M. Abdallah Zekri porte la double casquette de responsable du C.F.C.M. (Conseil Français du Culte Musulman) et de l'Observatoire de l'Islamophobie. Il paraît qu'il est, par ailleurs et en plus, citoyen français, catégorie purement juridique et politique, dépourvue de toute référence ethnique, identitaire et culturelle, à laquelle il semble attacher une importance démesurée.
M. Abdallah Zekri peut se targuer d'être le premier "citoyen français", responsable politico-cultuello-associatif d'un niveau justifiant son invitation aux agapes annuelles du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (C.R.I.F.) à avoir pu, et osé, faire un doigt d'honneur (1) au C.R.I.F. : en réaction à un constat du président du C.R.I.F., lundi 23/02/MMXV sur Europe 1, selon lequel la plupart des actes antisémites commis en France aujourd'hui sont le fait d'une micro-minorité de jeunes gens issus de l'immigration musulmane, le C.F.C.M. boycotte le Banquet Annuel du C.R.I.F. auquel il avait été convié.
Aucun responsable politique candidat, ou futur candidat éventuel, à une élection dans ce qu'il est encore convenu d'appeler la république française, n'aurait pu se permettre de ne pas déférer à une invitation du C.R.I.F. à son Banquet Annuel.
Pour être relativement pluraliste (ma non troppo !) le C.R.I.F. n'en est pas moins sélectif dans l'envoi de ses invitations : le Front National (F.N.) n'est jamais invité. L'affront fait au C.R.I.F. et à son président Roger Cukierman n'en est que plus cuisant.
Pauvre Roger Cukierman ! Pour avoir osé dire une vérité : que la plupart des actes antisémites commis dans l'Hexagone étaient de nos jours le fait de jeunes musulmans, le voilà dénoncé par le sieur Abdallah Zekri pour .....stigmatisation de "citoyens français" (catégorie purement juridique et politique, on ne le répétera jamais assez). Roger Cukierman doit de plus essuyer les états d'âme du pue-la-haine Serge Klarsfeld, "ému" (sic) de ce que le président du C.R.I.F. ait déclaré que si le F.N. était et demeurait "infréquentable", sa présidente était "irréprochable". Serge Klarsfeld est un énergumène qui pratique l'intimidation et le terrorisme moraux, quand il ne fait pas pratiquer par ses voyoux le terrorisme physique (2).
Le "R" de l'acronyme C.R.I.F. se réfère à la représentativité de cet organisme. Cette représentativité est toute relative : certaines associations juives ont décidé dès leur création, de ne pas s'affilier au C.R.I.F. (par exemple : "Une autre voix juive", très critique envers l'Etat d'Israël), d'autres ont suspendu leur affiliation. Il est certains groupements dont l'affiliation au C.R.I.F. ne semble pas souhaitée par la direction de cet organisme.
Monsieur Zekri a raison sur un point : les jeunes citoyens français musulmans ne sont pas traités de la même façon que les jeunes (ou un peu moins jeunes) citoyens français juifs. Les premiers se voient empêchés de rejoindre l'Etat Islamique du Calife Ibrahim qui appelle les Musulmans des deux sexes non seulement à faire la guerre, mais aussi à se reproduire (Make Love and War) pour peupler les territoires arrachés aux mécréants et aux mauvais musulmans. Les seconds sont libres d'aller rejoindre l'Eretz Israël, y compris pour aller y servir dans les rangs de Tsahal (Israeli Defence Force). C'est un traitement inégalitaire, stigmatisant pour les coreligionnaires de M. Zekri : on devrait laisser les citoyens français musulmans désireux de servir l'Etat Islamique et éventuellement de le peupler avec leur descendance, toute latitude pour le rejoindre, sans réadmission garantie lors d'un éventuel retour : ça ferait des chômeurs en moins, moins d'argent à dépenser pour "la politique de la Ville", plus de places dans les écoles, dans les logements sociaux, dans les prisons, partout. Et Juifs et Musulmans "citoyens français" seraient ainsi traités également dans leur aspiration à "monter" vers les pays de leurs idéaux.
