samedi 30 septembre 2017

Quand Télé ARTE fait caca sous elle....

L'émission vespérale d'Arte Journal du samedi 28 septembre 2013, présentée par Leïla Kaddour Boudadi, offrait un condensé de l'idéologie des directeurs de conscience de la chaîne à financement franco-allemand (mais dont le coeur est ailleurs).

Chryssos Avgi (Aube Dorée), Grèce

Leïla Kaddour Boudadi évoque les procédures en cours contre le parti Aube Dorée; des membres de ce parti ont évidemment des discours et des pratiques déplaisantes, mais c'est faire dans la désinformation que de l'étiquetter "néo-nazi" : depuis 1945, le label "nazi" n'est plus ... protégé, et il est probable que les nazis historiques, réels, les vrais de vrais, auraient expédié dans des camps pour associaux nombre d'activistes d'Aube Dorée. Les procédures judiciaires relatées par Leïla Kaddour Boudadi ont été déclenchées à la suite de l'assassinat d'un rappeur "antifa" par des inconnus.

Leïla Kaddour Boudadi est un peu sur cette ligne puisqu'elle qualifie de "nettoyage" (sic) les poursuites entamées contre des militants de ce parti. On est dans l'hygiènisme politique. A aucun moment, un lien direct n'est établi entre le meurtre du rappeur antifasciste et le parti Aube Dorée. Mais ce sont là des "points de détail" pour les vaillants antifascistes de la rédaction d'Arte Journal : Aube Dorée est néo-nazie, donc elle aurait pu, ou c'est tout comme, et continuons à ...."nettoyer".....c.q.f.d.

Mésinformation sur l'Autriche

On est en pleine mésinformation à propos des élections fédérales en Autriche du 29 septembre 2013 : Leïla Kaddour Boudadi n'a pas fait vérifier ou relire sa petite bafouille sur le vilain candidat populiste austro-canadien dont je n'ai pas retenu le nom, et nous assène que le pays de Mozart, de Sigmund Freud et de Hitler est gouverné depuis des décennies par de grandes coalitions.

Il me semblait pourtant qu'en 1999-2000, le parti ÖVP (démocrate-chrétien) avait fait alliance avec le parti FPÖ (libéral) de Jörg Haider, et rejeté le SPÖ (socialiste) dans l'opposition, ce qui avait conduit à un sabbat de sorcières antifascistes contre le gouvernement du chancelier Schlüssel, sabbat conduit notamment par l'excité Guy Verhofstadt, alors P.M. de Belgique, Jacques Chirac et son P.M. Jospin, au rappel des ambassadeurs des Etats-Unis et d'Israël à Vienne. Leïla a oublié. Il faut qu'elle se repose : pas d'amnésie sur la chaîne de la Mémouare, ça ferait de la peine à Elie Wiesel...

Italie : les ennuis d'Enrico et les silences de Leïla 

Evoquant la démission des ministres de centre droit du gouvernement italien présidé par Enrico Letta, Arte Journal se garde bien d'apprendre à son public que ces démissions ont pour origine le projet d'Enrico Letta de procéder à de nouvelles augmentations d'impôts. Un "point de détail" sans doute...

La rengaine du  retour des années 1930 : l'eusses-tu cru ?

 Le "meilleur" est pour la fin : la rubrique culturelle dédiée à un caca d'un dramaturge autrichien présenté sur la scène du Théâtre de la Ville à Paris : il faut convaincre le public de la ressemblance entre notre époque et celle qui a permis la Shoah : montée des partis populistes et nationalistes et même...propos de Manuel Valls sur les Rroms (ah, pour l'amour des Rroms, quelles sottises ne profèrerait-on pas ?).

 Et le commentateur de dénoncer la montée de l'antisémitisme dans les sociétés européenne dès avant la guerre de 1914 (extrait de citations d'un discours de 1894 du bourgmestre viennois Lüger qui établit un simple constat auquel Bernard Lazare aurait pu souscrire).

 Arte est dans l'incohérence de faire suivre ce commentaire d'obsédé shoacentrique d'une publicité sur un documentaire à venir consacré à "Goldman Sachs, la banque qui mène le monde".

