesure aurait beau figurer dans l'arsenal de plusieurs pays qualifiés de démocratiques, et depuis longtemps, sinon depuis toujours, elle aurait beau ne viser que des terroristes condamnés définitivement, elle ne devrait pas être introduite en France pour la simple raison qu'elle a déjà été proposée par.....l'extrême-droite, c'est-à-dire par le Front National.

Et le journal de France Culture de mettre en avant et de se réjouir du renfort de l'ancien ministre chiraquien Jacques Toubon, devenu "Défenseur des Droits", opposé à l'élargissement de la déchéance de nationalité. Et les chaînes télé de relayer l'opposition de Benoît Apparu, député-maire Les Républicains proche d'Alain Juppé (ça promet....).

"Travailler l'opinion", par les mass-merdiats, par l'Ecole, par les loges maçonniques, par les églises (Cimade et CCFD), par le milieu associatif et socio-culturel etc... C'est en route... Pour "travailler l'opinion", on aura selon toute vraisemblance recours aux arguments suivants dans l'ordre chronologique et de complexité croissante : 1°) l'élargissement de la déchéance de nationalité est mauvaise puisqu'elle a déjà été proposée par l'extrême-droite; 2°) l'élargissement de la déchéance de nationalité est contraire aux "valeurs de la République"; 3°) l'élargissement de la déchéance de nationalité est immoral puisqu'il va créer deux catégories de personnes : celles qui ne risquent pas d'être visées par elle parce qu'elles n'ont que la nationalité française, et celles qui ont deux, ou plusieurs nationalités, dont la française.

Le premier argument est court, stupide, simpliste, mais simple et fait appel à l'émotion-aversion. Le second est incantatoire. Le troisième révèle une contradiction. En effet, les opposants à l'élargissement de la déchéance de nationalité sont presque tous favorables à l'octroi du droit de vote des étrangers non Européens aux élections locales. Or, cette innovation aurait pour conséquence immédiate de créer deux catégories légales de citoyens résidant en France : les titulaires d'une simple citoyenneté de résidence (les étrangers non Européens en situation régulière), les titulaires d'une citoyenneté plus large (ressortissants de l'UE titulaires de la citoyenneté de l'Union par la grâce du traité de Maastricht, et nationaux français).

"Travailler l'opinion". Attention aux bobardements !


N  O  T  E  S

(1) Manuel Valls, alors Premier ministre, complétait son propos par l'annonce d'un regain de promotion des naturalisations.


(2) Diversité = catégorie excluant toute personne d'origine ethnique européenne dont "les-Français-de-souche-comme-on-dit" selon l'inoubliable expression de François Hollande en marge du banquet du C.R.I.F. de 2015: le président de la République entendait réconcilier responsables juifs et musulmans,  en rappelant aux premiers que les actes antisémites n'étaient pas le fait des seuls Musulmans puisque des Français-de-souche-comme-on-dit venaient (hiver 2015) d'être suspectés d'avoir profané un cimetière juif en Alsace (l'affaire fera long feu, vu l'état mental des suspects);

(3) les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis étaient des représailles atroces et disproportionnées à l'engagement de la France nationale-hollandiste en Irak et en Syrie contre l'Etat Islamique. Ce dernier n'a jamais frappé un Etat européen ou occidental qui ne l'ait pas frappé en premier (Matthieu Guidère, spécialiste des mouvements dlihadistes enseignant à Toulouse). "[.....] l'Etat Islamique, c'est nous qui l'avons créé" (Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, de 2005 à 2007);

(4) pour les non initiés : El Ekteur est une graphie ironique du mot électeur qui suggère l'arabophonie d'une large partie des personnes qui se verraient octroyer le droit de vote à certaines élections.



dimanche 20 décembre 2015

Les bonnes nouvelles des "Régionales 2015"

A l'issue du second tour des élections régionales de décembre 2015 en France, on peut relever trois résultats vraiment encourageants.

La meilleure nouvelle est la victoire des nationalistes corses. 

Les entités aux fortes références identitaires, ethniques, comme la collectivité territoriale de Corse sont mieux à même de défendre l'identité européenne des personnes qui en sont originaires (il ne suffit pas d'y naître pour en faire partie....) que les anciens Etats-nations devenus des Etats plurinationaux comme ce qu'il est convenu d'appeler la République Française. Il n'y a plus, il ne peut plus y avoir d'identité stato-nationale en France puisque, comme le disait naguère Jean-Pierre Chevènement : "Est Français(e) celui ou celle qui a la nationalité française". Sans aucune référence à l'origine ethnique, même largement entendue. Il y a bien sûr l'incantation aux prétendues "valeurs de la République" qui fonctionne comme un mantra hindouïste. Il ne faut pas longtemps pour s'apercevoir que "les valeurs de la République", comme d'ailleurs leurs deux autres soeurs triplées, "les valeurs européennes" et "les valeurs humanistes" sont des références codées en vertu desquelles si vous avez un campement de Rroms au bout de votre terrain, vous n'avez pas le droit de vous exprimer sur les inconvénients de ce voisinage sans risquer des poursuites pour incitation à la haine (mais oui !) et à la discrimination. C'est vite arrivé. Au nom de ces valeurs merdiques, les autorités morales interdisent qu'on puisse envisager de retirer la nationalité française à des djihadistes bi-nationaux auteurs d'actes terroristes : il paraît que ce sont, eux aussi, des "enfants de la République". Vive la Corse dans l'Europe, par la France, ou directement !

