mardi 14 octobre 2014

Lettre ouverte à Chantal Barthélémy-Ruiz (PS)

Madame Chantal Barthélémy-Ruiz est conseillère municipale P.S. de Colombes (92700) et suppléante du député P.S. des Hauts-de-Seine Sébastien Pietrasanta; elle pourrait siéger à l'Assemblée Nationale si, à la faveur d'un remaniement ministériel, Sébastien Pietrasanta, rapporteur d'un récent projet de loi sur la lutte contre le terrorisme, entrait au gouvernement.

Jusqu'en mars 2014, Chantal Barthélémy-Ruiz était adjointe au maire de Colombes, la municipalité étant administrée depuis 2008 par une majorité de gauche dirigée par Philippe Sarre, actuel patron du PS pour les Hauts-de-Seine. En mars 2014, cette équipe n'a pas été reconduite. Une nouvelle municipalité, dirigée par Nicole Goueta (UMP), vice-présidente du Conseil Général des Hauts-de-Seine, et ancienne maire de Colombes de 2001 à 2008 a succédé à la municipalité dirigée par Philippe Sarre. De son côté, Sébastien Pietrasanta (PS) a perdu son siège de maire d'Asnières-sur-Seine.

Chantal Barthélémy-Ruiz, au nom du groupe socialiste au conseil municipal de Colombes, a adressé une lettre ouverte à la nouvelle maire Nicole Goueta pour l'interpeller sur la renonciation de la nouvelle équipe à renouveler les commémorations de la répression des manifestations et émeutes suscitées en octobre 1961 par le FLN algérien sur le territoire de la France d'Europe. La municipalité à direction PS de Philippe Sarre avait en effet institué des commémorations annuelles de ces évènements, dont Colombes fut un des théâtres, de la répression conduite par le Préfet de Police Maurice Papon. En 2012, ces commémorations municipales ont notamment bénéficié de la participation de ministricules du gouvernement algérien. Dans sa missive, Chantal Barthélémy-Ruiz, évoque la présence en 2014 de 9000 citoyens bi-nationaux franco-algériens à Colombes (porteurs de la carte d'El Ekteur...), et celle de conseillers municipaux d'origine algérienne au sein de la majorité municipale de Nicole Goueta. Chantal Barthélémy-Ruiz somme Nicole Goueta de s'exprimer sur ces évènements, sur l'absence de commémorations municipale officielles et la met en garde contre le "négationnisme"(sic) en matière de répression des menées du FLN algérien en France d'Europe en octobre 1961.

Le texte de la missive de Chantal Barthélémy-Ruiz est consultable sur la page Facebook de Colombes Pour Tous.

Je ne suis pas résident de Colombes, mais je l'ai été, notamment à l'époque où se sont déroulés ces évènements. J'ai reçu comme une expression de mépris les commémorations à Colombes en présence de représentants de la dictature de Bouteflika. La référence aux 9000 Colombiens de souche algérienne qui auraient droit à la commémoration officielle d'un des épisodes de la lutte de libération nationale du peuple algérien, m'est apparue négatrice et communautariste. Négatrice de la guerre civile algéro-algérienne alors en cours en France d'Europe. Négatrice du terrorisme FLN. Négatrice de l'insécurité dans laquelle vivaient la population non algérienne de France d'Europe, dans sa diversité relative, notamment à Colombes et à cette époque.

Je me suis permis d'adresser à mon tour une "lettre ouverte" à Chantal Barthélémy-Ruiz, d'abord sur la page Facebook de Colombes Pour Tous. On en trouvera ci-après le texte :



 
Chère Chantal,
 
Je ne suis pas le destinataire de cette lettre, mais comme vous avez choisi de la laisser ouverte, permettez-moi de vous adresser, à vous et au groupe qui vous a mandaté, plusieurs observations.

Assimiler les manifestants et émeutiers du FLN d'octobre 1961 à un groupe de "manifestants pacifiques" relève d'un révisionnisme de très mauvais aloi. Les Stora et les Mandelkern ont leurs raisons d'être complaisants avec certains groupes de populations. Il est permis de ne pas les partager.

En octobre 1961, il y a eu un acte de guerre du FLN sur le territoire de la France d'Europe, pour prendre la mesure de son influence auprès de la communauté algérienne, la renforcer, s'imposer face à son rival MNA sur le déclin mais conservant localement en France d'Europe une certaine audience, et au gouvernement français.
  
J'habitais Colombes à cette époque, dans ce qui est maintenant le quartier Agent Sarre. Le FLN à Colombes, on avait connu : assassinat d'un notable algérien musulman qui venait de saluer le président Coty à la sortie du Stade de Colombes, par un jeune fellagha commandité par le FLN en 1957, assassinat du gardien de la paix Robert Dufour en avril 1959 (je me souviens, arrivant de la rue Victor Hugo, davoir vu le terre-plein central de l'espace au nord de la gare de Colombes noir de monde au moment de l'arrestation de l'assassin, et devoir le contourner). Sans compter les réglements de comptes entre FLN et MNA dans les banlieues, le racket FLN sur les commerces et cafés.
 
A cette époque, Le Parisien Libéré n'hésitait pas à titrer : ["passe moi ta caisse ou je t'abats comme un chien", lance le client FLN à l'épicière MNA]. Pour aller des 4 Routes (Asnières, Colombes, Bois-Colombes) vers la Porte de Champerret en bus, on évitait le 140, utilisé par une nombreuse clientèle nord-africaine susceptible de répondre à des mots d'ordre du FLN, et on lui préférait le 165. On avait l'impression de vivre dans une certaine mesure en "territoire occupé". A Nanterre, c'était peut-être pire encore.
 
Je n'étais pas en âge de voter, mais je comprenais l'adhésion massive de l'électorat aux politiques de décolonisation comme une aspiration à se libérer de cette présence massive de populations acquise à la sécession des départements algériens dont elles-mêmes ou leurs parents étaient originaires. Option qui ne me posait aucun problème. Raymond Cartier (Paris-Match, Radio Luxembourg) nous présentait cette décolonisation comme la libération d'un fardeau matériel, humain et sécuritaire, tandis que le Doyen Georges Vedel expliquait à ses étudiants que le maintien de l'Algérie dans la République impliquerait la présence de 120 à 150 députés arabo-musulmans au Palais Bourbon pour satisfaire au principe "one man, one vote". En disant "oui" à cette décolonisation, on disait "non" à cette perspective cauchemardesque. Un conseiller municipal de Paris proposait d'envoyer vers l'Algérie par rafiots les émeutiers arrêtés (Lampedusa à l'envers).
 
Le FLN s'est servi des Algériens présents en France d'Europe et en a envoyé certains au casse-pipe. Ca ne m'a pas fait, ni ne me fait particulièrement de peine : si j'avais eu dix ans de plus j'aurais été soldat en Algérie où j'aurais pu être tué ou estropié par les combattants du FLN. La répression des agissements de cette organisation en octobre 1961 m'a rassuré, et j'ai ressenti du soulagement lorsque l'Algérie est devenue indépendante. Et je n'ai pas changé d'avis depuis lors.
  
