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jeudi 25 août 2016

La "Libération de Paris" d'août 1944 ? Libérons-nous des mensonges et de la propagande résistantialistes.

Dimanche 24 août 2014, la chaîne d'information  vrôônsaise "i-télé" (*) qualifiait de "défilé de la honte" l'exhibition de prisonniers de guerre ukrainiens par les séparatistes pro-Moscou sur la Place Lénine (sic) d'une ville de l'Est ukrainien tenue par les séparatistes susmentionnés. Les soldats ukrainiens ainsi exhibés ont dû défiler devant une populace hostile qui a manifesté sa haine par des insultes et des jets de projectiles. Des médiats ont rapproché le triste événement du défilé de prisonniers de guerre allemands à Moscou sur ordre de Staline vers la fin de la guerre, défilé suivi de l'arrosage de la voie parcourue par les services d'assainissement municipaux.

Mais pourquoi aller à Moscou pour trouver un précédent alors qu'on nous bassine avec une prétendue libération de Paris qui aurait eu lieu il y a soixante-dix ans ces jours-ci ?

En août 1944, lors de la prétendue "libération de Paris", des soldats allemands prisonniers ont dû défiler sur les Champs-Elysées, près de la Place de l'Etoile. Certains y ont été abattus, lynchés, molestés; un "résistant" a même narré il y a vingt ans, avoir abattu des soldats allemands.....pour leur éviter d'être lynchés par la populace enivrée de haine germanochtone par les bandes de Rol Tanguy et de Kriminel, pardon : Kriegel Valrimont.

Lynchage de soldats vaincus et prisonniers, blessés "achevés", écrasés par les chars des libertadors, sont un des aspects de la prétendue "libération de Paris", militairement inutile : les Allemands se seraient rendus sans trop de difficultés aux troupes alliées régulières qui approchaient. Pas aux bandes de "partisans" de diverses obédiences qui "jouissaient" auprès des Allemands de la réputation non usurpée, non exceptionnellement vérifiée de ne pas faire de prisonniers, ou de les tuer.

Pourrez-vous passer rue de La Harpe dans le 5e arrondissement de Paris devant le "centre de secours" de l'été 1944, probablement situé au niveau du Centre Hostater (C.R.O.U.S. de Paris) sans vous souvenir du jeune soldat blessé, transporté là par des infirmières et que des résistants sont venus abattre malgré ses supplications avec le commentaire : "on les tuera tous"? Il n'a pas de nom, ni de plaque sur les murs de Paris. Rue de la Harpe, Paris 5e, août 1944, l'instinct de mort s'est libéré. Il faut dire que le journal communiste L'Humanité avait titré : "A chacun son Boche", invitant chaque lecteur, chaque Parisien à tuer au moins un soldat allemand. 



Pour tenter a posteriori de justifier ou de contextualiser ces crimes de la Résistance, on a inventé le mythe de "Paris brûle-t-il ?", c'est-à-dire d'une destruction imminente de Paris sur ordre de Hitler que l'insurrection lancée le 19 août aurait évitée. C'est un mensonge qui a été répandu avec, hélas, le concours du général Von Choltitz, commandant du Gross Paris, qui avait sans doute des choses à se faire pardonner, et une réputation de désobéissant à Hitler à se voir décerner. Septante ans après, on n'est pas obligé de continuer à croire à cet épisode des Contes et Légendes de la Seconde Guerre Mondiale.

(*) I-télé porte aujourd'hui (2018) le nom de C-News

mercredi 5 décembre 2012

Adolfo Kaminsky, le Saint-Thèse d'Arte

Mercredi 5 décembre MMXII.

Arte Journal de 12h50 est présenté par la voix de Leïla Kaddour Boudadi.

La page politique de cette édition est notamment consacrée aux espoirs d'Arte de voir enfin interdire le NPD, le parti national-démocrate (1) d'Allemagne, fondé en 1964, représenté fin 2012 dans deux diètes de Länder. Le parti est diffamé par Arte qui le qualifie de"néo-nazi" (2). Tout parti qui serait reconnu comme "néo-nazi" par la Justice serait immédiatement dissous et sa reconstitution interdite. Les directeurs de conscience d'Arte Journal militent pour l'interdiction du NPD et donnent à ce parti, à l'avance, l'étiquette qu'ils espèrent voir la Justice lui attribuer (3). Je souhaite l'échec de cette procédure dont l'aboutissement souhaité par Arte entrainerait de nouvelles restrictions aux libertés d'association, d'opinion et d'expression. Un des jeunes militants du NPD filmé par Arte Journal porte un tee-shirt représentant Rudolf Hess. J'ai pour ma part, en son temps, adhéré à une association de fait "Liberté pour Rudolf Hess" (4) qui revendiquait la libération de ce dernier, incarcéré à la prison de Berlin Spandau, où il semble avoir été assassiné en août 1987. Ceci dit, je ne partage pas les idées du NPD sur la Nation et l'Europe. Pas plus que celles du FN ou des groupes "souverainistes" français. J'estime que les Etats-nations d'Europe sont devenus des Etats plurinationaux, qu'il n'est plus possible d'être "Français -ou Allemand, ou Italien, ou Britannique d'abord, ou seulement" et que le mieux qui puisse nous arriver serait l'émergence d'une Europe fédérale de régions.