La querelle entre le C.F.C.M. et le C.R.I.F., entre Cukierman et Zekri, m'est parfaitement indifférente. Je ne me sens pas concerné. Et ça fait du bien : pendant qu'ils se disputent, ils nous fichent la paix. Je les sens regretter que les circonstances ne leur permettent pas de s'afficher unis contre les Goïm (3) non musulmans, contre les ni...ni..., n'ayant pas vocation à pouvoir se dire victimes de l'antisémitisme ou de l'islamophobie. Naguère, S.O.S. Racisme avait été fondé pour détourner les jeunes immigrés musulmans de l'hostilité envers la cause d'Israël et la communauté juive, et canaliser leur ressentiment contre les Français d'Europe et le Front National qui émergeait électoralement. Le boomerang revient en pleine figure aux fondateurs, sponsors et amis de S.O.S. Racisme. Il est réjouissant d'entendre le président du C.R.I.F. désigner les principaux perpétrateurs contemporains d'actes antisémites. Et non moins réjouissant de voir un représentant de l'Observatoire de l'Islamophobie épingler un responsable communautaire juif pour prétendue islamophobie. Ca nous change de leur union fraternelle contre les héritiers de Charles Martel ou de Vichy. Bene, recte, optime (4) : c'est bien, c'est juste, c'est excellent. Bravo !
Le martèlement par Abdallah Zekri de la référence à la catégorie dénommée "citoyens français" a pour but d'impliquer dans la querelle C.R.I.F. - C.F.C.M., Cukierman - Zekri, des gens qui sont fondés à ne pas se sentir concernés (5).
Je ne sais pas si l'expression islamo-fascisme est pertinente ou non. Bernard Henry-Lévy prétend qu'elle l'est. Zekri a tort de se réfugier derrière la mémoire de "citoyens français" (toujours cette étiquette) musulmans qui auraient perdu la vie dans la lutte contre le fascisme. Il y en a eu beaucoup qui ont fait le choix inverse : il y a eu division des communautés musulmanes entre les partisans de l'Axe et les adversaires de celui-ci pendant la Seconde Guerre Mondiale. Que M. Zekri ne s'offense pas de ce rappel : Israël, que défendent bec et ongles le C.R.I.F. et son président, a eu pendant plusieurs années un chef de gouvernement, Itzhak Shamir, qui en 1941 déclarait aux représentants nationaux-socialistes du Reich allemand : "Nous nous identifions à vous", pour appuyer sa proposition d'alliance avec le Reich contre la puissance mandataire britannique en Palestine.
N O T E S
(1) Le doigt d'honneur est une très ancienne forme d'expression gestuelle, à la signification imprécise et controversée, qui était déjà connue dans l'Antiquité romaine sous l'appellation de "digitus impudicus";
(2) Le gang Klarsfeld s'est illustré en conduisant en 1992 à Rostock (Allemagne) une équipée de voyoux et des gros bras pour humilier et se confronter physiquement à la population allemande locale au sein de laquelle des actes de résistance aux flux migratoires intercontinentaux sud-nord avaient été pointés du doigt et dénoncés par les mass merdias et les autorités morales. Certains de ces provocateurs furent arrêtés : pour obtenir leur libération, leurs amis firent sauter à l'explosif la porte d'entrée du Centre Culturel Allemand de Paris (Goethe Institut) de l'avenue d'Iéna.
Treize ans auparavant, le même gang Klarsfeld avait amené à Cologne (Allemagne) des personnes assister à un procès contre un ancien petit responsable national-socialiste dénoncé par les Klarsfeld, arrêté et jugé sous leur pression. Tout ce "beau monde" ne fut pas admis dans la salle d'audience, il y eut des échauffourées, et il y eut des blessés, notamment parmi les policiers de Cologne : les voyoux venus à l'invitation des Klarsfeld empêchèrent les ambulances d'atteindre et d'évacuer les policiers blessés en se couchant sur le sol.
