vendredi 26 août 2016

"Libération de Paris" et alentours août 1944 : libération de l'instinct de mort


Le 27 août 1944, au Bourget (alors département de la Seine, aujourd'hui de la Seine Saint-Denis), les soldats allemands qui tiennent l'aéroport se rendent au 4e Escadron du 12e Régiment de Cuirassiers de la 2e DB (Division Leclerc).

Le Régiment est alors commandé par le colonel Rouvillois qui a sous ses ordres un certain capitaine Gaudet, en charge du commandement de chars.

A alors lieu ce qui fut probablement le plus important massacre de masse de prisonniers allemands par des troupes françaises : environ 800 hommes massacrés. La 2e DB (Division Leclerc) recommandait il est vrai aux hommes qui souhaitaient la rejoindre, conseil non officiel bien sûr, mais recommandation "utile" à l'usage des nouvelles recrues : "Ne vous laissez pas prendre prisonnier, car NOUS, NOUS n'en faisons pas". Autrement dit : certains éléments de la 2e DB reconnaissent leur pratique de crimes de guerre et s'attendent à ce qu'en représailles leurs ennemis en fassent de même. Ou encore : nous tuons ceux qui se rendent à nous et on risque de vous rendre la pareille.

Le massacre de prisonniers perpétré par Gaudet et ses hommes est relaté discrètement dans le livre officiel de la 2e DB (Division Leclerc) :

"Les chars de Gaudet reprennent l'attaque à bout portant est le terrain est nettoyé(sic) impitoyablement (re-sic)". Si c'est eux qui le disent.....

Le colonel Rouvillois, chef du régiment, arrivant sur les lieux à l'improviste, en plein massacre, interpelle son subordonné : "Arrêtez Gaudet ! Qu'est-ce que vous faîtes ?" 

En pleine folie sanguinaire, le capitaine Gaudet envoie promener son supérieur qui juge plus prudent de s'éloigner.

Le capitaine Gaudet sera ainsi "puni" pour sa désobéissance plus que pour le massacre de centaines de prisonniers : il devra attendre le mois de janvier suivant pour se voir décerner la Légion d'Honneur (sic). Si le capitaine Gaudet avait appartenu à une armée ayant perdu la guerre, il aurait été poursuivi pour crimes de guerre.

Les troupes allemandes du Grand Paris se seraient rendus plus vite, avec  beaucoup moins de morts, de blessés, de pertes de vies humaines ou d'intégrités physiques des deux côtés, s'ils avaient eu affaire aux troupes américaines. Les Allemands du Gross Paris avaient connaissance de la fâcheuse habitude des FFI, FTP et de la 2e DB à tuer leurs prisonniers. Il a fallu l'orgueil fou du chef de la France Combattante pour imposer l'option de la "libération" de Paris par la Résistance appuyée par la 2e DB.

La Libération de Paris a surtout été une libération de l'instict de mort, de la haine aveugle, de la barbarie, des passions les plus violentes et parfois les plus viles.

Source : Philippe Gautier, La Germanophobie, ISBN : 2-911202-20-1, voir notamment pp. 110 et 111. Ce livre, dont la première édition date de 1997 à L'Aencre, a été réedité en 2008 chez Dualpha; on le trouve facilement chez les libraires "en ligne" : Amazon, FNAC, en précisant le nom de l'auteur (Gautier, sans "h"); et le titre

jeudi 25 août 2016

La "Libération de Paris" d'août 1944 ? Libérons-nous des mensonges et de la propagande résistantialistes.

Dimanche 24 août 2014, la chaîne d'information  vrôônsaise "i-télé" qualifiait de "défilé de la honte" l'exhibition de prisonniers de guerre ukrainiens par les séparatistes pro-Moscou sur la Place Lénine (sic) d'une ville de l'Est ukrainien tenue par les séparatistes susmentionnés. Les soldats ukrainiens ainsi exhibés ont dû défiler devant une populace hostile qui a manifesté sa haine par des insultes et des jets de projectiles. Des médiats ont rapproché le triste événement du défilé de prisonniers de guerre allemands à Moscou sur ordre de Staline vers la fin de la guerre, défilé suivi de l'arrosage de la voie parcourue par les services d'assainissement municipaux.

Mais pourquoi aller à Moscou pour trouver un précédent alors qu'on nous bassine avec une prétendue libération de Paris qui aurait eu lieu il y a soixante-dix ans ces jours-ci ?

En août 1944, lors de la prétendue "libération de Paris", des soldats allemands prisonniers ont dû défiler sur les Champs-Elysées, près de la Place de l'Etoile. Certains y ont été abattus, lynchés, molestés; un "résistant" a même narré il y a vingt ans, avoir abattu des soldats allemands.....pour leur éviter d'être lynchés par la populace enivrée de haine germanochtone par les bandes de Rol Tanguy et de Kriminel, pardon : Kriegel Valrimont.

Lynchage de soldats vaincus et prisonniers, blessés "achevés", écrasés par les chars des libertadors, sont un des aspects de la prétendue "libération de Paris", militairement inutile : les Allemands se seraient rendus sans trop de difficultés aux troupes alliées régulières qui approchaient. Pas aux bandes de "partisans" de diverses obédiences qui "jouissaient" auprès des Allemands de la réputation non usurpée, non exceptionnellement vérifiée de ne pas faire de prisonniers, ou de les tuer.

Pourrez-vous passer rue de La Harpe dans le 5e arrondissement de Paris devant le "centre de secours" de l'été 1944, probablement situé au niveau du Centre Hostater (C.R.O.U.S. de Paris) sans vous souvenir du jeune soldat blessé, transporté là par des infirmières et que des résistants sont venus abattre malgré ses supplications avec le commentaire : "on les tuera tous"? Il n'a pas de nom, ni de plaque sur les murs de Paris. Rue de la Harpe, Paris 5e, août 1944, l'instinct de mort s'est libéré. Il faut dire que le journal communiste L'Humanité avait titré : "A chacun son Boche", invitant chaque lecteur, chaque Parisien à tuer au moins un soldat allemand. 



Pour tenter a posteriori de justifier ou de contextualiser ces crimes de la Résistance, on a inventé le mythe de "Paris brûle-t-il ?", c'est-à-dire d'une destruction imminente de Paris sur ordre de Hitler que l'insurrection lancée le 19 août aurait évitée. C'est un mensonge qui a été répandu avec, hélas, le concours du général Von Choltitz, commandant du Gross Paris, qui avait sans doute des choses à se faire pardonner, et une réputation de désobéissant à Hitler à se voir décerner. Septante ans après, on n'est pas obligé de continuer à croire à cet épisode des Contes et Légendes de la Seconde Guerre Mondiale.

jeudi 7 juillet 2016

Un curieux Prix Nobel de la Paix : Elie Wiesel (1928-2016)

Elie Wiesel vient de mourir. 

D. ait son âme !

Ce personnage s'était vu un jour  proposer la présidence de l'Etat d'Israël, une fonction plutôt honorifique. Il avait décliné cette proposition en avançant qu'il était un écrivain.

Des livres, il en a écrit. Beaucoup. Il y avait, comme on dit, à boire et à manger, dans son oeuvre. 

S'il se vit décerner en 1964 un Prix Rivarol en France, pour avoir illustré l'universalité de la langue française, le Prix Nobel de Littérature lui échappa.

En 1986, il reçut le Prix Nobel ...... de la Paix.

Elie Wiesel était-il un homme de paix ?

Non. 

