La chasseresse de nazis Beate Klarsfeld, soixante-treize piges au
compteur, épouse de Serge et maman d'Arno s'apprêterait à reprendre
du service (Source : Der Spiegel, semaine du 20 au 26/02/2012).
Le parti Die Linke (les anciens (?) communistes + les amis d'Oskar
Lafontaine) l'aurait sollicitée pour porter ses couleurs lors de
l'élection du prochain chef de l'Etat par le Parlement fédéral. Elle
serait opposée à Joachim Gauck qui a le soutien de tous les autres
partis, qui est un peu plus jeune que Beate. Mais la plus g(l)auque, ce
n'est pas Joachim, c'est Beate. J'espère que les pro-palestiniens
de Die Linke lui feront défequer des lames de rasoir.
Curieuse famille que les Klarsfeld : on est chiraquien enthousiaste à
Paris, sympathisant du Likoud (du temps de Begin) à Jérusalem, et du
parti des assassins à Berlin (le SED, dont Die Linke est aussi
l'héritier, fit construire le sinistre Mur le long duquel des
centaines d'Allemands aspirant la liberté furent abattus).
Ce n'est pas la première fois que Beate Kunzel épouse Klarsfeld porte
les couleurs de l'extrême-gauche : en 1969, depuis la rue de la Boérie
à Paris, elle s'est portée candidate pour le parti communiste ouest-
allemand (interdit en 1956, ré-autorisé en 1968) dans la
circonscription de Waldshut (pays de Bade); il paraît que le
chancelier Kiesinger qu'elle poursuivait de sa haine de pasionaria
[autocensuré pour cause de loi Fabius-Rocard-Gayssot] y était
candidat.
Le Mur de Berlin, la ligne de démarcation, les centaines d'Allemands
abattus, cela n'empêchait pas Beate de concourir pour le parti
communiste rétabli à l'Ouest, frère de celui des assassins à l'Est.
Et pourtant, la prétendue République Démocratique Allemande,
à direction communiste, ne se reconnaissait pas de dettes envers
l'Etat d'Israël si cher aux Klarsfeld. Comment expliquer cette
apparente incohérence ?
Je pense avoir trouvé une des clefs de l'explication dans l'attitude
de Serge Klarsfeld dans l'affaire Klaus Croissant en 1977.
Klarsfeld était opposé à ce que le gouvernement Barre (sous
Giscard) extrade l'avocat de la bande à Baader vers l'Allemagne.
Et pourtant, il ne se reconnaissait pas d'affinités politiques envers
Croissant et ses amis, proches du terrorisme pro-palestinien.
Mais il lui importait avant tout que Paris ne défère pas à la
requête de Bonn pour abaisser cette dernière.
Germanophobie et volonté d'humilier ont pris ponctuellement
le dessus sur l'attitude envers Israël des Klarsfeld.
Klaus Croissant a été extradé vers l'Allemagne sous le
gouvernement d'Helmut Schmidt (ministre de la Justice,
le social-démocrate Hans Joachim Vogel) . Ca ne lui a
pas trop mal réussi : 21 ans plus tard, son propre avocat,
Otto Schily, devenait le ministre de la Justice de G. Schröder.
Beate Kunzel Klarsfeld ne sera jamais Bundespräsidentin.
Je souhaire qu'elle ait à regretter ce retour dans la politique
allemande. Je suppose qu'elle aura les préférences d'une
partie des directeurs de conscience de la ch'haine Arte qui
n'a de franco-allemand que le financement.
jeudi 23 février 2012
samedi 11 février 2012
Fanatisme prétendument "antiraciste" contre Liberté d'expression : 0 - 1
Bonne nouvelle : un tribunal belge vient de débouter le Sieur Bienvenu (sic) Mbutu Mondondo, Congolais résidant en Belgique, auquel s'était joint le CRAN français (Conseil Représentatif (?) des Associations Noires), qui demandait l'interdiction de la commercialisation de l'album Tintin au Congo, de Georges Rémi, dit Hergé, au motif qu'il s'agirait d'une oeuvre "raciste". Il me semble qu'il avait été demandé par les plaignants que l'album, si sa commercialisation ne pouvait être interdite, ne puisse être publié sans un "avertissement au lecteur". Ils sont de toute façon déboutés.
