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samedi 11 juillet 2015

La folie Charlie, 6 mois après......

Le 11 janvier MMXV était un dimanche d'hiver.

La déraison et la sidération s'étaient emparées des mass-merdiats et d'une partie de l'opinion.

Une foule immense et bigarrée battait le pavé des rues de Paris, et d'autres villes. Certains psalmodiaient : "Je suis Charlie, Che suis Charlie, Nous sommes tous Charlie etc.......".

Le Krouille-Krouille-Klan (1) menait la danse.

Quelques jours auparavant, un duo de mahométans salafistes et fanatiques, les frères Kouachi, avait flingué à Paris une partie de la rédaction d'un hebdo qui passait pour satirique (2); au passage, ce duo avait également flingué un de leurs coreligionnaires chargé de la protection policière de la gazette Charlie-Hebdo.

Puis, un "camarade" des Kouachi, une chance-pour-la-France nommée Coulibaly, un Malio-Français (3) avait abattu une policière municipale de Montrouge originaire des Antilles, avant d'investir un vendredi, veille de shabatt, une épicerie cachère Porte de Vincennes à Paris, y prenant des otages et y assassinant plusieurs personnes.

Ni les frères Kouachi, ni Coulibaly ne seront jugés et ne s'expliqueront devant un tribunal : ils ont été abattus le vendredi 9 janvier. A la mode algérienne.

On a assisté à une opération de communication inouïe :

1°) le journal Charlie-Hebdo a été présenté comme un parangon des libertés d'opinion et d'expression, alors que cette feuille appelait à la censure et à l'interdiction de partis politiques adverses (4); Charlie-Hebdo a été frappé pour avoir offensé les Musulmans en publiant des caricatures du Prophète Mohammed, mais qui a rappelé qu'un dessinateur emblématique de ce journal, Cabu, s'était fait une spécialité de la caricature et de la dénonciation du "beauf", personnage ridicule, laid, antipathique, plutôt bête, censé incarner le Français d'Europe non reformaté par Arte, France Culture, Télérama etc.... ? 

2°) on a présenté ce qu'il est convenu d'appeler la Vrôôônse comme un pays de libertés, avec l'affirmation selon laquelle la liberté d'expression "ne serait pas négociable" (5);

3°) les mass-merdiats et leurs directeurs de conscience ont amplement disserté sur l'origine des victimes collatérales, issues de la Diversité, des Kouachi et de Coulibaly, ce qui constituait une circonstance providentielle pour les ayatollahs de l'antiracisme;

4°) on a eu droit à un delirium tremens patriotard ("Paris, capitale du monde" titrait Paris-Match, souvent mieux inspiré) : François Normacol -marque déposée de laxatif-, dit Hollande, plaçant son bras droit dans celui de son collègue Ibrahim Boubacar Keïta, du Mali d'où venaient les parents de Coulibaly, et l'autre, le gauche dans celui de Frau Merkel;

5°) l'idée selon laquelle il se serait agi d'un moment de "communion nationale"(6) a été assénée à l'opinion qui a été fermement invitée à se reconnaître dans les foules de charlots psalmodiant : "Je suis, nous sommes Charlie";

6°) le sommet de l'infamie de ce montage d'agit prop a été atteint quand, au terme de ces jours de folie, les deux plus graves dangers menaçant la Vrôôônce ont été désignés, notamment par un Premier ministre "sous influence" (7) : l'islamophobie et l'antisémitisme. Autrement dit : Musulmans et Chuifs sont les chouchous de la "République", et ceux qui ne sont ni l'un ni l'autre, surtout s'ils ne sont pas au moins très, très bronzés, n'ont qu'à bien se tenir.....Ils sont observés. Valls veille...comme Simone...



N  O  T  E  S

(1) Krouille, ou Crouille, vient de la déformation d'un mot arabe signifiant "frère"; par Krouille-Krouille-Klan, j'entends les organisations dont le mode de fonctionnement repose sur des "fraternelles", au premier rang desquelles la franc-maçonnerie;

(2) n'ayant jamais acheté un numéro de Charlie-Hebdo, n'y ayant jamais été abonné, ne l'ayant aperçu qu'en kiosque, je ne me prononcerai pas sur la qualité de son humour. Mais les caricatures du Prophète Mohammed ou d'autres références religieuses ne m'ont pas amusé. J'ai détesté la partie de l'oeuvre de Cabu ridiculisant le Français d'Europe sous les traits du "beauf";

(3) un Malio-Français = un Franco-Malien;

(4) dès 1995, Philippe Val a réclamé dans Charlie-Hebdo l'interdiction du Front National, ce qu'il a rappelé en 2002 en s'en vantant; pour ce qui est de la censure, le dessinateur Siné a été chassé de Charlie-Hebdo pour avoir brocardé le projet de mariage d'un fils de Nicolas Sarközy avec une héritière de Darty en insistant sur l'origine hébraïque des fiancés; se foutre du "beauf" , O.K., mais du "feuj", jamais ! On est tous égaux, mais....certains sont tout de même plus égaux que les autres...