Dans un recueil d'entretiens paru en 1968, soit 18 ans avant que le Nobel lui soit décerné, Elie Wiesel tint ces propos :

"Chaque (sic) Juif, quelque part en lui, devrait garder à part une zone de haine (re-sic) - une haine saine, virile (re-re-sic) - pour ce que l'Allemand personnifie, et pour ce qui persiste chez l'Allemand. Agir autrement serait trahir les morts (re-re-re-sic)".

Des exégètes wieselophiles ont tenté d'atténuer l'énormité de ces propos en rappelant notamment qu'ailleurs Elie Wiesel aurait dit : "la haine n'est pas une solution".

Quoi qu'il en soit les propos, non reniés, de 1968, auraient dû écarter Elie Wiesel de la liste des lauréats d'un Prix, Nobel ou autre, de la Paix.

En 1985, Elie Wiesel figurait parmi les convulsionnaires adjurant le président Reagan de ne pas se rendre dans le cimetière militaire de Bitburg, en Allemagne, où sont inhumés, parmi bien d'autres, de jeunes soldats de la Waffen SS. Elie Wiesel se lamentait qu'il n'aurait jamais cru devoir vivre un tel jour. Ronald Reagan se rendait en Europe, et notamment en Allemagne, pour commémorer la fin de la guerre 1939-1945. Elie Wiesel dut se calmer tout seul et Ronald Reagan se rendit à Bitburg malgré les hurlements médiatiques. Il y des moments où il faut savoir, comme on dit, laisser uriner le mérinos, même si celui-ci a pour nom Elie Wiesel.

L'année de son Prix Nobel de la Paix, en compagnie de François Mitterrand, Elie Wiesel se rendit au domicile de la famille de l'Algéro-Français Malik Oussekine, mort accidentellement à Paris en marge de manifestations contre un projet de réforme universitaire. Une occasion de parler de la Shoah.

Ses adversaires le qualifiaient de "marchand de Shoah". Et c'est bien vrai qu'il prêtait le flanc à ce reproche.

En 2000, un colloque consacré à la Shoah se tint à Stockholm, en présence bien entendu d'Elie Wiesel. A cette occasion, ce dernier affirma que quiconque ne reconnaissait pas la centralité (dans quoi ?) de la Shoah ne devrait pas faire de la politique.

On n'est jamais trahi que par les siens : Elie Wiesel et sa nébuleuse de fonds, de fondations etc.... avaient placé une bonne partie de leur argent auprès du financier imprudent Bernard Madoff. Autant en emporte le vent.....et les spéculations.



mardi 17 mai 2016

Terrorisme du FLN algérien à Colombes (Seine) : 26 mai 1957

Le dimanche 26 mai 1957 se déroulait au stade de Colombes (Seine)  la finale de la Coupe de France de football opposant Angers à Toulouse. Ce fut Toulouse qui l'emporta par 6 buts à 3.

Il était de tradition que le président de la République honorât de sa présence cette manifestation annuelle. En cette année 1957, le président René Coty n'avait pas dérogé à cette tradition et assistait au match dans la tribune du stade Yves du Manoir de Colombes.  

D'autres personnalités figuraient parmi les hôtes du stade pour cette finale. Parmi elles, l'ancien vice-président de l'Assemblée Algérienne, Ali Chekkal, originaire de Mascara (Algérie). Cet ancien élu musulman d'un département alors français d'Algérie avait été condamné à mort par un "tribunal" du FLN (Front de Libération Nationale) algérien, organisation interdite, qui depuis Le Caire menait une lutte armée contre la France et contre une organisation rivale, le M.N.A. (Mouvement Nationaliste Algérien), en Algérie et en Europe.

Ali Chekkal avait épousé une Française originaire de Montpellier, et avait donné à ses enfants des prénoms français. Il avait peu auparavant assisté au sein de la délégation française à une session de l'Assemblée Générale de l'O.N.U. à New York. 

Pour l'"exécution" de ses "sentences" de mort, le FLN algérien avait créé des.....sections spéciales (rien à voir avec celles de Vichy.....). Ce dimanche 26 mai 1957, l'organisation terroriste avait dépêché à Colombes un de ses membres, un dénommé Mohamed ben Sadok (°1930). La banlieue dans laquelle se situait la commune de Colombes comportait déjà une forte population d'origine maghrébine, surtout algérienne, au sein de laquelle les réglements de compte souvent meurtriers entre FLN et MNA inquiétaient la population européenne. Les terroristes des sections spéciales algériennes pouvaient évoluer sans être forcément remarqués au sein de la population originaire d'Outre-Méditerrannée.

Le match terminé, le président René Coty alla prendre congé d'Ali Chekkal, connu par ailleurs comme amateur de football, puis regagna Paris en voiture. Mohamed ben Sadok, élégamment vêtu d'un loden, s'approcha d'Ali Chekkal et tira en sa direction à 1,50 m de distance de sa victime. Ali Chekkal, grièvement blessé, s'écroula, perdant son sang en abondance. Un policier en retraite parvint à maîtriser Mohamed ben Sadok qui était en passe d'être lynché par la foule qui scandait : "Assassin ! Assassin !". Le terroriste fut exfiltré, conduit à Paris où il reconnut son appartenance au FLN algérien et se vanta d'avoir "exécuté" un "des derniers Musulmans amis de la France" (sic). Ali Chekkal fut transporté dans un hôpital à Nanterre, commune voisine de Colombes, où il décéda d'une hémorragie interne causée par le tir de Mohamed ben Sadok. Il eut droit à des obsèques nationales avec cérémonie aux Invalides, et fut inhumé dans le cimetière de Thiais (Seine). Son assassin fut jugé en cour d'assises, condamné à mort, peine commuée en travaux forcés à perpétuité, et libéré dans le cadre des Accords d'Evian de 1962.

 http://www.ina.fr/video/AFE85007408

Dans la confusion et les bousculades consécutives à l'attentat, la rumeur courut d'abord que c'était le président René Coty lui-même qui avait été abattu par un "fellagha" (1).

La France n'avait plus de gouvernement depuis le mardi précédent : le gouvernement du président du Conseil Guy Mollet expédiait les affaires courantes. Il ne sera remplacé par le gouvernement de Maurice Bourgès-Maunoury que le 12 juin suivant. Depuis 1947, le maire de Colombes est Paul Bouchu (2).

 Mohamed ben Sadok fut considéré comme un héros dans l'Algérie indépendante. Il était désigné comme "fedaï" (pluriel : fedayin), un combattant de la liberté, exécuteur du "traitre" Ali Chekkal. Sur un site dont les directeurs de conscience sont issus du FLN, Mohamed ben Sadok prétendra, contre toute évidence, que les autorités françaises avaient tenté de traiter l'affaire comme un simple fait divers. Dans la crainte que l'opinion de la France d'Europe ne prît conscience de la force du FLN, capable de frapper en Métropole. C'est absolument inexact. Sur ce site pro-FLN, Ali Chekkal devient Ali Chakal (sic) et le dimanche 26 mai devient le 29 du mois. 

L'hebdomadaire Paris-Match consacra un bon reportage photographique à cet attentat, avec des images de la présence algérienne en banlieue. Sous le titre, rappelé à chaque page dans un petit rectangle : fellagha (1).

Certains compareront le geste de Mohamed ben Sadok à celui de "résistants", de "maquisards" pendant la guerre 1939-1945. Cette comparaison n'est pas illégitime. Mais comme sur ce blog on n'a jamais été admirateur de la Résistance française, comme on n'y a jamais honoré les émules du "Colonel" Fabien, de Georges Guingouin, des bandes de Rol-Tanguy et de Kriegel-Varlimont, les assassins de Philippe Henriot, il est cohérent qu'on y considère Mohamed ben Sadok comme un terroriste. Il doit de ne plus être regardé comme un terroriste parce qu'il figure parmi les vainqueurs du conflit dont il a été un protagoniste. Si l'Algérie était restée française, Mohamed ben Sadok serait toujours considéré comme un terroriste. Si les puissances de l'Axe n'avaient pas été écrasées en 1945, le "Colonel" Fabien serait catalogué comme terroriste, et il est même possible que le général Leclerc, et d'autres, auraient eu à répondre de crimes de guerre. L'Histoire écrite par les seuls vainqueurs n'est pas la nôtre, n'est en tout cas pas notre Mémoire (3).

