vendredi 21 mars 2014

Merdiapart

Edwy Plenel (°1952) et son collaborateur Fabrice Arfi (°1981) sont à l'honneur : leur site d'information en ligne, Mediapart, est encensé par certains confrères et surtout les zautorités morales pour son acharnement dans ses campagnes ciblant un ancien président de la république après un ancien ministre du budget.

Mais qui est Edwy Plenel ?

Le fils d'un ancien vice-recteur des Antilles qui fut limogé dans les années 1960 pour son appui à la cause de certains intellectuels et activistes de la cause d'Afro-Antillais. Il en est rest(é à son fils une hyper-sensibilité à tout ce qui touche au prétendu racisme.....dès lors qu'il serait le fait d'Européens.

Edwy Plenel est aussi un ancien (?) trotskyste fidèle à ses amitiés dans cette famille et non guéri de ses méthodes. Edwy Plenel était journaliste au quotidien Le Monde en 1997. Le Salon du Livre du mois de mars de cette année-là accueillait de nombreux éditeurs, dont l'éditeur de National Hebdo, périodique aujourd'hui disparu, et qui passait pour être un des médiats du Front National. Le Monde, à la direction duquel appartenait Edwy Plenel, émit en première page une fatwa en forme de billet éditorial, dénonçant la présence de "l'extrêêêêêêême-droite" au Salon du Livre. Brrr....de quoi donner la chair de poule aux directeurs de conscience d'Arte TV. Las, les organisateurs du Salon du Livre n'obtempérèrent pas assez vite à l'exigence du Monde. C'est alors qu'intervint le romancier-émeutier dénommé Didier Daeninckx qui exécuta la fatwa du Monde. Daeninckx et une escouade de gros bras se rendirent au Salon du Livre où ils saccagèrent le stand de l'éditeur incriminé et y mirent le feu. Quelqu'un n'aurait-il pas pu leur rappeler que quand on commence à brûler des livres, on finit par brûler des gens ? (voir le film de François Truffaut : Fahrenheit 451). Je n'ai rien entendu de tel. "Mieux", si on peut dire....les organisateurs du Salon et les éditeurs durent s'engager à ne plus accueillir à l'avenir de maisons d'édition qui déplairaient au Monde, aux amis de Monsieur Plenel et aux zautorités morales auto-proclamées.

Edwy Plenel, c'était, et c'est encore un chroniqueur de France Culture, radio du service public, où on lui a offert une tribune hebdomadaire du nom de "Lignes de fuite" (sic). De cette tribune, Edwy Plenel ne craignait pas de dénoncer la main-mise (sic) du pouvoir sur les médiats (alors que "le pouvoir", par direction de radio interposée, lui avait offert cette tribune), de se livrer à des appels à la censure, de prononcer des oraisons funèbres en l'honneur de ses anciens (?) amis et camarades trotskystes.

Edwy Plenel utilisa notamment sa chronique "Lignes de fuite" pour dénoncer la publication "chez un grand éditeur", "dans une grande collection" d'un essai dont il ne donna ni l'auteur ni le titre, pour ne pas leur faire de publicité. "Que nous est-il arrivé ? Mais que nous est-il donc arrivé pour que nous ne réagissions pas et laissions publier de tels écrits ?" s'emportait Edwy Plenel, la gorge serrée et la voix tremblante d'indignation, au micro de France Culture. Appel à la mise au pilon voire à l'autodafé du livre incriminé ? En tout cas, à la mise à l'index, voire à la censure. De quoi s'agissait-il ? D'un livre d'un polygraphe nommé Richard Millet, publié chez Gallimard, dans je ne sais quelle collection. Dans quelques lignes de cet ouvrage, Richard Millet évoquait son expérience d'usager du R.E.R. francilien et constatait simplement qu'à certaines heures, il pouvait avoir le sentiment d'y être le seul Européen. Simple constat que nous avons tous pu faire. Mais pour l'ancien (?) trotskyste Edwy Plenel l'expression publique d'un tel constat ouvre la voie à la stigmatisation de certaines populations qui ont sa préférence. En somme, selon Plenel, pour ne pas inciter à la discrimination, voire à la stigmatisation, ou à la haine envers certaines populations, il conviendrait de s'auto-censurer et de ne pas remarquer leur présence croissante ....sauf bien sûr si c'est pour s'en féliciter. Et le Révérend Père Plenel de tonner de sa voix de prédicateur contre le retard de l'intelligentsia à dénoncer cette...absence d'auto-censure chez un essayiste, son éditeur, son directeur de collection et le public en général : "Que nous est-il arrivé ?".