En 1971, Dominique Frélaut a dû se séparer dès le début de son second mandat d'une adjointe PSU notamment habitée par des fantasmes nés de ces évènements : elle voyait encore des chaussures flotter sur la Seine. Les commémorations colombiennes de ces évènements, à l'initiative de l'équipe de Monsieur Sarre (imagine-t-on les Le Savouroux, camarades de parti de Robert Lacoste et de Max Lejeune, commettre un tel geste, insultant pour les Colombiens de l'époque et leurs descendants ?), en présence de sous-ministres de la dictature de Bouteflika, issue du FLN, dont j'ai appris la tenue lors d'un retour à Colombes il y a deux ans, ont été une agression contre la Mémoire que je partage avec d'autres, une expression de mépris.
  
Le seule commémoration acceptable de ces évènements doit être limitée aux locaux du Consulat algérien dont relève le territoire de la commune. La municipalité n'a pas à y participer. Ce serait nous cracher au visage.Les manifestations de Nord-Africains initiées par le FLN étaient une provocation qui a reçu la réponse qu'elle appelait. Il n'y a pas lieu à repentance ni à réparations, sinon pour ces dernières auprès des responsables FLN de la France d'Europe (la Wilaya 4 ?) qui a instrumentalisé les manifestants et émeutiers. S'abstenir de cette provocation n'aurait ni empêché ni retardé l'accession de l'Algérie à l'indépendance l'année d'après. Le FLN voulait compter ses troupes et que ça saigne. Il a été hélas été servi.
 
Recevez, chère Chantal, l'expression de mes meilleurs sentiments.  
Jean-Marie Lallau (jean-marie.lallau@laposte.net)

mercredi 8 octobre 2014

Du bon usage de Daesh : laissez aller son peuple !

Alors, comme ça, l'entité denommée Etat Islamique souhaite l'installation de fidèles des deux sexes, voire de familles entières, pour peupler les territoires qu'elle espère pouvoir durablement contrôler.

En somme, l'Etat Islamique propose à ses partisans à travers le monde, ce que l'Etat Juif propose aux descendants des Hébreux depuis des décennies : faire leur alyah (= montée), mais une alyah hallal au lieu d'une alyah kosher.

Comme l'URSS de naguère sous Brejnev s'opposait à l'émigration de Juifs soviétiques vers Israël, le régime national-hollandiste s'applique à entraver la liberté de circulation d'habitants du territoire de ce qu'il est convenu d'appeler la république vrôôônsaise vers le territoire contrôlé par Daesh.


L'URSS brejnevienne avançait que l'Etat soviétique avait financé l'éducation de ses ressortissants juifs et qu'il ne saurait les laisser émigrer avant d'avoir perçu un "retour sur investissement", c'est-à-dire avant que ces gens aient fait profiter l'Etat et la société soviétiques de leur travail, de tout ou partie de leur vie professionnelle active en URSS.


L'argumentation du régime national-hollandiste est différente : les candidats à l'émigration vers Daesh coûtent évidemment beaucoup plus cher qu'ils ne peuvent rapporter. A leur départ correspond un allègement du coût matériel et moral de l'immigration : moins de chômeurs à assister, davantage de logements libérés, moins d'insécurité etc... L'argumentation national-hollandiste est pseudo humanitaire et pseudo sécuritaire. Les candidats au djihad seraient des populations auxquelles on devrait protection (pour qu'ils fassent bon usage de leur carte d'El Ekteur aux prochaines élections ?), et des participants potentiels à une entreprise terroriste.


 L'argument humanitaire ne tient pas : on n'en doit pas tant à ces gens qui sont au courant des risques; ils veulent s'offrir à Daesh, qu'ils partent, et bon voyage ! Question "humanitaire", on a déjà et assez donné en accueillant les populations chassées par l'Etat Islamique, qu'il va falloir "intégrer", avec le coût matériel et moral que ça représente.


L'argument sécuritaire mérite davantage considération : il est vrai que l'Etat Islamique est une entreprise terroriste. Mais pour qui ? Et si Daesh épargnait les pays laissant librement le rejoindre celles et ceux qui répondent à son appel ?


Là où il s'est implanté l'Etat Islamique a fait en sorte que des gens qu'il considère comme mécréants ou infidèles soient contraints de fuir, et de s'exiler, notamment en Europe : Chrétiens, Yézidis, Chiites, Sunnites considérés comme insuffisamment zélés. Nous sommes ainsi obligés d'accueillir des groupes de ces populations qui ne trouvent plus leur place dans l'Etat Islamique.

C'est là qu'il y a matière à échange avec l'Etat Islamique "Daesh". Il nous envoie ses dissidents, ses éléments réfractaires à son projet de société. Laissons les terreurs de nos banlieues et cités, les nique-ta-mère des quartiers sensibles, ces "jeunes" de tous âges le rejoindre, et peupler cette Terre Promise islamique. Considérons que le Calife Ibrahim nous dit : "Let my people go !" (Laissez aller mon peuple). Que les ressortissants européens qui se reconnaissent dans le projet du Califat soient libres d'aller peupler les territoires contrôlés par Daesh. Qu'ils y aillent, s'y installent, eux, leurs familles présentes et à venir : ça compensera la charge que représente pour nous l'accueil et l'intégration à venir des gens que Daesh envoie en exil.

Certaines personnes atteintes d'une forme de SIDA mental objecteront que ces admirateurs de l'Etat califal sont "nos enfants" (sic) et qu'il faudrait les "protéger" (re-sic) des bobos inhérents au djihad. En les retenant contre leur gré dans ce pays-ci. C'est là une position discriminatoire : on laisse bien partir et s'installer en Israël des gens qui vivent parmi nous et qui vont ainsi s'exposer aux roquettes du Hamas, aux attentats des kamikazes, à un service militaire plein de risques sous les couleurs de l'Israeli Defence Force (Tsahal). Au nom d'un idéal. Alors, pourquoi pas "le peuple de Daesh" ? Cette organisation est un monstre, certes, mais les monstres, ça s'apprivoise. Faisons le premier pas : laissons ceux qui se considèrent comme son peuple le rejoindre sans entraves ni tracasseries.


S'ils survivent à cette expérience et souhaient un jour revenir en Europe, il sera légitime que ces gens doivent s'expliquer sur ce qu'ils ont fait avant d'être éventuellement réadmis chez les Infidèles que nous serions. Mais pour le moment, laissons-les donc aller. Laissons aller le peuple du Calife Ibrahim. Peut-être consentira-t-il en retour à nous épargner des attentats. Let his people go !    

jeudi 25 septembre 2014

Les impostures du national-hollandisme

"Tout nous concerne" : début septembre 2013, François Hollande est à Valenciennes, accompagné de Vincent Peillon, ministre de l'Education, pour la rentrée des classes; on est en pleine mobilisation politico-médiatique en faveur de frappes contre les territoires syriens encore contrôlés par le gouvernement de Bachar El Assad qui aurait, qui a eu recours, plus ou moins qu'on ne le dit, à l'arme chimique contre son opposition armée.

 L'opinion est largement défavorable à une telle intervention. François Hollande est interpellé par un père d'élève qui l'adjure de ne pas intervenir militairement en Syrie. Ce père lui dit : "Ce n'est pas notre affaire", ou "ça ne nous concerne pas". A quoi F. Hollande rétorque tout en se dégageant du contact avec son interlocuteur : "tout est notre affaire" ou "tout nous concerne" (sic).

 Grâce au concours indirect de la Chambre des Communes (D. bénisse l'Angleterre !), les bellâtres Fabius et Hollande seront in fine privés de leur "croisade", si on peut dire, au nom des droidloms (avec lesquels certaines libertés fondamentales et concrètes sont incompatibles) et de la....démocrassie (avec deux "s" comme dans crasse).