Pourquoi évoquer cette page de l'histoire de Colombes et de la guerre d'Algérie ?

Parce que j'ai résidé à Colombes pendant une partie de mon enfance et mon adolescence, à l'époque où le terrorisme FLN faisait rage en banlieue, notamment à travers le conflit FLN-MNA.

C'est ma réponse, mon bras d'honneur, aux appels à "assumer le passé" émanant des autorités morales auto-proclamées, à "regarder l'Histoire en face". 

Parce que Colombes a été, entre 2008 et 2014, administrée par une municipalité à direction PS qui s'est singularisée par des gestes indécents au nom....de la Mémoire, du..."devoir de regarder l'Histoire en face", "d'assumer le passé". Cette municipalité a commémoré officiellement les manifestations auxquelles avait appelé le FLN en octobre 1961, les considérant comme "pacifiques". Ces commémorations ont eu lieu à Colombes en présence de ministricules de la dictature de Bouteflika, héritière du FLN. Il est grotesque et indécent de qualifier les manifs FLN de "pacifiques" : le FLN a posé un acte de guerre en France d'Europe pour vérifier sa représentativité parmi les Algériens résidant en France d'Europe, en les appelant notamment à défier le couvre-feu. Ces manifs ont été réprimées à Colombes comme ailleurs. Leur répression ne m'a pas fait pleurer, ni causé aucune joie. Elle m'a certainement rassuré : voilà pour le regard posé sur l'Histoire. Sans reécriture aucune.  Elle n'a ni hâté ni retardé l'accession de l'Algérie à l'indépendance. La commémoration de ces manifestations de 1961 et de leur répression aurait dû être limitée aux locaux du consulat algérien compétent pour Colombes et son secteur, ou à la rigueur à des locaux loués par celui-ci. Sans provocations envers les survivants et descendants des victimes des actions du FLN. Sans que la municipalité de Colombes y participe ès-qualités.

Devenue opposition municipale en 2014, l'équipe de l'ancien maire Philippe Sarre (°1951) (4), interpella la nouvelle municipalité de Nicole Goueta (5) pour lui reprocher véhémentement de ne plus s'associer à ces commémorations des évènements d'octobre 1961 selon l'optique FLN. Errare humanus est, perseverare diabolicum". Le PS colombien contemporain refuse d'assumer son clientélisme envers son électorat arabo-musulman local, et invoque au nom de la morale un prétendu devoir de faire sienne la Mémoire des vainqueurs : "assumer son passé, l'Histoire" etc....Deconantum bien connu.... 

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Jean-Marie Lallau


N   O   T   E  S

(1) fellagha : pillard, coupeur de routes; désignation généralement appliquée pendant les évènements d'Afrique du Nord (1952-1962) en France d'Europe aux éléments armés s'opposant aux forces de l'ordre et à l'armée française. On dit aussi, plus péjorativement : fellouze.

(2) Paul Bouchu : excellent maire de Colombes de 1947 à 1959. Elu en 1947 avec l'investiture du RPF (gaulliste), il fut battu en 1959 par la liste de Mme Marcelle Devaud, UNR (gaulliste). Paul Bouchu avait, en fin de mandat, le soutien du Centre National des Indépendants, du Centre Républicain (André Morice), de la Démocratie Chrétienne de France (Georges Bidault). On luit doit le jumelage, en 1958, de Colombes avec la commune de Frankenthal en Allemagne, dans le Palatinat.

(3) une plaque apposée sur la façade du commissariat de police de Colombes rappelle que deux de ses gardiens de la Paix sont tombés en service : André Sarre en 1944 dans les rangs de "libertadors" et Roger Dufour en 1959 assassiné par le FLN. André Sarre était volontaire pour tuer et a été tué par des soldats non volontaires. Roger Dufour a été tué en service par le FLN algérien, sans avoir besoin d'être volontaire pour s'opposer à eux. Entre les deux, j'ai fait mon choix : celui d'entre eux auquel il m'est plus facile de m'identifier.

(4) Philippe Sarre (°1951), maire PS de Colombes de 2008 à 2014 a exhalé son sectarisme en qualifiant de "libération" la défaite de Nicolas Sarközy  en 2012. Moins de deux ans plus tard, une alliance UMP-UDI-MoDem libérait Colombes de l'équipe de Philippe Sarre. Mais en décembre 2015, la liste conduite par l'hyper sectaire Claude Bartolone aux élections régionales était en tête des suffrages à Colombes. Vigilance !....

(5) Nicole Gouéta (°1937) a mis fin aux trente-six années de mayorat de Dominique Frélaut (PCF) en mars 2001. Elle a été maire de Colombes de 2001 à 2008. Battue par la liste de Philippe Sarre en 2008, elle a repris à celui-ci la mairie de Colombes en mars 2014.

lundi 18 avril 2016

Discrimination à l'embauche : faire de la loi un boomerang !

Des listes de proscription pour les contrevenants aux faleurs 2 la répuplik ?

Alors, comme ça, la ministre du Travail M. El Khomri annonce (18/04/16) qu’il se pourrait que les entreprises qui ne se plieraient pas aux dispositions tendant à éliminer “la discrimination à l’embauche” soient inscrites sur une liste publique de contrevenants.

Si cette mesure était retenue et appliquée, je propose de la contrer. De la contrer en privilégiant, en tant que consommateurs de biens et de services, les entreprises et les artisans qui ne coopèrent pas au “Grand Remplacement” (1).

Je propose de discriminer positivement les employeurs dont la politique de recrutement fait obstacle à la pérennisation du séjour en Europe des protégés de la CIMADE, du CCFD-Terre Solidaire, du pape Bergoglio, du MRAP, de la LICRA, de SOS Sopo etc...., à leur “intégration”, comme on dit.

Faisons de l'éventuelle future "liste Myriam" (2) un annuaire de nos bonnes adresses.

“Vivre ensemble” ? Oui, sur la même planète ! 


Discriminations illégitimes et légitimes : résister à "la force injuste de la loi" (F. Mitterrand)

 Il ne s’agit pas de défendre toute discrimination : selon le sexe, l’orientation psycho-affective, les opinions politiques, philosophiques et religieuses. Il y a des discriminations illégitimes.

Mais la discrimination relative à l’origine ethnique, si elle est illégale, est tout à fait légitime si elle a pour objet et pour résultat de mettre en échec, si peu que ce soit, le “Grand Remplacement” : le remplacement des survivants et descendants de la population de la France d’Europe telle qu’elle se présentait, dans sa diversité relative, jusqu’en 1960 environ, par de nouvelles populations issues de flux migratoires intercontinentaux sud-nord. 

L'intelligente et opportune remigration de Toufik X.

Il s’agit d’encourager la remigration.

 Il y a quelques semaines, une chaîne d’information continue tentait de nous arracher des larmes et un sentiment infondé de culpabilité, avec un “focus” sur la remigration de Toufik X., un JFOM (jeune français d’origine maghrébine), bardé de masters et qui ne parvenait pas à se faire embaucher en France d’Europe. Ses C.V. étaient impeccables, éloquents, tout ce qu’on veut. Mais à l’embauche, Toufik était toujours doublé par des Jean-Claude. Ah, ces bâtards de Gwères, racistes jusqu’au trognon !

