jeudi 6 octobre 2016

Voyages en mauvaise compagnie


C’était il y a longtemps. J’habitais déjà Etampes mais je n’y avais pas encore travaillé. Je travaillais à Paris, mais ce jour-là je devais être en congé. Il y avait encore vers 17h un train pour Paris qui desservait Etampes (1). J’ai emprunté ce train pour aller faire une brève course à Paris (2).

Je suis monté dans un compartiment à 8 places donnant sur un couloir latéral. Deux places étaient déjà occupées à mon arrivée. Deux Maghrébins, probablement une mère et son fils. Tous deux étaient somnolents ou carrément endormis. Le garçon, nettement obèse, était assis dans le sens de la marche du train, près de la fenêtre. Il était enrhumé et semblait se moucher dans le rideau. Beurk ! Celle qui pouvait être sa mère était assise en face de lui, de l’autre côté de la fenêtre, dormant ou paraissant dormir.

Le train avait quitté depuis peu la gare d’Etampes lorsqu’un trio de voyageurs rejoignit le compartiment où je m’étais installé : deux femmes, dont l’une parle haut et fort, et un homme. Je me décale à la droite du garçon obèse et enrhumé tandis que l’homme et une des femmes nouvellement arrivées prennent place à ma droite, vers le couloir. La voyageuse parlant haut et fort prend place dans le sens contraire à la marche du train, en face de sa collègue. Alors que je m’étais décalé pour faire place aux nouveaux arrivants, aucun d’entre eux ne me salue, ne m’adresse la parole ni ne croise mon regard. Ils se connaissent. Qui sont-ils ?

Il me faut peu de temps pour découvrir qu’il s’agit d’enseignants du Lycée Geoffroy Saint-Hilaire à Etampes. Je le découvre parce que la voyageuse parlant haut et fort, que nous appellerons Madame Bobo-Grognasse (3), s’en prend dans sa conversation avec ses collègues à une personne évidemment absente : sa proviseure (4), ou sa proviseure-adjointe. Or, il n’y avait à ce moment-là qu’un seul lycée à Etampes dont le chef d’établissement fût une femme : le Lycée Geoffroy Saint-Hilaire (5).

Madame Bobo-Grognasse fait l’essentiel de la conversation. Ses collègues, assis en face d’elle, ne se hasardent pas à discuter ses propos. Ils ponctuent ceux-ci de signes de tête approbateurs, de réponses brèves, souvent monosyllabiques, de “oh !” et de “ah ?”. Madame Bobo-Grognasse ignore ma présence, ne m’adresse pas un regard tandis que je l’observe attentivement. Non qu’elle soit très intéressante ou plaisante à regarder : c’est plutôt neutre. Mais comme elle m’impose sa conversation à haute voix, je me distrais en l’observant.

Bobo-Grognasse a réglé le cas de sa cheffe (4) d’établissement : elle est “facho” (6). Elle le sait, Bobo-Grognasse, que sa proviseure est “facho” puisqu’elle a arrêté pour elle un emploi du temps (7) qui ne lui convient pas.

Ayant réglé ainsi son compte à sa cheffe d’établissement, Bobo-Grognasse passe à des collègues qui ne sont, bien sûr, pas de ce voyage Etampes-Paris. Tel et telle de ceux-ci ne font rien, ou pas assez, ou mal, pour venir en aide à des élèves “défavorisés” chers au coeur de Bobo-Grognasse. Il va falloir intervenir pour que ça change. Ces collègues manquent des qualités humaines et professionnelles dont la Nature et l’Ecole de la République ont favorisé Madame Bobo-Grognasse. Je plains ceux qui commettraient l’imprudence d’accepter de “travailler en équipe” (8) avec Mme Bobo-Grognasse !..... Les circonstances qui font des élèves dont Mme Bobo-Grognasse s’est entichée des élèves “défavorisés” sont évoqués à la cantonade, limitée il est vrai aux 6 occupants du compartiment. Pas discrète, Bobo-Grognasse quand elle est assurée de sa supériorité morale.

Puis la conversation à 3 qui est surtout un monologue de Bobo-Grognasse passe à des sujets plus légers : le marché de la place d’Aligre (Paris 12e) dont Bobo-Grognasse est une voisine et une fidèle. Elle y a trouvé un petit exposant exotique qui propose je ne sais plus quelle camelote à un prix défiant toute concurrence. Ses interlocuteurs sont admiratifs : Bobo-Grognasse est une Parigote futée et de bon conseil. Quelle chance de l’avoir pour collègue.

Mais voilà  que le train approche de son terminus. Le voyage va bientôt d’achever. Madame Bobo-Grognasse se lève et se tourne vers les deux voyageurs maghrébins encore mal réveillés. Elle leur présente ses excuses de les avoir peut-être dérangés par son babil. Elle quête, mendie un sourire, une réponse aimable de leur part, qui la gratifierait : elle serait ainsi reconnue pour avoir de la sympathie pour la Diversité (4). Et ça, surtout dans ce milieu professionnel, ça vaut plus que de l’or. Soit qu’ils ne comprennent pas le français, soit qu’ils soient encore trop enveloppés de sommeil, ses interlocuteurs l’ignorent et ne lui adressent aucune réponse. Bah, avec le voyage la journée de travail est terminée. Les collègues se quittent et le compartiment se vide. Ciao Bobo-Grognasse (9) !

P.S. : plusieurs années auparavant, j’avais fait une expérience qui présente certains points communs avec celle-ci. Mais c’était dans un train Lille-Paris. Muni d’un léger bagage et arrivé à la gare très en avance, je m’étais installé le premier dans le compartiment. D’autres voyageurs arrivèrent par la suite.

