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jeudi 19 juillet 2018
Affaire Benalla : raison garder s.v.p. !
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mardi 16 octobre 2012
17 octobre 1961 : de la repentance ? Pas en nom !
Vanessa Burggraf, présentatrice de la chaîne France 24, affirmait à la mi-octobre 2011 que des personnalités attendaient de la Vrôôônce (1) (que, quoi ou qui désigne ce nom ?) "reconnaisse" sa responsabilité (qu'est-ce à dire ?) dans la gestion de la répression de la manifestation d'Algériens à Paris et alentours le 17 octobre 1961.
En 2012, la même chaîne entend commémorer l'évènement en donnant la parole à des "Algériens de France" pour leur permettre, n'en doutons pas, de culpabiliser les Eurofrançais (2) et de les conduire à admettre que, du fait notamment de cette histoire, les personnes issues des flux migratoires sud-nord "ont des droits" sur eux.
Adolescent, j'ai été contemporain de ce développement des derniers mois de la guerre d'Algérie. Il n'y a aucune raison d'exprimer une quelconque repentance, de présenter des excuses ou quoi que ce soit de ce genre. Que celles et ceux qui croiront pouvoir et devoir le faire ne le fassent qu'en leur nom et se ridiculisent ainsi. Ils ne me représentent pas. Je leur dénie le droit de parler pour moi.
La manifestation répondait à un appel du FLN, l'organisation algérienne dont la branche militaire, composée de volontaires, tuait des soldats français en Algérie. Si j'avais eu dix ans de plus en 1961, j'aurais pu tomber en Algérie sous les balles des instigateurs de la manifestation En appelant les Algériens de Paris et de sa banlieue à manifester comme ils l'ont fait, le FLN algérien posait un acte de guerre sur le territoire métropolitain (3)., et il fallait s'attendre à ce qu'il soit répondu à cet acte de guerre. Sauf exceptions, les manifestants répondant à l'appel du FLN étaient tous volontaires, ce que n'étaient pas la plupart des soldats français servant à la même époque en Algérie, et qui ne s'y trouvaient que parce qu'ils appartenaient à des classes d'âge données et étaient ressortissants français de sexe masculin., donc soumis à la conscription (4).
Le FLN algérien a voulu montrer son influence sur les Algériens de la Seine. Ce faisant, il a fait peur et est responsable de la dureté relative (oui, relative) de la répression dont ont été victimes ceux qui ont suivi son appel à manifester. La répression dont on se gargarise aujourd'hui pour la stigmatiser répondait à une provocation grossière. Le FLN algérien invitait à cette répression de gens qu'il a instrumentalisés. La mesure de la peur et de la colère de certains Eurofrançais témoins ou contemporains de cette provocation du FLN algérien peut être évaluée à l'aune d'une intervention d'un conseiller municipal de Paris : il préconisait devant cette assemblée une rafle de militants FLN, et leur embarquement sur un navire à couler en pleine mer; j'ai entendu à la maison, de la bouche d'un de mes proches parents une préconisation similaire. Je suppose que le fantasme récurrent d'Algériens noyés provient en partie de ces propos pronocés sous le coup des émotions-soeurs de la colère et de la peur. Mon souhait, mon attente, c'était que l'Algérie devienne rapidement indépendante, et que le plus grand nombre possible des Algériens qui vivaient parmi nous quittent la France d'Europe dans la foulée de l'accession de leur pays à l'indépendance. Je n'étais ni partisan de l'Algérie française, ni encore moins sympathisant du FLN et des prétendus mouvements de libération nationale de ce qu'on appelait le Tiers Monde. Je souhaitais la sécession de l'Algérie ... pour ne pas avoir neuf millions de concitoyens musulmans algériens dans le cadre d'une France s'étendant de Dunkerque à Tamanrasset. Je n'ai pas vraiment changé d'avis.
J'habitais Colombes (Seine). Quatre ans auparavant, au sortir d'une grande manifestation sportive à laquelle assistait le président René Coty, à Colombes, le FLN avait fait assassiner un notable algérien musulman, ancien vice-président de l'Assemblée algérienne (mise en sommeil en raison des évènements). La communauté algérienne, et plus généralement maghrébine, était très représentée à Colombes et dans les communes voisines (Nanterre, Argenteuil). Sa présence inquiétait d'autant plus que la presse populaire de l'époque ne cachait rien de la guerre algéro-algérienne que se livraient en banlieue le FLN et son rival le Mouvement Nationaliste Algérien (MNA). On craignait que cette population qui vivait parmi nous ne réponde à des mots d'ordre du FLN. C'est ce qui est arrivé le 17 octobre 1961. Je me souviens, au retour d'une promenade dominicale en famille, d'avoir vu le terre-plein situé en face de la gare de Colombes, au débouché des rues Victor Hugo, Saint-Denis, de l'Indépendance ou de l'avenue Ménelotte, et de l'avenue de l'Agent Sarre, noir de monde : on venait d'y arrêter un Algérien qui avait assassiné un gardien de la paix du commissariat de Colombes.
On pouvait rencontrer à Colombes, administrée par la veuve UNR de Stanislas Devaud (5) des sympathisants et des compagnons de route du FLN : le calamiteux Parti Socialiste Unifié (PSU) y était assez actif; son animateur semblait être un imprimeur du nom de Cary. Ce Cary était en outre l'imprimeur attitré de la Paroisse Catholique Saint-Pierre Saint-Paul, animée par les Fils de la Charité. Dix ans après les évènements de 1961, le maire communiste de Colombes, Dominique Frélaut, dut se séparer d'une de ses adjointes, une jolie demoiselle du PSU et de la CFDT, militante paroissiale de Saint-Pierre Sant-Paul.. Cette trentenaire bien intentionnée était visitée par des fantasmes qui lui faisaient voir, en 1971, des policiers jeter des Algériens dans la Seine.
En octobre 2012, le maire socialiste de Colombes, Philippe Sarre, entend commémorer les évènements d'octobre 1961, réduits à la répression d'une "manifestation pacifique" (sic) en présence de diplomates algériens et... d'un membre du gouvernement algérien (6). C'est tout simplement déguelasse.
N O T E S
(1) cette graphie ne vise pas une prononciation, un accent quelconque; elle se réfère au caractère très abstrait de l'idée de nation actuellement en vogue, qui ferait souhaiter que le pays change de nom. Si la France est à tout le monde, ou peut être à tout le monde, si elle est avant tout le pays des droits de l'Homme (on a envie d'écrire "droidloms" par dérision, puisque c'est au nom des droits de l'Homme qu'on s'en prend aux libertés fondamentales) plutôt que celui de ses habitants, elle devrait changer de nom : je propose quelque chose comme la Vrôôônse;
(2) qu'on le veuille ou non, qu'on accepte de le voir ou non, le communautarisme existe; le dénoncer n'aboutit qu'à criminaliser le recours éventuel à ce cadre de solidarité par personnes non issues des flux migratoires, disons, du dernier demi-siècle;
(3) ce n'était pas une manifestation pacifique : elle répondait à un mot d'ordre du FLN en guerre avec la France et avec d'autres mouvements nationalistes algériens (dont le MNA de Massali Hadj); que le FLN se soit servi de femmes et de jeunes personnes sans armes pour tester son influence et son autorité sur des Algériens en France d'Europe n'y change rien;
(4) Les bandes de volontaires de Rol Tanguy et de Kriegel Valrimont, ou même de Leclerc, ont beaucoup plus tué ou massacré, et dans des conditions souvent ignominieuses, lors de la "libération de Paris" de l'été 1944, que les policiers commandés par Maurice Papon en octobre 1961 qui n'ont tué, sauf exceptions, que des volontaires, ce que n'étaient pas la plupart des hommes du général Von Choltitz.
Un crime de guerre, voire contre l'humanité, commis par la Résistance, parmi tant d'autres survenus en août et septembre 1944 : à Paris, rue de la Harpe, au Quartier Latin, dans ce que je crois pouvoir situer au Centre de Santé Hostater, qui dépend du C.R.O.U.S. de Paris, des résistants ont assassiné un soldat allemand, mineur d'âge, blessé et prisonnier, malgré les supplications d'une infirmière en service dans ce centre de secours ouvert pendant les combats de ce qu'il est convenu d'appeler la libération de Paris; l'"héroïque" libertador commenta ainsi son geste : "On les tuera tous" (cité dans "Paris brûle-t-il ?" de Lapierre et Collins). Le journal communiste L'Humanité avait appelé au meurtre : "A chacun son Boche", "Pas un Boche ne doit sortir vivant de Paris". Le blessé assassiné n'a pas sa plaque commémorative. Son assassin l'a peut-être, s'il a été tué à son tour peu après. Mais lui était volontaire. S'il avait perdu la guerre...il aurait pu, et dû, être considéré comme criminel de guerre, voire contre l'humanité.
(5) il s'agissait de Marcelle Devaud, née Guggenheim; les Guggenheim étaient des juifs d'Alsace installés en Algérie après la conquête française; paradoxalement, si on peut dire, Stanislas Devaud représentait un mouvement qui entendait plutôt promouvoir les populations arabo-musulmanes des départements français d'Algérie : la Solidarité Française; par dérision, les adversaires de ce mouvement l'appelaient parfois la Sidilarité Française : dans l'imaginaire familier des Eurofrançais d'avant les flux migratoires massifs des années 1960, les personnes originaires d'Afrique du Nord étaient souvent associés à la figure du marchand ambulant de tapis, dénommé "sidi" (ce qui veut dire "monsieur" voire "seigneur" en arabe, voir : Le Cid, de Corneille), ce qui pouvait être légèrement ironique voire péjoratif de la part des Eurofrançais, mais pas aux oreilles des intéressés ainsi "anoblis";
(6) l'actuel gouvernement de l'Etat qui s'est donné le nom de République Algérienne Démocratique et Populaire se trouve ainsi conforté dans sa légitimité historique : il est issu du FLN qui avait appelé à cette manifestation du 17 octobre 1961;
En 2012, la même chaîne entend commémorer l'évènement en donnant la parole à des "Algériens de France" pour leur permettre, n'en doutons pas, de culpabiliser les Eurofrançais (2) et de les conduire à admettre que, du fait notamment de cette histoire, les personnes issues des flux migratoires sud-nord "ont des droits" sur eux.