Alors Toufik s’est fait embaucher, à Dubai (Emirats Arabes Unis). 


 Saynète antiraciste pour un Festival de Kahn : un navet.

 La chaîne d’info nous a gratifié d’une petite saynète. On a eu droit à l’appartement de la famille de Toufik, à son accueil par sa mère, aux félicitations de celle-ci à son fils pour un nouveau diplôme (encore !) et son contrat d’embauche aux Emirats. La mamme s’exprimait dans un français qui ne devait pas être sa langue quotidienne à la maison, si on en juge par son accent. Tout sonnait faux. On a eu droit à un Toufik impeccablement rasé, “tendre et pudique”, auquel on donnerait la communion sans confession s’il n’était pas musulman. Et ça ne suffisait pas. Se serrant sur le canapé de leur living-room, les frères et soeurs de Toufik, ses parents, chialaient toutes les larmes de leurs corps à propos de leur frère et fils, condamné à la remigration par cette France d’Europe raciste.

Puis la caméra à suivi Toufik à Dubai. A table dans un somptueux restaurant. A au moins deux reprises, Toufik a insisté sur son regret de ne pas avoir pu faire profiter, “son pays” la Vrôôônse, de ses talents. "Son Pays". "Sa patrie". La Vrôôônce. La Répuplik. La Krande Nation. Pensez donc ! Sortez vous mouchoirs.

Et puis, pour le cas où vous seriez trop inaccessibles à l'émotion, on a pensé à vous parler portefeuille, intérêt, gros sous. 

 Les réalisateurs du "focus" sur "Toufik X., jeune Français d'origine maghrébine sur-diplômé ayant-dû-aller-aux-Emirats-pour-trouver-un-job", ont mis en avant le coût de la formation reçue en France d'Europe par Toufik pour sa collection de masters. Histoire de dire : le "racisme", les discriminations à l'embauche de certains employeurs de France d'Europe ont empêché la Vrôôônse de bénéficier d'un "retour sur investissement". La Vrôôônse a payé et ce seraient les Emirats qui récolteraient. Oui, mais le départ de Toufik X. du marché du travail en France d'Europe a détendu ce marché et permis à un Jean-Claude de prendre un emploi. Toufik X. a deux cultures et peut s'intégrer tout de suite aux Emirats. Pour Jean-Claude, ce serait plus problématique.

Non-discrimination = non prise en compte des différences, des privilèges

Ce “focus” de la chaîne d’info continue me conforte dans l’idée que Toufik a le privilège d’avoir deux cultures, très probablement deux nationalités, de part et d’autre de la Méditerrannée. Et que si des Jean-Claude n’avaient pas doublé Toufik à plusieurs reprises lors des demandes d’embauche de ce dernier, si des entreprises n’avaient pas implicitement pratiqué une discrimination à l’embauche au détriment des privilégiés bi-culturels du genre de Toufik, celui-ci ne serait pas actuellement aux Emirats. Et qu’il y aurait peut-être encore un chômeur de plus, un Jean-Claude, à l’ANPE.

Bien des discriminations, des comportements étiquetés “racistes”, ne sont en fait que des signaux adressés par la société civile, le pays réel, à des gens que les gouvernants ont laissés entrer et se maintenir, accueillis, voire invités sans le consentement de leurs administrés. Ces discriminations et ce prétendu “racisme” consistent à dire : ce n’est pas en notre nom qu’on vous a accueillis; y'a erreur !

“Vivre ensemble” ? Oui, mais dans quel cadre ? Avec qui ? Dans quelles conditions ?

Dans bien des cas, ce sera déjà bien difficile de simplement coexister côte à côte.


N  O  T  E  S

1) Grand Remplacement : notion popularisée par l'écrivain Renaud Camus. Pour comprendre ce qu'elle veut dire, reportez-vous à la rubrique "état-civil" de votre journal municipal. Et comparez les sous-rubriques "naissances" et "décès". Vous constaterez que les prénoms et noms exotiques sont sur-représentés dans la sous-rubrique "naissances" et que les prénoms et noms européens sont sur-représentés dans la sous-rubrique "décès". Il y a remplacement d'une population par une autre. A grande échelle. Mais en toute discrétion : les enfants dont les noms figurent dans la sous-rubrique "naissances" ne sont jamais comptabilisés dans les statistiques démographiques comme immigrés.

2) Liste Myriam : allusion à la liste Otto sous l'occupation allemande de 1940-1944. Il s'agissait d'une liste d'ouvrages à ne pas réediter, voire à retirer des bibliothèques publiques à raison de leur contenu hostile à l'Allemagne. A noter que "Mein Kampf" d'Adolf Hitler figurait parmi les ouvrages à ne pas réediter ni diffuser : Hitler considérait que cet ouvrage, écrit en prison, plus de 15 ans auparavant, ne reflétait plus sa pensée.

dimanche 6 mars 2016

De Barry Goldwater à Donald Trump : hystérie médiatique

A deux reprises, à 52 ans d'intervalle, les grands médiats (1), surtout en Europe, ont conduit des campagnes hystériques contre des candidats du Parti Républicain des Etats-Unis d'Amérique à la présidence de ce pays.

1964 : l'hystérie anti-Goldwater

Hiver 1964. Lyndon B. Johnson avait succédé le 22 novembre précédent à John F. Kennedy à la présidence des Etats-Unis. Dans des conditions tragiques. Le président Johnson achevait le mandat de Kennedy qui aurait dû prendre fin dans la 3e décade de janvier 1965. Lyndon B. Johnson avait encore relativement bonne presse. Ayant été désigné comme vice-président par Kennedy, conservant pour un temps le jeune frère de ce dernier comme Attorney General (Ministre de la Justice), sa légitimité n'était guère contestable.

Le Parti Démocrate disposait donc d'un président sortant qui pouvait se présenter à l'élection de novembre 1964. A moins d'un improbable défi, Lyndon B. Johnson était le candidat naturel des Démocrates. Les élections primaires ne concernaient que le camp républicain.

Il y avait déjà une femme sur les rangs : une sénatrice du Maine, Margaret Chase-Smith (°1897). Qui ne fera pas d'étincelles. Il y avait aussi déjà un milliardaire : Nelson A. Rockefeller (°1908), gouverneur de l'Etat de New-York. De l'espèce de milliardaires que les médiats aiment bien. C'est-à-dire de l'espèce de milliardaires que les grands médiats ne désignent pas comme "le milliardaire". Et puis, il y avait un sénateur de l'Arizona du nom de Barry M. Goldwater (°1911). Et quelques autres candidats. 

Les grands médiats, surtout en Europe, portaient une appréciation très positive sur le bilan économique et social des derniers présidents démocrates (Roosevelt, Truman, Kennedy). Ce bilan était beaucoup plus contesté aux Etats-Unis. Barry M. Goldwater avait été un jeune adversaire du New Deal de Franklin D. Roosevelt. C'était un Républicain conservateur, adversaire de l'intervention publique dans la vie économique, et défenseur des droits des Etats fédérés devant les empiètements du gouvernement fédéral. En politique extérieure, c'était un partisan d'une ligne dure à l'égard du bloc soviétique, de la Chine, de Cuba, des prétendus mouvements de libération nationale d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine soutenus par l'Union Soviétique, ses satellites et ses amis.

Ces options plaçaient Barry M. Goldwater sur une orbite de collision avec les options des grands médiats européens. Dans les salles de rédaction de ces médiats, la mode était, sinon au socialisme, du moins au dirigisme, à la planification, à l'Etat Providence, aux acquits des politiques d'après-guerre. En politique internationale, un consensus médiatique assez large reposait sur la prétendue coexistence pacifique avec le bloc soviétique, l'inconfort devant la continuation de ce qu'on appelait la Guerre Froide, la peur d'une guerre nucléaire etc....