Mediapart et Edwy Plenel sont les promoteurs d'un journalisme de délation, d'appels à la censure et au lynchâge médiatique.

Edwy Plenel et Fabrice Arfi ne sont ni des chevaliers blancs du journalisme, ni des héros. Ce sont des délateurs, et dans le cas de Plenel, un censeur fanatique aux dangereuses méthodes.

mercredi 26 février 2014

Pollution mémorielle : la mémouare hémiplégique

Il est attristant, lors de promenades à travers des villes où on a habité et vécu, de constater la pollution mémorielle d'origine politique pour ne pas dire politicienne, qui se traduit par des séries de changements de noms affectés aux voies publiques. Plus on s'éloigne chronologiquement de la Seconde Guerre Mondiale, plus les lobbies mémoriels inspirés par les vainqueurs de ce conflit sont saisis de la rage de baptiser, dé-baptiser, re-baptiser des vois publiques, des lieux, en leur donnant les noms de leurs héros, dont beaucoup, s'ils n'avaient pas eu la chance de se trouver du côté des vainqueurs à l'issue de la guerre, seraient reconnus comme de sinistres criminels, peu avares du sang et de la vie d'autrui, de protagonistes moins chanceux du même conflit.


Idem pour les guerres précédant les décolonisations.


Le mandat municipal de Philippe Sarre à Colombes (92) est un désastre de ce point de vue : une célébration résistantialiste, presque klarsfeldienne, et fellaghophile inscrite sur le plan de la ville par les changements de noms des rues et lieux.

L'équipe municipale de Philippe Sarre (PS) a institutionnalisé et instrumentalisé la commémoration des évènements d'octobre 1961 (manifestations de Nord-Africains à l'appel du FLN, et répression de celles-ci), allant jusqu'à y convier en 2012 un ministricule du gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire, issu du FLN; Ce qui était .... du négationnisme. Une négation de la guerre civile FLN-MNA au sein des communautés algériennes de la France d'Europe. Une négation du terrorisme FLN sur le même territoire : assassinat en 1957 d'un notable musulman algérien à la sortie du stade de Colombes par un terroriste FLN, assassinat d'un gardien de la paix du commissariat de Colombes par un autre terroriste FLN en 1959. Une négation de la responsabilité du FLN qui a voulu poser un acte de guerre sur le territoire européen de la France pour prendre la mesure de son influence, notamment par rapport au MNA de Messali Hadj, parmi les communautés algériennes, impressionner le gouvernement français, et qui a envoyé au casse-pipe des manifestants. Il en est des provocations sanglantes du FLN d'octobre 1961 comme de la "libération de Paris" d'août 1944. Sans les premières, l'Algérie aurait de toute façon accédé à l'indépendance quelques mois plus tard. Sans les exactions des bandes de Rol Tanguy Kriegel et consorts (lynchage de prisonniers de guerre, assassinat de soldats "ennemis" blessés, exécutions sommaires), Paris aurait été libéré un peu plus tard par les armées alliées.

http://jeanmarielallau.blogspot.fr/2014/10/lettre-ouverte-chantal-barthelemy-ruiz.html

Avec quelle rage les camarades d' Aurélie Filipettasse ont dé-baptisé les voies portant le nom du Prix Nobel Alexis Carrel ("il est midi, Docteur Carrel"), empêché les Frères Lumière d'apparaître sur un billet de banque au milieu des années 1990, et nous imposent leurs références que je ne suis pas seul à ne pas pouvoir partager.