Là, Arte fait plus fort que Lüger ! Qui l'eut cru ?

Voilà qui va contrarier Elie Wiesel, déjà inconsolable de l'envol en fumée de son capital dans la faillite de Bernard Madoff. 

Cruelle Arte !

Télé Arte ment,
Télé Arte ment,
En français,
Comme en allemand











jeudi 28 septembre 2017

Deux cuillérées d'"antiracisme" selon Arte Journal


Arte (Des)Info du 2 novembre 2007 était présenté à 19h45 par William Irigoyen.

Les télespectateurs de la chaîne des BOurgeoisBOhemes ont eu droit à une double cuillérée d'antiracisme assaisonnée de mésinformation.

Evoquant l'expulsion de membres de la communauté tsigane originaires de Roumanie, des Rroms, dont un congénère a commis un assassinat à Rome, Arte (Des)Info retrouve les accents qui étaient les siens quand la rédaction de la chaîne combattait le gouvernement de Silvio Berlusconi. Mais, cette fois, ce sont des "amis" politiques qui sont à la tête du gouvernement central italien présidé par le calamiteux Romano Prodi.


Comment Arte (Des)Info va-t-il s'en tirer ?

D'abord en opposant dans cette affaire "la droite", c'est-à-dire les méchants, à "la gauche", c'est-à-dire les bons, sans en dire plus sur les arguments ou invectives échangés car Arte (Des)Info est bien obligé de nous montrer deux personnalités de gauche, donc des gentils, qui sont  pourtant à l'origine de l'expulsion de ces Rroms, ou la comprennent.

Ensuite en taisant l'appartenance de l'assassin et des personnes expulsées à la communauté des Rroms. Pour Arte (Des)Info, ce sont des Roumains, donc des ressortissants de l'Union européenne, un point c'est tout; il ne faudrait pas  "stigmatiser" cette population qui-a-payé-un-lourd-tribut-à-l'-holocauste pendant la 2ème guerre mondiale,n'est-ce pas ? Il ne faudrait pas que le téléspectateur les considère comme des Européens entièrement à part, donc on prétend que ces Fils du Vent sont des Européens à part entière.

Et voilà pour les Rroms de Rome, et du reste de la péninsule.

Arte (Des)Info repart en guerre cette fois contre la politique de contrôle de l'immigration du gouvernement français (Sarközy-Fillon).

On nous annonce que telle préfecture s'est vue assigner un nombre minimal de résidents illégaux à expulser dans l'année. Puis on nous exhibe une famille bosniaque, montrée de dos; ils s'agit de résidents étrangers illégaux frappés par une mesure d'expulsion et qui vivent, nous affirme Arte (Des)Info "la peur au ventre".

On donne la parole à une pétasse du Réseau Education Sans Frontières, officine de subversion humanitaire, qui nous bassine que la France est "le pays des droits de l'homme" et des "droits de l'enfant", ce qui est du deconantum, mais personne n'est autorisé sur Arte (Des)Info à donner la réplique à cette pasionaria de la colonisation de peuplement de l'Europe par le "sud" du monde.

Arte (Des)Info ne nous dit rien d'aspects de la situation intérieure en Bosnie qui expliquerait, à défaut de justifier, l'acharnement de ces résidents illégaux à coloniser la région Rhône-Alpes; on n'en saura rien. On saura seulement que l'actuel (novembre 2007) gouvernement français "fait de la résistance" (oh,si peu...) à l'invasion et que le téléspectateur doit penser que c'est in-hu-main !

mercredi 13 septembre 2017

Mésinformation d'i24news sur des propos du pape François

Mésinformation de la chaîne francofone israélienne "i24news"

Relatant le retour du Mexique du pape Bergoglio, la chaîne commence par dire que François est en désaccord avec Donald Trump. Que François demande au président U.S. de revenir sur l'abrogation du programme de régularisation des mineurs qui se sont introduits illégalement aux U.S.A. (programme dû à Barack Obama et médiatiquement connu sous le nom de "Dreamers" c'est-à-dire des Rêveurs).  C'est ce qui importe d'abord à la chaîne : appuyer les lobbies migratoires et faire écho à une critique envers Donald Trump.