La seconde bonne nouvelle est que le rapport entre les gauches et les droites dans les conseils régionaux, qui était en faveur de celles-là depuis de nombreuses années, s'est inversé à l'avantage de celles-ci.

Les gauches ont déjà le pouvoir médiatique (plus de 80% des journalistes ont voté pour François Hollande en 2012), le pouvoir culturel (il n'est que de voir l'attitude des associations sans adhérents, ou presque, quand une municipalité de gauche est remplacée par une autre qui leur mesure, voire leur supprime, les subventions). La perte des pouvoirs régionaux par les amis de la Mère Duflot, de Soeur Taubira, de M. Vauzelle, de M. Gewerc (président sortant de Picardie), de M. Jérôme Guedj etc....va dans le sens d'un rééquilibrage.

La troisième bonne nouvelle est la défaite, en Ile-de-France, de la liste conduite par Claude Bartolone.

Claude Bartolone est entiché de la Diversité, de ceux de ses administrés porteurs de la carte d'El Ekteur. Il cultive une certaine vulgarité dans sa diction. C'est une personnalité très rugueuse, abrasive, qui aurait voulu en découdre avec l'Allemagne au début du quinquennat de F. Hollande, qui exhale sa haine de l'identité européenne de la France. Il a eu l'occasion de l'exprimer en reprochant à sa principale concurrente, Valérie Pécresse, de "défendre la race blanche". C'est malheureusement inexact. Mais en quoi serait-ce illégitime ? Il existe bien un Conseil Représentatif des Associations Noires. Il est légal, este et conteste en justice. Pourquoi "la race blanche", notion dont il faut savoir gré à Claude Bartolone de nous confirmer la pertinence, serait-elle la seule qu'il serait immoral, coupable de défendre ? Claude Bartolone aurait voulu être Premier ministre. Sa défaite du 13 décembre 2015 éloigne cette sombre perspective.

jeudi 10 décembre 2015

Carton rouge à Claude Bartolone

Claude Bartolone, candidat PS à la présidence de la région Ile-de-France vient (9 ou 10/12/2015) d'accuser sa principale concurrente, Valérie Pécresse, de ...... "défendre la race blanche". Claude Bartolone est l'une des figures les plus sectaires et les plus abrasives de son parti et de sa famille politique. Rien à voir avec le président sortant, l'élu rocardien du Val d'Oise J.-P. Huchon. 

On croyait pourtant que les races n'existaient pas, que F. Hollande allait faire réviser la Constitution pour en effacer ce mot qui y figure. On pensait que seuls les attardés du C.R.A.N. (Conseil Représentatif des Associations Noires) croyaient encore à ces notions qui nous rappellent les-heures-les-plus-sombres-de-notre-Histoire. On s'était donc trompé.

 On se souvient de son boycott d'une réception donnée à l'Assemblée Nationale, dont il était déjà le président, pour Steve Briiois, maire FN de Hénin-Beaumont, par une association de journalistes spécialisés dans l'observation des élus locaux. Claude Bartolone, qui aurait pu se faire représenter par un collaborateur peu gradé, a justifié sa muflerie et sa fuite par le "négationnisme" du parti de Steve Briiois, ou quelque chose comme ça qui se réfère au shoacentrisme du président de l'Assemblée Nationale.

On se souvient des attaques de Claude Bartolone contre l'Allemagne, de son souhait de voir se substituer une "confrontation tout court" avec ce pays voisin, ami et allié, à la "confrontation amicale" évoquée par François Hollande. La confrontation en question portait sur le dosage des mesures pour réduire les déficits publics et des mesures pour relancer l'activité économique.

Lorsqu'en 1986, un député FN a reproché au gouvernement Chirac d'avoir oublié les mesures de préférence nationale et européenne pour l'emploi qui figuraient pourtant dans la plateforme RPR-UDF, le jeune député PS Claude Bartolone a interrompu l'orateur par l'exclamation : "Heureusement !".

 L'accusation stupide de Claude Bartolone à l'encontre de sa principale adversaire traduit surtout son infatuation de ce qu'il est convenu d'appeler la Diversité. 

Evoquant les débuts difficiles de son existence devant des journalistes, Claude Bartolone a expliqué qu'il s'en était sorti grâce à la présence d'une famille aimante (jusque là on comprend) et, a-t-il ajouté, surtout, de .... la République. Là, on aimerait un dessin pour pouvoir comprendre. 

Claude Bartolone, ancien fabiussien, se voit selon les journalistes, en Premier ministre. Ce qui n'est guère rassurant vu son sectarisme, encore pire que celui de l'actuel hôte de l'Hôtel de Matignon, Manuel Valls. Vous savez, ce maire d'Evry (Essonne) qui réclamait des "petits blancos" pour donner une impression de pluriethnisme plus large sur une photo de sa ville... 
Valls et Bartolone, mêmes ambitions et ..... même combat.