On mande que l'ancien merdetulle s'apprêterait depuis le Monte Valerio ou Valerianberg, à annoncer le transfert au Panthéon de deux mégères au profil particulièrement abrasif. Oui, bon, il s'agirait de faire entrer la "parité" au Panthéon. Mais dans ce cas j'aurais préféré Arletty, Suzy Solidor (avec Suzy, on ferait "une pierre, deux coups" : parité et représentation des minorités sexuelles) ,ou même, malgré son côté abrasif, Coco Chanel.


Et si on abandonnait cette pratique d'encombrer l'ancienne église parisienne qui couronne la Montagne Ste Geneviève (il ne va bientôt plus y rester de places...) des restes de gens décédés depuis moins de, disons, 300 ans ? Leur canonisation laïque (c'est à peu près ce que représente un transfert de "cendres" - ce mot !- au Panthéon) est surtout la consécration, non d'un consensus -même si on veut le faire passer pour tel-, mais d'un rapport de forces ? Pas en mon nom ! Not in my name ! Allow me a disclaimer ! Permettez-moi de récuser !


 Peut-être l'Eglise catholique cessera-t-elle un jour de canoniser et de béatifier. Le président de ce qu'il est convenu d'appeler la république française est un des rares monarques, avec celui du Saint-Siège à être investi de ce pouvoir qui n'a rien de "normal". J'aimerais penser qu'un jour, on cessera de transférer dans le monument parisien dit Panthéon, les restes de personnes décédées depuis moins de 300 ans par exemple.

lundi 23 décembre 2013

L'"offense" faite à Alger

Le microcosme moralo-médiatique s'est emballé à propos d'une


remarque du président François Normacol (marque déposée de

laxatif) proférée lors de récentes agapes du Conseil Représentatif (?)

des Institutions Juives de Vrôôônce : Normacol a salué le retour

"sain et sauf" d'Algérie de son ministre de l'Intérieur.



La présence rituelle, automatique, de Normacol et de ses prédécesseurs

a ces banquets soulève une question .... angoissante : qu'arriverait-il

à un président de la république qui ne défèrerait pas à une invitation

du C.R.I.F. ?



Y aura-t-il un jour un successeur de Normacol qui rompra avec cette

tradition de présence systématique, automatique, aux agapes du

C.R.I.F. ? Apprendre à dire poliment non au C.R.I.F. serait utile,

opportun, pour marquer son indépendance à l'égard de cette

institution. En l'acceptant, le C.R.I.F. montrerait que ses invitations

ne sont pas, politiquement, des convocations ou citations à

comparaître.



Savoir dire non au C.R.I.F. ne suffit pas, il faudrait aussi apprendre à

"laisser pisser le mérinos" algérien.



La République Algérienne Démocratique (si, si) et Populaire (ne riez

pas), ou R.A.D.P., est un Etat sinon policier, du moins hautement

"sécuritaire" sur le territoire duquel sévit une insécurité résiduelle

endémique : voir la prise d'otages d'In-Ammenas en janvier dernier,

et le nombre de ressortissants algériens qui se réfugient en France

d'Europe avec leurs smalas pour échapper à l'insécurité en Algérie.



En paraissant mettre en cause le niveau d'insécurité résiduelle en

Algérie, Normacol a mis le doigt là où ça fait mal, et irrité Alger auquel

est ainsi rappelé ses échecs. Et alors ? Laissons pisser le mérinos

algérien, apprenons à dire "merde" à Alger !



Qu'est-ce qui a le plus déplu à la R.A.D.P. ? Que l'insinuation anodine

de Normacol émane du chef de l'Etat de ce qui fut la puissance

colonisatrice de l'Algérie, ou qu'elle ait été prononcée à l'occasion

d'un banquet du C.R.I.F. ?



La première hypothèse est la plus vraisemblable; contre la seconde,

il y a le précédent de la visite de Bouteflika à Paris à la fin des années

1990; il fut l'hôte d'officines "anti-racistes" et juives qui purent tester

le degré de sincérité de l'antisionisme officiel du nouveau président

de la R.A.D.P.



