samedi 16 juillet 2011

C'est du Joly !

Alors, comme ça, Gro Eva Farseth, dite Eva Joly, souhaiterait remplacer le défilé militaire parisien du 14 juillet par un "défilé citoyen". N'attendant rien de positif du personnage dont j'avoue qu'il m'est éminemment antipathique, je n'ai pas prêté grande attention à cette proposition. Puis, son "camarade" Daniel Cohn-Bendit ayant précisé ce qu'il fallait entendre par "défilé citoyen", j'ai entrevu qu'il s'agirait de quelque chose comme les défilés du Premier Mai et de la commémoration de la Révolution d'Octobre sur la Place Rouge à Moscou, à l'époque soviétique : les infirmières françaises, les étudiants français, les gâte-sauce français etc...

La proposition d'Eva Joly qui ne sera jamais présidente, ne présente guère d'intérêt. Pour ma part, je me passerais bien de toute célébration du 14 juillet; j'ai toutefois aimé celle de 2007, moins stato-nationale et cocardière, plus européenne.

Finalement, les réactions à la proposition de la nouvelle pasionaria des Verts, et les réactions à ces réactions sont plus intéressantes que la proposition elle-même. On a vu le candidat "modéré", "paisible", "normal" à la primaire du PS, le sieur François Hollande, tomber le masque et apparaître pour ce qu'il est : un bobo sectaire, enamouré des "concitoyens" issus des flux migratoires sud-nord intervenus depuis les années 1960. On a revu le François Hollande qui attaquait la loi de février 2005 qui recommandait la prise en compte des aspects positifs de la colonisation dans les programmes scolaires d'Histoire, le François Hollande qui protestait dans les années 1990 contre une déclaration d'un Préfet du Midi qui s'était exprimé "en tant que Chrétien", alors que jamais Hollande ne s'est ému de déclarations de DSK insistant sur le fait que son engagement en tant que Juif dépasserait bien d'autres aspects de ses engagements publics.

La nationalité est devenue une simple donnée juridique dont j'ignore l'avenir. L'avenir, s'il y en a un, est probablement aux nationalités multiples. Plutôt que de prétendre prohiber les nationalité multiples, qui sont des privilèges, on ferait mieux d'envisager de réserver certains droits à ceux qui n'en ont qu'une, et donc aucune de rechange, pour rétablir l'équilibre. Pour ma part, je suis d'abord Européen, ensuite j'ai un Heimat principal et même quelques Heimats secondaires, mais pas de Vaterland, à moins que ça ne soit l'Europe.


François Fillon est resté dans le cadre d'une polémique normale avec une pasionaria qui se définissait comme la candidate de "la France des accents et du métissage". Je n'attache pas à la nationalité l'importance que lui attachent le Premier ministre, l'ex-troisième prix au titre de Miss Norvège 1961 (ou 1962), les sieurs Hollande, Valls (que l'instrumentalisation de "petits blancos" à Evry ne gênait nullement), du fait de la victoire idéologique des derniers cités et du triomphe apparent de leur conception "républicaine" de la nationalité. Mais François Fillon a dit vrai : il existe un pacifisme scandinave qui a pu influencer Eva Joly. Je sais plus ou moins ce que sont des traditions, mais quand j'entends le mot "valeurs", je sais qu'on va essayer de me vendre des idées qui ne valent pas grand chose.

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