Mais voilà qu'à l'image censée illustrer ce propos le pape François tient un tout autre discours.

Le pape rappelle une doctrine constante de son Eglise : le devoir d'accueil de "migrants" par les Etats est conditionné à l'existence de conditions permettant de "bien" les accueillir, puis de les ....intégrer (sic). Le devoir d'accueil et d'intégration n'est donc pas inconditionnel, automatique, universel.

Selon le pape François lui-même.

mardi 8 août 2017

Cedric Herrou, ou la générosité avec ce qui n'est pas à soi

Les médiats du mardi 8 août 2017 rapportent avec désapprobation l'odyssée d'un navire affrêté par l'association Defend Europe pour contrer les flux migratoires trans-méditerranéens sud-nord et le trafic d'êtres humains. La chaîne TV France 24 exprime sa satisfaction que le navire soit présentement bloqué par des "pêcheurs tunisiens", sans se préoccuper de savoir quels liens peuvent exister entre "pêcheurs" et "passeurs". Encore moins de savoir quels liens unissent organisations humanitaires de "sauvetage" en mer de "migrants" et "passeurs".

Les mêmes médiats ont prononcé une sentence : Defend Europe est .......d'extrême-droite. Donc, mauvais, à combattre, à dénoncer, à contrecarrer. France 24 s'alarme que les amis de Defend Europe soient "actifs sur les réseaux sociaux". Je confirme cette activité dont je me réjouis. Une initiative visant à stopper ou du moins à ralentir le Grand Remplacement des populations européennes doit être soutenue et encouragée. Surtout qu'elle réunit de jeunes Européens d'Allemagne, d'Autriche, de France, d'Italie. Bravo les gars, vous refaîtes une C.E.D. (Communauté Européenne de Défense) et préfigurez ce que devra être l'Etat fédéral européen à naître.

France 24 ne se contente pas de dénoncer Defend Europe et ses actions en Méditerrannée. La chaîne présente les visages des militants de Defend Europe à l'écran et annonce que le navire se dirigerait vers le port de Catane.

Pour se consoler, France 24 nous narre un nouvel épisode judiciaire de l'"agriculteur" Cedric Herrou. J'ignore ce que produit ce curieux "agriculteur", mais il incarne la pseudo-générosité, celle qui consiste à être généreux avec ...... ce qui n'est pas à soi. Cedric Herrou est un introducteur en Europe, non de plantations, mais de "migrants" illégaux. Il ne s'en cache pas, se réclame de cette activité pseudo-humanitaire et dispose de tout un fan-club associatif et médiatique. Il vient d'être condamné à nouveau à des légères peines qui le "surprennent". L'idéologie, les prétendues valeurs qui portent son action sont des produits frelatés, des nuisances idologiques. France 24 relate sa condamnation et le présente comme un exemple. Un exemple qui console ses journalistes et son public de devoir assister aux activités de Defend Europe contre le Grand Remplacement.

L'"agriculteur" Cedric Herrou est généreux avec ce qui n'est pas à lui, ni à ses amis. Ces migrants illégaux, pour ne pas dire ces envahisseurs, qu'il introduit sur le territoire européen de la France et en Europe vont être à la charge de la collectivité. S'ils ne sont pas, de gré ou de force, renvoyés de l'autre côté de la Méditerrannée, le poids de leur "intégration" va peser sur les générations actuelles et futures. Le coût est matériel dans un premier temps, et matériel et moral sur le long terme.

Qu'est-ce à dire ?

Pour le comprendre, il faut se souvenir de la crise sociale à la Guadeloupe de l'hiver 2009 et des arguments qui ont été utilisés par les activistes du mouvement contre la "Profitation". Que disaient-ils ? 

Ils avançaient que les structures sociales de la Guadeloupe demeuraient marquées par l'esclavage des populations afro-caribéennes de l'île. L'esclavage a été aboli en 1848. La Guadeloupe a été intégrée à la république française comme département en 1946, mais.....
Mais en 2009 encore, les militants guadeloupéens rappelaient le sort de leurs ancêtres pour expliquer leurs difficultés et revendiquer un traitement spécifique. Le point d'orgue de cet argumentaire revendicatif était, et reste le suivant : vous nous avez réduits en esclavage, puis vous vous êtes contentés (sic) d'abolir l'esclavage, de nous affranchir et ..... vous en êtes restés là (re-sic)....mais le compte n'y est pas (re-re-sic).