Non, il y a des choses que le régime d'Alger ne peut laisser passer

dès lors que ça vient de France d'Europe si ça le contrarie. Comme

il y a des choses que l'Etat d'Israël ne peut accepter si ça vient

d'Allemagne, comme la livraison d'armes à l'Arabie Saoudite.



Normacol s'est confondu en regrets, en justifications, en explications,

protestant de son amitié envers l'Algérie. Evidemment, une large part

de ses électeurs est d'origine, voire de nationalité algérienne et

française, et conserve une sensibilité particulière à propos de tout ce

qui touche à l'Algérie et aux relations algéro-françaises, au bénéfice

de la partie algérienne.



Je n'éprouve aucune amitié envers la R.A.D.P. en tant que telle.

On ne lui doit rien. Moins la France d'Europe est liée à l'Algérie,

mieux les deux pays se portent, et plus Monsieur Chevènement

est attristé, ce qui est toujours de bon augure, et me réjouit.



Les réactions de l'opposition interne à Normacol, pour celles que

je connais, ont été surprenantes et lamentables : ils adoptent le

point de vue d'Alger et reprochent à Normacol d'avoir mis en danger

les relations algéro-françaises. Et alors ? Il faut savoir dire "merde"

à Alger ! La prétendue Grande Nation doit savoir se passer de la

bienveillance de la R.A.D.P. dont les ressortissants assiègent les

consulats français pour s'y faire délivrer des visas.



"L'offense faite à Alger" est infiniment moins grave que l'offense

faite à la France d'Europe par Normacol l'hiver dernier lorsque le

compagnon de Valérie Massonneau, enivré par l'accueil de la foule

malienne, a déclaré que ce jour de visite au Mali était le plus important

de sa vie politique.

mercredi 4 septembre 2013

Oradour sur Glane : le mensonge confirmé ?

"Par chance, je suis dépourvu de toute ambition politique ou sociale, en sorte que je n'ai à craindre aucun danger de ce côté-là, rien qui me retienne, rien qui me force à des transactions et à des ménagements; bref, j'ai le droit de dire tout haut ce que je pense, et je veux tenter une bonne fois l'épreuve qui fera voir jusqu'à quel point nos semblables, si fiers de leur liberté de pensée, supportent de libres pensées".

(Friedrich Nietzsche, lettre à Mawilda von Meysenbug, 25 octobre 1874).


Le président Joachim Gauck s'est rendu ce 4 septembre avec son homologue François Normacol (marque déposée de laxatif) sur le site du village limousin d'Oradour-sur-Glane. Il y a des endroits plus intéressants à visiter en Limousin.

Oui, il y a bien eu 600 et quelques personnes qui sont mortes à Oradour-sur-Glane en juin 1944. Mais il fortement contesté que la Division SS Das Reich soit à l'origine de leur mort tragique, et y soit même pour quelque chose. D'où l'intérêt pour les lobbies résistantialistes d'arracher au président Gauck une abusive "reconnaissance" de la version officielle qui incrimine la Division SS Das Reich : il s'agit de sur-confirmer un mensonge, une calomnie.

Il a été établi par diverses sources (le père mariste Pierri Zind dès les années 1980, l'historien allemand Otto Weidinger et le chercheur normand Vincent Reynouard) que les 600 et quelques villageois ont péri dans l'explosion d'une cache d'armes des résistants dans l'église d'Oradour-sur-Glane. Ce sont des victimes de guerre, d'accord, mais pas des victimes de la Waffen SS.

La Division Das Reich se rendait en Normandie pour affronter les troupes alliées qui avaient débarqué à partir du  juin 1944. Le maquis s'employait à retarder sa progression par des attentats, des enlèvements de soldats et officiers, parfois retrouvés morts dans des conditions ignominieuses qui amenaient des représailles sur les populations civiles.