Lecteur de Tintin au Congo, je ne m'étais jamais aperçu d'un quelconque "racisme" dans cet album qui était publié en swahili dans différents pays africains depuis des décennies sans que personne ne s'en émeuve. Peut-être cet album, parmi les premiers de l'auteur, était-il un peu plus "naïf" que d'autres qui ont suivi. Des amis congolais m'ont en outre dit que les illustrations ne donnaient pas une image exacte des paysages congolais. Soit.
Non seulement je n'avais pas perçu de "racisme" dans cet album ni dans l'oeuvre de Hergé en général, mais cette accusation me rappelle qu'au contraire la tendance de Tintin à se comporter en défenseur, sinon de "la veuve et de l'orphelin", du moins de quelques indigènes des pays dans lesquels se déroulait l'action (Le Lotus Bleu, Le Temple du Soleil,) m'avait étonné (j'aurais préféré qu'il se pose en protecteur de quelqu'un auquel je puisse plus directement m'identifier).
Il aurait suffi que Tintin fasse pour Coco (son boy dans Tintin au Congo) ce qu'il fait dans d'autres albums pour Zorrino ou pour Tchang, mais l'intrigue s'y prêtait moins bien. Le premier "méchant" qu'on trouve dans cet album est un Blanc (la passager clandestin du bateau qui amène Tintin au Congo).
Je comprends que certains aspects de la colonisation de son pays, du Congrès de Berlin à 1960, puissent inspirer du ressentiment à M. Bienvenu Mbutu Mondondo mais ce ressentiment n'a pas à s'exercer contre cet album, contre l'oeuvre de Hergé en général. L'appétit de censure, Bienvenu Mbutu Mondondo, serait bien avisé de le laisser à des gens comme Edwy Plenel, ancien du journal Le Monde, encore récemment chroniqueur à France Enculture "Ligne de Fuite", qui n'appellait à rien moins qu'à la mise à l'index d'un essai d'un auteur qui exprimait ses impressions de voyageur du RER dans des termes inacceptables pour le fils de l'ancien vice-recteur des Antilles, ponte de Mediapart, le médiat qui "balance".
Qui aurait pu imaginer que quatre-vingts ans après la parution de Tintin au Congo, un Congolais prétendrait imposer par voie judiciaire au public de son pays d'accueil la notion de ce qu'il devrait avoir le droit de lire, ou non, et à quelles conditions ? Il s'agit d'un rapport de forces et d'intimidation à prétention morale. Je n'en veux pas ! Honni soit qui mal y pense.
La procédure n'est pas terminée : Maître Ahmed L'Hedim, avocat de Bienvenu Mbutu Mondondo va faire appel de ce jugement. A suivre.
Lecteur de Tintin au Congo, je ne m'étais jamais aperçu d'un quelconque "racisme" dans cet album qui était publié en swahili dans différents pays africains depuis des décennies sans que personne ne s'en émeuve. Peut-être cet album, parmi les premiers de l'auteur, était-il un peu plus "naïf" que d'autres qui ont suivi. Des amis congolais m'ont en outre dit que les illustrations ne donnaient pas une image exacte des paysages congolais. Soit.
Non seulement je n'avais pas perçu de "racisme" dans cet album ni dans l'oeuvre de Hergé en général, mais cette accusation me rappelle qu'au contraire la tendance de Tintin à se comporter en défenseur, sinon de "la veuve et de l'orphelin", du moins de quelques indigènes des pays dans lesquels se déroulait l'action (Le Lotus Bleu, Le Temple du Soleil,) m'avait étonné (j'aurais préféré qu'il se pose en protecteur de quelqu'un auquel je puisse plus directement m'identifier).
Il aurait suffi que Tintin fasse pour Coco (son boy dans Tintin au Congo) ce qu'il fait dans d'autres albums pour Zorrino ou pour Tchang, mais l'intrigue s'y prêtait moins bien. Le premier "méchant" qu'on trouve dans cet album est un Blanc (la passager clandestin du bateau qui amène Tintin au Congo).
Je comprends que certains aspects de la colonisation de son pays, du Congrès de Berlin à 1960, puissent inspirer du ressentiment à M. Bienvenu Mbutu Mondondo mais ce ressentiment n'a pas à s'exercer contre cet album, contre l'oeuvre de Hergé en général. L'appétit de censure, Bienvenu Mbutu Mondondo, serait bien avisé de le laisser à des gens comme Edwy Plenel, ancien du journal Le Monde, encore récemment chroniqueur à France Enculture "Ligne de Fuite", qui n'appellait à rien moins qu'à la mise à l'index d'un essai d'un auteur qui exprimait ses impressions de voyageur du RER dans des termes inacceptables pour le fils de l'ancien vice-recteur des Antilles, ponte de Mediapart, le médiat qui "balance".