 "Merci pour ce moment" aurait-on envie de dire, comme Valérie Massonneau à F. Hollande, qui a exposé sincèrement ce jour-là en trois mots un pan de son idéologie. Le "tout nous concerne" est un pilier du national-hollandisme (1).


Hervé Gourdel n'a pas été tué parce qu'il était Français : un obscur groupe salafiste assassine de la façon la plus barbare un guide de montagne nommé Hervé Gourdel, venu de l'autre rive de la Méditerrannée en Kabylie. Il ne l'assassine pas "parce qu'il est Français" comme l'affirme F. Hollande, mais parce qu'il est Gaouri (catégorie qui embrasse plus ou moins quiconque est Européen, et n'est ni Musulman, ni Juif), singulier : Gaouri, pluriel : Gwères ou Gouères.

 Ces émules salafistes d'Amirouche (FLN) et des amis de Georges Guingouin et autres FTP, se réclament de Daesh, du Califat. Celui-ci les a-t-il homologués ? Je ne sais. La question qu'il conviendrait de se poser est celle qu'a posée l'universitaire Mathieu Guidère hier sur une chaîne TV : Daesh, quel que soit la répulsion qu'il peut inspirer, quels que soient ses méfaits avérés et ses crimes projetés, a-t-il jamais menacé de frapper un pays d'Europe ou d'Amérique du Nord avant d'être lui-même frappé par l'un d'eux? La réponse est négative.

 Ce n'était pas la peine assurément d'enrôler l'Arabie Saoudite, le Qatar, le Bahrein, les Emirats etc... pour faire moins "croisade" dans la coalition contre Daesh. Pour l'Etat califal, les Gwères seront toujours des Gwères et certaines choses ne sont pas tolérées des Gwères. En raison de l'Histoire telle que ces salafistes la lisent.

 Le "Tout nous concerne" ou "Tout est notre affaire" de F. Hollande fait de tout porteur, et spécialement de tout porteur non musulman de passeport délivré par ce qu'il est convenu d'appeler la république française, une cible potentielle de groupes se réclamant de Daesh.

 Sans que cela améliore le moins du monde la situation des minorités religieuses historiques du Proche-Orient, ni n'ait une importance décisive pour la stabilité du régime de Bagdad. Par contre, les menaces auxquelles le territoire de la France d'Europe est désormais exposé (parce que "Tout nous concerne, tout est notre affaire") vont permettre au régime national-hollandiste d'éroder plus encore les libertés publiques d'expression et d'opinion au nom des ....droidloms.


L'imposture national-hollandiste. La tragédie dont Hervé Gourdel est une des premières malheureuses victimes va être instrumentalisée pour hystériser plus encore le prétendu sentiment national. Cette tragédie va être....nationalisée au pire sens du terme (vous souvenez-vous des noms des otages anglais ou américains assassinés ce mois-ci par des groupes salafistes ?) On va réciter comme des mantras : "La France est un grand pays", "la France est une grande nation", "la France ne cède pas au chantage". Aucune de ces propositions n'est vraie. Les répéter ne les fera pas devenir vraies. Il y en a qui n'ont jamais voté PS et à qui ça va tirer des larmes aux yeux. On va faire référence à la non intervention officielle du Front Popu' dans la guerre civile espagnole de 1936-39, aux Accords de Munich, pour faire taire les voix dissidentes. Et surtout, on va promouvoir "l'Islam de France", dont les représentants n'en peuvent mais. Et essayer d'imposer ainsi, avec le concours d'Arte Desinfo, de France En'Culture, d'Edwy Plenel (2) et quelques autres polygraphes une image de la France marquée par une sur-représentation de la Diversité, pour inhiber toute résistance à la poursuite et à l'amplification des flux migratoires intercontinentaux sud-nord. 


NOTES

(1) le terme "national-hollandisme" est une transposition du terme "national-mollettisme" employé sous le gouvernement présidé par Guy Mollet (1956-57) pour caractériser de façon critique certains aspects de la politique étrangère menée par le président du Conseil Guy Mollet : envoi de renforts et du contingent en Algérie, participation à l'expédition de Suez aux côtés du Royaume-Uni. Le terme "national-mollettisme" était lui-même une référence ironique et provocatrice au national-socialisme. Mais le bilan de l'année et demie d'exercice du pouvoir par Guy Mollet et ses ministres Christian Pineau et Maurice Faure est, en politique étrangère, beaucoup plus positif et brillant que celui de la première moitié du mandat présidentiel de F. Hollande : gestion du retour de la Sarre à l'Allemagne, conclusion des traités de Rome fondant les Communautés Européennes CEE et Euratom, complétant la CECA.

(2) L'ancien (?) trotskyste Edwy Plenel a récemment (été 2014) commis un opus intitulé "Pour les Musulmans" dans lequel il déclare sa flamme à cet élèment de la population de ce qu'il est convenu d'appeler la république française.

vendredi 12 septembre 2014

Un moment de communion nationale. Ques aco ?

Les médiats rapportent que le ministre des Sports Patrick Kanner, entend faire de l'Euro de football 2016 en Vrôôônce, "un moment de communion nationale" (septembre 2014).

Qu'est-ce à dire ?

Cela laisse tout simplement présager une campagne de promotion intensifiée des "issus de la Diversité", c'est-à-dire des personnes issues de flux migratoires transcontinentaux sud-nord récents : l'hystérisation du sentiment national en Vrôôônce est mis au service de l'image nouvelle qu'on veut que les Français aient de la Vrôônce et d'eux-mêmes. A travers le sport ou à travers n'importe quoi.

Une lectrice de l'hebdo protestant Réforme exprimait cette intention il y a une dizaine d'années  en souhaitant que soit reprise une proposition de la Commission Stasi sur la laïcité concernant la promotion de fêtes religieuses non chrétiennes, notamment musulmanes, au rang de jours fériés nationaux. Pour, écrivait-elle (quelle c.... !), que ces fêtes soient célébrées "entre Français". Beurk !....

Cette semaine, lors d'un débat sur les djihadistes européens en Syrie sur une chaîne d'info continue (BFM ou I-télé), alors qu'un journaliste du Figaro Magazine évoquait la piste d'une déchéance de leur nationalité pour sanctionner ces individus, une sorte d'experte sociologue, ou quelque chose comme ça, protesta : "Ce sont NOS enfants (sic) !". Un avocat de djihadistes revenus des zones de conflit déclara pour sa part : "Ce n'est pas parce qu'il y a du terrorisme dans le monde que nous devons nous asseoir (sic) sur nos principes".