Parmi eux, deux femmes, toutes les deux d’allure sérieuse, pas très juvéniles, visiblement des intellectuelles. L’une d’entre elles moins discrète et revêche. Elles se connaissaient et devaient faire ensemble le voyage jusqu’à Paris. La moins discrète et d’aspect revêche, que nous appellerons Miss Pétroleuse, évoque à l’adresse de sa compagne, sans discrétion, le cas d’une “camarade” qui manquerait de certaines qualités malgré un “militantisme” irréprochable et à laquelle il conviendrait d’adresser des admonestations. Puis elle passe à une Madame X. qui serait....”raciste”.  Selon Miss Pétroleuse, cela viendrait de ce que Madame X. est trop assidue à la lecture de romans policiers. Miss Pétroleuse est une sacrée milicienne de la Pensée. Je suppose qu’elle et sa compagne sont militantes d’une association d’éducation populaire (10).

 Le compartiment achève de se remplir. Le train va bientôt partir. Mais voilà qu’il ne reste plus de place sur les porte-bagages pour les valises des derniers arrivés. En bonne citoyenne imbue des faleurs 2 la répuplik (11), Miss Pétroleuse prend les choses en main. Elle n’a aucun doute sur le coupable, le sans-gêne qui encombre les porte-bagages de ses valises mal rangées. Un seul des 8 occupants, ou si on préfère des 6 autres qu’elle ne connaît pas, peut être en cause : moi-même bien sûr. Alors que je n’ai que mon sac sur les genoux. Miss Pétroleuse me somme de reconnaître mon sans-gêne et de mieux ranger “mes” bagages”. Les bagages litigieux, encombrants et mal disposés sont ceux de voyageurs arrivés après moi, mais avant Miss Pétroleuse et sa compagne. Mais Miss Pétroleuse a le coup d’oeil qui détecte tout de suite les transgresseurs (12). J’ai envie de l’envoyer promener avec pertes et fracas. Je me retiens. Je lui dis d'un air indifférent que je ne suis pas concerné et l’invite séchement à s’enquérir auprès des autres voyageurs. Ce qu’elle fait avec une courtoisie qui contraste avec la hargne de l’apostrophe qu’elle venait de m’adresser. Le train est parti. Prochains arrêts : Douai, Arras, Amiens et Paris-Nord.


N  O  T  E  S

(1) ce train direct pour Paris qui s’arrêtait à Etampes un peu après 17h a été supprimé en décembre 2011; il y a eu des trains directs pour Paris desservant Etampes qui venaient de Tours, voire d’Angers, en passant par Orléans;

(2) le train de 17h et quelques minutes arrivait à Paris après 17h 35 ou 40 et laissait le temps pour des courses ou démarches rapides dans le quartier des gares d’Austerlitz, de Paris-Lyon et de la Bastille permettant de prendre pour le retour un train direct pour Etampes quittant Paris-Austerlitz après 19h00;

(3) Bobo-Grognasse parce que Bobo, BOurgeoise BOhême, et parce que Grognasse, ayant le verbe agressif, une assurance injustifiée;

(4) “proviseure” et “cheffe” sont des termes et des orthographes qui ont été imposés ultérieurement par les talibans du féminisme, mais qui n’étaient pas d’usage au moment du déroulement de cette anecdote. “Diversité” ne désignait pas encore non plus l’ensemble des personnes issues de flux migratoires extra-européens, indépendamment de leur nationalité;

(5) il y avait deux lycées publics à Etampes à cette époque : le Lycée Geoffroy Saint-Hilaire (général, technologique et professionnel) et le Lycée Louis Blériot (professionnel);

(6) facho, ou fâcho, c’est-à-dire “fasciste”, terme fourre-tout très injurieux dans le milieu enseignant comme je le constaterai plus tard en entrant moi-même dans la corporation et dans le même Lycée Geoffroy Saint-Hilaire pour commencer;

(7) l’emploi du temps des enseignants est une question sensible; il détermine le temps que les professeurs passeront dans l’établissement, en cours, ou entre des cours, l’heure à laquelle ils devront arriver et celle à laquelle ils pourront partir; pour des professeurs habitant Paris ou au-delà, et exerçant à Etampes, c’est évidemment un sujet des plus sensibles; l’établissement de l’emploi du temps relève généralement de l’adjoint du chef d’établissement et est arrêté in fine par le chef d'établissement  après observations, interventions, réclamations éventuelles des professeurs concernés, ce qui avait dû se produire dans le cas qui nous intéresse;

(8) le “travail en équipe” dans l’enseignement est généralement une vaste foutaise qui permet de contrôler les moins conformistes. Il permet à des personnalités dominantes de s’imposer à leurs collègues sans avoir les responsabilités d’un supérieur hiérarchique identifié comme tel à l’égard de ses subordonnés. Il prive les isolés, les plus discrets, les moins conformistes des recours qui relèvent d’un rapport de subordonné à supérieur. On a affaire à un leadership informel et imprévisible. La personne qui l’exerce de fait est celle auprès de laquelle le supérieur hiérarchique “suprême”, en l’occurrence le chef d’établissement s’informe du fonctionnement, de la marche de l’équipe. J’ai subi ce système malsain pendant des années. La formule “travail en équipe” est généralement, et à tort, populaire en milieu enseignant parce qu’elle flatte une tendance anti-autoritaire, alors qu’elle permet justement à une autorité informelle de s’exercer. C’est un piège. La notion de “travail en équipe” relève de l’esthétique sociale : elle est satisfaisante pour l’esprit parce qu’elle évoque ce qu’on souhaiterait que les rapports entre les personnes puissent être....dans un monde idéal;