Il est possible, dans le cas d'Oradour-sur-Glane, au-delà des crimes de la Résistance commis sur des prisonniers, que des oppositions entre groupes de resistants aient conduit certains d'entre eux à faire savoir indirectement aux troupes allemandes que le village comportait une cache d'armes, ce qui les a amené à s'y rendre.

La vérité fait peur, dérange : on manipule le président Gauck pour lui arracher (sera-ce nécessaire, n'y est-il pas déjà, au départ, enclin) à une reconnaissance mensongère d'une inexistante responsabilité.

Pourtant, la vérité refera surface un jour ou l'autre. Ceux qui ont manipulé Gauck : Hollande, les lobbies résistantialistes etc... ne pourront pas toujours mentir et être crus.

Leur but : réduire les libertés d'expression et de recherche pour entraver l'émergence de la vérité historique.

dimanche 25 août 2013

Paris, août 1944 : "libération" de quoi ?

Le 27 août 1944, au Bourget (alors département de la Seine, aujourd'hui de la Seine Saint-Denis), les soldats allemands qui tiennent l'aéroport se rendent au 4e Escadron du 12e Régiment de Cuirassiers de la 2e DB (Division Leclerc).

Le Régiment est alors commandé par le colonel Rouvillois qui a sous ses ordres un certain capitaine Gaudet, en charge du commandement de chars.

A alors lieu ce qui fut probablement le plus important massacre de masse de prisonniers allemands par des troupes françaises : environ 800 hommes massacrés. La 2e DB (Division Leclerc) recommandait il est vrai aux hommes qui souhaitaient la rejoindre, conseil non officiel bien sûr, mais recommandation "utile" à l'usage des nouvelles recrues : "Ne vous laissez pas prendre prisonnier, car NOUS, NOUS n'en faisons pas". Autrement dit : certains éléments de la 2e DB reconnaissent leur pratique de crimes de guerre et s'attendent à ce qu'en représailles leurs ennemis en fassent de même. Ou encore : nous tuons ceux qui se rendent à nous et on risque de vous rendre la pareille.

Le massacre de prisonniers perpétré par Gaudet et ses hommes est relaté discrètement dans le livre officiel de la 2e DB (Division Leclerc) :

"Les chars de Gaudet reprennent l'attaque à bout portant est le terrain est nettoyé (sic) impitoyablement (re-sic)". Si c'est eux qui le disent.....

Le colonel Rouvillois, chef du régiment, arrivant sur les lieux à l'improviste, en plein massacre, interpelle son subordonné : "Arrêtez Gaudet ! Qu'est-ce que vous faîtes ?"

En pleine folie sanguinaire, le capitaine Gaudet envoie promener son supérieur qui juge plus prudent de s'éloigner.

Le capitaine Gaudet sera ainsi "puni" pour sa désobéissance plus que pour le massacre de centaines de prisonniers : il devra attendre le mois de janvier suivant pour se voir décerner la Légion d'Honneur (sic). Si le capitaine Gaudet avait appartenu à une armée ayant perdu la guerre, il aurait été poursuivi pour crimes de guerre.

Les troupes allemandes du Grand Paris se seraient rendus plus vite, avec  beaucoup moins de morts, de blessés, de pertes de vies humaines ou d'intégrités physiques des deux côtés, s'ils avaient eu affaire aux troupes américaines. Les Allemands du Gross Paris avaient connaissance de la fâcheuse habitude des FFI, FTP et de la 2e DB à tuer leurs prisonniers. Il a fallu l'orgueil fou du chef de la France Combattante pour imposer l'option de la "libération" de Paris par la Résistance appuyée par la 2e DB.

La Libération de Paris a surtout été une libération de l'instict de mort, de la haine aveugle, de la barbarie, des passions les plus violentes et parfois les plus viles.