Et il y a eu bien d'autres recours à la violence et à la terreur au nom de la Mémouare. Dans plusieurs cas, et au début, le gang mettait en avant Beate, épouse de Serge et mère d'Arno : venant d'une femme, ça passait mieux.
(3) Goy (pluriel : Goïm, ou Goyim) = non juif. Les Goïm non musulmans, non susceptibles d'être visés par des comportements antisémites ou islamophobes, se trouvent placés par les autorités morales dans la situation de devoir à chaque incident, manifester leur non-antisémitisme et leur non-islamophobie, et leur solidarité automatique envers les communautés juives et musulmanes même si, et surtout si les incidents en question ont pour origine l'antagonisme entre certains éléments de ces communautés;
(4) Ce n'est pas parce que je ne suis pas humaniste, au sens franc-maçon du terme, que je n'ai pas fait des Humanités;
(5) "Citoyen français", ça ne veut pas, ça ne veut plus dire grand chose depuis les vagues de migrations intercontinentales sud-nord qui ont submergé l'Europe depuis les décolonisations des années 1960. Vous en doutez ? Consultez donc la rubrique "naissances" de l'Etat Civil de votre journal municipal (les noms et prénoms des enfants nés dans la commune pendant la dernière semaine, ou le dernier mois), observez les noms sur les boites à lettres et sous les boutons de sonnettes des immeubles et des maisons de votre quartier. "Citoyen français", ça ne veut plus dire grand chose depuis la mise hors-la-loi de la préférence nationale, notamment depuis une loi de juillet 1972, et d'autres lois adoptées après 1981. Contrairement à ce qu'avancent sociologues, politologues, sondeurs, autorités morales etc...., sourds, aveugles, mais non muets, qui prétendent que le mot "patrie" serait devenu un gros, un vilain mot, on assiste à une hystérisation du sentiment stato-national. On nous bassine, on nous submerge avec les références à la "nation", à la "patrie", à la Vrôôônce, pour nous faire oublier que les différentes populations résidant en France n'ont plus grand chose en commun, sauf d'appartenir à une catégorie juridique commune : la citoyenneté française. Et on sur-valorise cette notion pour dévaloriser les références aux identités ethniques et communautaires, aux identités concrètes, qu'on ne peut pas nous enlever. On nage dans la saoulographie patriotarde. L'identité n'est pas, ne peut plus être liée à l'Etat-nation. Mais on veut nous persuader du contraire par une débauche de catéchisme cocardier. Il faut nous faire croire que nous voulons "vivre ensemble", et non seulement côte à côte.
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lundi 23 février 2015
Un doigt d'honneur au C.R.I.F.
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Étampes, France
mercredi 7 janvier 2015
Je suis Charlie ?
Charlie Hebdo, la Liberté, les libertés et le terrorisme.
Le premier mercredi de l'année 2015, les médiats relatent l'attentat homicide (on annonce douze morts) contre le magazine Charlie Hebdo dans le XIème arrondissement de Paris.
Je n'ai jamais été abonné à cet hebdomadaire, je ne l'ai jamais acheté, je n'en ai lu que les "unes" sur les présentoirs des kiosques à journaux. Je ne sais pas si elles m'ont jamais fait rire ou sourire. Je risque de mêler mes souvenirs de Hara-Kiri avec ceux de Charlie Hebdo. De rares "unes" et images de l'un ou l'autre ont pu m'amuser (1).
J'avais entendu parler de Cabu qui dessinait dans Pilote, de Wolinski, et j'avais pu voir et écouter Bernard Maris. Je ne me reconnaissais pas dans leurs idées, notamment pas dans la haine du "beauf" (une caricature de Français d'Europe non reformaté par Télérama ou Arte Journal) de Cabu, dans l'euroscepticisme de Bernard Maris. J'ai trouvé certaines des campagnes de cet hebdo lamentables (2). Qu'ils reposent en paix. "Mes pensées ne sont pas vos pensées, mes voies ne sont pas vos voies" (Esaïe 55 : 8).
Lamentable est également la déclaration du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve qui évoque la mort des journalistes avant celle des policiers.