Les "migrants" illégaux qu'introduit Cedric Herrou en Europe et d'abord sur le territoire européen de la France sont, pour la plupart, originaires d'Afrique au sud du Sahara. S'ils ne sont pas renvoyés de l'autre côté de la Méditerrannée, de gré ou de force (leur séjour est illégal et viole les  lois nationales et européennes), leurs descendants auront envers ceux des contemporains de Cedric Herrou l'attitude des Guadeloupéens de 2009 envers les descendants des contemporains de la Deuxième République (1848-1852). C'est-à-dire : vous nous avez (mal) accueillis, vous avez prétendu nous "intégrer", nous sommes devenus vos concitoyens, mais.....le compte n'y est pas (sic) puisque qu'il y a plus de chômeurs parmi nous que parmi les Européens de souche plus ancienne. 

L'accueil incessant de nouveaux "migrants" par la faute de personnes comme l'"agriculteur" Cedric Herrou comporte un certain  coût dans l'immédiat, puis à moyen et court terme. Et à long terme un coût moral encore plus élevé : les descendants des contemporains de Cedric Herrou devront subir les revendications des descendants des "migrants" illégaux introduits par Cedric Herrou. Qui rappelleront le contexte de l'arrivée de leurs ancêtres en Europe : refus du Grand Remplacement par certains secteurs de l'opinion européenne, chômage de masse etc...

Cedric Herrou est un faux Antigone et un vrai malfaiteur. Une personne généreuse avec ce qui n'est pas à elle, parce que pas qu'à elle.

Les êtres humains sont tous égaux en droit et en dignité, MAIS ils ne sont pas interchangeables. 

jeudi 27 juillet 2017

La "Grande Nation", ou la solidarité à sens unique

Avertissement : la lecture de l'article qui suit est déconseillée aux maurrassiens, villiéristes, paléo-gaullistes, mélancho-bolivariens, souverainistes, stato-nationalistes de toutes obédiences.

Janvier 2013 : le régime national-hollandiste lance une opération militaire pour sauver le régime de Bamako d'une offensive djihadiste. Ceci est en cohérence avec les inquiétudes exprimées par Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères de la Hollandie concernant la formation d'un "Sahelistan" dans cette partie de l'Afrique.

Le lancement de cette opération ne rencontre quasiment pas d'opposition dans l'opinion publique de la France d'Europe.

Par contre, nombreux sont les hommes politiques qui déplorent que la France intervienne seule. Les contributions africaines sont lentes à venir. Les déplorations françaises visent surtout l'absence des partenaires européens. 

Pierre Lellouche (U.M.P.) annonce qu'à l'occasion de la célébration du 50ème anniversaire du traité franco-allemand du 22 janvier 1963, il va interpeller ses collègues allemands du Bundestag sur l'inaction allemande.

Daniel Cohn-Bendit (Verts), qu'on ne savait pas si porté sur la chose militaire, dénonce au Parlement Européen la solitude de la France qui paierait le prix du sang (sic) pour l'Europe.

Christophe Barbier (éditorialiste de L'Express) préconise que le coût de l'intervention militaire française soit déduit du déficit public du pays : la France se battrait pour l'Europe et aurait droit à ce que ses partenaires et alliés reconnaissent qu'elle finance leur sécurité.

François Fillon déplore fortement l'absence d'une contribution militaire de l'Allemagne.

Emma Bonino, ministre italienne de gauche, narre qu'au cours d'un Conseil des Ministres européens des A. E., Laurent Fabius aurait pris ses collègues à rebrousse-poil en leur réclamant un financement de ce qui est apparu à ces derniers comme les guerres de la France (expression de Sylvie Goulard, employée dans le même esprit qu'Emma Bonino, pour souligner la maladresse de Laurent Fabius).