L'erreur des nationalistes français à la mode Florian Philippot, Dupont-Aignan, de Villiers,  DLR, UPR, Radio Courtoisie, Valeurs Actuelles, Natacha Polony etc... est de ne pas se rendre compte qu'ils ont déjà perdu la partie, qu'il n'y aura pas, sauf exceptions rarissimes, d'assimilation des personnes issues des flux migratoires transcontinentaux sud-nord récents, postérieurs aux décolonisations des années 1960. Assimilation = rendre semblable. Semblable à qui ? A quoi ? Bien fortiche qui pourrait le dire. L'Etat-nation, n'est plus, ne peut plus être, le cadre de l'identité. C'est de la foutaise. L'identité peut encore être communautaire, ethnique, régionale, européenne, mais assurément plus stato-nationale. Dominique de Villepin est sur la ligne qui l'a emporté lorsqu'il reproche à Nicolas Sarközy d'avoir, dans son discours de Grenoble de 2010, "opposé" les Français entre eux. Pour Villepin, "les Français" = les personnes résidant en France, ou, à la rigueur, ayant la nationalité française. Pour les naïfs, pour une partie de l'auditoire de Radio Courtoisie et du lectorat de Valeurs Actuellles, "les Français" = on ne sait pas exactement quoi (au choix : les "catholiques et Français toujours !", les personnes ayant au moins six arrière grands-parents sur huit ayant eu la nationalité française" etc.... Natacha Polony a dépassé le mur du çon en déclarant : "La France, on la sent (sic), on la ressent (re-sic)".

Vivent l'Ecosse et la Catalogne indépendantes ! Demain ou après-demain. Ce sera le rôle de l'Europe de maintenir le lien entre ces entités issues de l'évaporation, qui n'a que trop tardé, des Etats-nations. Il y a cinquante ans, c'est ce que pensait, sans l'appliquer à son Etat, ......De Gaulle, selon A. Peyrefitte. De Gaulle attribuait l'attachement de Paul-Henri Spaak au fédéralisme européen à sa préoccupation de relativiser une éventuelle scission de l'Etat belge. Depuis 1993, Tchèques et Slovaques n'habitent plus la maison Tchécoslovaquie, mais demeurent ensemble dans la maison Europe depuis 2004. Et c'est mieux ainsi.

samedi 6 septembre 2014

Merci pour ce moment : la courte mémoire des mass-merdiats

Personne ne semble relever la convergence des analyses de la personnalité de François Normacol (marque déposée de laxatif) de Valérie Massonneau et d'Arnaud Montebourg. Le fils de Leïla Ould Cadi, comme la ci-devant première dame, le considèrent comme un menteur  : "Il ment tout le temps, depuis le début" (A. Montebourg, cité dans un livre d'entretiens avec un journaliste dont la teneur a été révélée après le départ du gouvernement en grand seigneur bravache et berbère du fiston de Leïla Ould Cadi).

Deux témoins s'accordent pour attester la propension de F. Hollande au mensonge et à l'insincérité. C'est assez commun, et ce n'est pas très grave. Mais comme F. Hollande s'est fait élire en arborant une image de moralité, il est bon que ça se sache. Merci Valérie, merci Arnaud.

L'accusation portée par A. Montebourg contre F. Hollande a été reçue sans problèmes par les mass-merdiats, tandis que la même, portée par Valérie Massonneau contre son ancien compagnon lui est reprochée. Pourquoi ? Cherchez l'erreur....Valérie Massonneau n'a fait que confirmer ce qu'on savait depuis plus de dix jours de l'opinion d'A. Montebourg.

On fait tout un foin, on "en chie une pendule" à propos du mépris attribué à F. Hollande à l'égard des pôvres : les sans-dents. Et alors ?

F. Hollande aime tellement les pauvres qu'il permet leur multiplication en accueillant ceux du monde entier, appauvrissant ainsi les Français d'Europe et les populations issues de flux migratoires plus anciens qui doivent et devront supporter le coût matériel immédiat, et moral à terme, de l'"intégration" de ces nouvelles populations. On leur donnera la carte d'El Ekteur et voilà un électorat de remplacement pour la "gauche morale".

Moi, j'aime les pauvres pourvu qu'ils ne m'appauvrissent pas en essayant de sortir de leur condition. Ce n'est pas sur ce critère que je jauge F. Hollande. Les pauvres qui m'inspirent de l'empathie en premier lieu sont ceux qui sont pauvres de l'apparence même de la pauvreté : on ne sait pas, on ne voit pas qu'ils sont pauvres, on ne leur reconnaît pas cette qualité.

En 1965, lors de la campagne présidentielle de cette année-là, deux fils d'Abraham débattaient à la radio : Mendès-France (PSU), soutien de F. Mitterrand; contre Maurice Schumann (UNR-UDT), soutien de M. De Gaulle. M. Schumann hasarda le deconantum ci-après : je voterai De Gaulle, je me trompe peut-être, mais si je me trompe, je préfère me tromper avec tous les pauvres du monde. Quel c... ! Et ce Schumann là a siégé à l'Académie !

En 1969, lors de la campagne pour l'élection du successeur de De Gaulle, une grognasse féministe et tiers-mondiste croyait discréditer Alain Poher lors d'un débat radiophonique en lui jettant : "le Tiers-Monde préfère Pompidou".

En 1973, Témoignage Chrétien interrogeant le candidat du Mouvement Réformateur à Roubaix André Diligent (élections législatives de 1973), tentait de le déstabiliser en lui déclarant : "Les Arabes (des pauvres...) craignent votre succès" (celui du Mouvement Réformateur). Et Diligent de se défendre lamentablement : "Ils ont tort". Diligent a laissé coloniser sa commune de Roubaix par les flux migratoires transcontinentaux sud-nord. Et n'en était pas mécontent.

Ce comportement relève d'une générosité....avec ce qui n'est pas à soi, de l'illusion selon laquelle une idée généreuse, ou d'apparence généreuse, est une idée juste. Elle est fausse.

lundi 25 août 2014

Paris, août 1944 : le défilé de la honte et de la haine homicide

Dimanche 24 août 2014, la chaîne d'information  vrôônsaise "i-télé" qualifiait de "défilé de la honte" l'exhibition de prisonniers de guerre ukrainiens par les séparatistes pro-Moscou sur la Place Lénine (sic) d'une ville de l'Est ukrainien tenue par les séparatistes susmentionnés. Les soldats ukrainiens ainsi exhibés ont dû défiler devant une populace hostile qui a manifesté sa haine par des insultes et des jets de projectiles. Des médiats ont rapproché le triste événement du défilé de prisonniers de guerre allemands à Moscou sur ordre de Staline vers la fin de la guerre, défilé suivi de l'arrosage de la voie parcourue par les services d'assainissement municipaux.

Mais pourquoi aller à Moscou pour trouver un précédent alors qu'on nous bassine avec une prétendue libération de Paris qui aurait eu lieu il y a soixante-dix ans ces jours-ci ?

En août 1944, lors de la prétendue "libération de Paris", des soldats allemands prisonniers ont dû défiler sur les Champs-Elysées, près de la Place de l'Etoile. Certains y ont été abattus, lynchés, molestés; un "résistant" a même narré il y a vingt ans, avoir abattu des soldats allemands.....pour leur éviter d'être lynchés par la populace enivrée de haine germanochtone par les bandes de Rol Tanguy et de Kriminel, pardon : Kriegel Valrimont.

Lynchage de soldats vaincus et prisonniers, blessés "achevés", écrasés par les chars des libertadors, sont un des aspects de la prétendue "libération de Paris", militairement inutile : les Allemands se seraient rendus sans trop de difficultés aux troupes alliées régulières qui approchaient. Pas aux bandes de "partisans" de diverses obédiences qui "jouissaient" auprès des Allemands de la réputation non usurpée, non exceptionnellement vérifiée de ne pas faire de prisonniers, ou de les tuer.