Source : Philippe Gautier, La Germanophobie, ISBN : 2-911202-20-1, voir notamment pp. 110 et 111. Ce livre, dont la première édition date de 1997 à L'Aencre, a été réedité en 2008 chez Dualpha; on le trouve facilement chez les libraires "en ligne" : Amazon, FNAC, en précisant le nom de l'auteur (Gautier, sans "h"); et le titre.

mardi 23 juillet 2013

De l'affaire O.J. Simpson à l'affaire Trayvon Martin : l'intox "antiraciste"

Au milieu des années 1990, un ancien joueur de football américain, l'Afro-Américain O.J. Simpson est poursuivi pour le meurtre de son ancienne épouse Nicole, une blonde comme il en raffolait  (peut-on parler d'aimer ?) et du petit ami de celle-ci. O.J. Simpson se déclare innocent. Il a cependant contre lui un certain bilan de violences conjugales ou domestiques. Il fait appel pour sa défense à une équipe d'avocats dont l'un des animateurs choisit de "racialiser" le procès : son client, accusé du meurtre de deux Blancs, serait une victime du racisme policier et judiciaire. Le condamner serait confirmer, souscrire à ce prétendu racisme. Le jury pénal se laisse intimider et acquitte O.J. Simpson : la terreur qu'inspire l'accusation de racisme a fonctionné. Et pourtant ... on n'a pas assisté à des émeutes raciales, à des manifestations de Blancs réclamant "justice pour Nicole" ou son petit ami, assassinés par un Afro-Américain qui n'a pas été condamé à l'issue d'un procès fortement "racialisé" par la défense en faveur d'O.J. Simpson.


Au début des années 2000, à la sortie d'un stade parisien où venait de se dérouler un match entre une équipe israélienne et une équipe française, une bagarre éclate entre supporters des deux équipes. Un des spectateurs, un policier Afro-Antillais qui est là en dehors de ses heures de service, un dénommé Granomort (sic), croit voir un supporter de l'équipe israélienne menacé par un supporter de l'équipe adverse. Il sort une arme et abat le jeune Julien Quemener, 25 ans. Granomort bénéficie d'un non-lieu au titre de la légitime défense et reçoit même les indécents remerciements d'éléments de la communauté juive. Plus tard, Granomort devra être révoqué de la police pour d'autres méfaits, dont de l'escroquerie. Le non-lieu de Granomort ne provoque pas de réactions en dehors du cercle des parents et amis de Julien Quemener. L'identité ethnique ou raciale de celui qui a tué et de celui qui a été tué ne posent aucun problème aux médiats. Bien au contraire : une solidarité ponctuelle entre anciennes victimes de l'antisémitisme et anciennes victimes de l'esclavage réchauffe le coeur des fonctionnaires des associations antiracistes.


2012. L'Américano-Péruvien George Zimmerman abat par méprise l'Afro-Américain Trayvon Martin. L'identité péruvienne de George Zimmerman est largement mise de côté. C'est un Caucasien (au sens américain du terme : un Européen) qui a abattu un Afro-Américain parce qu'il était Afro-Américain. Les grandes orgues médiatiques résonnent pour dénoncer la survivance du racisme à l'encontre des Afro-Américains. Obama est sommé de se rappeler qu'il était aussi un Afro-Américain (en fait, son profil se rapprocherait plutôt de celui de Zimmerman : mère blanche, caucasienne, du Kansas, et père kenyan), et s'exécute.


Dans ce contexte où l'Européen, le Blanc, le Caucasien est a priori le perpétrateur (en allemand : der Täter), jamais la victime (en allemand : der Opfer), un homme/femme politique qui n'a jamais eu contre lui/elle :  la LICRA, le MRAP, SOS Racisme, le CRAN, la Cimade, la Pastorale des Migrants, un tiers de l'Episcopat, le gang Klarsfeld, Gérard Miller, deux ou trois Prix Nobel, Arte, France Culture, Télérama et 85% des médiats, est un homme/femme politique qui ne sert à RIEN. Je les évalue en leur attribuant d'autant plus de bons points qu'ils ont eu maille à partir, des difficultés avec ces associations et institutions. Honni soit qui mal y pense.

mercredi 8 mai 2013

Le 8 mai : une célébration inopportune

Le 8 mai 1965, on commémorait le vingtième anniversaire de la fin en Europe de la Seconde Guerre Mondiale. Sur les ondes de Radio Luxembourg (qui prendra le nom de RTL en 1966), Raymond Cartier relevait les différences entre les commémorations de ce 8 mai selon les pays, et notait que dans les pays (Etats-Unis, Royaume-Uni) dont le titre de co-vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale était incontestable, les cérémonies étaient plus sobres qu'en France, comme si en France, certains voulaient compenser leurs doutes quant au bien-fondé d'un droit de ce pays à prétendre au statut de vainqueur par un étalage de symboles pour essayer de s'y faire croire.