Lamentable, pitoyable et ridicule est la remarque de Georges-Marc Benamou (3) le soir du 7 janvier sur La Chaîne Parlementaire (LCP) selon laquelle le fait que les assassins aient demandé leurs noms aux journalistes avant de les abattre donnerait une signature ..... nazie à cet attentat. Georges-Marc Benamou a franchi là le mur du çon.
Défendre "la Liberté", c'est bien, mais "ça ne mange pas de pain"; défendre "les libertés" c'est mieux, beaucoup mieux. Dans ce qu'il est convenu d'appeler la Vrôôônce, la défense de la Liberté serait plus crédible, plus cohérente, plus efficace aussi sans les lois anti-blasphème et mémorielles du type de la loi 90-615 du 13 juillet 1990, dite par raccourci loi Gayssot. Rappelons que cette loi scélérate et liberticide criminalise l'expression publique de l'incroyance, même exprimée sous la forme d'un doute, assimilé à une négation, à l'historiographie officielle de la guerre 39/45 concernant les "crimes contre l'humanité" imputés par les vainqueurs aux vaincus. A quoi ça rime de pouvoir se moquer de certains aspects de la religion musulmane s'il n'est pas permis de dire qu'on ne croit pas à l'authenticité du Journal d'Anne Frank sans risquer de gros ennuis ? (4)
Combattre le terrorisme, c'est très bien, mais ce serait tellement plus aisé et plus crédible sans l'apologie officielle du terrorisme, sans l'attribution à des voies publiques, voire à des établissements scolaires publics, des noms de terroristes, sans la châsse qui prétend honorer sur les quais de la station de métro RATP Barbés-Rochechouart le terroriste communiste Pierre Georges surnommé le Colonel Fabien, assassin de l'aspirant Joseph Moser (5) qu'il a abattu en lui tirant deux balles dans le dos dans cette station de métro le 21 août 1941.
L'attentat criminel contre Charlie Hebdo va permettre à une partie des classes politique et médiatique de tenter d'imposer une "union nationale" transitoire et de composition. On va essayer de nous enroler dans des "marches républicaines". On va nous immerger dans le National-Narcissisme, essayer de nous faire sauter comme des cabris en psalmodiant "la France, la France, la France". Et fustiger d'avance ..... La Malgame, je veux dire l'amalgame, qui pourrait nous conduire à passer de la phobie de l'islamisme à la grise mine devant la poursuite et l'amplification des flux migratoires intercontinentaux sud-nord. On va nous ressasser de ne pas stigmatiser, comme ils disent.
Un conseil : plutôt que de dire : "Je suis Charlie", dîtes "Après Charlie, qui ?" ou "Je pourrais être une cible des assassins de Charlie". C'est un peu plus long à dire, mais ce serait beaucoup plus juste.
Un autre conseil : laissons les jeunes et moins jeunes ressortissants français tentés par le Djihad en Irak et au Levant se rendre là où ils le souhaitent, en les avertissant que l'accueil au retour est rien moins que garanti. Ca ferait des chômeurs et des aigris en moins en France d'Europe. Ce sont peut-être nos frères en humanité, mais ce ne sont pas "nos enfants" (6). Cette liberté d'aller sans retour nous éviterait probablement d'être à nouveau les cibles d'attentats.