(9) plus tard, je suis moi-même devenu professeur certifié dans ce lycée; je n’y ai pas reconnu Bobo-Grognasse. Sans doute avait-elle obtenu avant mon arrivée sa mutation pour un établissement plus proche de chez elle. Tant mieux. Mais j’ai connu beaucoup de collègues semblables. Je les ai subis et ils ont dû me subir; j’ai tenu bon, solide (en anglais, on dit : “resilient”) comme une balle de tennis;

(10) j’ai supposé à tort ou à raison qu’il s’agissait des clubs Léo Lagrange, une fédération d’éducation populaire proche du Parti Socialiste et portant le nom d’un ministre du gouvernement de Front Populaire;

(11) pour les non initiés : les valeurs de la République; il s’agit d’une expression attrape-tout qui est utilisée comme un mantra hindouïste pour fustiger celles et ceux qui n’adhéreraient pas bien au corpus des principes "humanistes" des principales obédiences maçonniques;

(12) étais-je coupable d’un délit de sale gueule ? Est-ce que ça pouvait se lire sur ma tête, ou par mon expression corporelle que je n’aurais pas pu relever du public auquel s’adressait cette association d’éducation populaire ? Pourtant, j’étais resté silencieux, à ma place, pendant les péroraisons de Miss Pétroleuse.

mercredi 31 août 2016

Le blog de Thomas Ferrier : la Forteresse Europe n'existe pas, elle reste à construire.

LE TEXTE CI-APRES EST REPRIS DU BLOG DE THOMAS FERRIER, PRESIDENT ET FONDATEUR DU PARTI DES EUROPEENS  (on trouvera plus bas l'adresse Internet de ce blog).


"Aux yeux de Jean-Claude Juncker, président de la commission dite « européenne », « les frontières sont la pire invention politique. » Un tel propos traduit, outre une inconscience politique totale à un moment où les Européens s’inquiètent d’un flux migratoire aux frontières du continent, une idéologie de caractère mondialiste. Dans sa vision du monde, la seule frontière c’est celle qui sépare le globe de l’espace.
Cette phobie des frontières, cette « horophobie », n’est pas l’apanage du seul Juncker. C’est la pensée de tous ceux qui prônent l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, de tous ceux soutiennent une immigration aneuropéenne sans limites, une Europe Passoiretout migrant qui franchit ses « frontières » devient automatiquement citoyen. Elle accompagne naturellement le rejet du « droit du sang » donc de la notion de droit de propriété sur un territoire donné. « Le monde appartient à tous » et autres niaiseries gauchistes, qui nous démunissent face au mal, dominent leur (non-)pensée.
A contrario, les souverainistes fétichisent la notion de « frontière nationale » sans saisir le fait qu’avec la mondialisation la frontière est surtout à l’intérieur même de la nation, entre ceux qui y ont leur place légitime et ceux dont des gouvernements laxistes ont choisi d’imposer la présence aux dits légitimes.
La question de Schengen est très significative. Le choix de supprimer les frontières internes à l’Union Européenne n’est pas scandaleux. La frontière a pour but de séparer deux entités et non de diviser une seule entité. Si on estime que les Européens ont entre eux une parenté commune et un devenir commun, alors il est même normal qu’ils aient une frontière commune.
Le problème de Schengen, c’est néanmoins celui du vase à moitié rempli, comme dans tout ce que fait l’actuelle Union Européenne qui ne va jamais au bout des choses. La suppression des frontières intérieures implique le renforcement des frontières extérieures et non leur fragilisation. En laissant aux Etats le soin de protéger leurs frontières avec l’espace hors Schengen, donc en mettant en première ligne des pays comme la Grèce, l’Espagne ou l’Italie, des pays sous-dimensionnés en moyens financiers, pour certains à peine sortis de dictatures et donc plus enclin au laxisme de type gauchiste, ou chrétien, que les autres, l’Union Européenne a commis une faute majeure.
Puisque Schengen est incapable de faire respecter les frontières communes, alors que se passe-t-il ? Chacun fait comme il peut. La Grèce construit un mur à sa frontière avec la Turquie en Thrace. La Hongrie construit un mur tout autour pour empêcher les migrants d’y pénétrer. Le Royaume-Uni vote en faveur d’un brexit, même s’il n’est pourtant pas membre de l’espace Schengen, tant l’incapacité de l’UE à maîtriser les flux migratoires est patente.
Faire l'Europe, c'est en définir précisément les frontières, les pays qui ont vocation à en faire partie et sur quelle base. Le problème n’est pas de ne pas avoir de frontières intérieures, à partir du moment où les frontières extérieures sont bien gardées, ce qui n’est malheureusement pas le cas.
Créer un corps européen de garde-frontières doté des moyens d’agir ne suffirait pas. Déterminer une politique européenne à adopter face aux migrants, et ce dans le sens de la fermeté et de la reconduite systématique aux frontières, est nécessaire. Cela veut dire harmoniser les lois en Europe, couper l’appel d’air que certains pays comme la France envoient stupidement par idéologie mondialiste ou comme l’Italie avec les déclarations inopportunes du Vatican dans le sens du laxisme.
Cela veut aussi dire verrouiller les frontières de l’Union Européenne avec la Turquie et de contrôler activement la Mer Egée afin de ne plus être les otages d’Erdogan. Il est d’ailleurs plus que temps de mettre fin au processus d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne. Défendons nos frontières.
Mais qui dit diplomatie européenne, politique européenne de gestion des flux migratoires, corps européen de garde-frontières, et donc implicitement armée européenne et police européenne, donc en somme qui dit frontières européennes, dit « Etat européen ». On retrouve là le concept propre au Parti des Européens, à savoir que sans Etat européen unitaire et identitaire, nous sommes démunis. A ce moment là, les souverainistes ont raison. Sans frontières européennes, les frontières nationales s’imposent automatiquement.
Donc oui aux frontières, mais à de vraies frontières européennes, solidement gardées même si ouvertes aux Serbes, Albanais, Arméniens, Ukrainiens ou Russes par exemple, qui sont des Européens, mais fermées aux autres. Refusons de supprimer les visas pour les Turcs mais réfléchissons vraiment à les supprimer pour les Russes, un souhait de Poutine qui irait dans l’intérêt de toute l’Europe, à partir du moment où la Russie respecte des normes précises, et communes, permettant d’éviter toute falsification par des migrants. Certains dénoncent une Forteresse Europe imaginaire, alors que le laxisme règne. Au contraire, bâtissons-la".
Thomas FERRIER (Le Parti des Européens)