Au fil des mois et des années, l'effort militaire français au Mali a été finalement appuyé par des contributions africaines et européennes.

Mercredi 26 juillet 2017 : deux soldats allemands en opération au Mali sont tués dans un accident d'hélicoptère.

Aucune réaction audible des responsables politiques français et des médiats. Indifférence ?

Jeudi 27 juillet 2017 : le quotidien populaire Le Parisien titre .... sur le risque de mainmise allemande sur la FNAC et sur Darty.

Don't German lives matter ?

L'effet risque d'être désastreux en Allemagne où l'opinion selon laquelle la sécurité du pays est en jeu au Mali est loin d'être majoritaire. 

L'édition du Parisien évoquée ci-dessus paraît le jour même où le gouvernement de la Macronie procède à une nationalisation temporaire d'un chantier naval pour empêcher que le capital de ce chantier naval soit majoritairement détenu par des opérateurs italiens.

jeudi 20 juillet 2017

"Vichy", ce n'est pas que la Rafle du Vel d'Hiv

Avertissement : La lecture de l'article qui suit est déconseillée aux fanatiques de la Mémoire hémiplégique.

1942, le gouvernement de Vichy apprend qu'un responsable national-socialiste du nom de Brand est préoccupé par  l'influence germanophobe exercée par des prisonniers de guerre (PG) français juifs sur leurs camarades de captivité et compatriotes prisonniers en Allemagne. Le Docteur Brand préconise la séparation entre les deux catégories de PG français en Allemagne.

Vichy s'inquiète et mandate son "ambassadeur des prisonniers" auprès de la Commission d'Armistice de Wiesbaden, Georges Scapini: que vont devenir ces PG juifs, où les autorités du Reich vont-elles les emmener ? Des rumeurs courent déjà......Scapini ne reçoit aucune réponse satisfaisante.

Il prend alors contact avec des responsables militaires allemands qu'il avait côtoyés dans des réunions d'anciens combattants français et allemands de 14/18 entre les deux guerres. Il leur fait alors valoir l'"honneur militaire" qui serait bafoué par cette séparation, observer que la France en 1940 n'a pas donné suite au projet de G. Mandel de transférer les PG allemands en Angleterre avant l'armistice etc...

Finalement, après d'âpres discussions, l'"ambassadeur des prisonniers" obtient des autorités du Reich qu'elles ne donnent pas suite au projet du Dr Brand. Les PG français en Allemagne ne seront pas séparés selon des critères ethno-culturels ou religieux et resteront accessibles à l'ambassadeur des prisonniers mandaté par "le gouvernement de fait dénommé Etat Français" selon les termes de l'armistice.

Merci qui ?

vendredi 7 juillet 2017

Georges Fenech : alerte à l'intox !

Mercredi 5 juillet 2017, Georges Fenech, ancien député LR du Rhône, était invité par Ruth Elkrief pour parler de son livre "Imagine-t-on le général de Gaulle mis en examen ?".

On a ailleurs, sur ce blog, relevé les procédés de Ruth Elkrief, ses oeillères, son sectarisme, sa prétention à l'autorité morale :

http://jeanmarielallau.blogspot.fr/2015/02/sortie-de-ruth-sortie-de-route.html


Cette fois-ci, la journaliste de BFM TV décerne à son hôte le qualificatif de "lanceur d'alerte", titre dont sont parés Edward Snowden et Julian Assange.

En quoi Georges Fenech serait-il un lanceur d'alerte ? 

En rien.

C'est abusivement que Ruth Elkrief élève Georges Fenech à cette pseudo dignité médiatique.

Georges Fenech est simplement le premier des mandataires LR à avoir prétendu dès la fin janvier 2017 que les primaires de la droite et du centre, tenues deux mois auparavant, étaient caduques (sic) et que François Fillon devait renoncer à sa candidature.

Lors de l'élection primaire de la droite et du centre du 20 novembre 2016, Georges Fenech avait fait le choix de Nicolas Sarközy qui s'est, dès le soir de ce premier tour, prononcé en faveur de François Fillon.