Qui aurait pu imaginer que quatre-vingts ans après la parution de Tintin au Congo, un Congolais prétendrait imposer par voie judiciaire au public de son pays d'accueil la notion de ce qu'il devrait avoir le droit de lire, ou non, et à quelles conditions ? Il s'agit d'un rapport de forces et d'intimidation à prétention morale. Je n'en veux pas ! Honni soit qui mal y pense.
La procédure n'est pas terminée : Maître Ahmed L'Hedim, avocat de Bienvenu Mbutu Mondondo va faire appel de ce jugement. A suivre.
lundi 23 janvier 2012
Franchissements du mur du çon
"Lorsque je foule le sol de l'Europe, je suis pris d'effroi et de
tremblements à l'idée que je pourrais marcher sur les cendres des
victimes de la Shoah qui seraient mêlées à cette terre, je suis
terrorisé à la pensée que les fleuves d'Europe puissent être mélangés
au sang des victimes" (Moshe Katzav, président de l'Etat d'Israël, Osiewicz, janvier 2005)
"Une France de la diversité [...]où les enfants d’immigrés doivent être fiers, fiers d’être Français, Français, parce que c’est le plus beau nom qu’on puisse donner à un citoyen du monde" (François Hollande, président du Conseil général de la Corrèze, Le Bourget, 22 janvier MMXII)
tremblements à l'idée que je pourrais marcher sur les cendres des
victimes de la Shoah qui seraient mêlées à cette terre, je suis
terrorisé à la pensée que les fleuves d'Europe puissent être mélangés
au sang des victimes" (Moshe Katzav, président de l'Etat d'Israël, Osiewicz, janvier 2005)
"Une France de la diversité [...]où les enfants d’immigrés doivent être fiers, fiers d’être Français, Français, parce que c’est le plus beau nom qu’on puisse donner à un citoyen du monde" (François Hollande, président du Conseil général de la Corrèze, Le Bourget, 22 janvier MMXII)
mercredi 18 janvier 2012
Bas les pattes devant la Hongrie ! / Hands off Hungary !
Qu'on fiche la paix à la Hongrie !
Les "valeurs" européennes, "républicaines", judéo-chrétiennes ou
humanistes, ou tout ce que vous voulez, ce sont des slogans (c'est-à-
dire, dans une langue celtique, des cris de guerre) et rien d'autre.
Quand j'entends parler de ces "valeurs".....je tire la chaîne des chiottes.
Il existe à cet égard un test aussi fiable que le papier tournesol :
les tenants de ces valeurs préfèrent les droidloms au Premier
Amendement à la Constitution US dont ils ne demandent pas l'adaptation
à l'Europe, ce qui nous éviterait les lois Fabius-Rocard-Gayssot,
Taubira, Boyer etc...
La construction politique européenne ne s'est pas édifiée sur de
prétendues valeurs (sauf l'antisoviétisme) mais sur la nécessité de
fournir à la IVe république française naissante une politique de
rechange à son projet fou de démembrement de l'Allemagne, refusé aussi
bien par les Anglo-Américains que par l'URSS. Il s'agissait de limiter
l'indépendance de l'Allemagne, au prix, si nécessaire, pour la France
et les autres pays, de renoncer à une partie de la leur, pour rendre
le projet acceptable pour Bonn.
La construction européenne s'est développée par la désignation d'un
ennemi EXTERIEUR (le système soviétique); il convient de se souvenir
du discours de Paul-Henri Spaak devant l'A.G. de l'O.N.U. :
s'adressant à la délégation soviétique, il lui déclarait que le
ressort des efforts d'intégration occidentale alors encore embyonnaire
était la peur de ce que représentaient l'URSS, son système, ses
satellites. Autrement dit : le besoin de se protéger d'un ennemi
EXTERIEUR.
L'Europe des Eva Joly, Cohn-Bendit, Verhofstadt, Louis Michel, Harlem
Indésirable, du kapo Martin Schultz, des amis de François Hollande,
d'Arte, de France Encul'ture, de Télérama et autres zumanistes ne se
connaît d'ennemis qu'INTERIEURS : les mal-pensants, les résistants à
la mondialisation sauvage, aux flux migratoires sud-nord etc... Elle ne
désigne pas des adversaires extérieurs, mais des hérétiques intérieurs.