Le blog de Thomas FERRIER    :     http://thomasferrier.hautetfort.com/


vendredi 26 août 2016

"Libération de Paris" et alentours août 1944 : libération de l'instinct de mort


Le 27 août 1944, au Bourget (alors département de la Seine, aujourd'hui de la Seine Saint-Denis), les soldats allemands qui tiennent l'aéroport se rendent au 4e Escadron du 12e Régiment de Cuirassiers de la 2e DB (Division Leclerc).

Le Régiment est alors commandé par le colonel Rouvillois qui a sous ses ordres un certain capitaine Gaudet, en charge du commandement de chars.

A alors lieu ce qui fut probablement le plus important massacre de masse de prisonniers allemands par des troupes françaises : environ 800 hommes massacrés. La 2e DB (Division Leclerc) recommandait il est vrai aux hommes qui souhaitaient la rejoindre, conseil non officiel bien sûr, mais recommandation "utile" à l'usage des nouvelles recrues : "Ne vous laissez pas prendre prisonnier, car NOUS, NOUS n'en faisons pas". Autrement dit : certains éléments de la 2e DB reconnaissent leur pratique de crimes de guerre et s'attendent à ce qu'en représailles leurs ennemis en fassent de même. Ou encore : nous tuons ceux qui se rendent à nous et on risque de vous rendre la pareille.

Le massacre de prisonniers perpétré par Gaudet et ses hommes est relaté discrètement dans le livre officiel de la 2e DB (Division Leclerc) :

"Les chars de Gaudet reprennent l'attaque à bout portant est le terrain est nettoyé(sic) impitoyablement (re-sic)". Si c'est eux qui le disent.....

Le colonel Rouvillois, chef du régiment, arrivant sur les lieux à l'improviste, en plein massacre, interpelle son subordonné : "Arrêtez Gaudet ! Qu'est-ce que vous faîtes ?" 

En pleine folie sanguinaire, le capitaine Gaudet envoie promener son supérieur qui juge plus prudent de s'éloigner.

Le capitaine Gaudet sera ainsi "puni" pour sa désobéissance plus que pour le massacre de centaines de prisonniers : il devra attendre le mois de janvier suivant pour se voir décerner la Légion d'Honneur (sic). Si le capitaine Gaudet avait appartenu à une armée ayant perdu la guerre, il aurait été poursuivi pour crimes de guerre.

Les troupes allemandes du Grand Paris se seraient rendus plus vite, avec  beaucoup moins de morts, de blessés, de pertes de vies humaines ou d'intégrités physiques des deux côtés, s'ils avaient eu affaire aux troupes américaines. Les Allemands du Gross Paris avaient connaissance de la fâcheuse habitude des FFI, FTP et de la 2e DB à tuer leurs prisonniers. Il a fallu l'orgueil fou du chef de la France Combattante pour imposer l'option de la "libération" de Paris par la Résistance appuyée par la 2e DB.

La Libération de Paris a surtout été une libération de l'instict de mort, de la haine aveugle, de la barbarie, des passions les plus violentes et parfois les plus viles.

Source : Philippe Gautier, La Germanophobie, ISBN : 2-911202-20-1, voir notamment pp. 110 et 111. Ce livre, dont la première édition date de 1997 à L'Aencre, a été réedité en 2008 chez Dualpha; on le trouve facilement chez les libraires "en ligne" : Amazon, FNAC, en précisant le nom de l'auteur (Gautier, sans "h"); et le titre

jeudi 25 août 2016

La "Libération de Paris" d'août 1944 ? Libérons-nous des mensonges et de la propagande résistantialistes.

Dimanche 24 août 2014, la chaîne d'information  vrôônsaise "i-télé" (*) qualifiait de "défilé de la honte" l'exhibition de prisonniers de guerre ukrainiens par les séparatistes pro-Moscou sur la Place Lénine (sic) d'une ville de l'Est ukrainien tenue par les séparatistes susmentionnés. Les soldats ukrainiens ainsi exhibés ont dû défiler devant une populace hostile qui a manifesté sa haine par des insultes et des jets de projectiles. Des médiats ont rapproché le triste événement du défilé de prisonniers de guerre allemands à Moscou sur ordre de Staline vers la fin de la guerre, défilé suivi de l'arrosage de la voie parcourue par les services d'assainissement municipaux.

Mais pourquoi aller à Moscou pour trouver un précédent alors qu'on nous bassine avec une prétendue libération de Paris qui aurait eu lieu il y a soixante-dix ans ces jours-ci ?

En août 1944, lors de la prétendue "libération de Paris", des soldats allemands prisonniers ont dû défiler sur les Champs-Elysées, près de la Place de l'Etoile. Certains y ont été abattus, lynchés, molestés; un "résistant" a même narré il y a vingt ans, avoir abattu des soldats allemands.....pour leur éviter d'être lynchés par la populace enivrée de haine germanochtone par les bandes de Rol Tanguy et de Kriminel, pardon : Kriegel Valrimont.