Le quotidien L'Aurore (Robert Lazurick) offrait un abonnement d'un an aux jeunes gens nés le 8 mai 1945. Dans le même journal, on pouvait lire que le Chancelier fédéral allemand Ludwig Erhard déclarait qu'il était impossible aux Allemands de célébrer le 8 mai, car la victoire des vainqueurs, puis leurs divisions avaient laissé l'Allemagne divisée et privée du droit à des élections libres dans tout le pays. Le même journal publiait une photographie de l'ambassadeur du Royaume-Uni en France, Sir Patrick Reilly, mis en présence de son collègue de Chine continentale, pays avec lequel la France avait établi des relations diplomatiques quatorze mois auparavant. Les deux diplomates s'évitent du regard.

A Colombes (1), la présence de drapeaux américains au sommet de mâts place Rhin et Danube (l'espace qui faisait communiquer les rues Saint-Denis et du Bournard) détonne : depuis des mois, la propagande anti-américaine sous couvert de campagne pour la "paix au Vietnam" est intense; l'arrivée à la mairie en mars 1965 d'une municipalité dite d'Union Démocratique dirigée par Dominique Frelaut (communiste) peut augurer d'une intensification de cette campagne : pour nous rendre en famille dans notre région d'origine, dans l'Aisne, nous traversons des communes dirigées par des communistes : Genevilliers, l'Île Saint-Denis etc... où la propagande en faveur de la "paix au Vietnam" est obsédante (mais je suis vacciné) (2). Une des adjointes de Dominique Frélaut est Hélène Le Savouroux, épouse du chef de file colombien de la S.F.I.O.. Photographiée devant un monument au morts ce 8 mai, Hélène Le Savouroux a le style d'une jeune femme moderne du milieu des années 1960. Les Le Savouroux ne sont pas des fanatiques (rien à voir avec le PS xénolâtre d'aujourd'hui, qui semble descendre du PSU plus que de la S.F.I.O.) : trois ans plus tard, en 1968, dans une profession de foi dans laquelle Bernard Le Savouroux fait le tour de ses concurrents pour les élections législatives des 23 et 30 juin, il juge que le candidat du mouvement de Jean-Louis Tixier Vignancour est "courageux" mais que les positions de son chef de file doivent en éloigner tout "démocrate socialiste" (c'est le terme qu'il emploie).

Un salon de coiffure est ouvert ce 8 mai 1965 sur la place de la gare (en fait : avenue de l'Agent Sarre, un peu avant le croisement avec l'avenue Menelotte); j'y entre pour m'y faire couper les cheveux; pendant que j'attends, un client parle du 8 mai; je dois l'entendre dire que les vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale (auxquels il s'identifie et auxquels je ne m'identifie pas) qu'il a vécue n'ont pas exercé de vengeance "oeil pour oeil, dent pour dent" contre leurs adversaires vaincus (il est mal informé).