Adolescent, j'ai été contemporain de ce développement des derniers mois de la guerre d'Algérie. Il n'y a aucune raison d'exprimer une quelconque repentance, de présenter des excuses ou quoi que ce soit de ce genre. Que celles et ceux qui croiront pouvoir et devoir le faire ne le fassent qu'en leur nom et se ridiculisent ainsi. Ils ne me représentent pas. Je leur dénie le droit de parler pour moi.
La manifestation répondait à un appel du FLN, l'organisation algérienne dont la branche militaire, composée de volontaires, tuait des soldats français en Algérie. Si j'avais eu dix ans de plus en 1961, j'aurais pu tomber en Algérie sous les balles des instigateurs de la manifestation En appelant les Algériens de Paris et de sa banlieue à manifester comme ils l'ont fait, le FLN algérien posait un acte de guerre sur le territoire métropolitain (3)., et il fallait s'attendre à ce qu'il soit répondu à cet acte de guerre. Sauf exceptions, les manifestants répondant à l'appel du FLN étaient tous volontaires, ce que n'étaient pas la plupart des soldats français servant à la même époque en Algérie, et qui ne s'y trouvaient que parce qu'ils appartenaient à des classes d'âge données et étaient ressortissants français de sexe masculin., donc soumis à la conscription (4).
Le FLN algérien a voulu montrer son influence sur les Algériens de la Seine. Ce faisant, il a fait peur et est responsable de la dureté relative (oui, relative) de la répression dont ont été victimes ceux qui ont suivi son appel à manifester. La répression dont on se gargarise aujourd'hui pour la stigmatiser répondait à une provocation grossière. Le FLN algérien invitait à cette répression de gens qu'il a instrumentalisés. La mesure de la peur et de la colère de certains Eurofrançais témoins ou contemporains de cette provocation du FLN algérien peut être évaluée à l'aune d'une intervention d'un conseiller municipal de Paris : il préconisait devant cette assemblée une rafle de militants FLN, et leur embarquement sur un navire à couler en pleine mer; j'ai entendu à la maison, de la bouche d'un de mes proches parents une préconisation similaire. Je suppose que le fantasme récurrent d'Algériens noyés provient en partie de ces propos pronocés sous le coup des émotions-soeurs de la colère et de la peur. Mon souhait, mon attente, c'était que l'Algérie devienne rapidement indépendante, et que le plus grand nombre possible des Algériens qui vivaient parmi nous quittent la France d'Europe dans la foulée de l'accession de leur pays à l'indépendance. Je n'étais ni partisan de l'Algérie française, ni encore moins sympathisant du FLN et des prétendus mouvements de libération nationale de ce qu'on appelait le Tiers Monde. Je souhaitais la sécession de l'Algérie ... pour ne pas avoir neuf millions de concitoyens musulmans algériens dans le cadre d'une France s'étendant de Dunkerque à Tamanrasset. Je n'ai pas vraiment changé d'avis.
J'habitais Colombes (Seine). Quatre ans auparavant, au sortir d'une grande manifestation sportive à laquelle assistait le président René Coty, à Colombes, le FLN avait fait assassiner un notable algérien musulman, ancien vice-président de l'Assemblée algérienne (mise en sommeil en raison des évènements). La communauté algérienne, et plus généralement maghrébine, était très représentée à Colombes et dans les communes voisines (Nanterre, Argenteuil). Sa présence inquiétait d'autant plus que la presse populaire de l'époque ne cachait rien de la guerre algéro-algérienne que se livraient en banlieue le FLN et son rival le Mouvement Nationaliste Algérien (MNA). On craignait que cette population qui vivait parmi nous ne réponde à des mots d'ordre du FLN. C'est ce qui est arrivé le 17 octobre 1961. Je me souviens, au retour d'une promenade dominicale en famille, d'avoir vu le terre-plein situé en face de la gare de Colombes, au débouché des rues Victor Hugo, Saint-Denis, de l'Indépendance ou de l'avenue Ménelotte, et de l'avenue de l'Agent Sarre, noir de monde : on venait d'y arrêter un Algérien qui avait assassiné un gardien de la paix du commissariat de Colombes.
On pouvait rencontrer à Colombes, administrée par la veuve UNR de Stanislas Devaud (5) des sympathisants et des compagnons de route du FLN : le calamiteux Parti Socialiste Unifié (PSU) y était assez actif; son animateur semblait être un imprimeur du nom de Cary. Ce Cary était en outre l'imprimeur attitré de la Paroisse Catholique Saint-Pierre Saint-Paul, animée par les Fils de la Charité. Dix ans après les évènements de 1961, le maire communiste de Colombes, Dominique Frélaut, dut se séparer d'une de ses adjointes, une jolie demoiselle du PSU et de la CFDT, militante paroissiale de Saint-Pierre Sant-Paul.. Cette trentenaire bien intentionnée était visitée par des fantasmes qui lui faisaient voir, en 1971, des policiers jeter des Algériens dans la Seine.
En octobre 2012, le maire socialiste de Colombes, Philippe Sarre, entend commémorer les évènements d'octobre 1961, réduits à la répression d'une "manifestation pacifique" (sic) en présence de diplomates algériens et... d'un membre du gouvernement algérien (6). C'est tout simplement déguelasse.
N O T E S
(1) cette graphie ne vise pas une prononciation, un accent quelconque; elle se réfère au caractère très abstrait de l'idée de nation actuellement en vogue, qui ferait souhaiter que le pays change de nom. Si la France est à tout le monde, ou peut être à tout le monde, si elle est avant tout le pays des droits de l'Homme (on a envie d'écrire "droidloms" par dérision, puisque c'est au nom des droits de l'Homme qu'on s'en prend aux libertés fondamentales) plutôt que celui de ses habitants, elle devrait changer de nom : je propose quelque chose comme la Vrôôônse;
(2) qu'on le veuille ou non, qu'on accepte de le voir ou non, le communautarisme existe; le dénoncer n'aboutit qu'à criminaliser le recours éventuel à ce cadre de solidarité par personnes non issues des flux migratoires, disons, du dernier demi-siècle;
(3) ce n'était pas une manifestation pacifique : elle répondait à un mot d'ordre du FLN en guerre avec la France et avec d'autres mouvements nationalistes algériens (dont le MNA de Massali Hadj); que le FLN se soit servi de femmes et de jeunes personnes sans armes pour tester son influence et son autorité sur des Algériens en France d'Europe n'y change rien;
(4) Les bandes de volontaires de Rol Tanguy et de Kriegel Valrimont, ou même de Leclerc, ont beaucoup plus tué ou massacré, et dans des conditions souvent ignominieuses, lors de la "libération de Paris" de l'été 1944, que les policiers commandés par Maurice Papon en octobre 1961 qui n'ont tué, sauf exceptions, que des volontaires, ce que n'étaient pas la plupart des hommes du général Von Choltitz.
Un crime de guerre, voire contre l'humanité, commis par la Résistance, parmi tant d'autres survenus en août et septembre 1944 : à Paris, rue de la Harpe, au Quartier Latin, dans ce que je crois pouvoir situer au Centre de Santé Hostater, qui dépend du C.R.O.U.S. de Paris, des résistants ont assassiné un soldat allemand, mineur d'âge, blessé et prisonnier, malgré les supplications d'une infirmière en service dans ce centre de secours ouvert pendant les combats de ce qu'il est convenu d'appeler la libération de Paris; l'"héroïque" libertador commenta ainsi son geste : "On les tuera tous" (cité dans "Paris brûle-t-il ?" de Lapierre et Collins). Le journal communiste L'Humanité avait appelé au meurtre : "A chacun son Boche", "Pas un Boche ne doit sortir vivant de Paris". Le blessé assassiné n'a pas sa plaque commémorative. Son assassin l'a peut-être, s'il a été tué à son tour peu après. Mais lui était volontaire. S'il avait perdu la guerre...il aurait pu, et dû, être considéré comme criminel de guerre, voire contre l'humanité.
(5) il s'agissait de Marcelle Devaud, née Guggenheim; les Guggenheim étaient des juifs d'Alsace installés en Algérie après la conquête française; paradoxalement, si on peut dire, Stanislas Devaud représentait un mouvement qui entendait plutôt promouvoir les populations arabo-musulmanes des départements français d'Algérie : la Solidarité Française; par dérision, les adversaires de ce mouvement l'appelaient parfois la Sidilarité Française : dans l'imaginaire familier des Eurofrançais d'avant les flux migratoires massifs des années 1960, les personnes originaires d'Afrique du Nord étaient souvent associés à la figure du marchand ambulant de tapis, dénommé "sidi" (ce qui veut dire "monsieur" voire "seigneur" en arabe, voir : Le Cid, de Corneille), ce qui pouvait être légèrement ironique voire péjoratif de la part des Eurofrançais, mais pas aux oreilles des intéressés ainsi "anoblis";
(6) l'actuel gouvernement de l'Etat qui s'est donné le nom de République Algérienne Démocratique et Populaire se trouve ainsi conforté dans sa légitimité historique : il est issu du FLN qui avait appelé à cette manifestation du 17 octobre 1961;
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samedi 21 juillet 2012
Arte : la télé qui vous enc'[autocensuré]
Arte n'est pas une chaîne culturelle franco-allemande; c'est une chaîne politique dont la cible est le public des Gaules et des Allemagnes et qui est financée par les contribuables de ces territoires. Ses références politiques sont, pour faire simple, ce qu'il est présentement convenu d'appeler la gauche sociétale (1). Le credo d'Arte comporte plusieurs articles de foi intangibles, quelques dogmes auxquels il est interdit de déroger sous peine d'anathème, de condamnation pour populisme par exemple.