Lynchage de soldats vaincus et prisonniers, blessés "achevés", écrasés par les chars des libertadors, sont un des aspects de la prétendue "libération de Paris", militairement inutile : les Allemands se seraient rendus sans trop de difficultés aux troupes alliées régulières qui approchaient. Pas aux bandes de "partisans" de diverses obédiences qui "jouissaient" auprès des Allemands de la réputation non usurpée, non exceptionnellement vérifiée de ne pas faire de prisonniers, ou de les tuer.

Pourrez-vous passer rue de La Harpe dans le 5e arrondissement de Paris devant le "centre de secours" de l'été 1944, probablement situé au niveau du Centre Hostater (C.R.O.U.S. de Paris) sans vous souvenir du jeune soldat blessé, transporté là par des infirmières et que des résistants sont venus abattre malgré ses supplications avec le commentaire : "on les tuera tous"? Il n'a pas de nom, ni de plaque sur les murs de Paris. Rue de la Harpe, Paris 5e, août 1944, l'instinct de mort s'est libéré. Il faut dire que le journal communiste L'Humanité avait titré : "A chacun son Boche", invitant chaque lecteur, chaque Parisien à tuer au moins un soldat allemand. 



Pour tenter a posteriori de justifier ou de contextualiser ces crimes de la Résistance, on a inventé le mythe de "Paris brûle-t-il ?", c'est-à-dire d'une destruction imminente de Paris sur ordre de Hitler que l'insurrection lancée le 19 août aurait évitée. C'est un mensonge qui a été répandu avec, hélas, le concours du général Von Choltitz, commandant du Gross Paris, qui avait sans doute des choses à se faire pardonner, et une réputation de désobéissant à Hitler à se voir décerner. Septante ans après, on n'est pas obligé de continuer à croire à cet épisode des Contes et Légendes de la Seconde Guerre Mondiale.

(*) I-télé porte aujourd'hui (2018) le nom de C-News

jeudi 7 juillet 2016

Un curieux Prix Nobel de la Paix : Elie Wiesel (1928-2016)

Elie Wiesel vient de mourir. 

D. ait son âme !

Ce personnage s'était vu un jour  proposer la présidence de l'Etat d'Israël, une fonction plutôt honorifique. Il avait décliné cette proposition en avançant qu'il était un écrivain.

Des livres, il en a écrit. Beaucoup. Il y avait, comme on dit, à boire et à manger, dans son oeuvre. 

S'il se vit décerner en 1964 un Prix Rivarol en France, pour avoir illustré l'universalité de la langue française, le Prix Nobel de Littérature lui échappa.

En 1986, il reçut le Prix Nobel ...... de la Paix.

Elie Wiesel était-il un homme de paix ?

Non. 

Dans un recueil d'entretiens paru en 1968, soit 18 ans avant que le Nobel lui soit décerné, Elie Wiesel tint ces propos :

"Chaque (sic) Juif, quelque part en lui, devrait garder à part une zone de haine (re-sic) - une haine saine, virile (re-re-sic) - pour ce que l'Allemand personnifie, et pour ce qui persiste chez l'Allemand. Agir autrement serait trahir les morts (re-re-re-sic)".

Des exégètes wieselophiles ont tenté d'atténuer l'énormité de ces propos en rappelant notamment qu'ailleurs Elie Wiesel aurait dit : "la haine n'est pas une solution".

Quoi qu'il en soit les propos, non reniés, de 1968, auraient dû écarter Elie Wiesel de la liste des lauréats d'un Prix, Nobel ou autre, de la Paix.

En 1985, Elie Wiesel figurait parmi les convulsionnaires adjurant le président Reagan de ne pas se rendre dans le cimetière militaire de Bitburg, en Allemagne, où sont inhumés, parmi bien d'autres, de jeunes soldats de la Waffen SS. Elie Wiesel se lamentait qu'il n'aurait jamais cru devoir vivre un tel jour. Ronald Reagan se rendait en Europe, et notamment en Allemagne, pour commémorer la fin de la guerre 1939-1945. Elie Wiesel dut se calmer tout seul et Ronald Reagan se rendit à Bitburg malgré les hurlements médiatiques. Il y des moments où il faut savoir, comme on dit, laisser uriner le mérinos, même si celui-ci a pour nom Elie Wiesel.

L'année de son Prix Nobel de la Paix, en compagnie de François Mitterrand, Elie Wiesel se rendit au domicile de la famille de l'Algéro-Français Malik Oussekine, mort accidentellement à Paris en marge de manifestations contre un projet de réforme universitaire. Une occasion de parler de la Shoah.

Ses adversaires le qualifiaient de "marchand de Shoah". Et c'est bien vrai qu'il prêtait le flanc à ce reproche.

En 2000, un colloque consacré à la Shoah se tint à Stockholm, en présence bien entendu d'Elie Wiesel. A cette occasion, ce dernier affirma que quiconque ne reconnaissait pas la centralité (dans quoi ?) de la Shoah ne devrait pas faire de la politique.

On n'est jamais trahi que par les siens : Elie Wiesel et sa nébuleuse de fonds, de fondations etc.... avaient placé une bonne partie de leur argent auprès du financier imprudent Bernard Madoff. Autant en emporte le vent.....et les spéculations.



mardi 17 mai 2016

Terrorisme du FLN algérien à Colombes (Seine) : 26 mai 1957

Le dimanche 26 mai 1957 se déroulait au stade de Colombes (Seine)  la finale de la Coupe de France de football opposant Angers à Toulouse. Ce fut Toulouse qui l'emporta par 6 buts à 3.

Il était de tradition que le président de la République honorât de sa présence cette manifestation annuelle. En cette année 1957, le président René Coty n'avait pas dérogé à cette tradition et assistait au match dans la tribune du stade Yves du Manoir de Colombes.  