(5) cette dernière expression a été employée par le président socialiste du Parlement Européen, Martin Schulz, dit Martin le Chauve; la France est un pays de censures, de lois mémorielles qui interdisent l'expression publique de l'incroyance en certaines historiographies officielles. A quoi me sert d'avoir la liberté de me moquer d'une religion qui n'est pas la mienne, si je n'ai pas le droit de dire sans risquer de graves ennuis que le Journal d'Anne Franck est un faux et que l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale est devenue, Elie Wiesel et les Klarsfeld aidant, un point de détail de la Shoah ?

(6) les très sectaires éléphants socialistes Claude Bartolone (Seine Saint-Denis) et François Lamy (Nord, auparavant : Essonne) se sont toutefois arrangés pour que le Front National soit exclu, ou s'auto-exclut, des manifestations parisiennes;

(7) un journaliste de BFM TV, Jean-Jacques Bourdin, a suggéré que Manuel Valls était, par sa femme née Gravoin, sous influence juive, formulation proposée pour piéger son interlocuteur et à laquelle l'ancien ministre Roland Dumas a paru imprudemment consentir, s'attirant de Manuel Valls, l'étiquette de "sale bonhomme" sur une radio communautaire juive.

jeudi 25 septembre 2014

Les impostures du national-hollandisme

"Tout nous concerne" : début septembre 2013, François Hollande est à Valenciennes, accompagné de Vincent Peillon, ministre de l'Education, pour la rentrée des classes; on est en pleine mobilisation politico-médiatique en faveur de frappes contre les territoires syriens encore contrôlés par le gouvernement de Bachar El Assad qui aurait, qui a eu recours, plus ou moins qu'on ne le dit, à l'arme chimique contre son opposition armée.

 L'opinion est largement défavorable à une telle intervention. François Hollande est interpellé par un père d'élève qui l'adjure de ne pas intervenir militairement en Syrie. Ce père lui dit : "Ce n'est pas notre affaire", ou "ça ne nous concerne pas". A quoi F. Hollande rétorque tout en se dégageant du contact avec son interlocuteur : "tout est notre affaire" ou "tout nous concerne" (sic).

 Grâce au concours indirect de la Chambre des Communes (D. bénisse l'Angleterre !), les bellâtres Fabius et Hollande seront in fine privés de leur "croisade", si on peut dire, au nom des droidloms (avec lesquels certaines libertés fondamentales et concrètes sont incompatibles) et de la....démocrassie (avec deux "s" comme dans crasse).

 "Merci pour ce moment" aurait-on envie de dire, comme Valérie Massonneau à F. Hollande, qui a exposé sincèrement ce jour-là en trois mots un pan de son idéologie. Le "tout nous concerne" est un pilier du national-hollandisme (1).


Hervé Gourdel n'a pas été tué parce qu'il était Français : un obscur groupe salafiste assassine de la façon la plus barbare un guide de montagne nommé Hervé Gourdel, venu de l'autre rive de la Méditerrannée en Kabylie. Il ne l'assassine pas "parce qu'il est Français" comme l'affirme F. Hollande, mais parce qu'il est Gaouri (catégorie qui embrasse plus ou moins quiconque est Européen, et n'est ni Musulman, ni Juif), singulier : Gaouri, pluriel : Gwères ou Gouères.

 Ces émules salafistes d'Amirouche (FLN) et des amis de Georges Guingouin et autres FTP, se réclament de Daesh, du Califat. Celui-ci les a-t-il homologués ? Je ne sais. La question qu'il conviendrait de se poser est celle qu'a posée l'universitaire Mathieu Guidère hier sur une chaîne TV : Daesh, quel que soit la répulsion qu'il peut inspirer, quels que soient ses méfaits avérés et ses crimes projetés, a-t-il jamais menacé de frapper un pays d'Europe ou d'Amérique du Nord avant d'être lui-même frappé par l'un d'eux? La réponse est négative.

 Ce n'était pas la peine assurément d'enrôler l'Arabie Saoudite, le Qatar, le Bahrein, les Emirats etc... pour faire moins "croisade" dans la coalition contre Daesh. Pour l'Etat califal, les Gwères seront toujours des Gwères et certaines choses ne sont pas tolérées des Gwères. En raison de l'Histoire telle que ces salafistes la lisent.

 Le "Tout nous concerne" ou "Tout est notre affaire" de F. Hollande fait de tout porteur, et spécialement de tout porteur non musulman de passeport délivré par ce qu'il est convenu d'appeler la république française, une cible potentielle de groupes se réclamant de Daesh.