Pour tenter a posteriori de justifier ou de contextualiser ces crimes de la Résistance, on a inventé le mythe de "Paris brûle-t-il ?", c'est-à-dire d'une destruction imminente de Paris sur ordre de Hitler que l'insurrection lancée le 19 août aurait évitée. C'est un mensonge qui a été répandu avec, hélas, le concours du général Von Choltitz, commandant du Gross Paris, qui avait sans doute des choses à se faire pardonner, et une réputation de désobéissant à Hitler à se voir décerner. Septante ans après, on n'est pas obligé de continuer à croire à cet épisode des Contes et Légendes de la Seconde Guerre Mondiale.

samedi 16 août 2014

Arte : un canal de mierda

Cet article est dédié à William Irigoyen, journaliste d'Arte
et enfant d'Euzkadi à la sensibilité olfacto-politique très
affinée (1), et à l'engagement sans failles en faveur de
l'hyper-correction politique et historique (2).



L'édition en français de 19h45 d'Arte Journal est présentée
le jeudi 19 juin MMXIV par Leïla Kaddour Boudadi; cette
présentatrice d'Arte , diplômée de Lettres Classiques s'est
illustrée en traitant Silvio Berlusconi de "Néron de l'Italie
moderne" (sic). C'est ce qui s'appelle avoir un transport
d'histoire romaine au cerveau. Un transport haineux.
Un homme d'Etat dont Arte fait un de ses Grands Satans
ne peut pas être mauvais.




Mais le grand évènement de la journée est l'accession au
trone d'Espagne du roi Felipe VI de Borbon y Borbon.
Arte Journal le couvre à sa façon : très engagée en faveur
des héritiers des Rouges de la Guerre Civile espagnole de
1936-1939. Les directeurs de conscience d'Arte n'ont pas
digéré le compromis passé après la disparition de Franco
entre les vainqueurs et les vaincus de 1939. Pour Arte,
il y a toujours des bons et des mauvais. Les mauvais
sont les franquistes et ceux à qui la victoire franquiste
de 1939 a permis, même à des décennies de distance,
de prendre la place des Rouges. Les Rouges sont les
bons, même terroristes, même auteurs d'exactions
et de provocations : ne sont-ils pas historiquement dans
le même camp que la coalition anti-hitlérienne de 1933-
1945 ? Pour Arte, c'est le critère déterminant. Arte, c'est
la chaîne de la Mémouare, la chaîne du shoacentrisme.
C'est une chaîne qui n'a de franco-allemand que le
financement, mais dont le coeur est ailleurs, notamment
à Yad Vashem.


Arte Journal marque l'intronisation de Felipe VI en nous
promenant dans Madrid pour nous y présenter des
adversaires de la monarchie, des héritiers des Rouges de
la Guerra Civil 1936-1939. Certains exigent que l'électorat
soit consulté par referendum pour rétablir une République.
D'autres exhalent leur haine recuite des non-républicains.

Arte Journal donne ainsi la parole à un républicain de......
103 ans, ancien combattant de la Guerra Civil qui exhibe
devant les caméras d'Arte ses varices pour essayer de
nous montrer la malfaisance des franquistes qui l'auraient
blessé à une jambe. Les méchants ! Chacun sait que les
frères d'armes de ce centenaire (j'ai l'impression que la
méchanceté conserve, et est un facteur de longévité) qui
déterraient les corps des religieuses dans les cimetières
à Barcelone étaient des non-violents incapables de faire
du mal à une mouche.....

Puis Arte Journal donne la parole à un Rouge un peu
plus jeune, un "républicain" qui accuse l'ancien roi
Juan Carlos Ier de s'être "enrichi" personnellement
lors de voyages à l'étranger payés par le contribuable
espagnol. Ce bonhomme porte une accusation absurde
née de son imagination et nourrie par le ressentiment.
Tous les chefs d'Etat, F. Hollande en tête, voyagent à
l'étranger accompagnés de missions économiques
dont le but est de conclure des contrats, de prendre
des commandes en faveur de l'économie du pays
qu'ils représentent. C'est ce qu'a fait Juan Carlos Ier.
Ce que font tous les chefs d'Etat. L'accusation ne
tient pas debout, mais Arte Journal laisse le dernier
mot à ce quidam, sans remise en contexte, sans
contestation.

Ayant satisfait à son "devoir de mémoire" indirectement
nourri par le shoacentrisme de ses directeurs de
conscience, Arte Journal nous emmène plus au Nord,
à Calais. Là, Arte Journal va pouvoir satisfaire à une
autre de ses obsessions : la défense de l'immigration
intercontinentale sud-nord vers l'Europe et la
diabolisation, au nom de l'antiracisme, de toute
attitude de résistance à cette immigration.

Ce jour-là, Arte Journal essaye de nous démontrer
qu'il est non seulement immoral, mais encore inutile
de déplacer les immigrés qui nous font le cadeau de
vouloir vivre parmi nous : ils reviennent toujours,
soutenus par un essaim d'associations et d'activistes
qui veulent imposer leur présence et les coûts
matériels et moraux (3) de leur intégration à tous, à vous,
à moi. Arte Journal ne donne la parole qu'aux militants
associatifs qui tiennent à aider, à retenir les résidents
illégaux en-quête-d'-une-vie-meilleure et dont nous
aurions....besoin. Ces militants des lobbies migratoires
sont généreux avec ce qui n'est pas qu'à eux, donc pas
à eux. Il n'est pas question pour Arte Journal de donner
la parole aux Calaisiens exaspérés de vivre en territoire
occupé par les protégés de la CIMADE, et d'autres
associations malfaisantes. Ce serait "libérer une parole
de haine" (sic). Les directeurs de conscience d'Arte
Journal ne pourraient le supporter.
 
NOTES

(1) William Irigoyen peut bien porter un nom basque,
son odorat a l'acuité, appliquée à la politique, d'un
nez grassois : il a ainsi qualifié de "nauséabonds" :
l'appel du cardinal Glemp à ses "chers frères juifs" à
cesser d'attiser la querelle du Carmel d'Auschwitz;
l'affirmation de Joe Biden, concurrent d'Obama à la
primaire démocrate de 2008, et futur co-listier de ce
dernier, selon laquelle sa mélanodermie (=peau noire)
était le seul atout, médiatiquement exploité, d'Obama;


(2) en 2004, couvrant les commémorations de ce
qu'a été en août 1944 la prétendue "libération de
Paris" (sic), boucherie militairement inutile à
l'initiative des bandes de Rol-Tanguy et de ses
acolytes, William Irigoyen avance que les combats
ont fait....environ 400 morts. C'est-à-dire que sont
deshumanisés les plus de 3 000 morts et blessés,
dont certains intransportables, du côté allemand.
La prétendue "libération de Paris" de 1944, c'est
d'abord celle d'une rage germanochtone;


(3) lors de la crise sociale de l'hiver 2009 aux Antilles
et plus particulièrement en Guadeloupe, un porte-
parole des agitateurs en France d'Europe, un
médecin guadeloupéen de l'Hôpital Necker expliquait
ainsi la crise : vous nous avez mis en esclavage, vous
nous avez affranchis en 1848, mais....vous en êtes
restés là (sic). Autrement dit, on n'en a jamais fini avec
l'intégration de personnes issues de groupes
tels que les victimes de l'esclavage, les immigrés
illégaux. Bien des générations plus tard, leurs
descendants n'hésiteront pas à réclamer aux vôtres
"encore un effort" pour "réparer" une injustice réelle
ou fantasmée, désignée comme l'origine de leurs
difficultés. Les descendants des immigrés illégaux
d'aujourd'hui ne seront pas gênés de prétendre que
l'intégration de leurs ancêtres en Europe a été baclée
et imparfaite, et qu'ils ont droit à des réparations,
encore et encore. C'est ce que je désigne comme
le coût moral des flux migratoires. Qui pésera sur
les descendants de ceux qui ont vu accueillir leurs
ancêtres et n'ont pas pu s'opposer à cette
colonisation de peuplement.