Ce faisant, il font la promotion de la connerie stato-nationaliste des
Villiers, Chevènement, Marine Le Pen, Dupont-Gnangnan, Couteaux entre
les dents. Les idées des premiers cités dans ce paragraphe me
débèctent autant que celles des personnes de la seconde série.
L'Europe ne naîtra que de la désignation d'un concurrent, rival,
adversaire ou ennemi EXTERIEUR.
Hongrois, tenez-bon !
Mai dimenticare l'infamia dei nemici dell'Europa !
Les "valeurs" européennes, "républicaines", judéo-chrétiennes ou
humanistes, ou tout ce que vous voulez, ce sont des slogans (c'est-à-
dire, dans une langue celtique, des cris de guerre) et rien d'autre.
Quand j'entends parler de ces "valeurs".....je tire la chaîne des chiottes.
Il existe à cet égard un test aussi fiable que le papier tournesol :
les tenants de ces valeurs préfèrent les droidloms au Premier
Amendement à la Constitution US dont ils ne demandent pas l'adaptation
à l'Europe, ce qui nous éviterait les lois Fabius-Rocard-Gayssot,
Taubira, Boyer etc...
La construction politique européenne ne s'est pas édifiée sur de
prétendues valeurs (sauf l'antisoviétisme) mais sur la nécessité de
fournir à la IVe république française naissante une politique de
rechange à son projet fou de démembrement de l'Allemagne, refusé aussi
bien par les Anglo-Américains que par l'URSS. Il s'agissait de limiter
l'indépendance de l'Allemagne, au prix, si nécessaire, pour la France
et les autres pays, de renoncer à une partie de la leur, pour rendre
le projet acceptable pour Bonn.
La construction européenne s'est développée par la désignation d'un
ennemi EXTERIEUR (le système soviétique); il convient de se souvenir
du discours de Paul-Henri Spaak devant l'A.G. de l'O.N.U. :
s'adressant à la délégation soviétique, il lui déclarait que le
ressort des efforts d'intégration occidentale alors encore embyonnaire
était la peur de ce que représentaient l'URSS, son système, ses
satellites. Autrement dit : le besoin de se protéger d'un ennemi
EXTERIEUR.
L'Europe des Eva Joly, Cohn-Bendit, Verhofstadt, Louis Michel, Harlem
Indésirable, du kapo Martin Schultz, des amis de François Hollande,
d'Arte, de France Encul'ture, de Télérama et autres zumanistes ne se
connaît d'ennemis qu'INTERIEURS : les mal-pensants, les résistants à
la mondialisation sauvage, aux flux migratoires sud-nord etc... Elle ne
désigne pas des adversaires extérieurs, mais des hérétiques intérieurs.
Ce faisant, il font la promotion de la connerie stato-nationaliste des
Villiers, Chevènement, Marine Le Pen, Dupont-Gnangnan, Couteaux entre
les dents. Les idées des premiers cités dans ce paragraphe me
débèctent autant que celles des personnes de la seconde série.
L'Europe ne naîtra que de la désignation d'un concurrent, rival,
adversaire ou ennemi EXTERIEUR.
Hongrois, tenez-bon !
Mai dimenticare l'infamia dei nemici dell'Europa !
Libellés :
droits de l'homme,
Europe,
Hongrie,
libertés
Pays/territoire :
91150 Étampes, France
dimanche 15 janvier 2012
Maltraitance de prisonniers de guerre
Des membres de l'US Marine Corps ont uriné sur des cadavres de talibans.
(Source : les mass-media, janvier 2012)
C'est moche. Mais on a vu pire, bien pire.
Dans l'immédiat après-2nde guerre mondiale, en France ou en Belgique,
des gens ont libéré leur haine en urinant depuis des ponts, sur des convois
de prisonniers de guerre allemands, transportés sur des péniches,
donc des hommes vivants, vaincus, sans défense, à humilier sans
prendre de risques (*).
L'un de ces prisonniers l'a relaté dans une émission de France 3 déjà
ancienne, diffusée à une heure très tardive. C'est au cours de cette
émission que la fausse autorité morale Raymond Aubrac, interpellé sur
son recours illégal et meurtrier à des prisonniers de guerre allemands
pour des opérations de déminage dans les Bouches du Rhône, a eu ce
trait qui le disqualifie forever : "oui, bon, mais ces conventions
(sur les prisonniers de guerre), vous comprenez, il fallait les
interpréter".