 Sans que cela améliore le moins du monde la situation des minorités religieuses historiques du Proche-Orient, ni n'ait une importance décisive pour la stabilité du régime de Bagdad. Par contre, les menaces auxquelles le territoire de la France d'Europe est désormais exposé (parce que "Tout nous concerne, tout est notre affaire") vont permettre au régime national-hollandiste d'éroder plus encore les libertés publiques d'expression et d'opinion au nom des ....droidloms.


L'imposture national-hollandiste. La tragédie dont Hervé Gourdel est une des premières malheureuses victimes va être instrumentalisée pour hystériser plus encore le prétendu sentiment national. Cette tragédie va être....nationalisée au pire sens du terme (vous souvenez-vous des noms des otages anglais ou américains assassinés ce mois-ci par des groupes salafistes ?) On va réciter comme des mantras : "La France est un grand pays", "la France est une grande nation", "la France ne cède pas au chantage". Aucune de ces propositions n'est vraie. Les répéter ne les fera pas devenir vraies. Il y en a qui n'ont jamais voté PS et à qui ça va tirer des larmes aux yeux. On va faire référence à la non intervention officielle du Front Popu' dans la guerre civile espagnole de 1936-39, aux Accords de Munich, pour faire taire les voix dissidentes. Et surtout, on va promouvoir "l'Islam de France", dont les représentants n'en peuvent mais. Et essayer d'imposer ainsi, avec le concours d'Arte Desinfo, de France En'Culture, d'Edwy Plenel (2) et quelques autres polygraphes une image de la France marquée par une sur-représentation de la Diversité, pour inhiber toute résistance à la poursuite et à l'amplification des flux migratoires intercontinentaux sud-nord. 


NOTES

(1) le terme "national-hollandisme" est une transposition du terme "national-mollettisme" employé sous le gouvernement présidé par Guy Mollet (1956-57) pour caractériser de façon critique certains aspects de la politique étrangère menée par le président du Conseil Guy Mollet : envoi de renforts et du contingent en Algérie, participation à l'expédition de Suez aux côtés du Royaume-Uni. Le terme "national-mollettisme" était lui-même une référence ironique et provocatrice au national-socialisme. Mais le bilan de l'année et demie d'exercice du pouvoir par Guy Mollet et ses ministres Christian Pineau et Maurice Faure est, en politique étrangère, beaucoup plus positif et brillant que celui de la première moitié du mandat présidentiel de F. Hollande : gestion du retour de la Sarre à l'Allemagne, conclusion des traités de Rome fondant les Communautés Européennes CEE et Euratom, complétant la CECA.

(2) L'ancien (?) trotskyste Edwy Plenel a récemment (été 2014) commis un opus intitulé "Pour les Musulmans" dans lequel il déclare sa flamme à cet élèment de la population de ce qu'il est convenu d'appeler la république française.

dimanche 3 août 2014

Commémorations 14-18 : ça commence à nous "gonfler" !

"Par chance, je suis dépourvu de toute ambition politique ou sociale, en sorte que je n'ai à craindre aucun danger de ce côté-là, rien qui me retienne, rien qui me force à des transactions et à des ménagements; bref, j'ai le droit de dire tout haut ce que je pense, et je veux tenter une bonne fois l'épreuve qui fera voir jusqu'à quel point nos semblables, si fiers de leur liberté de pensée, supportent de libres pensées".

(Friedrich Nietzsche, lettre à Mawilda von Meysenbug, 25 octobre 1874).



Les commémorations de la guerre de 1914-1918 commencent sérieusement à nous "gonfler", mais personne n'ose le dire.

On en fait trop, beaucoup trop. Pourquoi ?




En 1964, alors que beaucoup de survivants et de participants à cette guerre étaient encore parmi nous, les commémorations ont été incomparablement plus discrètes, plus sobres
.

Pourquoi ?

Il y a d'abord la croyance des gouvernants vrôôônçais d'aujourd'hui selon laquelle leurs administrés aimeraient "ça", comme les anciens Romains les horribles jeux du cirque.

Certes, beaucoup d'entre eux aiment la fête et le tourisme, y compris le tourisme.....nécropolitain. Mais ça n'a rien à voir avec la Guerre 1914-1918. On pourrait en faire autant avec la Bataille de Poitiers de 732. Et en meilleure compagnie.

Certes, une opinion égarée, inquiète de ce qu'on appelle la mondialisation, est actuellement très, trop vulnérable aux superstitions qui lui font croire que le repli sur l'Etat-nation Vrôôônce en voie d'effacement va la sauver, aux incantations patriotardes, cocardières, chauvines : le pouvoir en place sait très bien en jouer lors des retours de "nos compatriotes otages" avec une liturgie laïque mais cocardière dans les salons d'aéroports franciliens; il en joue également lors de certains accidents : dans les Caraïbes en 2005, dans le Sahel en 2014. On nous saoûle, on hystérise proprement le sentiment national. Il faut tous les dix mots, placer les mots Vrôôônce et Vrôôônçais avec un trémolo d'émotion. Comme le titrait Le Canard Enchaîné du 30 juillet 2014 : "Hollande soigne sa com' passion". Et le pire, c'est que jusqu'à présent, ça marche à peu près.