Barry Goldwater était tout désigné pour être une sorte de Satan : ultra-libéral en matière économique, "faucon" en politique étrangère.

Comment le discréditer ? 

Barry Goldwater était d'origine juive. D'origine juive polonaise. Mais rien à voir avec l'émigration juive des années 1920 et 1930, ni même avec ce qu'il est convenu d'appeler la Shoah.. Son ancêtre Michael Goldwasser, avait émigré en 1848 de Pologne en Angleterre où il avait anglicisé son nom. Le père de Barry, prénommé Baron,  dut se convertir au christianisme (Eglise Episcopalienne, c'est-à-dire Anglicane) pour pouvoir épouser la mère du futur candidat à la Maison Blanche, née Williams. Barry n'était pas un Juif au sens rituel puisque sa mère était chrétienne. A la différence des émigrés juifs polonais plus tardifs, en France notamment, dont l'intégration a consisté à apprendre la langue du pays et...le socialisme, les Goldwater s'assimilèrent aux valeurs étasuniennes de gouvernement cantonné dans ses prérogatives régaliennes, de libre entreprise. Les Goldwater avaient fondé une chaîne de magasins. Au défaut d'être des milliardaires, c'étaient des gens aisés et intégrés. Tout pour déplaire, et en tout cas décevoir les directeurs de conscience des grands médiats, surtout en Europe.

Aux Etats-Unis, la légalité d'une candidature de Goldwater à la présidence fut contestée. La Constitution U.S. pose que la naissance aux Etats-Unis est une condition pour pouvoir accéder à la présidence. Or, Barry Goldwater était né en Arizona alors que ce territoire américain n'avait pas encore accédé au statut d'Etat fédéré, membre de l'Union. Cet argument ne fut pas pris en considération par les tribunaux, et la candidature de Goldwater fut validée : sans être un Etat fédéré lors de la naissance de Barry Goldwater, l'Arizona était un territoire américain.

Barry Goldwater fut présenté comme une personne susceptible de déclencher une guerre nucléaire avec l'U.R.S.S.. En cause : son slogan : "L'extrémisme dans la défense de la liberté n'est pas un vice, et la modération dans la défense de la liberté n'est pas une vertu". Questionné sur le point de savoir en quoi pouvait constituer un extrémisme vertueux, Goldwater cita le débarquement allié en Normandie en juin 1944, sous le commandement du général Dwight Eisenhower ("Ike").

Les grands médiats le dépeignaient comme un adversaire de la cause de l'avancement des gens de couleur aux Etats-Unis parce qu'il était opposé aux empiètements du gouvernement de Washington sur les droits des Etats fédérés pour imposer les déségrégations. Il reçut même le soutien du Ku-Klux-Klan, qu'il rejetta.

En France, Le Monde Diplomatique, Le Monde, L'Express, France Observateur -qui va devenir Le Nouvel Observateur cette même année- ne tarissaient pas de sarcasmes visant la prétendue inculture, la prétendue bêtise réactionnaire des électeurs et des soutiens de Barry Goldwater. Ils jouaient à se faire peur, et à faire peur à leur lectorat dans la perspective d'un éventuel accès de celui-ci à la Maison Blanche.

En France, la propagande gaulliste avançait que le péril représenté par une présidence Goldwater justifiait la politique d'"indépendance nationale" de De Gaulle, de prise de distance envers les Etats-Unis. La France venait d'établir des relations diplomatiques avec la Chine communiste.

Un ministre du gouvernement danois avertissait qu'en cas d'élection de Barry Goldwater à la présidence des Etats-Unis, le Danemark pourrait quitter l'O.T.A.N.

Aux Etats-Unis même, certains secteurs du Parti Républicain suscitèrent tardivement la candidature concurrente du gouverneur de Pennsylvanie William Scranton pour empêcher Barry Goldwater de recevoir l'investiture du parti. Scranton était présumé apte à fédérer les Républicains anti-Goldwater. De semblables manoeuvres seront tentées 52 ans plus tard pour bloquer la marche de Donald Trump vers l'investiture de son parti.

Barry W. Goldwater obtint finalement l'investiture (nomination) du Parti Républicain pour l'élection présidentielle de 1964, mais fut largement battu par son concurrent démocrate Lyndon B. Johnson.

L'histoire de la candidature de Barry Goldwater à l'investiture de son parti, les réactions violemment hostiles qu'elle suscita, ne sont pas sans rappeler celle de Donald Trump 52 ans plus tard. L'Histoire se répétera.

2015-16 : l'hystérie anti-Trump

 Les grands médiats se sont trouvé depuis l'automne 2015 un nouveau Grand Satan. Il s'agit de Donald Trump, candidat à l'investiture du Parti Républicain (Grand Old Party) pour l'élection du Président des Etats-Unis d'Amérique. Les délégués qui éliront le Président seront élus le 8 novembre 2016. Ils éliront eux-mêmes le Président à la mi-décembre. Et celui-ci prendra ses fonctions dans le courant de la 3e décade de janvier 2017.

Donald Trump déplait aux directeurs de conscience des grands médiats. Parce qu'il est un homme alors que ces médiats souhaiteraient qu'après avoir élu pour la première fois un Noir (enfin....un mulâtre de père kenyan et de mère WASP -White Anglo-Saxon Protestant-), les Etats-Unis se donnent huit ans après, une femme pour Présidente. Ce serait mieux d'avoir une femme noire, une Taubira américaine. Mais il faut faire avec ce qu'on a.

Donald Trump est odieux aux directeurs de conscience des grands médiats parce qu'il est Blanc, WASP. Non seulement il est Blanc, mais en plus il est blond. Blond de la couleur dont Jean-Marie Le Pen se teignait les cheveux naguère. N'est-ce pas insupportable alors que les médiats attendent un Latino aux cheveux couleur plumage de corbeau, avec si possible du sang amérindien, ou africain, même une goutte....? Latino, Hispanique, oui. Mais pas de l'Espagne d'Europe tout de même !

Donald Trump est insupportable aux directeurs de conscience des grands médiats parce qu'il est riche, milliardaire en dollars paraît-il, ce qui ne suffit pourtant pas, la plupart du temps, pour s'attirer la détestation des médiats. Au contraire. Mais Donald Trump n'appartient précisément pas à l'espèce de milliardaire qu'affectionnent les mass-merdias (2). Ce n'est pas un Georges Sörös par exemple. Ni un Pierre Bergé. Il ne joue pas à l'autorité morale. Il ne finance pas, comme annonceur, les médiats qui propagent l'évangile de la correction politique et historique.

Homme, blanc et même blond, WASP, riche de la "mauvaise" espèce, Donald Trump avait déjà a priori tout pour s'attirer l'aversion des directeurs de conscience des grands médiats.

Donald Trump (°1946) a d'abord été présenté par les médiats comme un candidat non sérieux, ridicule. Mais il s'est vite avéré que, selon les sondages, cette approche par le mépris n'était pas efficace auprès de l'opinion étasunienne, et tout particulièrement de sa fraction susceptible de participer voter pour un candidat du Grand Old Party (3).

Alors, il lui a été reproché d'être un populiste (4) un démagogue. Un candidat qui flatte dans l'électorat les aspirations que les directeurs de conscience des grands médiats considèrent comme de péchés irrémissimibles. 