Interrogé sur le point de savoir s'il éprouvait de la
haine, Raymond Aubrac a répondu que non, mais que, peut-être, il ne
cherchait pas bien.
Salopard !
Et ce sont des gens comme ça qu'on invite dans les écoles, à rencontrer des jeunes élèves, dont on donne le nom plus tard à des établissements d'enseignement !
(*) Les talibans sur les restes desquels on a uriné étaient morts et on n'est
pas taliban sans être volontaire, alors que les prisonniers de guerre
victimes de la "libération" de la haine en 1944 ou 1945 étaient des
conscrits, des appelés, des gens amenés à porter tel uniforme parce
qu'ils appartenaient à une classe d'âge et étaient ressortissants d'un
pays en guerre. Le geste des libertadors de 1944 ou 1945 envers eux
est incomparablement plus grave que celui de ces US Marines.
(Source : les mass-media, janvier 2012)
C'est moche. Mais on a vu pire, bien pire.
Dans l'immédiat après-2nde guerre mondiale, en France ou en Belgique,
des gens ont libéré leur haine en urinant depuis des ponts, sur des convois
de prisonniers de guerre allemands, transportés sur des péniches,
donc des hommes vivants, vaincus, sans défense, à humilier sans
prendre de risques (*).
L'un de ces prisonniers l'a relaté dans une émission de France 3 déjà
ancienne, diffusée à une heure très tardive. C'est au cours de cette
émission que la fausse autorité morale Raymond Aubrac, interpellé sur
son recours illégal et meurtrier à des prisonniers de guerre allemands
pour des opérations de déminage dans les Bouches du Rhône, a eu ce
trait qui le disqualifie forever : "oui, bon, mais ces conventions
(sur les prisonniers de guerre), vous comprenez, il fallait les
interpréter".
Interrogé sur le point de savoir s'il éprouvait de la
haine, Raymond Aubrac a répondu que non, mais que, peut-être, il ne
cherchait pas bien.
Salopard !
Et ce sont des gens comme ça qu'on invite dans les écoles, à rencontrer des jeunes élèves, dont on donne le nom plus tard à des établissements d'enseignement !
(*) Les talibans sur les restes desquels on a uriné étaient morts et on n'est
pas taliban sans être volontaire, alors que les prisonniers de guerre
victimes de la "libération" de la haine en 1944 ou 1945 étaient des
conscrits, des appelés, des gens amenés à porter tel uniforme parce
qu'ils appartenaient à une classe d'âge et étaient ressortissants d'un
pays en guerre. Le geste des libertadors de 1944 ou 1945 envers eux
est incomparablement plus grave que celui de ces US Marines.
jeudi 12 janvier 2012
"Liberticides", qu'ils disent
"Liberticide". Voilà le mot couramment prononcé sur les grands médiats (1), pour qualifier le cours actuel de la politique du gouvernement de Budapest.
On attend de savoir de quoi il s'agit, et on prend en pleines oreilles l'énumération suivante : le nom officiel de l'Etat n'est plus "République de Hongrie" ou "République hongroise", mais Hongrie tout court (2); la nouvelle Constitution fait référence à Dieu (3); elle prohiberait la cessation volontaire de grossesse et le mariage entre personnes de même sexe (4). Enfin, horresco referens, une personne que ses opinions politiques devraient faire frapper d'interdiction professionnelle va être placé à la tête d'une importante institution culturelle dont les collaborateurs sont, paraît-il, inquiets voire effrayés à la persepective de ne plus se retrouver entre eux, entre gens de même opinion, ou à peu près (5).
Le gouvernement de Viktor Orbàn favoriserait le "nationalisme". Ce n'est pas ici qu'on fera l'apologie de l'idolatrie de l'Etat-nation, beaucoup plus dangereuse et pernicieuse dans un pays marqué par des flux migratoires massifs et continus comme l'Hexagone (6), qu'en Hongrie. Le "souverainisme" à la Chevènement, à la Dupont-Gnangnan, à la Marine Le Pen, à la Villiers est une énorme bêtise. Mais cette idéologie bête et méchante (les "souverainistes" voient "leur" Etat-nation sans cesse menacé par les autres, sans cesse victime et jamais prédateur) est promue par des gens qui dénoncent le cours de la politique hongroise au nom du "projet européen" (7).