Les piliers du viaduc de l'avenue Ménelotte à partir de la gare de Colombes vers la gare du Stade sont régulièrement recouverts d'affiches d'un parti de la majorité municipale : le P.S.U.. Ce mouvement représente un des pôles (3) de l'horreur politique à mes yeux, par son discours culpabilisateur, égalitariste, tiers-mondiste, "antiraciste". Il a ses entrées non seulement à la Mairie de Colombes, mais aussi chez les militants chrétiens qui fréquentent la paroisse catholique Saint-Pierre Saint-Paul : le chef de file local du P.S.U. est l'imprimeur Cary, dont l'atelier est sis rue du Four, petite rue médiévale le long de l'église (l'ancienne); il est imprimeur du P.S.U. et de la paroisse. Un beau jour de printemps, me promenant rue du Four, dont les murs étaient recouverts ça et là d'affiches du P.S.U. pour la "paix au Vietnam", je décide d'en arracher une; relevant la tête, je remarque que d'une fenêtre du presbytère, un vicaire, le Père Seince (récemment rappelé à D.), fils de la Charité (4), a observé la scène et semble d'autant plus assombri qu'il me connaît de vue : il m'a fait la catéchisme quelques semaines dix ans avant, et m'a déjà aperçu dans l'église (l'ancienne). Je ressens cette expérience comme gratifiante. Le 8 mai, c'est aujourd'hui, demain ce sera le 9, journée de l'Europe, et j'aime mieux ça. Depuis 7 ans, grâce notamment à son maire de l'époque, Paul Bouchu, Colombes est jumelée avec Frankenthal (5) dans le Palatinat et depuis un an avec Legnano (6) dans le nord de l'Italie. Vive l'Europe !

En 1975, à l'occasion du trentième anniversaire de la fin de la Seconde Guerre Mondiale en Europe, Valéry Giscard d'Estaing, président de la République abolit la célébration officielle et nationale de la "victoire" du 8 mai 1945. Son successeur, Francisque, pardon : François Mitterrand, commit la faute de la rétablir à partir de 1982.

NOTES

(1) 48°55'25" N  / 02°15'08" E

(2) Le vaccin est composite : anticommunisme, considération du fait que si j'était américain je pourrais être au Vietnam du fait de la conscription, mis en danger par les Vietcongs qui sont volontaires par définition;
de même, si j'avais dix ou quinze ans de plus j'aurais pu être en Algérie du fait du service militaire obligatoire, mis en danger par les fellaghas du FLN djézaïrien; et aussi bien ce FLN que le Vietcong ont et avaient la sympathie des communistes;

(3) L'autre pôle est le stato-nationalisme cocardier, machine à faire se déchirer les Européens entre eux pour le plus grand bénéfice du reste du monde, et à faire rajouter des noms sur les monuments aux morts à chaque génération; à l'époque, il est incarné par la mouvance DeGaulliste, aujourd'hui par les prétendus "souverainistes" (qui ont volé ce mot aux Canadiens);

(4) Les Fils de la Charité ont été fondés par le Père Anizan; il s'agit d'une dissidence issue d'une congrégation plus ancienne fondée par St Vincent de Paul; les Fils de la Charité ont été en charge des paroisses catholiques de Colombes (sauf peut-être (?)  celle des Vallées qui est à cheval sur 3 communes) de 1921 à 2003. Globalement, ils y ont fait beaucoup de bien. Ce que le Concile Vatican II a pu avoir malgré tout d'aspects positifs a été mis en place par eux à Colombes avec 15 ou 20 ans d'avance; ils ont permis à beaucoup de gens de découvrir une autre Eglise que celle qu'ils avaient pu connaître. Par la suite, cette pastorale a pu être contaminée par le béguin des issus de l'immigration des suds du monde, la propension à la générosité avec ce qui n'est pas à soi parce que c'est tristement humain, mais on a fait pire dans d'autres églises, issues de la Réforme, sous l'influence de groupes comme la CIMADE "mouvement oecuménique d'entraide" et membre de la Fédération Protestante de France;

(5) Le jumelage avec Frankenthal est bien vivant, y compris au niveau du partenariat entre les groupes politiques des conseils municipaux respectifs (notamment les Verts);

(6) Le jumelage avec Legnano semble mis de côté; ne serait-ce pas du fait du sectarisme de la Gauche qui a sévi à la mairie de Colombes de 1965 à 2001 et de 2008 à 2014 ? : la commune de Legnano est administrée par la Lega (ex Lega Nord), qui représente le phénomène le plus intéressant et un des plus positifs de la politique européenne récente.