Après les sondages et enquêtes d'opinion, sont venues les élections primaires, pour chaque parti. Que Donald Trump ait été relégué à la seconde place lors du caucus républicain de l'Iowa n'a procuré qu'un médiocre soulagement à ses adversaires et ennemis. Le vainqueur en a été Ted Cruz, certes Latino, mais très conservateur. Le slogan de T. Cruz : "Courageous, Conservative, Consistent". 

D'élections primaires en élection primaires, l'audience de Donald Trump s'est confirmée auprès de la fraction de l'électorat que détestent les directeurs de conscience des faiseurs d'opinion : la classe moyenne blanche, euro-américaine, déclassée par l'évolution économique et sociale du pays. Dès gens que les médiats du type Arte TV, Télérama, Le Monde, The Guardian etc.... voudraient réeduquer et, de toute façon, ..... remplacer par des gens issus de flux migratoires sud-nord (5).

Alors, que faire ?

Les mass-merdiats ont d'abord agité l'éventualité une candidature à l'investiture du G.O.P. de Michael Bloomberg, un milliardaire lui aussi, mais un "bon" milliardaire, un ancien maire républicain, puis indépendant, de New-York, patron de chaînes TV, dont les ancêtres s'appelaient Blumberg.

Puis ces mêmes médiats ont espéré que s'affirmerait le sénateur Marco Rubio, un Latino pas très exotique certes :en espagnol, Rubio signifie....blond. Mais moins conservateur que son congénère Ted Cruz.  Le quadragénaire Marco Rubio est allé de défaites en demi-victoire : un Etat, un seul, lors du Super Tuesday du 1er mars.

Alors, on a remis sur le devant de la scène l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney, battu en 2008 pour l'investiture de son parti, battu en 2012 par Barack Obama. Pourtant, Romney avait sollicité, et même imploré paraît-il le soutien de Donald Trump en 2012. Puis on a ressorti le sénateur John Mc Cain, concurrent malheureux d'Obama en 2008. Les vétérans vaincus d'élections passées du Parti Républicain s'associent pour proclamer que Donald Trump n'est pas...présentable.

Qui, de Michael Bloomberg, de Mitt Romney ou de John Mc Cain ou de..., pourrait être en 2016 à Donald Trump ce que William Scranton fut à Barry Goldwater en 1964 ? En plus chanceux.

Il faut vraiment que les directeurs de conscience des faiseurs d'opinion soient paniqués pour envisager ces recours. 

Que reproche-t-on à Donald Trump en dehors de ne pas avoir le profil ethno-culturel (homme, blanc, blond, WASP, "mauvais" millardaire, populiste) que voudraient imposer les grands médiats ?

On lui reproche d'avoir ..... stigmatisé (le grand, le gros mot !) l'immigration mexicaine en relevant une évidence : parmi les Mexicains qui entrent, d'abord illégalement, aux Etats-Unis, les délinquants et criminels de toute sorte, les narco-trafiquants, sont sur-représentés, bien qu'en minorité. C'est ce que ses électeurs ont pu constater. Il l'exprime. De quel droit le lui reprocher ?

On lui reproche d'avoir envisagé de suspendre temporairement l'accès du territoire étasunien aux Musulmans après que des leaders salafistes aient appelé les Musulmans du monde entier à frapper l'Amérique. Il s'agissait d'une mesure temporaire, probablement impraticable, ne relevant pas des compétences du Président des Etats-Unis, mais qui invitait le gouvernement américain en place à surveiller de plus près les conditions d'admission sur le territoire américain de personnes dont des leaders religieux ont désigné l'Amérique comme l'Ennemi. Une mesure vexatoire pour les Musulmans, mais qui n'est pas irrationnelle dans le contexte.

On reproche à Donald Trump d'avoir remis en place une journaliste hostile à son égard en lui demandant si elle n'était pas sous l'influence de son indisposition mensuelle (= ses règles). C'est ce que j'aurais souvent envie de demander à Sandrine Mazetier, vice-présidente PS de l'Assemblée Nationale. Comme elle a probablement passé l'âge, ce pourrait être flatteur. Aussitôt, Donald Trump a été dénoncé comme machiste, exhalant un prétendu mépris des femmes (c'est vrai qu'il y a parmi les femmes politiques et les journalistes des femmes méprisables, en tout cas dangereuses).

On reproche à Donald Trump de proposer la construction de murs sur certains points de la frontière américano-mexicaine pour dissuader les candidats à l'émigration économique illégale. En Israël, construire un mur, c'est ériger une "barrière de sécurité". Aux Etats-Unis, ce serait piétiner les valeurs qui ont fait le pays. Le pape Bergoglio s'est "oublié" jusqu'à dire qu'une personne qui construit des murs et non des ponts ne saurait être chrétienne. Les médiats se sont emparés de cette déclaration peu responsable. Et ont oublié que ce même pape venait de souhaiter un Mexique....sans émigration. Les médiats se focalisent sur ce qui convient à leurs directeurs de conscience. Et détournent l'attention du public du reste....

On a reproché à Donald Trump d'insulter : les Mexicains (faux : il a seulement évoqué la part prise par les Mexicains entrés illégalement aux U.S.A. dans la délinquance en général et le trafic de stupéfiants), les femmes (faux : il a évoqué l'influence possible de ses règles sur le comportement agressif à son endroit d'une journaliste de la chaîne conservatrice Fox News), le pape (faux : il a dit que les propos du pape étaient "honteux).

Ce qu'on reproche avant tout et surtout à Donald Trump, c'est d'être défavorable aux flux migratoires sud-nord massifs et continus. Les salles de rédaction des grands médiats sont favorables à l'amplification et à la poursuite de ces flux. Surtout en Europe. Donald Trump les dérange et pourrait donner de "mauvaises" idées aux Européens. Il faut donc le "flinguer" médiatiquement.

Dernièrement (début mars 2016), les fouilleurs de poubelles ont déniché une arme dont ils escomptent qu'elle va mettre à mal la campagne de Donald Trump : il aurait eu des relations avec des personnes affiliées au Ku-Klux-Klan. Et alors ? Rappelons que le Ku-Klux-Klan fut d'abord un mouvement d'autodéfense des Blancs du Sud vaincus à l'issue de la Guerre de Sécession. D'autodéfense face à d'autres Blancs d'abord, les carpet baggers (6), venus du Nord vainqueur remplacer l'élite sudiste.Déjà en 1964, on avait instrumentalisé contre Barry Goldwater le soutien que le Ku-Klux-Klan avait souhaité lui apporter.

Conclusion

Les grands médiats voudraient qu'en janvier 2017, Hillary Clinton soit inaugurée présidente des Etats-Unis. Et qu'Alain Juppé  soit élu président de la république française. Qu'aucun de ces deux voeux ne se réalise contribuerait à faire de 2017 une bonne année.


N   O   T   E   S

(1) Rappel : on emploie la grafie "médiat" par solidarité avec le professeur Bernard Notin, cible en 1990 d'une chasse aux sorcières de la part des lobbies shoacentristes; Bernard Notin avait employé le premier cette ortografe.

(2) Jeu de mots associant mass- (de mass media) et merdiats, en référence au mot "merde", gros excrément de l'homme et des animaux.

(3) Le Parti Républicain ou G.O.P. (Grand Old Party) fut fondé en 1854. Dès sa création, il combattit pour l'abolition de l'esclavage. Jusqu'à la candidature de Barry M. Goldwater en 1964, ce parti n'était pas considéré comme conservateur. Il comportait une aile isolationniste souhaitant que les Etats-Unis se tiennent à l'écart des conflits ne menaçant pas directement leurs intérêts. Depuis la Grande Crise de 1929, il s'affirmait hostile ou méfiant à l'égard de l'intervention publique dans la vie économique et sociale.

(4) Populiste. Voir notre article Petit Dico Desintox sur ce blog. 