Ceux qui défendent les lois Fabius-Rocard-Gayssot en France, Eerdekens-Mayeur en Belgique défendent des lois liberticides. Leur crédibilité pour donner des leçons à la Hongrie en est définitivement entachée.
NOTES
(1) j'emploie l'orthographe "médiat" par solidarité avec le professeur Bernard Notin victime de la Milice Zélote de la Pensée mise en place par la loi liberticide Fabius-Rocard-Gayssot;
(2) Israël porte le nom d'Etat d'Israël, et ne se désigne pas comme une république; pourtant ce "courageux petit Etat" serait "la seule démocratie du Proche-Orient";
(3) je crois que c'est aussi le cas de la Loi Fondamentale de la République Fédérale d'Allemagne, de 1949;
(4) le mariage entre personnes de même sexe n'existe pas dans l'Hexagone sans que cela gêne beaucoup les minorités sexuelles et la cessation volontaire de grossesse n'est pas autorisée dans toute l'Union européenne;
(5) dans le lycée où j'exerçais dans le sud de l'Essonne, les collègues désignaient les établissements dans lesquels régnait un consensus sur les préférences politiques et les questions de société comme des lieux de "bonne ambiance", tandis qu'un pluralisme relatif perceptible en salle des profs "cassait l'ambiance";
(6) je suis convaincu que les stato-nationalistes de toute sensibilité (Eurosceptiques, souverainistes etc...) vont finir par bénir, laïquement sans doute, mais par bénir tout de même les flux migratoires sud-nord qui dopent la démographie du pays et accroissent son poids géopolitique par rapport à ses voisins;
(7) le "projet européen" initial n'avait que peu à voir avec des "valeurs" : il s'agissait de fournir à la IVe République naissante une politique de rechange à l'égard de l'Allemagne dont ni les Anglo-Américains ni Staline n'acceptaient le démembrement souhaité initialement par les gouvernements français; c'était un moyen de limiter un retour de l'Allemagne, même limitée à la République de Bonn, à une pleine indépendance, de la contrôler; pour moi, ce qui compte, c'est de priver tous les Etats-nations européens des moyens de s'opposer les uns aux autres comme c'est leur vocation puisqu'ils se sont constitués historiquement les uns contre les autres, situation dont ont tiré profit les acteurs non-Européens (Amérique, Commonwealth, Franphoconnerie, chair à canon coloniale etc...) appelés à arbitrer les rivalités et conflits intra-européens
On attend de savoir de quoi il s'agit, et on prend en pleines oreilles l'énumération suivante : le nom officiel de l'Etat n'est plus "République de Hongrie" ou "République hongroise", mais Hongrie tout court (2); la nouvelle Constitution fait référence à Dieu (3); elle prohiberait la cessation volontaire de grossesse et le mariage entre personnes de même sexe (4). Enfin, horresco referens, une personne que ses opinions politiques devraient faire frapper d'interdiction professionnelle va être placé à la tête d'une importante institution culturelle dont les collaborateurs sont, paraît-il, inquiets voire effrayés à la persepective de ne plus se retrouver entre eux, entre gens de même opinion, ou à peu près (5).
Le gouvernement de Viktor Orbàn favoriserait le "nationalisme". Ce n'est pas ici qu'on fera l'apologie de l'idolatrie de l'Etat-nation, beaucoup plus dangereuse et pernicieuse dans un pays marqué par des flux migratoires massifs et continus comme l'Hexagone (6), qu'en Hongrie. Le "souverainisme" à la Chevènement, à la Dupont-Gnangnan, à la Marine Le Pen, à la Villiers est une énorme bêtise. Mais cette idéologie bête et méchante (les "souverainistes" voient "leur" Etat-nation sans cesse menacé par les autres, sans cesse victime et jamais prédateur) est promue par des gens qui dénoncent le cours de la politique hongroise au nom du "projet européen" (7).
Ceux qui défendent les lois Fabius-Rocard-Gayssot en France, Eerdekens-Mayeur en Belgique défendent des lois liberticides. Leur crédibilité pour donner des leçons à la Hongrie en est définitivement entachée.