Parmi les dogmes, les articles de foi les plus régulièrement et les plus passionnément ressassés sur Arte :
a) la Shoah constitue l'évènement central de l'histoire européenne;
b) les flux migratoires sud-nord vers l'Europe sont inévitables, nécessaires, bienfaisants; tenter d'y résister est coupable (un péché contre les "valeurs" humanistes), voire criminel et, de toute façon inutile.
Mercredi 18 juillet 2012, 19h45 : Arte Journal est présenté par Leïla Kaddour Boudadi.
Le président tunisien Moncef Marzouki a été reçu à l'Assemblée nationale française, présidée par Claude Bartolone (PS), natif de Tunisie. Moncef Marzouki n'a pas fait de frais d'élégance pour les députés français alors que la tenue vestimentaire a généralement beaucoup d'importance pour ses compatriotes : sans doute est-ce l'influence de ses années de galère de médecin à Créteil. Sur les bancs du gouvernement, côte à côte, les camarades-ex-adversaires (2) Manuel Valls et Arnaud Montebourg, l'écoutent laïquement en costume et cravate : la Tunisie n'est pas tombée dans l'escarcelle de l'islamisme, mais dans celle de la religion démocratique. Ouf !... Un commentaire plus politique suit : cette visite, ou cette réception de Moncef Marzouki aurait ....dérangé les membres de l'UMP qui (là, Leïla Kaddour Boudadi a du mal à lire son texte, et bafouille), pour certains, ont boycotté cette réception. On ne nous fait pas connaître la nature du dérangement de ces membres de l'UMP, ni les raisons invoquées pour ce prétendu boycott, non visible sur les bancs de l'Assemblée, garnis de part et d'autre. Mais le message politique principal a été diffusé : il y a des gens qui sont dérangés, ce sont les méchants. A vous de les discerner grâce à Arte.
Après les méchants, les gentils. La Cour Constitutionnelle de la République Fédérale d'Allemagne (3), siégeant à Karlsruhe, vient de ... souffleter (c'est le terme employé et lu par Leïla Kaddour Boudadi) le gouvernement noir-jaune (4) d'Angela Merkel : les conditions de vie des demandeurs d'asile en Allemagne sont, selon les juges de Karlsruhe, contraires aux droits de l'homme et donc à la Constitution de cet Etat. Explication : ils ne perçoivent qu'un minimum de.... 225 euros par mois auxquels s'ajoutent éventuellement 27 euros mensuels pour frais de transport, alors que les résidents établis régulièrement en Allemagne, étrangers ou Allemands, perçoivent un minimum de.....374 euros par mois. L'atteinte à la dignité humaine et aux droits de l'homme en Allemagne contemporaine tient à ces 149 euros de différence de revenu minimum au...détriment des demandeurs d'asile. Et les juges de Karlsruhe contraignent le gouvernement d'Angela Merkel à verser immédiatement 100 euros de compensation à chaque demandeur d'asile en réparation de cette injustice historique intolérable, en attendant de verser à tous la même somme minimale par mois, sans aucune discrimination.
Puis, pour nous faire mieux comprendre ce que nous devons aux personnes issues des flux migratoires sud-nord vers l'Europe, et qui va au-delà d'une question de petits ou de gros sous, Arte nous emmène dans une Italie enfin dé-berlusconisée (5), dans les Pouilles, dans une localité appelée Gallipoli. Que trouve-t-on à Gallipoli qui vaille le détour ? Le soleil, la mer, le sable tiède de la plage, les touristes bien sûr. Mais encore ? La Guardia di Finanza a pu y constater qu'un commerçant seulement sur deux se conforme à la législation fiscale et remet au client un ticket de caisse pour chaque achat. Un sur deux ..... dont un certain Bechir, un Pakistanais, qui est installé là depuis ...17 ans et qui a apporté à son nouveau (sic) pays d'accueil l'honnêteté. Et c'est celui-là seul qu'Arte Journal a sélectionné pour nous le présenter et le mettre l'honneur. Bechir serait devenu une attraction, la mascotte des plages de Gallipoli : des gens se feraient photographier avec lui et collectionneraient ses tickets de caisse. Quelle classe ce Béchir ! Il n'y a pas à dire : heureusement qu'on les a, les immigrés. Ils vident nos poubelles, nous donnent l'exemple du civisme etc...
Comme dessert du soir, et comme page culturelle, Arte Journal du 18 juillet à 19h45, nous invite à faire connaissance avec Paula Bülling, une jeune auteure allemande de bande dessinée qui s'est prise de passion, pour .... les demandeurs d'asile, notamment africains, en Allemagne. Elle vient de sortir un album intitulé "Au pays des lève-tôt" (comprendre les résidents d'origine germanique) et consacré aux misères et souffrances de ces incompris qui ne sont venus en Allemagne que pour y trouver une vie meilleure et accessoirement la sympathie de Paula Bülling, rien de plus légitime, non ?. Une formule de cette dernière est censée illustrer le sort de ces malheureux "Quand on arrive on est jeune, après on ne fait plus que vieillir". Allez, versez s'il vous plait une larme, puis envoyez un don à la Cimade ou au CCFD, puis signez une pétition pour la régularisation discrète, mais finalement massive au bout de quelques mois, des sans-papiers. Arte aura bien rempli son rôle.
N O T E S
(1) Arte utilise régulièrement un moyen très habile et très subtil pour indiquer à ses télespectateurs quels sont les bons et les moins bons, ou mauvais, courants politiques.
Seuls les bons ont droit à leur nom, à celui qu'ils se donnent eux-mêmes (socialistes, sociaux-démocrates, écologistes, démocrates, progressistes etc...);
les moins bons n'ont pas droit à leur nom , mais à une étiquette tirée du champ lexical de la science politique et susceptibles d'éveiller des réserves, des soupçons : conservateurs, droite (la démocratie chrétienne allemande est systématiquement désignée comme "les conservateurs" alors qu'il existe déjà en Allemagne un petit parti qui a pour nom "die Konservativen", idem pour l'UMP);
les mauvais, les méchants ont droit à une étiquette nettement péjorative : ultra-conservateurs (étiquette appliquée tout à la fois au président iranien Ahmadinedjad ....et à l'ancient président bavarois social-chrétien Edmund Stoiber, qui dans l'esprit d'Arte doivent être des camarades au sein d'une Internationale des grands satans), populistes, extrême-droite, néo-nazis, xénophobes etc...
(2) lors de la campagne des primaires citoyennes pour la désignation du candidat de gauche (PS ou PRG) à l'élection présidentielle, en 2011, Arnaud Montebourg (fils de Monsieur Montebourg et de Leïla Ould Cadi) a fait à Manuel Valls le cadeau de dire qu'il n'avait plus beaucoup de chemin à faire pour se retrouver à l'UMP; ce propos, polémique à l'origine, et destiné à déconsidérer Valls auprès des sympathisants PS et PRG, est désormais un atout pour Valls et pour le gouvernement Ayrault-Taubira : il permet à Valls de jouer à merveille son rôle de leurre à l'égard des sacristains chevènementistes et des chaisières villiéristes. Le discours volontiers patriotard de ce Catalan de Barcelone naturalisé Français (et qui parle castillan comme un élève de 4e qui aurait pris l'espagnol comme LV2) fait merveille auprès d'une partie de l'électorat qui n'aurait jamais l'idée de voter à gauche auprès de laquelle il apparaît à tort comme un contre-Taubira, comme un socialiste de droite, quasi-sarkozyste; ce leurre permet de troubler et de désarmer dans une certaine mesure l'opposition de cette fraction de l'électorat au gouvernement Ayrault-Taubira;
(3) la Cour Constitutionnelle fédérale est encensée par certains milieux "souverainistes" français: elle a assorti sa validation du traité de Lisbonne de conditions qui imposent au gouvernement allemand de consulter le Parlement selon une procédure lourde, contraignante et paralysante pour la ratification de tout accord européen entraînant de nouvelles charges pour l'Allemagne ou des transferts de souveraineté de l'Etat allemand vers l'Union européenne. Heureusement, pour le moment, ça n'a rien changé, sinon les délais, et puis après ces juges, il y en aura d'autres. Le duc de Vendôme, Jean, fils de l'actuel Comte de Paris et d'une princesse de Wurtemberg (titrée duchesse de Montpensier par le précédent Comte de Paris), s'est fait l'écho sur les ondes de Radio Courtoisie (où il est habituellement reçu avec obséquiosité par Henry de Lesquen qui lui donne très généreusement du "monseigneur"), de ce rôle des juges de Karlsruhe qu'il invite les institutions françaises à imiter. Il n'y a aucune contradiction entre le stato-nationalisme, le souverainisme relatifs des actuels juges de Karlsruhe et leur arrêt qui met en marche une nouvelle pompe aspirante de flux migratoires sud-nord. Il y a au contraire une parfaite cohérence entre les deux. La mise en avant de l'Etat-nation, sa promotion, vont de pair avec la bénédiction de l'immigration sud-nord pourvu que les personnes issues de ces flux puissent être relativement "intégrées". En France, il n'y a que Chevènement pour l'avoir compris. Plus il y aura d'immigrés en Allemagne, moins ce pays sera germanique (ce qui indiffère les prétendues élites), mais plus son poids démographique et géo-stratégique sera important. Les homologues chevènementistes des juges de Karlsruhe l'ont bien compris : à l'occasion d'une statistique mettant, cocorico, à l'honneur le "dynamisme" de la natalité "française" (mais ni gauloise ni franque), une personne de cette sensiblité suggérait que l'Etat français s'appuie sur cette donnée démographique pour exiger plus de sièges au Parlement européen par rapport à l'Allemagne. Les Etats-nations sont naturellement rivaux et concurrents, et d'autant plus passionnément qu'ils sont proches géographiquement (ils se sont constitués historiquement les uns contre les autres dans cet esprit et continueront à promouvoir d'abord les intérêts qui les opposent si une organisation supranationale ne les en empêche pas), et l'immigration est un enjeu permettant d'arbitrer les rapports de forces au bénéfice de ceux qui sont les plus accueillants. "Il n'est de richesses que d'hommes" disait le physiocrate Bodin;
(4) le noir est la couleur de la CDU/CSU et le jaune celle de son allié libéral dont le leader est le vietnamien Philip Rössler; le gouvernement Ayrault-Taubira aligne la Guyanaise Taubira, l'Antillaise Pau-Langevin, et la Franco-Marocaine Najet Vajaud-Belkacem, tandis que le gouvernement Merkel-Westerwelle ne peut aligner que le vietnamien catholique Philip Rössler. Une fois de plus, la supériorité de la Grande Nation est confirmée;
(5) Silvio Berlusconi, le plus grand homme d'Etat venu d'Italie depuis Cavour, est un des grands satans d'Arte; son retour possible au printemps MMXIII est un des scenarii cauchemars d'Arte, de France Culture et même d'une chroniqueuse pourtant encartée à l'UMP de cette station de radio (c'était sûrement la condition pour qu'elle soit chroniqueuse à France Culture, et devienne une caution pluraliste de cette station malgré son appartenance à l'UMP, Noëlle Lenoir); rappelons que l'UMP et le parti Popolo della Libertà de Silvio Berlusconi appartiennent tous les deux au Parti Populaire Européen.