N O T E S
(1) je me souviens notamment d'un dessin remontant probablement aux années 1970, illustrant le titre : "Le fossé se creuse entre gauchistes et communistes" et qui montrait un bonhomme représentant un militant communiste derrière lequel courait un autre bonhomme censé représenter un gauchiste. Le dernier tirait le premier par le haut du pantalon et le déculottait, découvrant le fossé de son derrière;
(2) Charlie Hebdo a appelé dès 1995 à la dissolution du FN et s'en est vanté en 2002 quand le candidat de ce parti à l'élection présidentielle de 2002 a recueilli plus de 5 millions de voix; pour de bonnes ou de mauvaises raisons, Charlie Hebdo pratiquait la censure et s'est notamment séparé de son dessinateur Siné qui a fondé .... Siné-Hebdo pour pouvoir continuer à publier;
(3) Georges-Marc Benamou, né dans une famille juive d'Algérie en 1957, ancien co-parrain de SOS Racisme, membre de la rédaction du torchon mensuel puis hebdomadaire Globe (financé par Pierre Bergé), proche de François Mitterrand, puis conseiller de Nicolas Sarközy pour les affaires culturelles, candidat malheureux à la direction de l'Accademia di Francia (Villa Medicis) à Rome;
(4) je ne pense pas que la mise en cause de l'authenticité du Journal d'Anne Frank soit directement criminalisée par la loi Gayssot (même si c'est le cas aux Pays-Bas par une loi de même inspiration); il est cependant hautement risqué pour un professionnel de la lecture publique, bibliothécaire ou documentaliste, de s'aventurer à émettre ses doutes, même en privé, dans le cadre professionnel : dénonciation, engueulade, mise sous surveillance, mise à l'index, mise à l'écart, harcèlement moral et professionnel pour "dégager" etc.....
(5) l'Aspirant Jozef (Joseph) Moser, né en 1918, était un employé de la Caisse d'Epargne de Karlsruhe (Pays de Bade), effectuant son service militaire en temps de guerre en France, parce qu'Allemand et âgé de 33 ans, quand un militant communiste surnommé Colonel Fabien l'a abattu en lui tirant deux balles dans le dos au métro Barbés-Rochechouart à Paris le 21 août 1941. Cet acte "courageux" et "héroïque" est célébré par une petite expo permanente sur les quais de cette station de métro du nord de Paris. J'appelle cela de l'apologie du terrorisme. Pierre Georges alias Colonel Fabien était un volontaire. Joseph Moser était un appelé, qui se trouvait là sans l'avoir nécessairement choisi en raison de sa nationalité et de son âge. Pierre Georges, alias Colonel Fabien, a été tué vers la fin de la guerre en Alsace, dans des circonstances peu claires;
(6) certains sociologues, éducateurs, militants associatifs et politiques, personnalités des médiats, sont très énamourés des populations au sein desquelles se recrutent les djihadistes. Ils les appellent "nos enfants" (sic). Ils voudraient les protéger, plus que se protéger et nous protéger d'eux. Ils ont peur pour eux, plus qu'ils n'ont peur d'eux. Ils voudraient leur épargner les bobos inhérents à la participation au Djihad. On me permettra de juger cette attitude ...... discriminatoire. On laisse partir vers Israël, sans difficulté ni faire d'efforts pour les retenir, des ressortissants français juifs, jeunes ou moins jeunes, qui vont s'exposer aux attentats, aux roquettes du Hamas, à un service militaire à hauts risques pour les deux sexes. Laissons les mêmes facilités aux candidats à l'émigration vers Daesh. Ne discriminons pas : laissons-les tous aller, et tout le monde s'en portera mieux au bout du compte. Let my people go !
Le premier mercredi de l'année 2015, les médiats relatent l'attentat homicide (on annonce douze morts) contre le magazine Charlie Hebdo dans le XIème arrondissement de Paris.
Je n'ai jamais été abonné à cet hebdomadaire, je ne l'ai jamais acheté, je n'en ai lu que les "unes" sur les présentoirs des kiosques à journaux. Je ne sais pas si elles m'ont jamais fait rire ou sourire. Je risque de mêler mes souvenirs de Hara-Kiri avec ceux de Charlie Hebdo. De rares "unes" et images de l'un ou l'autre ont pu m'amuser (1).
J'avais entendu parler de Cabu qui dessinait dans Pilote, de Wolinski, et j'avais pu voir et écouter Bernard Maris. Je ne me reconnaissais pas dans leurs idées, notamment pas dans la haine du "beauf" (une caricature de Français d'Europe non reformaté par Télérama ou Arte Journal) de Cabu, dans l'euroscepticisme de Bernard Maris. J'ai trouvé certaines des campagnes de cet hebdo lamentables (2). Qu'ils reposent en paix. "Mes pensées ne sont pas vos pensées, mes voies ne sont pas vos voies" (Esaïe 55 : 8).