NOTES
(1) j'emploie l'orthographe "médiat" par solidarité avec le professeur Bernard Notin victime de la Milice Zélote de la Pensée mise en place par la loi liberticide Fabius-Rocard-Gayssot;
(2) Israël porte le nom d'Etat d'Israël, et ne se désigne pas comme une république; pourtant ce "courageux petit Etat" serait "la seule démocratie du Proche-Orient";
(3) je crois que c'est aussi le cas de la Loi Fondamentale de la République Fédérale d'Allemagne, de 1949;
(4) le mariage entre personnes de même sexe n'existe pas dans l'Hexagone sans que cela gêne beaucoup les minorités sexuelles et la cessation volontaire de grossesse n'est pas autorisée dans toute l'Union européenne;
(5) dans le lycée où j'exerçais dans le sud de l'Essonne, les collègues désignaient les établissements dans lesquels régnait un consensus sur les préférences politiques et les questions de société comme des lieux de "bonne ambiance", tandis qu'un pluralisme relatif perceptible en salle des profs "cassait l'ambiance";
(6) je suis convaincu que les stato-nationalistes de toute sensibilité (Eurosceptiques, souverainistes etc...) vont finir par bénir, laïquement sans doute, mais par bénir tout de même les flux migratoires sud-nord qui dopent la démographie du pays et accroissent son poids géopolitique par rapport à ses voisins;
(7) le "projet européen" initial n'avait que peu à voir avec des "valeurs" : il s'agissait de fournir à la IVe République naissante une politique de rechange à l'égard de l'Allemagne dont ni les Anglo-Américains ni Staline n'acceptaient le démembrement souhaité initialement par les gouvernements français; c'était un moyen de limiter un retour de l'Allemagne, même limitée à la République de Bonn, à une pleine indépendance, de la contrôler; pour moi, ce qui compte, c'est de priver tous les Etats-nations européens des moyens de s'opposer les uns aux autres comme c'est leur vocation puisqu'ils se sont constitués historiquement les uns contre les autres, situation dont ont tiré profit les acteurs non-Européens (Amérique, Commonwealth, Franphoconnerie, chair à canon coloniale etc...) appelés à arbitrer les rivalités et conflits intra-européens
mercredi 21 décembre 2011
Lois mémorielles : stop ou encore ?
Avec la proposition de loi de Madame X (tiens, comment s'appelle-t-elle
déjà ?), pute, pardon députée des Bouches-du-Rhône, ce qu'il est
convenu d'appeler la république vrôôônsaise va se doter d'une nouvelle
loi anti-blasphème. La députée des Bouches-de-l'Oued-Rhône parle de
"cohérence législative" pour justifier une loi qui prévoit de
sanctionner la mise en question (assimilée à une négation) des
massacres de 1915 perpétrés par les autorités ottomanes contre des
Arméniens (et en général, des génocides ou prétendus génocides non
encore protégés de révocation en doute de leur version officielle par
une loi spécifique).
Au nom de la prétendue "cohérence législative", on pourrait
sanctionner la révocation en doute de tout ce qui est tenu pour vérité
par les autorités morales dès lors qu'une loi s'y réfèrerait.
Il s'agit, comme pour la loi Fabius-Rocard-Gayssot du 13 juillet 1990,
d'une loi anti-blasphème : la pute, pardon la députée des Bouches-de-
l'Oued-Rhône, entend protéger les survivants des massacres de 1915 et
leurs enfants, comme Klarsfeld junior qui estimait il y a quelques
années qu'après la disparition du dernier descendant direct d'un
déporté chuif de Vrôôônse, on pourra se passer de la loi Fabius-Rocard-
Gayssot. Je fais partie de ceux qui n'ont pas le temps d'attendre :
longue vie aux survivants et à leurs descendants ET vive la liberté de
dire qu'on n'Y croit pas !
(Y = l'historiographie officielle des pages d'histoire en question).
Ce mercredi 21 décembre, France (En)Culture avait vers 12h30, invité
une philosophe (sic) pour discuter de "la crise que nous vivons". Ce
perroquet humanoïde a réussi le tour de force d'évoquer en marge du
journal parlé de la chaîne encultureuse une "réduction des libertés" à
propos de la généralisation de la vidéo-surveillance à Paris, sans
rien trouver à redire à la proposition de loi sanctionnant la mise en
doute de la version officielle des massacres de 1915. Il fallait le
faire ! Chapeau ! Si par malheur la gauche passe en MMXII, cette
philosophe amie de la Bêtise plus que de la sagesse obtiendra la plus
haute distinction des Palmes Académiques si elle ne l'a pas déjà.
Je ne défends pas la Turquie : je souhaite qu'elle n'entre pas dans
l'Union européenne. Je ne défends pas "la grande nation" non plus. Je
défends les libertés d'expression, d'opinion et de recherche historique,
le droit de ne pas croire en l'historiographie wieselo- klarsfeldienne
de ce qu'il est convenu d'appeler la Shoah, et de l'exprimer
publiquement, et même chose pour les massacres de 1915.