Parmi les dogmes, les articles de foi les plus régulièrement et les plus passionnément ressassés sur Arte :
a) la Shoah constitue l'évènement central de l'histoire européenne;
b) les flux migratoires sud-nord vers l'Europe sont inévitables, nécessaires, bienfaisants; tenter d'y résister est coupable (un péché contre les "valeurs" humanistes), voire criminel et, de toute façon inutile.
Mercredi 18 juillet 2012, 19h45 : Arte Journal est présenté par Leïla Kaddour Boudadi.
Le président tunisien Moncef Marzouki a été reçu à l'Assemblée nationale française, présidée par Claude Bartolone (PS), natif de Tunisie. Moncef Marzouki n'a pas fait de frais d'élégance pour les députés français alors que la tenue vestimentaire a généralement beaucoup d'importance pour ses compatriotes : sans doute est-ce l'influence de ses années de galère de médecin à Créteil. Sur les bancs du gouvernement, côte à côte, les camarades-ex-adversaires (2) Manuel Valls et Arnaud Montebourg, l'écoutent laïquement en costume et cravate : la Tunisie n'est pas tombée dans l'escarcelle de l'islamisme, mais dans celle de la religion démocratique. Ouf !... Un commentaire plus politique suit : cette visite, ou cette réception de Moncef Marzouki aurait ....dérangé les membres de l'UMP qui (là, Leïla Kaddour Boudadi a du mal à lire son texte, et bafouille), pour certains, ont boycotté cette réception. On ne nous fait pas connaître la nature du dérangement de ces membres de l'UMP, ni les raisons invoquées pour ce prétendu boycott, non visible sur les bancs de l'Assemblée, garnis de part et d'autre. Mais le message politique principal a été diffusé : il y a des gens qui sont dérangés, ce sont les méchants. A vous de les discerner grâce à Arte.
Après les méchants, les gentils. La Cour Constitutionnelle de la République Fédérale d'Allemagne (3), siégeant à Karlsruhe, vient de ... souffleter (c'est le terme employé et lu par Leïla Kaddour Boudadi) le gouvernement noir-jaune (4) d'Angela Merkel : les conditions de vie des demandeurs d'asile en Allemagne sont, selon les juges de Karlsruhe, contraires aux droits de l'homme et donc à la Constitution de cet Etat. Explication : ils ne perçoivent qu'un minimum de.... 225 euros par mois auxquels s'ajoutent éventuellement 27 euros mensuels pour frais de transport, alors que les résidents établis régulièrement en Allemagne, étrangers ou Allemands, perçoivent un minimum de.....374 euros par mois. L'atteinte à la dignité humaine et aux droits de l'homme en Allemagne contemporaine tient à ces 149 euros de différence de revenu minimum au...détriment des demandeurs d'asile. Et les juges de Karlsruhe contraignent le gouvernement d'Angela Merkel à verser immédiatement 100 euros de compensation à chaque demandeur d'asile en réparation de cette injustice historique intolérable, en attendant de verser à tous la même somme minimale par mois, sans aucune discrimination.
Puis, pour nous faire mieux comprendre ce que nous devons aux personnes issues des flux migratoires sud-nord vers l'Europe, et qui va au-delà d'une question de petits ou de gros sous, Arte nous emmène dans une Italie enfin dé-berlusconisée (5), dans les Pouilles, dans une localité appelée Gallipoli. Que trouve-t-on à Gallipoli qui vaille le détour ? Le soleil, la mer, le sable tiède de la plage, les touristes bien sûr. Mais encore ? La Guardia di Finanza a pu y constater qu'un commerçant seulement sur deux se conforme à la législation fiscale et remet au client un ticket de caisse pour chaque achat. Un sur deux ..... dont un certain Bechir, un Pakistanais, qui est installé là depuis ...17 ans et qui a apporté à son nouveau (sic) pays d'accueil l'honnêteté. Et c'est celui-là seul qu'Arte Journal a sélectionné pour nous le présenter et le mettre l'honneur. Bechir serait devenu une attraction, la mascotte des plages de Gallipoli : des gens se feraient photographier avec lui et collectionneraient ses tickets de caisse. Quelle classe ce Béchir ! Il n'y a pas à dire : heureusement qu'on les a, les immigrés. Ils vident nos poubelles, nous donnent l'exemple du civisme etc...
Comme dessert du soir, et comme page culturelle, Arte Journal du 18 juillet à 19h45, nous invite à faire connaissance avec Paula Bülling, une jeune auteure allemande de bande dessinée qui s'est prise de passion, pour .... les demandeurs d'asile, notamment africains, en Allemagne. Elle vient de sortir un album intitulé "Au pays des lève-tôt" (comprendre les résidents d'origine germanique) et consacré aux misères et souffrances de ces incompris qui ne sont venus en Allemagne que pour y trouver une vie meilleure et accessoirement la sympathie de Paula Bülling, rien de plus légitime, non ?. Une formule de cette dernière est censée illustrer le sort de ces malheureux "Quand on arrive on est jeune, après on ne fait plus que vieillir". Allez, versez s'il vous plait une larme, puis envoyez un don à la Cimade ou au CCFD, puis signez une pétition pour la régularisation discrète, mais finalement massive au bout de quelques mois, des sans-papiers. Arte aura bien rempli son rôle.
N O T E S
(1) Arte utilise régulièrement un moyen très habile et très subtil pour indiquer à ses télespectateurs quels sont les bons et les moins bons, ou mauvais, courants politiques.
Seuls les bons ont droit à leur nom, à celui qu'ils se donnent eux-mêmes (socialistes, sociaux-démocrates, écologistes, démocrates, progressistes etc...);
les moins bons n'ont pas droit à leur nom , mais à une étiquette tirée du champ lexical de la science politique et susceptibles d'éveiller des réserves, des soupçons : conservateurs, droite (la démocratie chrétienne allemande est systématiquement désignée comme "les conservateurs" alors qu'il existe déjà en Allemagne un petit parti qui a pour nom "die Konservativen", idem pour l'UMP);
les mauvais, les méchants ont droit à une étiquette nettement péjorative : ultra-conservateurs (étiquette appliquée tout à la fois au président iranien Ahmadinedjad ....et à l'ancient président bavarois social-chrétien Edmund Stoiber, qui dans l'esprit d'Arte doivent être des camarades au sein d'une Internationale des grands satans), populistes, extrême-droite, néo-nazis, xénophobes etc...