René Coty (vers 1953)


Ali Chekkal

D'autres personnalités figuraient parmi les hôtes du stade pour cette finale. Parmi elles, l'ancien vice-président de l'Assemblée Algérienne, Ali Chekkal, originaire de Mascara (Algérie). Cet ancien élu musulman d'un département alors français d'Algérie avait été condamné à mort par un "tribunal" du FLN (Front de Libération Nationale) algérien, organisation interdite, qui depuis Le Caire menait une lutte armée contre la France et contre une organisation rivale, le M.N.A. (Mouvement Nationaliste Algérien), en Algérie et en Europe.

Ali Chekkal avait épousé une Française originaire de Montpellier, et avait donné à ses enfants des prénoms français. Il avait peu auparavant assisté au sein de la délégation française à une session de l'Assemblée Générale de l'O.N.U. à New York. 

Pour l'"exécution" de ses "sentences" de mort, le FLN algérien avait créé des.....sections spéciales (rien à voir avec celles de Vichy.....). Ce dimanche 26 mai 1957, l'organisation terroriste avait dépêché à Colombes un de ses membres, un dénommé Mohamed ben Sadok (°1930). La banlieue dans laquelle se situait la commune de Colombes comportait déjà une forte population d'origine maghrébine, surtout algérienne, au sein de laquelle les réglements de compte souvent meurtriers entre FLN et MNA inquiétaient la population européenne. Les terroristes des sections spéciales algériennes pouvaient évoluer sans être forcément remarqués au sein de la population originaire d'Outre-Méditerrannée.

Le match terminé, le président René Coty alla prendre congé d'Ali Chekkal, connu par ailleurs comme amateur de football, puis regagna Paris en voiture. Mohamed ben Sadok, élégamment vêtu d'un loden, s'approcha d'Ali Chekkal et tira en sa direction à 1,50 m de distance de sa victime. Ali Chekkal, grièvement blessé, s'écroula, perdant son sang en abondance. Un policier en retraite parvint à maîtriser Mohamed ben Sadok qui était en passe d'être lynché par la foule qui scandait : "Assassin ! Assassin !". Le terroriste fut exfiltré, conduit à Paris où il reconnut son appartenance au FLN algérien et se vanta d'avoir "exécuté" un "des derniers Musulmans amis de la France" (sic). Ali Chekkal fut transporté dans un hôpital à Nanterre, commune voisine de Colombes, où il décéda d'une hémorragie interne causée par le tir de Mohamed ben Sadok. Il eut droit à des obsèques nationales avec cérémonie aux Invalides, et fut inhumé dans le cimetière de Thiais (Seine). Son assassin fut jugé en cour d'assises, condamné à mort, peine commuée en travaux forcés à perpétuité, et libéré dans le cadre des Accords d'Evian de 1962.

 http://www.ina.fr/video/AFE85007408



Dans la confusion et les bousculades consécutives à l'attentat, la rumeur courut d'abord que c'était le président René Coty lui-même qui avait été abattu par un "fellagha" (1).

La France n'avait plus de gouvernement depuis le mardi précédent : le gouvernement du président du Conseil Guy Mollet expédiait les affaires courantes. Il ne sera remplacé par le gouvernement de Maurice Bourgès-Maunoury que le 12 juin suivant. Depuis 1947, le maire de Colombes est Paul Bouchu (2).

 Mohamed ben Sadok fut considéré comme un héros dans l'Algérie indépendante. Il était désigné comme "fedaï" (pluriel : fedayin), un combattant de la liberté, exécuteur du "traitre" Ali Chekkal. Sur un site dont les directeurs de conscience sont issus du FLN, Mohamed ben Sadok prétendra, contre toute évidence, que les autorités françaises avaient tenté de traiter l'affaire comme un simple fait divers. Dans la crainte que l'opinion de la France d'Europe ne prît conscience de la force du FLN, capable de frapper en Métropole. C'est absolument inexact. Sur ce site pro-FLN, Ali Chekkal devient Ali Chakal (sic) et le dimanche 26 mai devient le 29 du mois. 

L'hebdomadaire Paris-Match consacra un bon reportage photographique à cet attentat, avec des images de la présence algérienne en banlieue. Sous le titre, rappelé à chaque page dans un petit rectangle : fellagha (1).

Certains compareront le geste de Mohamed ben Sadok à celui de "résistants", de "maquisards" pendant la guerre 1939-1945. Cette comparaison n'est pas illégitime. Mais comme sur ce blog on n'a jamais été admirateur de la Résistance française, comme on n'y a jamais honoré les émules du "Colonel" Fabien, de Georges Guingouin, des bandes de Rol-Tanguy et de Kriegel-Varlimont, les assassins de Philippe Henriot, il est cohérent qu'on y considère Mohamed ben Sadok comme un terroriste. Il doit de ne plus être regardé comme un terroriste parce qu'il figure parmi les vainqueurs du conflit dont il a été un protagoniste. Si l'Algérie était restée française, Mohamed ben Sadok serait toujours considéré comme un terroriste. Si les puissances de l'Axe n'avaient pas été écrasées en 1945, le "Colonel" Fabien serait catalogué comme terroriste, et il est même possible que le général Leclerc, et d'autres, auraient eu à répondre de crimes de guerre. L'Histoire écrite par les seuls vainqueurs n'est pas la nôtre, n'est en tout cas pas notre Mémoire (3).

Pourquoi évoquer cette page de l'histoire de Colombes et de la guerre d'Algérie ?

Parce que j'ai résidé à Colombes pendant une partie de mon enfance et mon adolescence, à l'époque où le terrorisme FLN faisait rage en banlieue, notamment à travers le conflit FLN-MNA.

C'est ma réponse, mon bras d'honneur, aux appels à "assumer le passé" émanant des autorités morales auto-proclamées, à "regarder l'Histoire en face". 