(5) Vous doutez de la réalité de ce Grand Remplacement ? Procurez vous le bulletin de votre mairie, généralement gratuit. Consultez la rubrique "état-civil" et comparez les noms qui figurent à la sous-rubrique "naissances" à ceux qui figurent à la sous-rubrique "décès". Et retenez que les personnes d'origine immigrée nées en France ne figurent jamais dans les statistiques de l'immigration. Au nom des faleurs 2 la répuplik.

(6) Carpet beggers : aventuriers venus des Etats qui ont vaincu le Sud à l'issue de la Guerre de Sécession, dans les anciens Etats confédérés. Avec souvent un simple tapis (carpet) pour tout bagage, tout sac. D'où l'appellation méprisante de carpet baggers : des gens venus dans le Sud avec peu de choses, juste un tapis servant de sac, pour s'y enrichir sur le dos des Sudistes vaincus.

mardi 1 mars 2016

Sigmar Gabriel ou la haine de soi.




Sigmar Gabriel (°1959) est président du S.P.D. (le parti socialiste), ministre fédéral de l'Economie (1) et vice-chancelier du gouvernement de la République Fédérale d'Allemagne.

Il pourrait être le candidat de son parti à la Chancellerie pour les élections au Bundestag prévues en septembre 2017. Peut-être contre la chancelière sortante dont il est présentement l'adjoint.

C'est un personnage très dangereux pour l'Allemagne et pour l'Europe.

Dangereux par la haine de soi-même qui l'habite. S'il aime son prochain comme lui-même, il est dangereux d'être son prochain.

Il figure sur la foto qui illustre le présent article, dans le cortège d'une manifestation en faveur des originaires des flux migratoires intercontinentaux sud-nord en 1992.

Il faut se remémorer le climat de l'époque. La réunification de l'Allemagne ne remontait qu'au 3 octobre 1990. L'économie des "nouveaux Länder" (2) entamait une pénible transition d'une économie administrée vers une économie de marché. Les transferts de ressources du reste de l'Allemagne vers ces nouveaux Länder à reconstruire plombaient l'économie allemande. Les habitants des Lânder orientaux découvraient l'immigration extra-européenne (3). Il y avait hors d'Allemagne des milieux qui n'avaient pas réellement accepté la réunification allemande (4). Parmi eux : l'entourage de la mégère Thatcher, Jean-Pierre Chevènement, les prétendus souverainistes français (à l'exception notable et méritoire de Jean-Marie Le Pen), les paléo-gaullistes (Michel Debré dut être "calmé" par le secrétaire général du R.P.R.), certains lobbies mémoriels et shoacentristes qui auraient voulu que l'Allemagne réunifiée se dotât d'une nouvelle constitution faisant référence à la Shoah et aux responsabilités du peuple allemand; et aussi Lech Walesa lui-même qui, "ivre de vin de messe" selon l'hebdo Rivarol, tentait de se rassurer en rappelant qu'il y avait maintenant des armes de destruction massive pour prévenir tout retour du voisin occidental de la Pologne à ses "vieux démons" etc.....(5).  Pour un Prix Nobel  de La Paix....Les mass-merdiats prenaient un plaisir pervers à lier la réunification allemande à tout acte d'hostilité envers des immigrés : "c'est le énième acte de racisme et de xénofobie commis depuis la réunification de l'Allemagne" martelaient journaux, stations de TV et de radio". Le gang Klarsfeld avait co-organisé une expédition "punitive" à Rostock pour châtier les naturels du lieu non encore convaincus des merveilles de la société multi-kulti pluriethnique et de tous les métissages : provocations et agressions physiques, utilisation d'aérosols à gaz etc.... Il y avait eu des arrestations de voyous de cette expédition, et la porte du Centre Culturel Allemand / Institut Goethe de l'avenue d'Iena à Paris avait été plastiquée pour obtenir leur libération "immédiate", au nom de la Mémouare et de la lutte contre "le racisme et la xénofobie". Exigence à laquelle il fut rapidement fait droit. C'est dans ce contexte que le militant trentenaire SPD Sigmar Gabriel était descendu dans la rue pour exprimer son soutien aux flux migratoires sud-nord.

La pancarte portée par des manifestants que précède Sigmar Gabriel en appelle aux "étrangers" et leur dit : "Chers étrangers, s'il vous plait, ne nous laissez pas seuls avec les Allemands". Les "étrangers", on devine plus ou moins de qui il s'agit : les immigrés extra-européens. Mais quid des "Allemands" auxquels se réfère la pancarte ? Les manifestants en appellent aux "étrangers", et on en déduit que la plupart d'entre eux, en principe, n'appartiennent pas à cette catégorie. Alors qui, et que sont-ils ? Des germanofobes assurément puisqu'ils expriment la peur, l'inconfort que leur inspire la cohabitation avec des "Allemands". Mais les manifestants sont eux-mêmes pour le plupart des ressortissants allemands et souhaitent que de plus en plus d'"étrangers" entrent dans cette catégorie. Les "Allemands" auxquels fait référence le slogan gribouillé sur la pancarte, ce sont des Allemands au sens ethnique du terme, des Allemands de souche, des Volksdeutsche, et non seulement des Allemands au sens juridique et politique de ressortissants de l'Etat fédéral allemand. Les manifestants appartiennent apparemment pour la plupart à la fois à la catégorie des Allemands de souche et à celle, plus large, des citoyens allemands. Mais ils expriment leur non-amour, pour ne pas dire leur haine de la germanité. De la germanité ethnique et culturelle du moins.

Ce slogan m'en rappelle immédiatement un autre. En 1986, en France, un gouvernement avait proposé une réforme du code de la nationalité. Pour dénoncer cette proposition, un dessinateur de Charlie Hebdo du surnom de Cabu, avait sorti une caricature représentant un troupeau compact de bipèdes humanoïdes parqué dans un enclos avec la légende : "Entre Beaufs, on va s'emmerder". Cette caricature raciste était portée par des autocollants largement diffusés. Dans le langage de Cabu et de Charlie Hebdo, le "beauf", c'était une figure du Français de souche. Le message était : la réforme du code de la nationalité risque d'avoir pour effet de rendre un peu moins hétérogène à l'avenir la composition ethnique de la communauté nationale, et ça, ça nous emmerde, ça nous fait peur, on n'en veut pas. Cabu, Charlie Hebdo, Sigmar Gabriel, même combat !

Sigmar Gabriel a eu l'âge de faire son service militaire à la fin des années 1970, ou au début des années 1980 (6). Son papa, né dans les années 1930, trouvait qu'il avait une belle petite gueule (7) et l'avait prié de se présenter à lui dans son uniforme de conscrit. Ce qui avait paru suspect et déplaisant à Sigmar. On ignore s'il a satisfait à la demande de son père avec qui il semble avoir eu des rapports difficiles. Après la mort du papa, Sigmar a mis le nez dans la bibliothèque paternelle. Et il a eu un choc. Il y a trouvé des ouvrages révoquant en doute l'historiografie officielle, klarsfeldo-wieselienne, de la Shoah. Ah, quel coup dur, mes amis ! Sigmar s'est défait de ce poids si insupportable en dénonçant son feu père devant l'opinion publique. Et en se revalorisant lui-même : j'ai eu un père comme ça, oui, mais moi je ne suis pas comme ça, et je vais vous le prouver.