Lamentable est également la déclaration du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve qui évoque la mort des journalistes avant celle des policiers.
Lamentable, pitoyable et ridicule est la remarque de Georges-Marc Benamou (3) le soir du 7 janvier sur La Chaîne Parlementaire (LCP) selon laquelle le fait que les assassins aient demandé leurs noms aux journalistes avant de les abattre donnerait une signature ..... nazie à cet attentat. Georges-Marc Benamou a franchi là le mur du çon.
Défendre "la Liberté", c'est bien, mais "ça ne mange pas de pain"; défendre "les libertés" c'est mieux, beaucoup mieux. Dans ce qu'il est convenu d'appeler la Vrôôônce, la défense de la Liberté serait plus crédible, plus cohérente, plus efficace aussi sans les lois anti-blasphème et mémorielles du type de la loi 90-615 du 13 juillet 1990, dite par raccourci loi Gayssot. Rappelons que cette loi scélérate et liberticide criminalise l'expression publique de l'incroyance, même exprimée sous la forme d'un doute, assimilé à une négation, à l'historiographie officielle de la guerre 39/45 concernant les "crimes contre l'humanité" imputés par les vainqueurs aux vaincus. A quoi ça rime de pouvoir se moquer de certains aspects de la religion musulmane s'il n'est pas permis de dire qu'on ne croit pas à l'authenticité du Journal d'Anne Frank sans risquer de gros ennuis ? (4)
Combattre le terrorisme, c'est très bien, mais ce serait tellement plus aisé et plus crédible sans l'apologie officielle du terrorisme, sans l'attribution à des voies publiques, voire à des établissements scolaires publics, des noms de terroristes, sans la châsse qui prétend honorer sur les quais de la station de métro RATP Barbés-Rochechouart le terroriste communiste Pierre Georges surnommé le Colonel Fabien, assassin de l'aspirant Joseph Moser (5) qu'il a abattu en lui tirant deux balles dans le dos dans cette station de métro le 21 août 1941.
L'attentat criminel contre Charlie Hebdo va permettre à une partie des classes politique et médiatique de tenter d'imposer une "union nationale" transitoire et de composition. On va essayer de nous enroler dans des "marches républicaines". On va nous immerger dans le National-Narcissisme, essayer de nous faire sauter comme des cabris en psalmodiant "la France, la France, la France". Et fustiger d'avance ..... La Malgame, je veux dire l'amalgame, qui pourrait nous conduire à passer de la phobie de l'islamisme à la grise mine devant la poursuite et l'amplification des flux migratoires intercontinentaux sud-nord. On va nous ressasser de ne pas stigmatiser, comme ils disent.
Un conseil : plutôt que de dire : "Je suis Charlie", dîtes "Après Charlie, qui ?" ou "Je pourrais être une cible des assassins de Charlie". C'est un peu plus long à dire, mais ce serait beaucoup plus juste.
Un autre conseil : laissons les jeunes et moins jeunes ressortissants français tentés par le Djihad en Irak et au Levant se rendre là où ils le souhaitent, en les avertissant que l'accueil au retour est rien moins que garanti. Ca ferait des chômeurs et des aigris en moins en France d'Europe. Ce sont peut-être nos frères en humanité, mais ce ne sont pas "nos enfants" (6). Cette liberté d'aller sans retour nous éviterait probablement d'être à nouveau les cibles d'attentats.
