jeudi 19 avril 2012

Une "honorable société" de la mafia "antiraciste" : la L.I.C.R.A.

En 1983, le ministre PS du Travail, qui s’appelait Jean Auroux, avait
permis l’exécution d’une décision de justice ordonnant l’évacuation
par la force publique de l’usine Citroën d’Aulnay-sous-Bois (93)
paralysée depuis longtemps par une grève avec occupation des locaux.
Un des meneurs de la grève était Akka Ghazi, militant CGT, sujet
marocain installé en France d’Europe depuis 1975 et futur député au
Parlement marocain au sein duquel il représentait les Marocains de
l’étranger.



Cette évacuation de l’usine, dont les télévisions diffusérent des
images, fut très pénible pour les milieux de promotion de
l’immigration et les prétendus antiracistes : on y voyait en effet les
CRS applaudis par des non-grèvistes au sein desquels les Européens
étaient … hégémoniquement représentés, et les grévistes-occupants
parmi lesquels les personnes issues de flux migratoires sud-nord
sortir, piteux ou furieux étaient sur-représentés. Ces images étaient
insoutenables pour certains. C’en était décidément trop.
Heureusement, d’habiles et imaginatifs adversaires de la “Bête
immonde” veillaient.


Ils firent circuler un tract grossièrement raciste et xénophobe par
lequel une association dont les initiales étaient L.I.C.R.A. demandait
à tous ceux qui avaient applaudi à la libération de l’usine Citroën d’Aulnay (93) de la pègre immigrée (ou quelque chose comme ça) par les
CRS de bien vouloir prendre contact avec elle à l’adresse … qui était
celle de la L.I.C.R.A., la Ligue Internationale Contre le Racisme et
l’Antisémitisme, rue de Paradis, dans le Xe arrondissement de Paris.
Sur le tract, les initiales L.I.C.R.A. avaient été détournées pour
leur faire dire autre chose, mais l’adresse de contact proposée par
les auteurs du tract était bien celle de la L.I.C.R.A. présidée par
Jean Pierre-Bloch et fondée sous le nom de L.I.C.A. plus de cinquante-
cinq ans avant par Bernard Lecache.
Cela s’appelle de la provocation et du fichage d’adversaires
politiques. Je n’ai jamais entendu dire que la L.I.C.R.A. ait désavoué
ce tract, poursuivi ses auteurs, soit pour incitation à la haine
raciale, soit pour usurpation de nom et de signature. Il est vrai que
je ne peux tout savoir, mais le mensuel Lectures Françaises qui
relatait cette affaire plusieurs mois après sous la plume de Christian
Lagrave dans la série “L’immigration et les internationales anti-
françaises”, n’avait pas entendu parler de poursuites intentées par la
L.I.C.R.A., ou contre elle si cette provocation venait d’elle. Ou bien
il s’agissait d’une provocation de la L.I.C.R.A. elle-même, ou bien
d’une provocation de sympathisants qu’elle a choisi de couvrir.