MAIS, il y a un autre aspect : l'enflure des commémorations de la Guerre 1914-1918 permet de dire, comme le disait Clémenceau à propos des anciens combattants de ce conflit : "Ils ont des droits sur nous", et de l'appliquer à de nouvelles catégories. Devinez l'une d'entre elles. Vous donnez votre langue au chat ?


Le roi des Belges Albert Ier avait adjuré les belligérants de la Guerre 1914-1918, AU NOM DE LA CIVILISATION, de ne pas faire participer au conflit de soldats originaires de leurs colonies. Ce qu'ils ont fait, la Vrôôônce au premier chef. Et cela a été un grand crime de la colonisation. Perpétrés contre les colonisés. Un des pires. Mais cet aspect des choses est maintenant mis en oubli pour nous présenter une facture, un mémoire, le mémoire de la Mémoire : parce que des soldats originaires de nos colonies ont participé au conflit aux côtés de nos aïeux, nous devrions ouvrir plus volontiers encore les frontières de l'Europe à leurs arrière-arrière petits-enfants et les "intégrer". N'ont-ils pas "DES DROITS SUR NOUS" ?


Ce matin, France enc'Culture, au Journal de 9h, allait encore plus loin : le centenaire de la déclaration de guerre était pour la chaîne encultureuse plus que culturelle, l'occasion de rappeler notre dette (sic) envers des soldats Afro-Américains qui nous avaient apporté....le jazz (entre 1940 et 1944, nos cousins allemands nous ont bien apporté le hand-ball : les en remercie-t-on ?). Le jazz ? On peut aimer. Mais il serait arrivé chez nous sans les soldats Afro-Américains de 1918. Il est bien arrivé dans des contrées voisines des notres où ils ne vinrent jamais. Par la radio. Par le disque. Le message insinué par la chaîne encultureuse est clair : des Noirs américains ont contribué à "notre victoire" (tu parles !), ils nous ont enrichi (ça se discute), donc CEUX qui frappent à nos portes, à Lampedusa ou ailleurs, ET QUI LEUR RESSEMBLENT ont des DROITS-SUR-NOUS, dont celui d'être accueillis sans résistance parmi nous, quoi qu'il nous en coûte, et "intégrés", ce qui coûte encore plus cher et n'est jamais achevé : en 2009, des Guadeloupéens expliquaient que la crise sociale en cours sur leur île avait son origine lointaine dans ce fait : vous nous avez mis en esclavage, puis vous nous avez affranchis il y a 160 ans et vous avez cru pouvoir en rester là. Et on aurait dit que le pire, c'était justement d'en être "restés là".             
 

Que ne ferait-on pas pour nous faire avaler une tartine pluriculturelle et multiethnique devant laquelle nous manquons d'appétit ? Les commémorations "nationales"de la Guerre 14-18 sous le régime hollandiste, ça sert à ça. Et peut-être d'abord et avant tout à ça. En 1964, pour le  cinquantenaire, c'était très différent, ça n'avait rien à voir.


On me dira : Jean-Marie,n'avez-vous pas de coeur, n'avez vous pas au moins un parent qui a participé à cette guerre ? Ne vous rendez-vous pas compte que c'est aussi son souvenir, sa mémoire que vous méprisez ?.



Que non ! J'ai eu effectivement un grand'père qui, en 1914, à l'âge de 17 ans, s'est engagé pour la durée de la guerre au cours de laquelle il a été gazé à l'ypérite. Pour son engagement, il s'est vu proposer officiellement la Légion d'Honneur, comme tous les jeunes gens de son âge qui avaient devancé la mobilisation, mais il a choisi de ne pas répondre et l'a ainsi implicitement refusée. L'engagement pris dans ces conditions méritait-il une Légion d'Honneur ? Je suis incompétent pour répondre à cette question. Par contre,  je suis d'avis qu'il s'est assurément honoré par le soin qu'il a toujours pris pour protéger les prisonniers de guerre allemands confiés à sa garde et employés au mépris des conventions internationales (on a fait pire en 1944-45 sous Raymond Aubrac dans les Bouches-du-Rhône) au déblayage de zones infestées d'obus, de grenades etc...


Commémorations "nationales", publiques de la Guerre 14-18 sous le haut patronage hollandiste ?