 

dimanche 10 août 2014

Prix 2014 de l'Islamophobie : le Calife Ibrahim

Je suggère que le Prix 2014 de l'Islamophobie soit attribué à Abou Bakr El Bagdadi, dit Calife Ibrahim, Commandeur des Croyants et Emir de l'Etat Islamique à vocation universelle.

Depuis le regretté Oussama Ben Laden (Qu'il repose en paix et que sa mémoire soit louée éternellement !) et plus anciennement Ruhollah Khomeiny Indi (Que son nom soit béni !), aucun Musulman n'avait autant fait pour donner aux mécréants (Que leur mémoire soit maudite !) une image négative de l'Islam.

C'est bien la peine qu'Arte Journal, France Culture, SOS Désir (non, merci !), la Ligue de l'Enseignement, Lilian Thuram (avec le concours de la MGEN) et les autres ils se décarcassent pour persuader les mécréants et tous les infidèles qu'ils ont des idées "toutes faites", "reçues", des préjugés sur la religion de Franck Ribéry et de Karim Benzema, religion de tolérance et de paix qui-n'a-pas-abouti-à-la-Shoah (Que ma Shoah, à défaut de ma Joie, demeure !....). En moins d'un mois, le Calife Abou Bakr El Bagdadi a fichu ces opérations de communication en l'air.

Si Abou Bakr El Bagdadi n'existait pas, les plus avisés des Islamophobes auraient dû l'inventer.

Calife Ibrahim, l'islamophobie vous doit beaucoup !

dimanche 3 août 2014

Commémorations 14-18 : ça commence à nous "gonfler" !

"Par chance, je suis dépourvu de toute ambition politique ou sociale, en sorte que je n'ai à craindre aucun danger de ce côté-là, rien qui me retienne, rien qui me force à des transactions et à des ménagements; bref, j'ai le droit de dire tout haut ce que je pense, et je veux tenter une bonne fois l'épreuve qui fera voir jusqu'à quel point nos semblables, si fiers de leur liberté de pensée, supportent de libres pensées".

(Friedrich Nietzsche, lettre à Mawilda von Meysenbug, 25 octobre 1874).



Les commémorations de la guerre de 1914-1918 commencent sérieusement à nous "gonfler", mais personne n'ose le dire.

On en fait trop, beaucoup trop. Pourquoi ?




En 1964, alors que beaucoup de survivants et de participants à cette guerre étaient encore parmi nous, les commémorations ont été incomparablement plus discrètes, plus sobres
.

Pourquoi ?

Il y a d'abord la croyance des gouvernants vrôôônçais d'aujourd'hui selon laquelle leurs administrés aimeraient "ça", comme les anciens Romains les horribles jeux du cirque.

Certes, beaucoup d'entre eux aiment la fête et le tourisme, y compris le tourisme.....nécropolitain. Mais ça n'a rien à voir avec la Guerre 1914-1918. On pourrait en faire autant avec la Bataille de Poitiers de 732. Et en meilleure compagnie.

Certes, une opinion égarée, inquiète de ce qu'on appelle la mondialisation, est actuellement très, trop vulnérable aux superstitions qui lui font croire que le repli sur l'Etat-nation Vrôôônce en voie d'effacement va la sauver, aux incantations patriotardes, cocardières, chauvines : le pouvoir en place sait très bien en jouer lors des retours de "nos compatriotes otages" avec une liturgie laïque mais cocardière dans les salons d'aéroports franciliens; il en joue également lors de certains accidents : dans les Caraïbes en 2005, dans le Sahel en 2014. On nous saoûle, on hystérise proprement le sentiment national. Il faut tous les dix mots, placer les mots Vrôôônce et Vrôôônçais avec un trémolo d'émotion. Comme le titrait Le Canard Enchaîné du 30 juillet 2014 : "Hollande soigne sa com' passion". Et le pire, c'est que jusqu'à présent, ça marche à peu près.


MAIS, il y a un autre aspect : l'enflure des commémorations de la Guerre 1914-1918 permet de dire, comme le disait Clémenceau à propos des anciens combattants de ce conflit : "Ils ont des droits sur nous", et de l'appliquer à de nouvelles catégories. Devinez l'une d'entre elles. Vous donnez votre langue au chat ?


Le roi des Belges Albert Ier avait adjuré les belligérants de la Guerre 1914-1918, AU NOM DE LA CIVILISATION, de ne pas faire participer au conflit de soldats originaires de leurs colonies. Ce qu'ils ont fait, la Vrôôônce au premier chef. Et cela a été un grand crime de la colonisation. Perpétrés contre les colonisés. Un des pires. Mais cet aspect des choses est maintenant mis en oubli pour nous présenter une facture, un mémoire, le mémoire de la Mémoire : parce que des soldats originaires de nos colonies ont participé au conflit aux côtés de nos aïeux, nous devrions ouvrir plus volontiers encore les frontières de l'Europe à leurs arrière-arrière petits-enfants et les "intégrer". N'ont-ils pas "DES DROITS SUR NOUS" ?


Ce matin, France enc'Culture, au Journal de 9h, allait encore plus loin : le centenaire de la déclaration de guerre était pour la chaîne encultureuse plus que culturelle, l'occasion de rappeler notre dette (sic) envers des soldats Afro-Américains qui nous avaient apporté....le jazz (entre 1940 et 1944, nos cousins allemands nous ont bien apporté le hand-ball : les en remercie-t-on ?). Le jazz ? On peut aimer. Mais il serait arrivé chez nous sans les soldats Afro-Américains de 1918. Il est bien arrivé dans des contrées voisines des notres où ils ne vinrent jamais. Par la radio. Par le disque. Le message insinué par la chaîne encultureuse est clair : des Noirs américains ont contribué à "notre victoire" (tu parles !), ils nous ont enrichi (ça se discute), donc CEUX qui frappent à nos portes, à Lampedusa ou ailleurs, ET QUI LEUR RESSEMBLENT ont des DROITS-SUR-NOUS, dont celui d'être accueillis sans résistance parmi nous, quoi qu'il nous en coûte, et "intégrés", ce qui coûte encore plus cher et n'est jamais achevé : en 2009, des Guadeloupéens expliquaient que la crise sociale en cours sur leur île avait son origine lointaine dans ce fait : vous nous avez mis en esclavage, puis vous nous avez affranchis il y a 160 ans et vous avez cru pouvoir en rester là. Et on aurait dit que le pire, c'était justement d'en être "restés là".             
 

Que ne ferait-on pas pour nous faire avaler une tartine pluriculturelle et multiethnique devant laquelle nous manquons d'appétit ? Les commémorations "nationales"de la Guerre 14-18 sous le régime hollandiste, ça sert à ça. Et peut-être d'abord et avant tout à ça. En 1964, pour le  cinquantenaire, c'était très différent, ça n'avait rien à voir.