En mars 2012, il a fallu doter la République Fédérale d'Allemagne d'un nouveau chef de l'Etat. Le SPD auquel appartenait Sigmar Gabriel s'est rallié très tôt à la candidature de l'ancien pasteur Joachim Gauck (°1943), sans appartenance partisane formalisée, un intello de gauche sans étiquette (überparteilich comme on dit). Mais voilà qu'ensuite l'ancien parti communiste rebaptisé Die Linke (La Gauche) a porté son dévolu sur Beate Klarsfeld (°1939), épouse de Serge, maman d'Arno (8). Un déchirement pour Sigmar Gabriel : son coeur penchait pour Beate, mais son parti avait choisi Joachim. Sigmar a mal vécu ce dilemme et s'est justifié d'avoir finalement choisi Joachim : j'aurais préféré Beate qui a tant fait et fait encore tellement pour l'honneur (sic) de l'Allemagne, mais elle s'est portée candidate trop tardivement et mon parti avait déjà choisi Joachim. Bon, ce sera pour une prochaine fois. C'est promis : une autre fois, on s'associera avec Die Linke. Promesse réitérée en 2013 lors des négociations pour la formation d'un gouvernement fédéral. Le S.P.D. a promis de ne plus rejeter dans le futur Die Linke comme allié possible (parallèlement, les Verts Die Grünen, ont annoncé qu'une autre fois il se pourraient qu'ils s'allient à la CDU). De toute façon, il faut être possédé par une sacrée dose de germanofobie ou de national-masochisme pour voter pour Beate Klarsfeld et la saluer comme honorant (sic) l'Allemagne.

Durant l'été 2015, le vice-chancelier Sigmar Gabriel s'est fâché tout rouge (évidemment.....) contre le président démocrate-chrétien de la commission européenne. Il a manifesté son impatience devant le retard et les hésitations de la commission Juncker à proposer, puis imposer des quotas de répartition des "migrants" envahissant les Balkans, les îles grecques et italiennes, les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Sigmar Gabriel espère bien que ce seront là des personnes auxquelles on pourra distribuer à moyen terme des cartes d'El Ekteur (9) , et dont les enfants replaceront progressivement les Allemands de souche. L'idée de se répartir des "migrants" dans un espace où la liberté de circulation et d'établissement d'une part, l'égalité de traitement d'autre part sont des règles intangibles est une foutaise : ou bien les "migrants" bénéficient de la liberté de circulation et ils iront là où l'Etat-Providence est le plus généreux, et qu'on ne parle plus de quotas ni de solidarité entre pays européens, ou bien ils ne bénéficient pas de cette liberté de circulation et d'établissement, et c'est le sacro-saint principe d'égalité qui est remis en question.

Sigmar Gabriel a bonne presse. L'auréole que lui décernaient les mass-merdiats a un peu perdu de son éclat parce qu'elle s'est trouvée en concurrence avec celle de la Bienheureuse Angela Merkel, fille de pasteur certes, mais qui fait l'objet d'un procès en canonisation médiatique, moral et associatif depuis qu'elle a ouvert les portes de l'Allemagne, et donc de l'Europe sans frontières internes permanentes, à plus d'un million de "migrants", en attendant mieux. C'est-à-dire beaucoup plus évidemment.

Pendant que les mass-merdiats jouent à se faire peur avec l'éventualité d'une accession à la présidence des Etats-Unis d'Amérique de Donald Trump, personne ou presque ne relève les dangers d'une possible accession à la Chancellerie fédérale du germanofobe et eurofobe (10) Sigmar Gabriel. Attention : cet homme est dangereux, il ne vous connaît peut-être pas, mais il vous hait déjà, parce qu'il hait ce que vous représentez (arrière petits-enfants de colonisateurs, d'antidreyfusards, de pétainistes, de germanofiles etc....).

N   O   T   E   S

(1) en Allemagne comme en France le ministère de l'Economie et celui des Finances sont distincts. l'actuel (1er mars 2016) alter ego de Michel Sapin est Wolfgang Schäuble, et Sigmar Gabriel est celui d'Emmanuel Macron. Pour faire simple...,

(2) nouveaux Länder : l'ancienne Allemagne de l'Est (Zone Soviétique d'Occupation, République Démocratique Allemande); ces Länder ont rejoint la République Fédérale d'Allemagne avec effet du 3 octobre 1990;

(3) sous le régime communiste, la R.D.A. avait accueilli des travailleurs algériens en petit nombre (on n'est jamais trop prudent.....). Sous la dictature socialisante et soviétofile de Boumedienne. Il ne s'agissait pas de travailleurs immigrés (Gastarbeiter) mais de camarades étrangers venus aider la R.D.A. dans "la construction du socialisme". Nuance.....

(4) je n'oublie pas la haine et l'arrogance néo-maurrassiennes. Alors que les feuilles néo-maurassiennes (Aspects de la France notamment) célébraient en 1990 ou 1991 un prétendu renouveau du sentiment national en France. Qu'elles définissaient la nation comme.....une amitié (sic) par la voix de l'ancien député FN Georges-Paul Wagner. Qu'elles voyaient dans un concert de nations indépendantes une meilleure chance pour la paix que l'Europe institutionnelle et l'O.T.A.N. l'Allemagne était d'emblée exclue, rejetée comme partenaire et alliée. Le motif : la conception allemande de la nation est......fausse. Ben voyons, seule celle de la France est juste....C.Q.F.D.;

(5) on ne peut que regretter que l'hebdo Rivarol ait abandonné la ligne éditoriale qui était la sienne à l'époque, et depuis 1951, pour s'acoquiner avec les chapelles "souverainistes", nationales-catholiques et cependant sédévacantistes (= il n'ya plus de pape légitime, le siège papal est vacant). En tançant Walesa et en faisant allusion au "vin de messe", l'hebdomadaire fondé par René Malliavin en janvier 1951, organe de résistance au.....résistantialisme, courrait le risque de prendre à rebrousse-poil une partie de son lectorat alors énamouré de Jean-Paul II;

(6) la conscription, dont le maintien en Allemagne inquiétait tant Jean-Pierre Chevènement, a été abolie par le gouvernement CDU-CSU-FDP (parti libéral) présidé par Angela Merkel sous la mandature 2009-2013; c'était un des éléments de la plateforme électorale du parti libéral FDP;

(7) rien qu'entre 1992 (foto) et 2016, la corpulence de Sigmar Gabriel a considérablement augmenté; il faudrait sans doute retoucher l'uniforme qu'il portait il y a trente-cinq ans pour qu'il puisse entrer dedans.... C'est maintenant un gros plein d'soupe, obèse, ou quasi, mais certainement pas un "bon gros";

(8) qu'on ne m'accuse pas d'anti-klarsfeldisme primaire et absolu : je salue le récent appel de Maître Arno Klarsfeld (°1965) pour l'abandon à terme des abattages rituels kosher et hallal. J'en espère un abandon du carnivorisme par l'humanité tout entière;

(9) à l'attention des non francofones : il s'agit d'un jeu de mots forgé à partir du mot "électeur", et d'un clin d'oeil renvoyant à l'arabofonie d'un grand nombre de "migrants";

(10) Sigmar Gabriel est eurofile des institutions européennes mais eurofobe des ethnies européennes de souche ancienne; il compte sur celles-là pour faire avancer le remplacement de celles-ci. Vous doutez de ce remplacement en cours et en voie d'accélération ? N'écoutez ni l'INED (démografie), ni l'INSEE. Consultez plutôt la rubrique Etat-Civil du bulletin de votre mairie, et comparez les noms figurant dans les sous-rubriques "naissances" d'une part, et "décès d'autre part. Et retenez que les naissances en France d'enfants d'immigrés ne sont jamais incluses dans les statistiques démografiques. Ce qui permet aux mass-merdiats de nous braire : "l'immigration est faible", "l'immigration est stabilisée", "il n'y a pas plus d'immigrés de nos jours en France qu'il n'y en avait dans les années 1930" etc.....