(2) lors de la campagne des primaires citoyennes pour la désignation du candidat de gauche (PS ou PRG) à l'élection présidentielle, en 2011, Arnaud Montebourg (fils de Monsieur Montebourg et de Leïla Ould Cadi) a fait à Manuel Valls le cadeau de dire qu'il n'avait plus beaucoup de chemin à faire pour se retrouver à l'UMP; ce propos, polémique à l'origine, et destiné à déconsidérer Valls auprès des sympathisants PS et PRG, est désormais un atout pour Valls et pour le gouvernement Ayrault-Taubira : il permet à Valls de jouer à merveille son rôle de leurre à l'égard des sacristains chevènementistes et des chaisières villiéristes. Le discours volontiers patriotard de ce Catalan de Barcelone naturalisé Français (et qui parle castillan comme un élève de 4e qui aurait pris l'espagnol comme LV2) fait merveille auprès d'une partie de l'électorat qui n'aurait jamais l'idée de voter à gauche auprès de laquelle il apparaît à tort comme un contre-Taubira, comme un socialiste de droite, quasi-sarkozyste; ce leurre permet de troubler et de désarmer dans une certaine mesure l'opposition de cette fraction de l'électorat au gouvernement Ayrault-Taubira;
(3) la Cour Constitutionnelle fédérale est encensée par certains milieux "souverainistes" français: elle a assorti sa validation du traité de Lisbonne de conditions qui imposent au gouvernement allemand de consulter le Parlement selon une procédure lourde, contraignante et paralysante pour la ratification de tout accord européen entraînant de nouvelles charges pour l'Allemagne ou des transferts de souveraineté de l'Etat allemand vers l'Union européenne. Heureusement, pour le moment, ça n'a rien changé, sinon les délais, et puis après ces juges, il y en aura d'autres. Le duc de Vendôme, Jean, fils de l'actuel Comte de Paris et d'une princesse de Wurtemberg (titrée duchesse de Montpensier par le précédent Comte de Paris), s'est fait l'écho sur les ondes de Radio Courtoisie (où il est habituellement reçu avec obséquiosité par Henry de Lesquen qui lui donne très généreusement du "monseigneur"), de ce rôle des juges de Karlsruhe qu'il invite les institutions françaises à imiter. Il n'y a aucune contradiction entre le stato-nationalisme, le souverainisme relatifs des actuels juges de Karlsruhe et leur arrêt qui met en marche une nouvelle pompe aspirante de flux migratoires sud-nord. Il y a au contraire une parfaite cohérence entre les deux. La mise en avant de l'Etat-nation, sa promotion, vont de pair avec la bénédiction de l'immigration sud-nord pourvu que les personnes issues de ces flux puissent être relativement "intégrées". En France, il n'y a que Chevènement pour l'avoir compris. Plus il y aura d'immigrés en Allemagne, moins ce pays sera germanique (ce qui indiffère les prétendues élites), mais plus son poids démographique et géo-stratégique sera important. Les homologues chevènementistes des juges de Karlsruhe l'ont bien compris : à l'occasion d'une statistique mettant, cocorico, à l'honneur le "dynamisme" de la natalité "française" (mais ni gauloise ni franque), une personne de cette sensiblité suggérait que l'Etat français s'appuie sur cette donnée démographique pour exiger plus de sièges au Parlement européen par rapport à l'Allemagne. Les Etats-nations sont naturellement rivaux et concurrents, et d'autant plus passionnément qu'ils sont proches géographiquement (ils se sont constitués historiquement les uns contre les autres dans cet esprit et continueront à promouvoir d'abord les intérêts qui les opposent si une organisation supranationale ne les en empêche pas), et l'immigration est un enjeu permettant d'arbitrer les rapports de forces au bénéfice de ceux qui sont les plus accueillants. "Il n'est de richesses que d'hommes" disait le physiocrate Bodin;
(4) le noir est la couleur de la CDU/CSU et le jaune celle de son allié libéral dont le leader est le vietnamien Philip Rössler; le gouvernement Ayrault-Taubira aligne la Guyanaise Taubira, l'Antillaise Pau-Langevin, et la Franco-Marocaine Najet Vajaud-Belkacem, tandis que le gouvernement Merkel-Westerwelle ne peut aligner que le vietnamien catholique Philip Rössler. Une fois de plus, la supériorité de la Grande Nation est confirmée;
(5) Silvio Berlusconi, le plus grand homme d'Etat venu d'Italie depuis Cavour, est un des grands satans d'Arte; son retour possible au printemps MMXIII est un des scenarii cauchemars d'Arte, de France Culture et même d'une chroniqueuse pourtant encartée à l'UMP de cette station de radio (c'était sûrement la condition pour qu'elle soit chroniqueuse à France Culture, et devienne une caution pluraliste de cette station malgré son appartenance à l'UMP, Noëlle Lenoir); rappelons que l'UMP et le parti Popolo della Libertà de Silvio Berlusconi appartiennent tous les deux au Parti Populaire Européen.
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dimanche 8 mai 2011
Un Huit Mai à Colombes
Le 8 mai 1965, on commémorait le vingtième anniversaire de la fin en Europe de la Seconde Guerre Mondiale. Sur les ondes de Radio Luxembourg (qui prendra le nom de RTL en 1966), Raymond Cartier relevait les différences entre les commémorations de ce 8 mai selon les pays, et notait que dans les pays (Etats-Unis, Royaume-Uni) dont le titre de co-vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale était incontestable, les cérémonies étaient plus sobres qu'en France. Comme si, en France, certains voulaient compenser leurs doutes quant au bien-fondé du droit de ce pays à prétendre au statut de vainqueur par un étalage de symboles. Pour essayer de s'en persuader.
Le quotidien L'Aurore (Robert Lazurick) offrait un abonnement d'un an aux jeunes gens nés le 8 mai 1945. Dans le même journal, on pouvait lire que le Chancelier fédéral allemand Ludwig Erhard déclarait qu'il était impossible aux Allemands de célébrer le 8 mai, car la victoire des vainqueurs, puis leurs divisions avaient laissé l'Allemagne divisée et privée du droit à des élections libres dans tout le pays. Le même journal publiait une photographie de l'ambassadeur du Royaume-Uni en France, Sir Patrick Reilly, mis en présence de son collègue de Chine continentale, pays avec lequel la France avait établi des relations diplomatiques quatorze mois auparavant. Les deux diplomates s'évitent du regard.
A Colombes (1), la présence de drapeaux américains au sommet de mâts place Rhin et Danube (l'espace qui faisait communiquer les rues Saint-Denis et du Bournard) détonne : depuis des mois, la propagande anti-américaine sous couvert de campagne pour la "paix au Vietnam" est intense; l'arrivée à la mairie en mars 1965 d'une municipalité dite d'Union Démocratique dirigée par Dominique Frelaut (communiste) peut augurer d'une intensification de cette campagne : pour nous rendre en famille dans notre région d'origine, dans l'Aisne, nous traversons des communes dirigées par des communistes : Genevilliers, l'Île Saint-Denis etc... où la propagande en faveur de la "paix au Vietnam" est obsédante (mais je suis vacciné) (2). Une des adjointes de Dominique Frélaut est Hélène Le Savouroux, épouse du chef de file colombien de la S.F.I.O.. Photographiée devant un monument au morts ce 8 mai, Hélène Le Savouroux a le style d'une jeune femme moderne du milieu des années 1960. Les Le Savouroux ne sont pas des fanatiques (rien à voir avec le PS xénolâtre (3) d'aujourd'hui, qui semble descendre du PSU plus que de la S.F.I.O.) : trois ans plus tard, en 1968, dans une profession de foi dans laquelle Bernard Le Savouroux fait le tour de ses concurrents pour les élections législatives des 23 et 30 juin, il juge que le candidat du mouvement de Jean-Louis Tixier Vignancour est "courageux" mais que les positions de son chef de file doivent en éloigner tout "démocrate socialiste" (c'est le teme qu'il emploie).
Un salon de coiffure est ouvert ce 8 mai 1965 sur la place de la gare (en fait : avenue de l'Agent Sarre, un peu avant le croisement avec l'avenue Menelotte); j'y entre pour m'y faire couper les cheveux; pendant que j'attends, un client parle du 8 mai; je dois l'entendre dire que les vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale (auxquels il s'identifie et auxquels je ne m'identifie pas) qu'il a vécue n'ont pas exercé de vengeance "oeil pour oeil, dent pour dent" contre leurs adversaires vaincus (il est mal informé).
Le viaduc de l'avenue Ménelotte à partir de la gare de Colombes vers la gare du Stade est régulièrement recouvert d'affiches d'un parti de la majorité municipale : le P.S.U.. Ce mouvement représente un des pôles (4) de l'horreur politique à mes yeux, par son discours culpabilisateur, égalitariste, tiers-mondiste. Il a ses entrées non seulement à la Mairie de Colombes, mais aussi chez les militants chrétiens qui fréquentent la paroisse Saint-Pierre Saint-Paul : le chef de file local du P.S.U. est l'imprimeur Cary, dont l'atelier est sis rue du Four, petite rue médiévale le long de l'église (l'ancienne); il est imprimeur du P.S.U. et de la paroisse. Un beau jour de printemps, me promenant rue du Four, dont les murs étaient recouverts ça et là d'affiches du P.S.U. pour la "paix au Vietnam", je décide d'en arracher une; relevant la tête, je remarque que d'une fenêtre du presbytère, un vicaire, le Père Seince (récemment rappelé à D.), fils de la Charité (5), a observé la scène et semble d'autant plus assombri qu'il me connaît de vue : il m'a fait la catéchisme quelques semaines dix ans avant, et m'a déjà aperçu dans l'église (l'ancienne). Je ressens cette expérience comme gratifiante. Le 8 mai, c'est aujourd'hui, demain ce sera le 9, journée de l'Europe, et j'aime mieux ça. Depuis 7 ans, grâce notamment à son maire de l'époque, Paul Bouchu, Colombes est jumelée avec Frankenthal (6) dans le Palatinat et depuis un an avec Legnano (7) dans le nord de l'Italie. Vive l'Europe !