Même si la Turquie reconnaissaît la responsabilité de l'Empire Ottoman
dans les massacres de 1915 et les qualifiait de "génocide", cela n'en
ferait pas un pays européen.
Mary Wilson, poétesse et épouse du leader
travailliste et Premier ministre Harold Wilson (United Kingdom) n'était
guère enthousiaste devant la perspective de voir le Royaume-Uni
rejoindre les Communautés européennes, et exprimait ainsi (à peu près)
son manque d'enthousiasme : "Si Dieu avait voulu que nous fussions en
Europe, Il nous y aurait placés. Il ne l'a pas fait. Ce n'est pas à nous d'y
changer quoi que ce soit". Je pense la même chose pour la Turquie : il ne
nous revient d'annexer l'Asie Mineure à l'Europe.
déjà ?), pute, pardon députée des Bouches-du-Rhône, ce qu'il est
convenu d'appeler la république vrôôônsaise va se doter d'une nouvelle
loi anti-blasphème. La députée des Bouches-de-l'Oued-Rhône parle de
"cohérence législative" pour justifier une loi qui prévoit de
sanctionner la mise en question (assimilée à une négation) des
massacres de 1915 perpétrés par les autorités ottomanes contre des
Arméniens (et en général, des génocides ou prétendus génocides non
encore protégés de révocation en doute de leur version officielle par
une loi spécifique).
Au nom de la prétendue "cohérence législative", on pourrait
sanctionner la révocation en doute de tout ce qui est tenu pour vérité
par les autorités morales dès lors qu'une loi s'y réfèrerait.
Il s'agit, comme pour la loi Fabius-Rocard-Gayssot du 13 juillet 1990,
d'une loi anti-blasphème : la pute, pardon la députée des Bouches-de-
l'Oued-Rhône, entend protéger les survivants des massacres de 1915 et
leurs enfants, comme Klarsfeld junior qui estimait il y a quelques
années qu'après la disparition du dernier descendant direct d'un
déporté chuif de Vrôôônse, on pourra se passer de la loi Fabius-Rocard-
Gayssot. Je fais partie de ceux qui n'ont pas le temps d'attendre :
longue vie aux survivants et à leurs descendants ET vive la liberté de
dire qu'on n'Y croit pas !
(Y = l'historiographie officielle des pages d'histoire en question).
Ce mercredi 21 décembre, France (En)Culture avait vers 12h30, invité
une philosophe (sic) pour discuter de "la crise que nous vivons". Ce
perroquet humanoïde a réussi le tour de force d'évoquer en marge du
journal parlé de la chaîne encultureuse une "réduction des libertés" à
propos de la généralisation de la vidéo-surveillance à Paris, sans
rien trouver à redire à la proposition de loi sanctionnant la mise en
doute de la version officielle des massacres de 1915. Il fallait le
faire ! Chapeau ! Si par malheur la gauche passe en MMXII, cette
philosophe amie de la Bêtise plus que de la sagesse obtiendra la plus
haute distinction des Palmes Académiques si elle ne l'a pas déjà.
Je ne défends pas la Turquie : je souhaite qu'elle n'entre pas dans
l'Union européenne. Je ne défends pas "la grande nation" non plus. Je
défends les libertés d'expression, d'opinion et de recherche historique,
le droit de ne pas croire en l'historiographie wieselo- klarsfeldienne
de ce qu'il est convenu d'appeler la Shoah, et de l'exprimer
publiquement, et même chose pour les massacres de 1915.
Même si la Turquie reconnaissaît la responsabilité de l'Empire Ottoman
dans les massacres de 1915 et les qualifiait de "génocide", cela n'en
ferait pas un pays européen.
Mary Wilson, poétesse et épouse du leader
travailliste et Premier ministre Harold Wilson (United Kingdom) n'était
guère enthousiaste devant la perspective de voir le Royaume-Uni
rejoindre les Communautés européennes, et exprimait ainsi (à peu près)
son manque d'enthousiasme : "Si Dieu avait voulu que nous fussions en
Europe, Il nous y aurait placés. Il ne l'a pas fait. Ce n'est pas à nous d'y
changer quoi que ce soit". Je pense la même chose pour la Turquie : il ne
nous revient d'annexer l'Asie Mineure à l'Europe.
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