Fin janvier 2017, François Fillon est devenu la cible d'un lynchage politico-médiatique fondé sur les dénonciations d'organes de presse l'accusant d'avoir fait rémunérer sa femme et ses enfants pour des travaux sans rapport avec la rémunération perçue.

A aucun moment, l'ancien juge d'instruction Georges Fenech ne semble s'être ému des bizarreries de la procédure judiciaire mise en mouvement immédiatement après ces dénonciations : secret de l'instruction non respectée, fuites organisées vers la presse etc...

Non, Georges Fenech a tout simplement déclaré caduques les élections primaires et appelé au retrait de François Fillon.

Caduques, des élections qui ont mobilisé 4 millions d'électeurs ?

Caduques des élections dont le second tour a donné  François Fillon vainqueur dans la proportion de 2 tiers pour le vainqueur contre 1 tiers pour son concurrent Alain Juppé ?

Caduques, a martelé Georges Fenech !

C'est ce qui s'appelle s'asseoir sur le vote des électeurs ..... pour plus tard inverser le résultat.

C'est peut-être possible dans une compétition sportive à l'issue de laquelle un compétiteur disqualifié a posteriori est souvent remplacé par le second de la compétition.

C'est du foutage de gueule dans une élection politique à l'issue de laquelle le candidat qui a déclaré refuser pour le pays le multiculturalisme (multikulti) l'a emporté sur celui pour lequel "l'identité de la France, c'est la Diversité (multicontinentale)".

Georges Fenech s'est moqué des électeurs en appelant, les semaines passant, à une candidature d'Alain Juppé, le vaincu des primaires dans la proportion de 1 contre 2.

Sans être à aucun moment repris par Ruth Elkrief, très complaisante, Georges Fenech reproche à François Fillon un manquement à "la parole donnée" : François Fillon a maintenu sa candidature après sa mise en examen début mars 2017 alors qu'il avait annoncé un mois auparavant qu'il la retirerait s'il était mis en examen. Certes, mais c'est qu'au cours du mois de février de sérieux doutes sur la régularité de la procédure judiciaire hâtivement déclenchée contre François Fillon, sur la compétence du Parquet National Financier (empiétement du pouvoir judiciaire sur le pouvoir législatif) avaient pu être légitimement émis. Entre la fin janvier et le début du mois de mars, la situation avait profondément changé.

Pire, le sectarisme de Georges Fenech éclate lorsqu'il met en cause l'organisation du meeting de François Fillon place du Trocadero (Paris) début mars. L'association Sens Commun, issue des manifestations de début 2013 contre le projet de lio Bergé-Taubira, a participé discrètement, sans prosélytisme à l'organisation du meeting. Ce sont là pour le sectaire Georges Fenech des gens infréquentables.

Georges Fenech se discrédite en établissant un faux parallèle entre le "courage" d'Emmanuel Macron (dont le candidat dans le Rhône vient de le battre) qui a rompu avec le PS et F. Hollande, et le "manque de courage" des dirigeants du parti Les Républicains qui n'ont pas "débranché" François Fillon, ne l'ont pas désavoué et remplacé par Alain Juppé.

Georges Fenech peut bien se donner le beau rôle, protester de son attachement au "pays" et à sa famille politique. Tout se passe comme s'il avait été un instrument pour faire dérailler la campagne de François Fillon, coupable de refuser pour la France le modèle d'une société multiculturelle (comprenez : dans laquelle la Diversité issue des migrations intercontinentales sud-nord estomperait l'européanité de la France), et de ne pas rejeter des opposants à certains aspects de la loi Bergé-Taubira. 

Tout se passe comme si....

Georges Fenech a perdu la première manche.

Le candidat qui était sa cible a perdu la seconde.

De peu : il aurait suffi que les pratiques du parti MoDem présidé par François Bayrou aient été révélées par la presse pour que l'alliance Bayrou-Macron ne puisse être conclue et que, le 23 avril 2017, François Fillon ne devance Emmanuel Macron.

Georges Fenech tente maintenant de se justifier en réecrivant l'histoire et en intoxiquant l'opinion publique. Avec la participation de BFM TV (télé Macron pendant la campagne présidentielle) et de son emblématique journaliste Ruth Elkrief.