NOTES
(1) 48°55'25" N / 02°15'08" E
(2) Le vaccin est composite : anticommunisme, considération du fait que si j'était américain je pourrais être au Vietnam du fait de la conscription, mis en danger par les Vietcongs qui sont volontaires par définition;
de même, si j'avais dix ou quinze ans de plus j'aurais pu être en Algérie du fait du service militaire obligatoire, mis en danger par les fellaghas du FLN djézaïrien; et aussi bien ce FLN que le Vietcong ont et avaient la sympathie des communistes;
(3) Un incident significatif : la réaction de membres lillois du M.J.S. (Mouvement des Jeunes Socialistes) à un entretien de F. Hollande, président de la République retransmis à la télévision en avril 2016. Lorsque F. Hollande évoque l'action du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, relevant que celui-ci a "nettoyé la jungle de Calais", ce propos est accueilli par des clameurs d'indignation et de désapprobation. Non parce que cette libération de Calais n'aurait pas eu lieu. Mais parce que des résidents illégaux, de prétendus réfugiés ont été délogés de là où ils n'auraient jamais dû s'installer. C'est qu'on les aime, les squatters et les résidents illégaux, au M.J.S. !
(4) L'autre pôle est le stato-nationalisme cocardier, machine à faire se déchirer les Européens entre eux pour le plus grand bénéfice du reste du monde, et à faire rajouter des noms sur les monuments aux morts à chaque génération; à l'époque, il est incarné par la mouvance DeGaulliste, aujourd'hui par les prétendus "souverainistes" (qui ont volé ce mot aux Canadiens);
(5) Les Fils de la Charité ont été fondés par le Père Anizan; il s'agit d'une dissidence issue d'une congrégation plus ancienne fondée par St Vincent de Paul; les Fils de la Charité ont été en charge des paroisses catholiques de Colombes (sauf peut-être (?) une d'entre elles, à cheval sur 2 ou 3 communes : Les Vallées) de 1921 à 2003. Globalement, ils y ont fait beaucoup de bien. Ce que le Concile Vatican II a pu avoir malgré tout d'aspects positifs a été mis en place par eux à Colombes avec 15 ou 20 ans d'avance; ils ont permis à beaucoup de gens de découvrir une autre Eglise que celle qu'ils avaient pu connaître. Par la suite, cette pastorale a pu être contaminée par le béguin des issus de l'immigration des suds du monde, la propension à la générosité avec ce qui n'est pas à soi parce que c'est tristement humain, mais on a fait pire dans d'autres églises, issues de la Réforme, sous l'influence de groupes comme la CIMADE "mouvement oecuménique d'entraide" et membre de la Fédération Protestante de France;
(6) Le jumelage avec Frankenthal est bien vivant, y compris au niveau du partenariat entre les groupes politiques des conseils municipaux respectifs (notamment les Verts);
(7) Le jumelage avec Legnano semble mis de côté; ne serait-ce pas du fait du sectarisme de la Gauche ?
Le quotidien L'Aurore (Robert Lazurick) offrait un abonnement d'un an aux jeunes gens nés le 8 mai 1945. Dans le même journal, on pouvait lire que le Chancelier fédéral allemand Ludwig Erhard déclarait qu'il était impossible aux Allemands de célébrer le 8 mai, car la victoire des vainqueurs, puis leurs divisions avaient laissé l'Allemagne divisée et privée du droit à des élections libres dans tout le pays. Le même journal publiait une photographie de l'ambassadeur du Royaume-Uni en France, Sir Patrick Reilly, mis en présence de son collègue de Chine continentale, pays avec lequel la France avait établi des relations diplomatiques quatorze mois auparavant. Les deux diplomates s'évitent du regard.
A Colombes (1), la présence de drapeaux américains au sommet de mâts place Rhin et Danube (l'espace qui faisait communiquer les rues Saint-Denis et du Bournard) détonne : depuis des mois, la propagande anti-américaine sous couvert de campagne pour la "paix au Vietnam" est intense; l'arrivée à la mairie en mars 1965 d'une municipalité dite d'Union Démocratique dirigée par Dominique Frelaut (communiste) peut augurer d'une intensification de cette campagne : pour nous rendre en famille dans notre région d'origine, dans l'Aisne, nous traversons des communes dirigées par des communistes : Genevilliers, l'Île Saint-Denis etc... où la propagande en faveur de la "paix au Vietnam" est obsédante (mais je suis vacciné) (2). Une des adjointes de Dominique Frélaut est Hélène Le Savouroux, épouse du chef de file colombien de la S.F.I.O.. Photographiée devant un monument au morts ce 8 mai, Hélène Le Savouroux a le style d'une jeune femme moderne du milieu des années 1960. Les Le Savouroux ne sont pas des fanatiques (rien à voir avec le PS xénolâtre (3) d'aujourd'hui, qui semble descendre du PSU plus que de la S.F.I.O.) : trois ans plus tard, en 1968, dans une profession de foi dans laquelle Bernard Le Savouroux fait le tour de ses concurrents pour les élections législatives des 23 et 30 juin, il juge que le candidat du mouvement de Jean-Louis Tixier Vignancour est "courageux" mais que les positions de son chef de file doivent en éloigner tout "démocrate socialiste" (c'est le teme qu'il emploie).
Un salon de coiffure est ouvert ce 8 mai 1965 sur la place de la gare (en fait : avenue de l'Agent Sarre, un peu avant le croisement avec l'avenue Menelotte); j'y entre pour m'y faire couper les cheveux; pendant que j'attends, un client parle du 8 mai; je dois l'entendre dire que les vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale (auxquels il s'identifie et auxquels je ne m'identifie pas) qu'il a vécue n'ont pas exercé de vengeance "oeil pour oeil, dent pour dent" contre leurs adversaires vaincus (il est mal informé).
Le viaduc de l'avenue Ménelotte à partir de la gare de Colombes vers la gare du Stade est régulièrement recouvert d'affiches d'un parti de la majorité municipale : le P.S.U.. Ce mouvement représente un des pôles (4) de l'horreur politique à mes yeux, par son discours culpabilisateur, égalitariste, tiers-mondiste. Il a ses entrées non seulement à la Mairie de Colombes, mais aussi chez les militants chrétiens qui fréquentent la paroisse Saint-Pierre Saint-Paul : le chef de file local du P.S.U. est l'imprimeur Cary, dont l'atelier est sis rue du Four, petite rue médiévale le long de l'église (l'ancienne); il est imprimeur du P.S.U. et de la paroisse. Un beau jour de printemps, me promenant rue du Four, dont les murs étaient recouverts ça et là d'affiches du P.S.U. pour la "paix au Vietnam", je décide d'en arracher une; relevant la tête, je remarque que d'une fenêtre du presbytère, un vicaire, le Père Seince (récemment rappelé à D.), fils de la Charité (5), a observé la scène et semble d'autant plus assombri qu'il me connaît de vue : il m'a fait la catéchisme quelques semaines dix ans avant, et m'a déjà aperçu dans l'église (l'ancienne). Je ressens cette expérience comme gratifiante. Le 8 mai, c'est aujourd'hui, demain ce sera le 9, journée de l'Europe, et j'aime mieux ça. Depuis 7 ans, grâce notamment à son maire de l'époque, Paul Bouchu, Colombes est jumelée avec Frankenthal (6) dans le Palatinat et depuis un an avec Legnano (7) dans le nord de l'Italie. Vive l'Europe !
NOTES
(1) 48°55'25" N / 02°15'08" E
(2) Le vaccin est composite : anticommunisme, considération du fait que si j'était américain je pourrais être au Vietnam du fait de la conscription, mis en danger par les Vietcongs qui sont volontaires par définition;
de même, si j'avais dix ou quinze ans de plus j'aurais pu être en Algérie du fait du service militaire obligatoire, mis en danger par les fellaghas du FLN djézaïrien; et aussi bien ce FLN que le Vietcong ont et avaient la sympathie des communistes;
(3) Un incident significatif : la réaction de membres lillois du M.J.S. (Mouvement des Jeunes Socialistes) à un entretien de F. Hollande, président de la République retransmis à la télévision en avril 2016. Lorsque F. Hollande évoque l'action du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, relevant que celui-ci a "nettoyé la jungle de Calais", ce propos est accueilli par des clameurs d'indignation et de désapprobation. Non parce que cette libération de Calais n'aurait pas eu lieu. Mais parce que des résidents illégaux, de prétendus réfugiés ont été délogés de là où ils n'auraient jamais dû s'installer. C'est qu'on les aime, les squatters et les résidents illégaux, au M.J.S. !
(4) L'autre pôle est le stato-nationalisme cocardier, machine à faire se déchirer les Européens entre eux pour le plus grand bénéfice du reste du monde, et à faire rajouter des noms sur les monuments aux morts à chaque génération; à l'époque, il est incarné par la mouvance DeGaulliste, aujourd'hui par les prétendus "souverainistes" (qui ont volé ce mot aux Canadiens);
(5) Les Fils de la Charité ont été fondés par le Père Anizan; il s'agit d'une dissidence issue d'une congrégation plus ancienne fondée par St Vincent de Paul; les Fils de la Charité ont été en charge des paroisses catholiques de Colombes (sauf peut-être (?) une d'entre elles, à cheval sur 2 ou 3 communes : Les Vallées) de 1921 à 2003. Globalement, ils y ont fait beaucoup de bien. Ce que le Concile Vatican II a pu avoir malgré tout d'aspects positifs a été mis en place par eux à Colombes avec 15 ou 20 ans d'avance; ils ont permis à beaucoup de gens de découvrir une autre Eglise que celle qu'ils avaient pu connaître. Par la suite, cette pastorale a pu être contaminée par le béguin des issus de l'immigration des suds du monde, la propension à la générosité avec ce qui n'est pas à soi parce que c'est tristement humain, mais on a fait pire dans d'autres églises, issues de la Réforme, sous l'influence de groupes comme la CIMADE "mouvement oecuménique d'entraide" et membre de la Fédération Protestante de France;
(6) Le jumelage avec Frankenthal est bien vivant, y compris au niveau du partenariat entre les groupes politiques des conseils municipaux respectifs (notamment les Verts);
(7) Le jumelage avec Legnano semble mis de côté; ne serait-ce pas du fait du sectarisme de la Gauche ?