On me dira : Jean-Marie,n'avez-vous pas de coeur, n'avez vous pas au moins un parent qui a participé à cette guerre ? Ne vous rendez-vous pas compte que c'est aussi son souvenir, sa mémoire que vous méprisez ?.



Que non ! J'ai eu effectivement un grand'père qui, en 1914, à l'âge de 17 ans, s'est engagé pour la durée de la guerre au cours de laquelle il a été gazé à l'ypérite. Pour son engagement, il s'est vu proposer officiellement la Légion d'Honneur, comme tous les jeunes gens de son âge qui avaient devancé la mobilisation, mais il a choisi de ne pas répondre et l'a ainsi implicitement refusée. L'engagement pris dans ces conditions méritait-il une Légion d'Honneur ? Je suis incompétent pour répondre à cette question. Par contre,  je suis d'avis qu'il s'est assurément honoré par le soin qu'il a toujours pris pour protéger les prisonniers de guerre allemands confiés à sa garde et employés au mépris des conventions internationales (on a fait pire en 1944-45 sous Raymond Aubrac dans les Bouches-du-Rhône) au déblayage de zones infestées d'obus, de grenades etc...


Commémorations "nationales", publiques de la Guerre 14-18 sous le haut patronage hollandiste ?


On a déjà donné. N'y allez pas ! Ne participez pas ! Tenez-vous en dehors et à l'écart de ces liturgies qui deviennent obscènes. Si vous cessez de participer, d'assister, ils arrêteront. On a besoin de votre .....absence. Faîtes, et faîtes-faire cela contre la Bêtise, et contre les récupérations dénoncées ci-dessus.



Merci beaucoup d'avance.


dimanche 1 juin 2014

"Libération de la parole", qu'ils disent....

Attention danger : la Milice Zélote de la Pensée est en ordre de bataille pour imposer sa censure sur la Toile.

Il est paradoxal d'entendre des responsables d'officines se vouant en théorie à la défense des "droidloms" dénoncer et déplorer une "libération de la parole".

C'est pourtant ce à quoi on assiste.

Dans une émission "C dans l'air" assez ancienne diffusée sur France 5, j'avais déjà remarqué qu'en présence du président de la Ligue des Droits de l'Homme approbateur, un animateur de la radio communautaire black Tropiques FM se plaignait d'une "libération de la parole" critique envers l'attitude de certains membres de sa communauté, de ses revendications.

Aujourd'hui, réagissant à l'interpellation de l'auteur présumé de l'attentat meurtrier de la fin mai 2014 contre le Musée Juif de Bruxelles, un responsable de la communauté juive de cette ville dénonçait une "libération de la parole" qui serait à l'origine de la commission de tels actes. Ce qui revient à réclamer la mise en place d'une "insupportable police juive de la pensée" dénoncée dès avril 1990 par feu Annie Kriegel. Et à nourrir l'antisémitisme au lieu de le désarmer. Le responsable de la communauté juive de Bruxelles demandait que les Etats mettent sur pied une surveillance et une police de la Toile pour censurer les propos le contrariant, comme ils le font déjà contre la pédophilie. Et de souligner : "ça fonctionne très bien". Bigre.

Sur la chaîne Public Sénat, le Sinistre à l'Intérieur Bernard Cazeneuve annonçait tout récemment une surveillance renforcée des réseaux sociaux pour combattre l'antisémitisme, le racisme, le négationnisme (traduisez : l'expression de l'incroyance, fut-elle formulée par l'émission d'un doute, en l'historiographie officielle et admise de la 2nde Guerre Mondiale). Et ceci en présence du journaliste Frédéric Haziza qui lui citait nommément les cas de Dieudonné et d'Alain Soral. C'était d'autant plus indécent que Haziza a commis un livre ("Vol au dessus d'un nid de fachos") dénonçant notamment ces personnes. Et Cazeneuve de promettre à Haziza de satisfaire ses voeux.

Ce dimanche 1er juin, le président du MoDem François Bayrou y allait de son couplet sur une "libération de la parole" qui aurait contribué à l'attentat contre le Musée Juif de Bruxelles.

Cet évènement....et ses victimes vont être instrumentalisés pour essayer de censurer les réseaux sociaux et autres blogs.

Si vous vous exprimez sur les inconvénients de la cohabitation, du voisinage avec certaines populations (les gens du voyage par exemple), vous serez poursuivis pour "incitation à la haine et à la discrimination" : en attirant l'attention de vos lecteurs ou auditeurs sur les inconvénients de ces cohabitations et voisinages, vous pouvez les inciter à refuser ces cohabitations et voisinages et donc à adopter une attitude de non bienvenue (= haine) et d'évitement (= discrimination) envers ces populations.

Si l'ampleur des flux migratoires transcontinentaux sud-nord vers l'Europe vous inquiète et que vous parliez d'invasion, vous serez poursuivis pour "incitation à la haine et à la discrimination" : en effet, qui dit invasion, dit envahisseur et peut susciter des vocations de résistants aux envahisseurs.

En faisant semblant de s'effaroucher de ces "libérations de la parole", Cazeneuve, certains responsables communautaires, Bayrou et sa clique de zumanistes, vous préparent un durcissement de la censure, de nouvelles limitations des libertés d'opinion, d'expression, de recherche historique.

Mai dimenticare l'infamia dei nemici dell'Europa !

vendredi 21 mars 2014

Merdiapart

Edwy Plenel (°1952) et son collaborateur Fabrice Arfi (°1981) sont à l'honneur : leur site d'information en ligne, Mediapart, est encensé par certains confrères et surtout les zautorités morales pour son acharnement dans ses campagnes ciblant un ancien président de la république après un ancien ministre du budget.

Mais qui est Edwy Plenel ?

Le fils d'un ancien vice-recteur des Antilles qui fut limogé dans les années 1960 pour son appui à la cause de certains intellectuels et activistes de la cause d'Afro-Antillais. Il en est rest(é à son fils une hyper-sensibilité à tout ce qui touche au prétendu racisme.....dès lors qu'il serait le fait d'Européens.

Edwy Plenel est aussi un ancien (?) trotskyste fidèle à ses amitiés dans cette famille et non guéri de ses méthodes. Edwy Plenel était journaliste au quotidien Le Monde en 1997. Le Salon du Livre du mois de mars de cette année-là accueillait de nombreux éditeurs, dont l'éditeur de National Hebdo, périodique aujourd'hui disparu, et qui passait pour être un des médiats du Front National. Le Monde, à la direction duquel appartenait Edwy Plenel, émit en première page une fatwa en forme de billet éditorial, dénonçant la présence de "l'extrêêêêêêême-droite" au Salon du Livre. Brrr....de quoi donner la chair de poule aux directeurs de conscience d'Arte TV. Las, les organisateurs du Salon du Livre n'obtempérèrent pas assez vite à l'exigence du Monde. C'est alors qu'intervint le romancier-émeutier dénommé Didier Daeninckx qui exécuta la fatwa du Monde. Daeninckx et une escouade de gros bras se rendirent au Salon du Livre où ils saccagèrent le stand de l'éditeur incriminé et y mirent le feu. Quelqu'un n'aurait-il pas pu leur rappeler que quand on commence à brûler des livres, on finit par brûler des gens ? (voir le film de François Truffaut : Fahrenheit 451). Je n'ai rien entendu de tel. "Mieux", si on peut dire....les organisateurs du Salon et les éditeurs durent s'engager à ne plus accueillir à l'avenir de maisons d'édition qui déplairaient au Monde, aux amis de Monsieur Plenel et aux zautorités morales auto-proclamées.