On a déjà donné. N'y allez pas ! Ne participez pas ! Tenez-vous en dehors et à l'écart de ces liturgies qui deviennent obscènes. Si vous cessez de participer, d'assister, ils arrêteront. On a besoin de votre .....absence. Faîtes, et faîtes-faire cela contre la Bêtise, et contre les récupérations dénoncées ci-dessus.



Merci beaucoup d'avance.


lundi 26 novembre 2012

Valérie Pécresse, soudain l'été dernier...(2012)

Valérie Pécresse, soutien d'Alain Juppé, présidente de la région Ile-de-France, et ancienne ministre (Universités, Budget) exprimait sa douleur lors de la visite d'Ayrault à Berlin en novembre MMXII : la Vrôôônce recevrait des leçons de l'Allemagne (Dame Pécresse ignore l'injonction du fiston de Leïla Ould Cadi (1) au patronat allemand pour le relèvement des salaires); elle prétend que ça ne serait jamais arrivé avant 2012 et l'avènement de F. Hollande. Cette personne s'était déjà signalée cet été (2) en exprimant son idolâtrie de sa nationalité française : "Ma nationalité, c'est mon bien le plus précieux. Être français, pour moi, c'est le bien le plus précieux et je n'y renoncerais pour rien au monde."

 Ce franchissement du mur du çon par l'élue des Yvelines entache l'image de son favori pour la primaire de la Droite et du Centre. L'erreur de Madame Pécresse, si toutefois elle pense vraiment ce qu'elle dit, est de considérer que l'entité France est toujours un Etat-nation, comme naguère, alors qu'elle est devenue un Etat plurinational (3). La nationalité idolâtrée par Dame Pécresse est ce qu'elle a en commun avec des millions d'autres personnes qui n'ont rien d'autre en commun précisément avec elle que cette nationalité : pas de mémoire historique commune, pas de références culturelles communes etc...

                                                            

Faire comme si... l'Etat plurinational était toujours un Etat-nation, disons classique, impose l'adhésion à une idéologie nationaliste fondée sur de prétendues valeurs communes (en fait : universelles), l'intégration dans une synthèse mémorielle des références venues d'ailleurs (4), une inévitable Police de la Pensée et de l'Histoire. Ca ne peut pas être spontané. Proclamer son attachement à l'Etat-nation France qui est devenu autre chose qu'un Etat-nation, c'est égarer le public et perdre du temps. Dame Pécresse souffre d'un "mentality gap".

N O T E S

(1) Arnaud Montebourg (°1962), ministre du Redressement (sic) Productif du gouvernement Ayrault est le fils de Michel Montebourg et de Leïla Ould Cadi; il a été le compagnon d'Audrey Pulvar avec laquelle il formait une paire représentative de la "diversité à la française";

(2) elle réagissait à l'information selon laquelle l'entrepreneur Arnault allait solliciter la nationalité belge; sa réaction était d'autant plus malheureuse que l'obtention éventuelle par celui-ci de la nationalité belge n'impliquait pas la perte de la nationalité française; la réaction de Valérie Pécresse est proprement idolâtrique;

(3) parmi les Etats du monde, la Bolivie semble être le seul à avoir intégré dans son nom officiel la référence plurinationale : Estado Plurinacional de Bolivia;

(4) réecrire l'histoire de France pour que les arrière petits-fils de fellaghas puissent se considérer Français et de même pour les cousins de Frantz Fanon et les sectateurs du gang Klarsfeld etc...; il faut se souvenir de l'abrogation de la loi de 2005 qui proposait la prise en compte dans les programmes d'Histoire des aspects positifs de la colonisation, des manifestants qui scandaient durant l'hiver 2009 sous les tropiques : "La Guadeloupe, elle est à nous"; durant ce même hiver 2009, des chercheurs spécialisés dans l'étude de l'opinion publique (en Allemagne, ça s'appelle la démoscopie), écartaient le risque de contagion à la France d'Europe (la Métropole) des troubles alors en cours en Guadeloupe : la population de la Guadeloupe est relativement homogène, unie par une mémoire historique largement partagée, tout le contraire de la France d'Europe.

dimanche 3 juin 2012

François Hollande : normalité dégueulasse !

Il n'y a pas un mois que François Hollande a été élu président de ce qu'il est convenu d'appeler la république française, il n'y a pas encore trois semaines qu'il a pris ses fonctions et nommé un gouvernement.

Déjà apparaissent certains traits extrêmêment déplaisants, voire carrément dégueulasses, de cette présidence (1).

François Hollande met en cause publiquement, y compris depuis l'extérieur du territoire de son Etat, son, ou ses prédecesseurs : il l'a fait depuis Berlin, le premier jour de sa présidence, en évoquant la situation des finances publiques dont il venait le jour même d'"hériter"; depuis l'Elysée, recevant Vladimir Poutine, il a mis en cause ceux de ses prédecesseurs qui ont reçu Hafez, ou Bachar El Assad.