N O T E S
(1) je me souviens notamment d'un dessin remontant probablement aux années 1970, illustrant le titre : "Le fossé se creuse entre gauchistes et communistes" et qui montrait un bonhomme représentant un militant communiste derrière lequel courait un autre bonhomme censé représenter un gauchiste. Le dernier tirait le premier par le haut du pantalon et le déculottait, découvrant le fossé de son derrière;
(2) Charlie Hebdo a appelé dès 1995 à la dissolution du FN et s'en est vanté en 2002 quand le candidat de ce parti à l'élection présidentielle de 2002 a recueilli plus de 5 millions de voix; pour de bonnes ou de mauvaises raisons, Charlie Hebdo pratiquait la censure et s'est notamment séparé de son dessinateur Siné qui a fondé .... Siné-Hebdo pour pouvoir continuer à publier;
(3) Georges-Marc Benamou, né dans une famille juive d'Algérie en 1957, ancien co-parrain de SOS Racisme, membre de la rédaction du torchon mensuel puis hebdomadaire Globe (financé par Pierre Bergé), proche de François Mitterrand, puis conseiller de Nicolas Sarközy pour les affaires culturelles, candidat malheureux à la direction de l'Accademia di Francia (Villa Medicis) à Rome;
(4) je ne pense pas que la mise en cause de l'authenticité du Journal d'Anne Frank soit directement criminalisée par la loi Gayssot (même si c'est le cas aux Pays-Bas par une loi de même inspiration); il est cependant hautement risqué pour un professionnel de la lecture publique, bibliothécaire ou documentaliste, de s'aventurer à émettre ses doutes, même en privé, dans le cadre professionnel : dénonciation, engueulade, mise sous surveillance, mise à l'index, mise à l'écart, harcèlement moral et professionnel pour "dégager" etc.....
(5) l'Aspirant Jozef (Joseph) Moser, né en 1918, était un employé de la Caisse d'Epargne de Karlsruhe (Pays de Bade), effectuant son service militaire en temps de guerre en France, parce qu'Allemand et âgé de 33 ans, quand un militant communiste surnommé Colonel Fabien l'a abattu en lui tirant deux balles dans le dos au métro Barbés-Rochechouart à Paris le 21 août 1941. Cet acte "courageux" et "héroïque" est célébré par une petite expo permanente sur les quais de cette station de métro du nord de Paris. J'appelle cela de l'apologie du terrorisme. Pierre Georges alias Colonel Fabien était un volontaire. Joseph Moser était un appelé, qui se trouvait là sans l'avoir nécessairement choisi en raison de sa nationalité et de son âge. Pierre Georges, alias Colonel Fabien, a été tué vers la fin de la guerre en Alsace, dans des circonstances peu claires;
(6) certains sociologues, éducateurs, militants associatifs et politiques, personnalités des médiats, sont très énamourés des populations au sein desquelles se recrutent les djihadistes. Ils les appellent "nos enfants" (sic). Ils voudraient les protéger, plus que se protéger et nous protéger d'eux. Ils ont peur pour eux, plus qu'ils n'ont peur d'eux. Ils voudraient leur épargner les bobos inhérents à la participation au Djihad. On me permettra de juger cette attitude ...... discriminatoire. On laisse partir vers Israël, sans difficulté ni faire d'efforts pour les retenir, des ressortissants français juifs, jeunes ou moins jeunes, qui vont s'exposer aux attentats, aux roquettes du Hamas, à un service militaire à hauts risques pour les deux sexes. Laissons les mêmes facilités aux candidats à l'émigration vers Daesh. Ne discriminons pas : laissons-les tous aller, et tout le monde s'en portera mieux au bout du compte. Let my people go !
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mercredi 8 octobre 2014
Du bon usage de Daesh : laissez aller son peuple !
Alors, comme ça, l'entité denommée Etat Islamique souhaite l'installation de fidèles des deux sexes, voire de familles entières, pour peupler les territoires qu'elle espère pouvoir durablement contrôler.
En somme, l'Etat Islamique propose à ses partisans à travers le monde, ce que l'Etat Juif propose aux descendants des Hébreux depuis des décennies : faire leur alyah (= montée), mais une alyah hallal au lieu d'une alyah kosher.
Comme l'URSS de naguère sous Brejnev s'opposait à l'émigration de Juifs soviétiques vers Israël, le régime national-hollandiste s'applique à entraver la liberté de circulation d'habitants du territoire de ce qu'il est convenu d'appeler la république vrôôônsaise vers le territoire contrôlé par Daesh.