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samedi 23 avril 2011
Sandrine, l'Europe, les menteurs et les mensonges
Les élections législatives de juin 2007 avaient vu s'affronter dans le XIIe arrondissement de Paris l'avocat rollerman Arno Klarsfeld (alors UMP) et une certaine Sandrine Mazetier (PS). Je n'avais jamais entendu parler de cette dernière personne jusque là, alors que la capacité de nuisance de son principal concurrent et de sa famille m'était bien connue.
Je m'étais pris à penser que, peut-être, si je résidais dans le XIIe arrt. de Paris, la question pourrait se poser d'apporter mon suffrage à Sandrine pour empêcher un Klarsfeld (1) de siéger à l'Assemblée Nationale. La première fois où j'avais vu un (en l'occurence une) Klarsfeld briguer un siège parlementaire, c'était il y a bien longtemps : Beate Klarsfeld, la mère d'Arno, s'était portée candidate aux élections au VIème Bundestag (1969) dans le Bade-Wurtemberg (je me souviens que la commune de Waldshut se trouvait dans la circonscription où elle était candidate). Elle portait les couleurs de l'Aktion Demokratischer Fortschritt (Action Progrès Démocratique), cartel de groupes dont la DFU (Union allemande pour la Paix), ancien cache-sexe du Parti Communiste allemand avant sa légalisation en 1968 (2) était membre. Etudiant à Strasbourg, j'étais en villégiature à Tübingen et la campagne électorale y était très visible, les militants des différents partis distribuaient la propagande électorale des partis en lice. C'est dans un petit journal du Parti communiste que j'ai pris connaissance de la candidature de Mme Klarsfeld dont l'adresse à Paris figurait en toutes lettres sous sa photo (elle avait alors tout juste trente ans). Bien sûr, et heureusement, elle n'a pas été élue.
Mais revenons à 2007. Sandrine Mazetier a battu Arno Klarsfeld qui a quitté l'UMP (tant mieux pour ce parti) et rompu avec l'Elysée . Ca faisait certes un député PS de plus et le bilan de cette formation en matière de libertés publiques (loi FABIUS-ROCARD-Gayssot) et de complaisance envers les flux migratoires sud-nord ne permettait pas de s'en féliciter. Mais, d'une autre côté, ça écartait un Klarsfeld du Parlement.
J'éprouvais un certain intérêt pour cette députée. J'ai vite déchanté un jour où il fut question d'un mini-remaniement ministériel qui vit momentanément Brice Hortefeux être déchargé de responsabilités en matière d'immigration. Donnant dans l'outrance, Mme Mazetier déclarait que Brice Hortefeux avait sur la conscience la mort d'enfants d'immigrés. Plus tard, en 2010, sévissant dans le nord-ouest de l'Essonne dans un Collège dirigé par un Principal qui est un vrai [autocensuré] et le Premier Secrétaire de la section du PS local (tout, ou presque, était PS dans ce bahut (3) : le Principal, l'Intendante, le conseil local des parents d'élèves FCPE, des assistants d'éducation recrutés au sein du MJS essonnien, et même le circuit de télé interne fourni par le Conseil Général de l'Essonne et qui relatait de façon déséquilibrée le mouvement social de l'automne 2010 contre la réforme des retraites portée par E. Woerth), je m'aperçus que Mme Mazetier figurait parmi les amis Fessbouc d'un des membres de l'administration du bahut; le Collège ne portait toutefois pas le nom d'une figure historique du socialisme, mais celui de la rue où il est implanté. Et voilà que Mme Mazetier, dénonçant l'intention de l'Elysée de suspendre l'application des accords de Schengen pour contrer des flux migratoires sud-nord en provenance notamment de Tunisie et de Lybie, parle de "valeurs de l'Europe bafouées" par cette suspension temporaire.
Mme Mazetier se trompe : l'Europe, ce n'est pas d'abord des "valeurs". La construction politique de l'Europe, c'est la politique de rechange qu'a dû inventer la Quatrième République à l'égard de l'Allemagne dès lors que ni les Anglo-Américains, ni l'URSS n'étaient prêts à suivre les dirigeants français de l'immédiat après-guerre dans leur chimère de démembrement de l'Allemagne, d'effacement de 1871. Le non démembrement de l'Allemagne, c'était "la reconstitution d'un Reich" disait-on pour se donner la chair de poule. L'objectif de l'Europe, c'était de limiter, de contrôler le recouvrement de sa souveraineté par l'Allemagne (la Bonn) et, pour que ce soit acceptable par l'Allemagne, au nom de l'égalité des droits, il fallait que la France donnât, ou fit semblant de donner l'exemple en renonçant elle aussi à quelques pans de souveraineté. Le résultat a été globalement très positif pour d'autres raisons que les intentions premières : livrés à eux-mêmes, les Etats nations d'Europe qui se sont constitués les uns contre les autres sur les ruines de la féodalité entrent mécaniquement dans des rapports conflictuels, ou du moins de rivalité, et en tout cas d'opposition, pour le plus grand bénéfice d'acteurs extra-européens. C'est pourquoi je tiens le prétendu "souverainisme" comme une c[autocensuré] dangereuse. Quels que soient les inconvénients de l'UE, ses limites, elle vaut mieux que le libre jeu mortel des rivalités européennnes qui prévalait jusqu'au milieu du XXe siècle.
Mme Mazetier se trompe encore si elle croit que "les valeurs de l'Europe" impliquent de laisser celle-ci devenir la colonie de peuplement de ses anciennes colonies ou de pays qui auraient pu en être. Mais Mme Mazetier considérerait sans doute cette éventualité comme un fantasme, et appellerait au secours le démographe Hervé Le Bras pour lequel les flux migratoires sud-nord appartiennent au passé, Jean-Marie Colombani (France Culture : La rumeur du monde) pour lequel la France ne serait pas la destination des boat-people de Lampedusa, Eric Le Boucher (France Culture : L'esprit public) qui nie la pression migratoire. Sandrine appelerait menteurs (ou aveugles) et mensonges à son aide.
Mme Mazetier a sans doute de l'Europe la même conception que sa camarade du XVIIe arrt. de Paris, Annick Lepetit, laquelle considère qu'il faut que l'Europe s'unisse...pour le reste du monde. Non, elle doit le faire pour elle-même, parce que sa population représente un pourcentage en rapide diminution de la population mondiale, n'est ni la plus dynamique démographiquement, ni la plus pauvre, ni la moins enviée, ni la plus aimée. Et tout le reste est du deconantum.
NOTES
(1) Serge Klarsfeld est un ressortissant français d'origine juive roumaine né au milieu des années 1930. Ses parents ont été déportés et ont disparu pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il a épousé une dénommée Beate Künzel, née à Berlin en 1939, venue étudier à Paris. A partir du deuxième tiers des années 1960, Beate Klarsfeld, instrumentalisée par Serge ou de son propre mouvement, s'est muée en détestable pasionaria pétroleuse faisant campagne pour la mise en jugement et la condamnation de vaincus de la Seconde Guerre Mondiale auxquels les vainqueurs attribuaient des crimes de guerre ou contre l'humanité, recourrant au terrorisme (tentatives d'enlèvement, attentats), à l'action directe (agression physique contre le Chancelier Kurt Georg Kiesinger), au chantage. Elle fut licenciée du personnel du Conseil Représentatif des Institutions juives de.France, dont les dirigeants de l'époque désapprouvaient ses campagnes sur la forme et sur le fond, et du secrétariat de l'Office Franco-Allemand pour la Jeunesse. Elle mena une haineuse et dangereuse campagne contre la nomination du député libéral F.D.P. Ernst Achenbach, ami du romancier Roger Peyrefitte dans les années 1940, à la Commission Européenne. A partir de la fin des années 1970, son mari Serge se mit davantage en avant, fut invité sur les plateaux de télévision où il est traité avec complaisance et obséquiosité, pour y dénoncer "Vichy", y défendre l'Etat d'Israël, la mise en accusation permanente et systématique des vaincus de la guerre 1939-45, la mémouare de la Shoah ("Que ma Shoah demeure"). Le fils aîné de Serge et de Beate, Arno, avocat et militant "mémoriel" provocateur, fut une des figures les plus médiatisées du procès de l'ancien ministre Maurice Papon. Une bibliothèque ne suffirait pas pour exposer les divers méfaits et exactions de Serge, Beate, Arno Klarsfeld et de leurs groupies, l'Association des Fils et Filles de Déportés Juifs de France.
(2) Le Parti Communiste de la République Fédérale d'Allemagne (capitale : Bonn) y a été interdit de 1956 à 1968; le chancelier Adenauer avait sollicité les avis de personnalités au nombre desquelles figurait le sociologue Jules Monnerot dont le père comptait parmi les fondateurs du Parti Communiste Martiniquais, et qui fut à la fin des années 1980 et en 1990 encore membre du Conseil politique et scientifique du Front National; de son interdiction pour poursuite de buts contraires à la Loi Fondamentale de la R.F.A. en 1956, à sa légalisation en 1968 (sous le gouvernement de Grande Coalition de M.M. Kiesinger et Brandt), le Parti Communiste fut représenté par des groupements à thématique pacifiste comme la Deutsche FriedensUnion dont une des dirigeantes éleva un moment Ulrike Meinhoff, future égérie de le Fraction Armée Rouge, ou "Bande à Baader";
(3) Peut-être travaille-t-on mieux en équipe quand on est lié par autre chose que le cadre des activités professionnelles, voire quand joue un certain degré de cooptation. Peut-être... Mais que lirait-on dans Le Canard Enchaîné s'il s'agissait d'un autre parti que le PS ou ses alliés naturels ? L'affaire serait grossie aux dimensions d'un scandale.