 Qui lui rappelera que son camarade Bertrand Delanoë, maire de Paris, a reçu Bachar à l'Hôtel de Ville de Paris, ne s'attirant guère que les protestations du groupuscule de Philippe de Villiers ? Qui lui mettra sous le nez la photographie de François et Danièle Mitterrand reçus en grande pompe à Damas par Hafez El Hassad et son épouse ? C'était "une autre époque", déclare Hollande.

Voire : en pleine campagne pour les élections législatives, Hollande s'affiche avec le journaliste Romeo Langlois, récemment libéré par la guerilla colombienne des F.A.R.C. Les amis de François Hollande auraient parlé de "récupération" médiatique si Langlois avait été libéré quand Nicolas Sarközy était encore à l'Elysée, et si ce dernier avait reçu le journaliste : Ségolène Royal avait protesté en son temps contre ce qu'elle considérait comme une récupération par Sarközy de la libération d'Ingrid Betancourt à laquelle Sarkôzy n'aurait pas contribué de façon significative selon la présidente de la région Poitou-Charentes.

François Hollande enivre ses électeurs et ceux de ses adversaires par un insupportable discours cocardier, qui en dit plus long sur le triste état de l'opinion (2) que sur ses convictions ou sentiments profonds : le pacte budgétaire européen ? Il ne le fera pas ratifier : la signature de Sarközy (3) n'aurait pas engagé la Vrôôônce; la participation française aux opérations interalliée en Afghanistan ? le retrait français n'est "pas négociable" car relèvant de la "souveraineté française". Rantanplan ! Fermez le ban !

 Il y a tout un public d'adversaires de Hollande, de gens qui ne voteraient jamais PS, et que ces rodomontades au nom de la Grande Nation font accéder au septième ciel de la jouissance citoyenne. Ces gens sont à plaindre et sont inconséquents.

 Ils ont oublié que Laurent Fabius, qui est maintenant ministre des Affaires Etrangères, avait annoncé lors de la réintégration par la France du commandement intégré de l'O.T.A.N., à l'initiative de Nicolas Sarközy, que ses amis reconsidèreraient cette décision s'ils revenaient aux affaires. Voici qu'on n'en parle plus. Le retrait "non négociable", car relevant de la seule (sic) "souveraineté française" de troupes combattantes d'Afghanistan est claironné, tandis qu'est largement tu la participation française au bouclier anti-missiles de l'OTAN opérant depuis l'Europe orientale.

Voir aussi :

http://jeanmarielallau.blogspot.fr/2012/05/clientelisme-ps-dans-leducnat.html


NOTES

(1) il faut avoir vu, pendant des années, les images des bancs du groupe oppositionnel PS et apparentés à l'Assemblée nationale : Bruno Le Roux (PS, 93), qui ressemble vaguement à Claude Villers, interrompant grossièrement par des onomatopées le discours de Michèle Alliot-Marie lors de la révolution tunisienne dite de jasmin; le très coincé Gérard Bapt, médecin de son état, habile récupérateur de l'affaire du Mediator, défendant l'impôt sur la fortune (ISF) et conseillant le recours spontané à la "solidarité familiale" pour en corriger certains inconvénients imprévisibles; le même Gérard Bapt, s'étranglant de fureur parce qu'un député UMP de Lorraine, François Grodidier, avait évoqué les youyous poussés lors des mariages en mairie par certains Français (ou non) venus d'ailleurs (c'était là une indigne "stigmatisation" opposant des "Français" entre eux !); l'ancien ministre PS Le Pensec, parfait choriste, se joignant avec une remarquable synchronisation aux manifestations d'indignation feinte, ou réelle, de ses camarades de groupe; la députée Pau-Langevin, enjoignant le gouvernement Fillon de retirer l'amendement Mariani sur le possible recours aux tests ADN en matière de vérification d'état-civil parce qu'il faisait "mal à la France" (sic); et enfin, le Monsieur Loyal du cirque PS au Palais Bourbon, François Hollande lui-même, quittant l'hémicycle avec ses camarades parce que Villepin l'avait accusé de lâcheté. On ne se transforme pas si vite;

(2) c'est au point que l'un des slogans de l'UMP pour les élections législatives de juin 2012 est "je choisis la France" (sic); ça se veut en résonnance avec l'hypertrophie d'un prétendu sentiment national comme réponse allergique à la "mondialisation", mais ça ne veut pas dire grand chose; il faut choisir ... ce qui atténuera la capacité de nuisance de François Hollande et du gouvernement qu'il a nommé, notamment en l'empêchant de disposer d'une majorité des deux tiers dans l'ensemble du Parlement, Assemblée nationale et Sénat réunis; sans majorité des 2/3 dans les deux chambres réunies, François Hollande et son gouvernement ne pourront pas faire réviser la Constitution par la voie parlementaire; ils seront contraints de renoncer aux révisions qu'ils projettent, ou d'avoir recours au referendum pour les faire aboutir;