L'URSS brejnevienne avançait que l'Etat soviétique avait financé l'éducation de ses ressortissants juifs et qu'il ne saurait les laisser émigrer avant d'avoir perçu un "retour sur investissement", c'est-à-dire avant que ces gens aient fait profiter l'Etat et la société soviétiques de leur travail, de tout ou partie de leur vie professionnelle active en URSS.
L'argumentation du régime national-hollandiste est différente : les candidats à l'émigration vers Daesh coûtent évidemment beaucoup plus cher qu'ils ne peuvent rapporter. A leur départ correspond un allègement du coût matériel et moral de l'immigration : moins de chômeurs à assister, davantage de logements libérés, moins d'insécurité etc... L'argumentation national-hollandiste est pseudo humanitaire et pseudo sécuritaire. Les candidats au djihad seraient des populations auxquelles on devrait protection (pour qu'ils fassent bon usage de leur carte d'El Ekteur aux prochaines élections ?), et des participants potentiels à une entreprise terroriste.
L'argument humanitaire ne tient pas : on n'en doit pas tant à ces gens qui sont au courant des risques; ils veulent s'offrir à Daesh, qu'ils partent, et bon voyage ! Question "humanitaire", on a déjà et assez donné en accueillant les populations chassées par l'Etat Islamique, qu'il va falloir "intégrer", avec le coût matériel et moral que ça représente.
L'argument sécuritaire mérite davantage considération : il est vrai que l'Etat Islamique est une entreprise terroriste. Mais pour qui ? Et si Daesh épargnait les pays laissant librement le rejoindre celles et ceux qui répondent à son appel ?
Là où il s'est implanté l'Etat Islamique a fait en sorte que des gens qu'il considère comme mécréants ou infidèles soient contraints de fuir, et de s'exiler, notamment en Europe : Chrétiens, Yézidis, Chiites, Sunnites considérés comme insuffisamment zélés. Nous sommes ainsi obligés d'accueillir des groupes de ces populations qui ne trouvent plus leur place dans l'Etat Islamique.
C'est là qu'il y a matière à échange avec l'Etat Islamique "Daesh". Il nous envoie ses dissidents, ses éléments réfractaires à son projet de société. Laissons les terreurs de nos banlieues et cités, les nique-ta-mère des quartiers sensibles, ces "jeunes" de tous âges le rejoindre, et peupler cette Terre Promise islamique. Considérons que le Calife Ibrahim nous dit : "Let my people go !" (Laissez aller mon peuple). Que les ressortissants européens qui se reconnaissent dans le projet du Califat soient libres d'aller peupler les territoires contrôlés par Daesh. Qu'ils y aillent, s'y installent, eux, leurs familles présentes et à venir : ça compensera la charge que représente pour nous l'accueil et l'intégration à venir des gens que Daesh envoie en exil.
Certaines personnes atteintes d'une forme de SIDA mental objecteront que ces admirateurs de l'Etat califal sont "nos enfants" (sic) et qu'il faudrait les "protéger" (re-sic) des bobos inhérents au djihad. En les retenant contre leur gré dans ce pays-ci. C'est là une position discriminatoire : on laisse bien partir et s'installer en Israël des gens qui vivent parmi nous et qui vont ainsi s'exposer aux roquettes du Hamas, aux attentats des kamikazes, à un service militaire plein de risques sous les couleurs de l'Israeli Defence Force (Tsahal). Au nom d'un idéal. Alors, pourquoi pas "le peuple de Daesh" ? Cette organisation est un monstre, certes, mais les monstres, ça s'apprivoise. Faisons le premier pas : laissons ceux qui se considèrent comme son peuple le rejoindre sans entraves ni tracasseries.
S'ils survivent à cette expérience et souhaient un jour revenir en Europe, il sera légitime que ces gens doivent s'expliquer sur ce qu'ils ont fait avant d'être éventuellement réadmis chez les Infidèles que nous serions. Mais pour le moment, laissons-les donc aller. Laissons aller le peuple du Calife Ibrahim. Peut-être consentira-t-il en retour à nous épargner des attentats. Let his people go !
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