Edwy Plenel, c'était, et c'est encore un chroniqueur de France Culture, radio du service public, où on lui a offert une tribune hebdomadaire du nom de "Lignes de fuite" (sic). De cette tribune, Edwy Plenel ne craignait pas de dénoncer la main-mise (sic) du pouvoir sur les médiats (alors que "le pouvoir", par direction de radio interposée, lui avait offert cette tribune), de se livrer à des appels à la censure, de prononcer des oraisons funèbres en l'honneur de ses anciens (?) amis et camarades trotskystes.

Edwy Plenel utilisa notamment sa chronique "Lignes de fuite" pour dénoncer la publication "chez un grand éditeur", "dans une grande collection" d'un essai dont il ne donna ni l'auteur ni le titre, pour ne pas leur faire de publicité. "Que nous est-il arrivé ? Mais que nous est-il donc arrivé pour que nous ne réagissions pas et laissions publier de tels écrits ?" s'emportait Edwy Plenel, la gorge serrée et la voix tremblante d'indignation, au micro de France Culture. Appel à la mise au pilon voire à l'autodafé du livre incriminé ? En tout cas, à la mise à l'index, voire à la censure. De quoi s'agissait-il ? D'un livre d'un polygraphe nommé Richard Millet, publié chez Gallimard, dans je ne sais quelle collection. Dans quelques lignes de cet ouvrage, Richard Millet évoquait son expérience d'usager du R.E.R. francilien et constatait simplement qu'à certaines heures, il pouvait avoir le sentiment d'y être le seul Européen. Simple constat que nous avons tous pu faire. Mais pour l'ancien (?) trotskyste Edwy Plenel l'expression publique d'un tel constat ouvre la voie à la stigmatisation de certaines populations qui ont sa préférence. En somme, selon Plenel, pour ne pas inciter à la discrimination, voire à la stigmatisation, ou à la haine envers certaines populations, il conviendrait de s'auto-censurer et de ne pas remarquer leur présence croissante ....sauf bien sûr si c'est pour s'en féliciter. Et le Révérend Père Plenel de tonner de sa voix de prédicateur contre le retard de l'intelligentsia à dénoncer cette...absence d'auto-censure chez un essayiste, son éditeur, son directeur de collection et le public en général : "Que nous est-il arrivé ?".

Mediapart et Edwy Plenel sont les promoteurs d'un journalisme de délation, d'appels à la censure et au lynchâge médiatique.

Edwy Plenel et Fabrice Arfi ne sont ni des chevaliers blancs du journalisme, ni des héros. Ce sont des délateurs, et dans le cas de Plenel, un censeur fanatique aux dangereuses méthodes.

mercredi 26 février 2014

Pollution mémorielle : la mémouare hémiplégique

Il est attristant, lors de promenades à travers des villes où on a habité et vécu, de constater la pollution mémorielle d'origine politique pour ne pas dire politicienne, qui se traduit par des séries de changements de noms affectés aux voies publiques. Plus on s'éloigne chronologiquement de la Seconde Guerre Mondiale, plus les lobbies mémoriels inspirés par les vainqueurs de ce conflit sont saisis de la rage de baptiser, dé-baptiser, re-baptiser des vois publiques, des lieux, en leur donnant les noms de leurs héros, dont beaucoup, s'ils n'avaient pas eu la chance de se trouver du côté des vainqueurs à l'issue de la guerre, seraient reconnus comme de sinistres criminels, peu avares du sang et de la vie d'autrui, de protagonistes moins chanceux du même conflit.


Idem pour les guerres précédant les décolonisations.


Le mandat municipal de Philippe Sarre à Colombes (92) est un désastre de ce point de vue : une célébration résistantialiste, presque klarsfeldienne, et fellaghophile inscrite sur le plan de la ville par les changements de noms des rues et lieux.

L'équipe municipale de Philippe Sarre (PS) a institutionnalisé et instrumentalisé la commémoration des évènements d'octobre 1961 (manifestations de Nord-Africains à l'appel du FLN, et répression de celles-ci), allant jusqu'à y convier en 2012 un ministricule du gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire, issu du FLN; Ce qui était .... du négationnisme. Une négation de la guerre civile FLN-MNA au sein des communautés algériennes de la France d'Europe. Une négation du terrorisme FLN sur le même territoire : assassinat en 1957 d'un notable musulman algérien à la sortie du stade de Colombes par un terroriste FLN, assassinat d'un gardien de la paix du commissariat de Colombes par un autre terroriste FLN en 1959. Une négation de la responsabilité du FLN qui a voulu poser un acte de guerre sur le territoire européen de la France pour prendre la mesure de son influence, notamment par rapport au MNA de Messali Hadj, parmi les communautés algériennes, impressionner le gouvernement français, et qui a envoyé au casse-pipe des manifestants. Il en est des provocations sanglantes du FLN d'octobre 1961 comme de la "libération de Paris" d'août 1944. Sans les premières, l'Algérie aurait de toute façon accédé à l'indépendance quelques mois plus tard. Sans les exactions des bandes de Rol Tanguy Kriegel et consorts (lynchage de prisonniers de guerre, assassinat de soldats "ennemis" blessés, exécutions sommaires), Paris aurait été libéré un peu plus tard par les armées alliées.

http://jeanmarielallau.blogspot.fr/2014/10/lettre-ouverte-chantal-barthelemy-ruiz.html

Avec quelle rage les camarades d' Aurélie Filipettasse ont dé-baptisé les voies portant le nom du Prix Nobel Alexis Carrel ("il est midi, Docteur Carrel"), empêché les Frères Lumière d'apparaître sur un billet de banque au milieu des années 1990, et nous imposent leurs références que je ne suis pas seul à ne pas pouvoir partager.


On mande que l'ancien merdetulle s'apprêterait depuis le Monte Valerio ou Valerianberg, à annoncer le transfert au Panthéon de deux mégères au profil particulièrement abrasif. Oui, bon, il s'agirait de faire entrer la "parité" au Panthéon. Mais dans ce cas j'aurais préféré Arletty, Suzy Solidor (avec Suzy, on ferait "une pierre, deux coups" : parité et représentation des minorités sexuelles) ,ou même, malgré son côté abrasif, Coco Chanel.


Et si on abandonnait cette pratique d'encombrer l'ancienne église parisienne qui couronne la Montagne Ste Geneviève (il ne va bientôt plus y rester de places...) des restes de gens décédés depuis moins de, disons, 300 ans ? Leur canonisation laïque (c'est à peu près ce que représente un transfert de "cendres" - ce mot !- au Panthéon) est surtout la consécration, non d'un consensus -même si on veut le faire passer pour tel-, mais d'un rapport de forces ? Pas en mon nom ! Not in my name ! Allow me a disclaimer ! Permettez-moi de récuser !


 Peut-être l'Eglise catholique cessera-t-elle un jour de canoniser et de béatifier. Le président de ce qu'il est convenu d'appeler la république française est un des rares monarques, avec celui du Saint-Siège à être investi de ce pouvoir qui n'a rien de "normal". J'aimerais penser qu'un jour, on cessera de transférer dans le monument parisien dit Panthéon, les restes de personnes décédées depuis moins de 300 ans par exemple.