Je m'étais pris à penser que, peut-être, si je résidais dans le XIIe arrt. de Paris, la question pourrait se poser d'apporter mon suffrage à Sandrine pour empêcher un Klarsfeld (1) de siéger à l'Assemblée Nationale. La première fois où j'avais vu un (en l'occurence une) Klarsfeld briguer un siège parlementaire, c'était il y a bien longtemps : Beate Klarsfeld, la mère d'Arno, s'était portée candidate aux élections au VIème Bundestag (1969) dans le Bade-Wurtemberg (je me souviens que la commune de Waldshut se trouvait dans la circonscription où elle était candidate). Elle portait les couleurs de l'Aktion Demokratischer Fortschritt (Action Progrès Démocratique), cartel de groupes dont la DFU (Union allemande pour la Paix), ancien cache-sexe du Parti Communiste allemand avant sa légalisation en 1968 (2) était membre. Etudiant à Strasbourg, j'étais en villégiature à Tübingen et la campagne électorale y était très visible, les militants des différents partis distribuaient la propagande électorale des partis en lice. C'est dans un petit journal du Parti communiste que j'ai pris connaissance de la candidature de Mme Klarsfeld dont l'adresse à Paris figurait en toutes lettres sous sa photo (elle avait alors tout juste trente ans). Bien sûr, et heureusement, elle n'a pas été élue.
Mais revenons à 2007. Sandrine Mazetier a battu Arno Klarsfeld qui a quitté l'UMP (tant mieux pour ce parti) et rompu avec l'Elysée . Ca faisait certes un député PS de plus et le bilan de cette formation en matière de libertés publiques (loi FABIUS-ROCARD-Gayssot) et de complaisance envers les flux migratoires sud-nord ne permettait pas de s'en féliciter. Mais, d'une autre côté, ça écartait un Klarsfeld du Parlement.
J'éprouvais un certain intérêt pour cette députée. J'ai vite déchanté un jour où il fut question d'un mini-remaniement ministériel qui vit momentanément Brice Hortefeux être déchargé de responsabilités en matière d'immigration. Donnant dans l'outrance, Mme Mazetier déclarait que Brice Hortefeux avait sur la conscience la mort d'enfants d'immigrés. Plus tard, en 2010, sévissant dans le nord-ouest de l'Essonne dans un Collège dirigé par un Principal qui est un vrai [autocensuré] et le Premier Secrétaire de la section du PS local (tout, ou presque, était PS dans ce bahut (3) : le Principal, l'Intendante, le conseil local des parents d'élèves FCPE, des assistants d'éducation recrutés au sein du MJS essonnien, et même le circuit de télé interne fourni par le Conseil Général de l'Essonne et qui relatait de façon déséquilibrée le mouvement social de l'automne 2010 contre la réforme des retraites portée par E. Woerth), je m'aperçus que Mme Mazetier figurait parmi les amis Fessbouc d'un des membres de l'administration du bahut; le Collège ne portait toutefois pas le nom d'une figure historique du socialisme, mais celui de la rue où il est implanté. Et voilà que Mme Mazetier, dénonçant l'intention de l'Elysée de suspendre l'application des accords de Schengen pour contrer des flux migratoires sud-nord en provenance notamment de Tunisie et de Lybie, parle de "valeurs de l'Europe bafouées" par cette suspension temporaire.
Mme Mazetier se trompe : l'Europe, ce n'est pas d'abord des "valeurs". La construction politique de l'Europe, c'est la politique de rechange qu'a dû inventer la Quatrième République à l'égard de l'Allemagne dès lors que ni les Anglo-Américains, ni l'URSS n'étaient prêts à suivre les dirigeants français de l'immédiat après-guerre dans leur chimère de démembrement de l'Allemagne, d'effacement de 1871. Le non démembrement de l'Allemagne, c'était "la reconstitution d'un Reich" disait-on pour se donner la chair de poule. L'objectif de l'Europe, c'était de limiter, de contrôler le recouvrement de sa souveraineté par l'Allemagne (la Bonn) et, pour que ce soit acceptable par l'Allemagne, au nom de l'égalité des droits, il fallait que la France donnât, ou fit semblant de donner l'exemple en renonçant elle aussi à quelques pans de souveraineté. Le résultat a été globalement très positif pour d'autres raisons que les intentions premières : livrés à eux-mêmes, les Etats nations d'Europe qui se sont constitués les uns contre les autres sur les ruines de la féodalité entrent mécaniquement dans des rapports conflictuels, ou du moins de rivalité, et en tout cas d'opposition, pour le plus grand bénéfice d'acteurs extra-européens. C'est pourquoi je tiens le prétendu "souverainisme" comme une c[autocensuré] dangereuse. Quels que soient les inconvénients de l'UE, ses limites, elle vaut mieux que le libre jeu mortel des rivalités européennnes qui prévalait jusqu'au milieu du XXe siècle.
Mme Mazetier se trompe encore si elle croit que "les valeurs de l'Europe" impliquent de laisser celle-ci devenir la colonie de peuplement de ses anciennes colonies ou de pays qui auraient pu en être. Mais Mme Mazetier considérerait sans doute cette éventualité comme un fantasme, et appellerait au secours le démographe Hervé Le Bras pour lequel les flux migratoires sud-nord appartiennent au passé, Jean-Marie Colombani (France Culture : La rumeur du monde) pour lequel la France ne serait pas la destination des boat-people de Lampedusa, Eric Le Boucher (France Culture : L'esprit public) qui nie la pression migratoire. Sandrine appelerait menteurs (ou aveugles) et mensonges à son aide.
Mme Mazetier a sans doute de l'Europe la même conception que sa camarade du XVIIe arrt. de Paris, Annick Lepetit, laquelle considère qu'il faut que l'Europe s'unisse...pour le reste du monde. Non, elle doit le faire pour elle-même, parce que sa population représente un pourcentage en rapide diminution de la population mondiale, n'est ni la plus dynamique démographiquement, ni la plus pauvre, ni la moins enviée, ni la plus aimée. Et tout le reste est du deconantum.
NOTES
(1) Serge Klarsfeld est un ressortissant français d'origine juive roumaine né au milieu des années 1930. Ses parents ont été déportés et ont disparu pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il a épousé une dénommée Beate Künzel, née à Berlin en 1939, venue étudier à Paris. A partir du deuxième tiers des années 1960, Beate Klarsfeld, instrumentalisée par Serge ou de son propre mouvement, s'est muée en détestable pasionaria pétroleuse faisant campagne pour la mise en jugement et la condamnation de vaincus de la Seconde Guerre Mondiale auxquels les vainqueurs attribuaient des crimes de guerre ou contre l'humanité, recourrant au terrorisme (tentatives d'enlèvement, attentats), à l'action directe (agression physique contre le Chancelier Kurt Georg Kiesinger), au chantage. Elle fut licenciée du personnel du Conseil Représentatif des Institutions juives de.France, dont les dirigeants de l'époque désapprouvaient ses campagnes sur la forme et sur le fond, et du secrétariat de l'Office Franco-Allemand pour la Jeunesse. Elle mena une haineuse et dangereuse campagne contre la nomination du député libéral F.D.P. Ernst Achenbach, ami du romancier Roger Peyrefitte dans les années 1940, à la Commission Européenne. A partir de la fin des années 1970, son mari Serge se mit davantage en avant, fut invité sur les plateaux de télévision où il est traité avec complaisance et obséquiosité, pour y dénoncer "Vichy", y défendre l'Etat d'Israël, la mise en accusation permanente et systématique des vaincus de la guerre 1939-45, la mémouare de la Shoah ("Que ma Shoah demeure"). Le fils aîné de Serge et de Beate, Arno, avocat et militant "mémoriel" provocateur, fut une des figures les plus médiatisées du procès de l'ancien ministre Maurice Papon. Une bibliothèque ne suffirait pas pour exposer les divers méfaits et exactions de Serge, Beate, Arno Klarsfeld et de leurs groupies, l'Association des Fils et Filles de Déportés Juifs de France.
(2) Le Parti Communiste de la République Fédérale d'Allemagne (capitale : Bonn) y a été interdit de 1956 à 1968; le chancelier Adenauer avait sollicité les avis de personnalités au nombre desquelles figurait le sociologue Jules Monnerot dont le père comptait parmi les fondateurs du Parti Communiste Martiniquais, et qui fut à la fin des années 1980 et en 1990 encore membre du Conseil politique et scientifique du Front National; de son interdiction pour poursuite de buts contraires à la Loi Fondamentale de la R.F.A. en 1956, à sa légalisation en 1968 (sous le gouvernement de Grande Coalition de M.M. Kiesinger et Brandt), le Parti Communiste fut représenté par des groupements à thématique pacifiste comme la Deutsche FriedensUnion dont une des dirigeantes éleva un moment Ulrike Meinhoff, future égérie de le Fraction Armée Rouge, ou "Bande à Baader";
(3) Peut-être travaille-t-on mieux en équipe quand on est lié par autre chose que le cadre des activités professionnelles, voire quand joue un certain degré de cooptation. Peut-être... Mais que lirait-on dans Le Canard Enchaîné s'il s'agissait d'un autre parti que le PS ou ses alliés naturels ? L'affaire serait grossie aux dimensions d'un scandale.
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