(3) le général De Gaulle était notoirement hostile aux traités de Paris (CECA) et de Rome (CEE et Euratom); devenu président du Conseil (juin 1958), puis président de la République (janvier 1959), il tiendra néammoins à les appliquer scrupuleusement, et se considérera lié par les signatures de Christian Pineau et de Maurice Faure, pour Guy Mollet et René Coty au bas des traités de Rome du 25 mars 1957; selon Alain Peyrefitte, il était conscient du tort que la France s'était infligée par des décennies d'un excessif protectionnisme.

jeudi 31 mai 2012

Valls : les leurres du beau Manuel

Le Sinistre (1) de l'Intérieur, Manuel Valls, était l'invité du JT de 20h le jeudi 31 mai sur France 2, et répondait aux questions de David Pujadas.

David Pujadas affime que son invité est le ministre le plus populaire du gouvernement; si c'est vrai cela signifie que l'intoxication socialiste est efficace : l'actuel gouvernement a intérêt à faire jouer à Manuel Valls le rôle de caution réaliste et sécuritaire de sa politique. Pendant la campagne des primaires citoyennes du PS, Arnaud Montebourg, concurrent de Valls, déclarait dans un débat que celui-ci n'avait plus beaucoup de chemin à faire pour se retrouver à l'UMP. C'était un propos polémique. Cette affirmation avait pour but d'éloigner de Valls des électeurs prenant part à ces primaires, mais cette légende peut maintenant le servir, ainsi que l'ensemble du gouvernement, dans l'opinion publique en général.

On a eu droit à un prétendu moment d'émotion  à propos de la récente visite de Valls à Madrid. Il y a rencontré son collègue espagnol. Valls est né à Barcelone en 1962, est devenu citoyen français, ... et parle espagnol comme un lycéen de Première qui a pris l'espagnol en LV II (2). Valls a cru opportun, voire nécessaire, de protester de son attachement à l'entité France aussi bien dans ses quelques mots en français et en castillan à Madrid que devant David Pujadas, également natif de Barcelone. Je constate que la Grande Nation traverse une phase de saoulographie cocardière assez navrante, de Jean-Luc Mélanchon avec son slogan "France, la belle, la rebelle" au FN en passant par les inepties de François Hollande souhaitant que, pour les jeunes issus de l'immigration, Français devienne le plus beau nom que puisse porter un citoyen du monde. Le mur du çon est franchi.

Manuel Valls a rappelé que pour lui et ses amis politiques l'immigration ne doit plus être "un chiffon rouge" agité "pour diviser les Français" (sic). Traduisez : débattre de l'immigration sud-nord et de ses conséquences doit rester, ou redevenir, un tabou, ce serait "prendre en otage" les immigrés. Autres rappels : il y aura régularisation de résidents illégaux appelés par litote "sans papiers", selon des critères qui seront les mêmes pour tous; et le Sinistre de l'Intérieur de souligner que, pour lui, l'intégration (3) est un sujet plus important, plus essentiel que les flux migratoires qu'il entend simplement "maîtriser", en luttant contre l'immigration clandestine (c'est bien la moindre des choses).

Les électeurs qui ne font pas le choix de la gauche, et qui font du beau Manuel leur ministre socialiste préféré doivent pourtant comprendre que le Sinistre de l'Intérieur :

-entend sortir l'immigration du débat politique : un prétendu consensus républicain devrait se dessiner autour de l'acceptation de la continuation et de l'amplification à moyen terme des flux migratoires sud-nord, et de politiques d'intégration ou "de la ville", quel qu'en soit le coût : ils (les immigrés) ont des droits sur nous et on a un devoir d'intégration à leur égard; une pluralité d'opinions sur la question n'est moralement et politiquement pas permise par la Gauche : ce serait une "prise d'otages" (sic);

-n'entend pas limiter le nombre d'illégaux régularisés : les critères de régularisation seront les mêmes pour tous, et c'est tout, et ce n'est pas rassurant;

-fera bénéficier les anciens "sans papiers", c'est-à-dire les résidents illégaux régularisés, des politiques d'intégration; donner des papiers à un sans papiers, c'est lui permettre de bénéficier des politiques spécifiques pour le logement, la formation professionnelle, l'emploi, l'éducation, le regroupement familial etc... L'expression "sans papiers" est trompeuse : les sans papiers ne se contentent pas de papiers; dès qu'ils ne sont plus "sans papiers", ils ont vocation à être vos voisins, les parents des camarades de classe de vos enfants, vos collègues, et demain vos concitoyens pour voter pour M. Valls et ses amis, et vous remplacer dans cette démarche si vous vous détournez de cette famille politique. Les régularisations de résidents illégaux qui deviennent ainsi nos voisins, collègues, concitoyens, on en a déjà eu, et d'ampleur massive : en 1981, en 1997. On a déjà donné.