Parce que Colombes a été, entre 2008 et 2014, administrée par une municipalité à direction PS qui s'est singularisée par des gestes indécents au nom....de la Mémoire, du..."devoir de regarder l'Histoire en face", "d'assumer le passé". Cette municipalité a commémoré officiellement les manifestations auxquelles avait appelé le FLN en octobre 1961, les considérant comme "pacifiques". Ces commémorations ont eu lieu à Colombes en présence de ministricules de la dictature de Bouteflika, héritière du FLN. Il est grotesque et indécent de qualifier les manifs FLN de "pacifiques" : le FLN a posé un acte de guerre en France d'Europe pour vérifier sa représentativité parmi les Algériens résidant en France d'Europe, en les appelant notamment à défier le couvre-feu. Ces manifs ont été réprimées à Colombes comme ailleurs. Leur répression ne m'a pas fait pleurer, ni causé aucune joie. Elle m'a certainement rassuré : voilà pour le regard posé sur l'Histoire. Sans reécriture aucune.  Elle n'a ni hâté ni retardé l'accession de l'Algérie à l'indépendance. La commémoration de ces manifestations de 1961 et de leur répression aurait dû être limitée aux locaux du consulat algérien compétent pour Colombes et son secteur, ou à la rigueur à des locaux loués par celui-ci. Sans provocations envers les survivants et descendants des victimes des actions du FLN. Sans que la municipalité de Colombes y participe ès-qualités.

Devenue opposition municipale en 2014, l'équipe de l'ancien maire Philippe Sarre (°1951) (4), interpella la nouvelle municipalité de Nicole Goueta (5) pour lui reprocher véhémentement de ne plus s'associer à ces commémorations des évènements d'octobre 1961 selon l'optique FLN. Errare humanus est, perseverare diabolicum". Le PS colombien contemporain refuse d'assumer son clientélisme envers son électorat arabo-musulman local, et invoque au nom de la morale un prétendu devoir de faire sienne la Mémoire des vainqueurs : "assumer son passé, l'Histoire" etc....Deconantum bien connu.... 

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Jean-Marie Lallau


N   O   T   E  S

(1) fellagha : pillard, coupeur de routes; désignation généralement appliquée pendant les évènements d'Afrique du Nord (1952-1962) en France d'Europe aux éléments armés s'opposant aux forces de l'ordre et à l'armée française. On dit aussi, plus péjorativement : fellouze.

(2) Paul Bouchu : excellent maire de Colombes de 1947 à 1959. Elu en 1947 avec l'investiture du RPF (gaulliste), il fut battu en 1959 par la liste de Mme Marcelle Devaud, UNR (gaulliste). Paul Bouchu avait, en fin de mandat, le soutien du Centre National des Indépendants, du Centre Républicain (André Morice), de la Démocratie Chrétienne de France (Georges Bidault). On lui doit le jumelage, en 1958, de Colombes avec la commune de Frankenthal en Allemagne, dans le Palatinat.

(3) une plaque apposée sur la façade du commissariat de police de Colombes rappelle que deux de ses gardiens de la Paix sont tombés en service : André Sarre en 1944 dans les rangs de "libertadors" et Roger Dufour en 1959 assassiné par le FLN. André Sarre était volontaire pour tuer et a été tué par des soldats non volontaires. Roger Dufour a été tué en service par le FLN algérien, sans avoir besoin d'être volontaire pour s'opposer à eux. Entre les deux, j'ai fait mon choix : celui d'entre eux auquel il m'est plus facile de m'identifier.

(4) Philippe Sarre (°1951), maire PS de Colombes de 2008 à 2014 a exhalé son sectarisme en qualifiant de "libération" la défaite de Nicolas Sarközy  en 2012. Moins de deux ans plus tard, une alliance UMP-UDI-MoDem libérait Colombes de l'équipe de Philippe Sarre. Mais en décembre 2015, la liste conduite par l'hyper sectaire Claude Bartolone aux élections régionales était en tête des suffrages à Colombes. Vigilance !....

(5) Nicole Gouéta (°1937) a mis fin aux trente-six années de mayorat de Dominique Frélaut (PCF) en mars 2001. Elle a été maire de Colombes de 2001 à 2008. Battue par la liste de Philippe Sarre en 2008, elle a repris à celui-ci la mairie de Colombes en mars 2014.

lundi 18 avril 2016

Discrimination à l'embauche : faire de la loi un boomerang !

Des listes de proscription pour les contrevenants aux faleurs 2 la répuplik ?

Alors, comme ça, la ministre du Travail M. El Khomri annonce (18/04/16) qu’il se pourrait que les entreprises qui ne se plieraient pas aux dispositions tendant à éliminer “la discrimination à l’embauche” soient inscrites sur une liste publique de contrevenants.

Si cette mesure était retenue et appliquée, je propose de la contrer. De la contrer en privilégiant, en tant que consommateurs de biens et de services, les entreprises et les artisans qui ne coopèrent pas au “Grand Remplacement” (1).

Je propose de discriminer positivement les employeurs dont la politique de recrutement fait obstacle à la pérennisation du séjour en Europe des protégés de la CIMADE, du CCFD-Terre Solidaire, du pape Bergoglio, du MRAP, de la LICRA, de SOS Sopo etc...., à leur “intégration”, comme on dit.

Faisons de l'éventuelle future "liste Myriam" (2) un annuaire de nos bonnes adresses.

“Vivre ensemble” ? Oui, sur la même planète ! 


Discriminations illégitimes et légitimes : résister à "la force injuste de la loi" (F. Mitterrand)

 Il ne s’agit pas de défendre toute discrimination : selon le sexe, l’orientation psycho-affective, les opinions politiques, philosophiques et religieuses. Il y a des discriminations illégitimes.