Manuel Valls était encore maire de banlieue (4) ce 31 mai. Une partie de ses administrés a inventé de nouvelles formes d'expression, inspirées notamment des SMS ou textos. Pour maire d'Evry, on pourrait dire, sans trop d'iirévérence, merdévry. En s'inspirant simplement de cette culture, et aussi de Léon Daudet évoquant Edouard Herriot, le "merdelion". En matière de communication, Manuel Valls s'y connaît : il a été directeur de la communication de la campagne présidentielle de François Hollande.

Dans cette fonction, il a défendu Ségolène Royal lorsque celle-ci a prétendu que Nicolas Sarközy avait besoin d'être réelu pour échapper à la justice (recyclage d'un argument utilisé contre Silvio Berlusconi par ses adversaires politiques et des médiats locaux et internationaux). Si cette affirmation de Madame Royal n'est pas confirmée, Manuel Valls se sera associé à une campagne diffamatoire.


NOTES

(1) Manuel Valls avait proposé que le PS change de nom, abandonne le mot "socialiste", et se réfère simplement à la Gauche; c'était avant que Jean-Luc Mélanchon ne quitte le PS et ne fonde son propre parti, le Parti de Gauche; désigner Manuel Valls comme Sinistre, c'est satisfaire un de ses voeux;

(2) LV II = 2e langue vivante étrangère;

(3) Manuel Valls a bien eu tort de refaire brièvement allusion à ses origines en évoquant l'importance de l'intégration des personnes issues des flux migratoires sud-nord. Cela signifie : ça a réussi pour moi et ma famille, donc je veux que d'autres en bénéficient aussi. Je suis d'avis au contraire que le critère le plus sûr d'une intégration réussie est l'abandon de la référence à l'expérience migratoire (mais pas forcément à la culture héritée). L'ancien immigré bien intégré est celui qui, devant la perspective de nouveaux flux migratoires, va se demander quelles en seraient les conséquences pour la communauté entière, et pas seulement pour les immigrés déjà en place. La bonne intégration d'un Allemand de souche huguenote française, dont les ancêtres ont quitté la France suite à la révocation de l'Edit de Nantes en 1685, peut se mesurer à ses réticences devant l'immigration extra-européenne aujourd'hui. Les Siciliens, les Calabrais et autres Italiens du Mezzogiorno qui ont fait souche dans le nord de l'Italie attestent de leur bonne intégration dans la communauté locale en soutenant la Lega Nord contre la perspective de nouveaux flux migratoires. Dire : je suis d'origine immigrée, mes parents ont été intégrés, ça a marché, et je veux que ça continue pour d'autres, c'est alimenter la méfiance, illustrer sa partialité;

(4) pour moi, la notion de banlieue a d'abord eu un tout autre sens : la banlieue, c'était les territoires desservis par des "trains de banlieue", c'est-à-dire des trains électriques, peu bruyants et ne dégageant pas de fumée; c'était un endroit où les maisons individuelles s'appelaient des pavillons; c'était un endroit où les maisons étaient vendues par l'intermédiaire d'agences immobilières et non directement par les notaires (comme dans l'Aisne d'où je venais); enfin, c'était un espace intermédiaire entre la grande ville, Paris en l'occurence, et la province proche. Il y a une dizaine de jours, un authentique "produit de banlieue" d'aujourd'hui qui voyageait comme moi sur la ligne C du RER transilien m'a intimé l'ordre de m'éloigner de lui et de son camarade si je voulais "rentrer chez (moi) en paix" (sic) : le camarade fumait dans le train et je lui avais demandé d'éteindre sa cigarette, en vain. Aux menaces, le "produit de banlieue" d'origine visiblement africaine ou afro-caribéenne, a ajouté l'explication contextuelle suivante : c'est Hollande qu'est passé, alors on s'en bat les couilles, tu peux plus nous faire chier (re-sic).



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lundi 23 janvier 2012

Franchissements du mur du çon

"Lorsque je foule le sol de l'Europe, je suis pris d'effroi et de
tremblements à l'idée que je pourrais marcher sur les cendres des
victimes de la Shoah qui seraient mêlées à cette terre, je suis
terrorisé à la pensée que les fleuves d'Europe puissent être mélangés
au sang des victimes"
(Moshe Katzav, président de l'Etat d'Israël, Osiewicz, janvier 2005)

"Une France de la diversité [...]où les enfants d’immigrés doivent être fiers, fiers d’être Français, Français, parce que c’est le plus beau nom qu’on puisse donner à un citoyen du monde" (François Hollande, président du Conseil général de la Corrèze, Le Bourget, 22 janvier MMXII)