Mais la discrimination relative à l’origine ethnique, si elle est illégale, est tout à fait légitime si elle a pour objet et pour résultat de mettre en échec, si peu que ce soit, le “Grand Remplacement” : le remplacement des survivants et descendants de la population de la France d’Europe telle qu’elle se présentait, dans sa diversité relative, jusqu’en 1960 environ, par de nouvelles populations issues de flux migratoires intercontinentaux sud-nord. 

L'intelligente et opportune remigration de Toufik X.

Il s’agit d’encourager la remigration.

 Il y a quelques semaines, une chaîne d’information continue tentait de nous arracher des larmes et un sentiment infondé de culpabilité, avec un “focus” sur la remigration de Toufik X., un JFOM (jeune français d’origine maghrébine), bardé de masters et qui ne parvenait pas à se faire embaucher en France d’Europe. Ses C.V. étaient impeccables, éloquents, tout ce qu’on veut. Mais à l’embauche, Toufik était toujours doublé par des Jean-Claude. Ah, ces bâtards de Gwères, racistes jusqu’au trognon !

Alors Toufik s’est fait embaucher, à Dubai (Emirats Arabes Unis). 


 Saynète antiraciste pour un Festival de Kahn : un navet.

 La chaîne d’info nous a gratifié d’une petite saynète. On a eu droit à l’appartement de la famille de Toufik, à son accueil par sa mère, aux félicitations de celle-ci à son fils pour un nouveau diplôme (encore !) et son contrat d’embauche aux Emirats. La mamme s’exprimait dans un français qui ne devait pas être sa langue quotidienne à la maison, si on en juge par son accent. Tout sonnait faux. On a eu droit à un Toufik impeccablement rasé, “tendre et pudique”, auquel on donnerait la communion sans confession s’il n’était pas musulman. Et ça ne suffisait pas. Se serrant sur le canapé de leur living-room, les frères et soeurs de Toufik, ses parents, chialaient toutes les larmes de leurs corps à propos de leur frère et fils, condamné à la remigration par cette France d’Europe raciste.

Puis la caméra à suivi Toufik à Dubai. A table dans un somptueux restaurant. A au moins deux reprises, Toufik a insisté sur son regret de ne pas avoir pu faire profiter, “son pays” la Vrôôônse, de ses talents. "Son Pays". "Sa patrie". La Vrôôônce. La Répuplik. La Krande Nation. Pensez donc ! Sortez vous mouchoirs.

Et puis, pour le cas où vous seriez trop inaccessibles à l'émotion, on a pensé à vous parler portefeuille, intérêt, gros sous. 

 Les réalisateurs du "focus" sur "Toufik X., jeune Français d'origine maghrébine sur-diplômé ayant-dû-aller-aux-Emirats-pour-trouver-un-job", ont mis en avant le coût de la formation reçue en France d'Europe par Toufik pour sa collection de masters. Histoire de dire : le "racisme", les discriminations à l'embauche de certains employeurs de France d'Europe ont empêché la Vrôôônse de bénéficier d'un "retour sur investissement". La Vrôôônse a payé et ce seraient les Emirats qui récolteraient. Oui, mais le départ de Toufik X. du marché du travail en France d'Europe a détendu ce marché et permis à un Jean-Claude de prendre un emploi. Toufik X. a deux cultures et peut s'intégrer tout de suite aux Emirats. Pour Jean-Claude, ce serait plus problématique.

Non-discrimination = non prise en compte des différences, des privilèges

Ce “focus” de la chaîne d’info continue me conforte dans l’idée que Toufik a le privilège d’avoir deux cultures, très probablement deux nationalités, de part et d’autre de la Méditerrannée. Et que si des Jean-Claude n’avaient pas doublé Toufik à plusieurs reprises lors des demandes d’embauche de ce dernier, si des entreprises n’avaient pas implicitement pratiqué une discrimination à l’embauche au détriment des privilégiés bi-culturels du genre de Toufik, celui-ci ne serait pas actuellement aux Emirats. Et qu’il y aurait peut-être encore un chômeur de plus, un Jean-Claude, à l’ANPE.

Bien des discriminations, des comportements étiquetés “racistes”, ne sont en fait que des signaux adressés par la société civile, le pays réel, à des gens que les gouvernants ont laissés entrer et se maintenir, accueillis, voire invités sans le consentement de leurs administrés. Ces discriminations et ce prétendu “racisme” consistent à dire : ce n’est pas en notre nom qu’on vous a accueillis; y'a erreur !

“Vivre ensemble” ? Oui, mais dans quel cadre ? Avec qui ? Dans quelles conditions ?

Dans bien des cas, ce sera déjà bien difficile de simplement coexister côte à côte.


N  O  T  E  S

1) Grand Remplacement : notion popularisée par l'écrivain Renaud Camus. Pour comprendre ce qu'elle veut dire, reportez-vous à la rubrique "état-civil" de votre journal municipal. Et comparez les sous-rubriques "naissances" et "décès". Vous constaterez que les prénoms et noms exotiques sont sur-représentés dans la sous-rubrique "naissances" et que les prénoms et noms européens sont sur-représentés dans la sous-rubrique "décès". Il y a remplacement d'une population par une autre. A grande échelle. Mais en toute discrétion : les enfants dont les noms figurent dans la sous-rubrique "naissances" ne sont jamais comptabilisés dans les statistiques démographiques comme immigrés.

2) Liste Myriam : allusion à la liste Otto sous l'occupation allemande de 1940-1944. Il s'agissait d'une liste d'ouvrages à ne pas réediter, voire à retirer des bibliothèques publiques à raison de leur contenu hostile à l'Allemagne. A noter que "Mein Kampf" d'Adolf Hitler figurait parmi les ouvrages à ne pas réediter ni diffuser : Hitler considérait que cet ouvrage, écrit en prison, plus de 15 ans auparavant, ne reflétait plus sa pensée.