Les stato-nationalistes des différents Etats d'Europe se trompent.

Arte Journal, médiat (5) laïque et même parfois anti-religieux, s'est trouvé un saint patron, ou un saint-thèse si l'on préfère : Saint Adolphe ..... Kaminsky. Ce personnage béatifié par la page culturelle d'Arte Journal représente en effet tout ce que vénèrent (pour ne pas dire : adorent) les directeurs de conscience d'Arte : un acteur anti-nazi de la Seconde Guerre Mondiale, qui a failli être victime de ce qu'il est convenu d'appeler la Shoah, et des luttes pour arracher aux Etats européens leurs dernières colonies, un sympathisant parfois actif des communistes vietnamiens contre la France puis les Etats-Unis.   Né en 1925 en Argentine de parents Juifs russes, Saint Adolphe arrive avec sa famille en France d'Europe en 1932. Il y "résiste" aux "nazis" en fabriquant de faux papiers pour des Juifs (on n'est jamais mieux servi que par soi-même), passe quelque mois au camp de Drancy dont il sort grâce à l'intervention d'un Consul d'Argentine (il pourrait remercier les prédecesseurs de Juan Peron d'avoir conservé de bonnes relations avec le Reich allemand national-socialiste, sans lesquelles le régime "fasciste" de Buenos-Aires n'aurait pas pu intervenir en faveur du jeune judéo-argentin). Puis ce saint homme qu'on appelle Adolfo Kaminsky s'oppose à la politique française en Indochine, vient en aide à certains fondateurs de l'Etat d'Israël, porte les valises du FLN algérien (6), intègre le groupe Curiel, milite contre l'intervention américaine au Vietnam et en faveur du Vietcong, assistant les soldats américains déserteurs. Adolfo Kaminsky représente la synthèse de la sainteté selon Arte Journal. Si je devais choisir un inspirateur parmi des personnes d'origine russe et hébraïque, me permettrait-on de lui préférer Moshe et Yehudi Menuhin ?


 "Bon, Lallau vous raconte que j'incarne la synthèse des préfèrences d'Arte Journal, mais j'espère qu'en attendant, je ne vous "barbe" pas. J'ai mené une vie de faussaire, O.K., mais faudrait pas croire : ma barbe actuellle, ben, elle est vraie, parole d'Adolfo !"
                                                              


N O T E S

(1) "national-démocrate" était aussi le nom du parti du président Hosni Moubarak avannt sa chute en 2011;

(2) le terme néo-nazi n'a aucun sens, ou plutôt il n'a que le sens que ceux qui l'emploient décident de lui attribuer : depuis 1945 et la dissolution du parti national-socialiste (= nazi) par les Alliés, la "marque" nazie n'est plus déposée ni protégée. On peut à loisir dénoncer comme "nazi' ou "néo-nazi" toute personne ou tout groupe que l'on veut diaboliser ou auquel on veut nuire. Ca ne mange pas de pain, comme on dit. Et en plus, ça "marche" la plupart du temps. Il y a aussi des gens ou des groupes qui se qualifient eux-mêmes de "nazis" ou de "néo-nazis", par provocation, pour jouer à se faire plaisir la plupart du temps bien qu'ils le paient souvent très cher par l'opposition à leur égard qu'ils suscitent, parfois pour faire peur. Et pourtant, dans bien des cas, les vrais nationaux-socialistes (= nazis) d'avant 1945 les auraient volontiers placés dans des établissements de réeducation pour associaux. Il y a un signe qui ne trompe pas : les prétendus "néo-nazis" d'aujourd"hui s'habillent, se coupent les cheveux et se donnent l'apparence des "nazis" tels qu'ils apparaissent dans des productions de Hollywood réalisées par des cinéastes américains réfugiés en Amérique avant ou pendant la guerre de 1939-1945, venant d'Europe centrale et orientale, parfois d'origine juive. Les "néo-nazis" d'aujourd'hui prennent leurs références dans les caricatures de "nazis" créés par des anti-nazis. On les voit ainsi arborant souvent des crânes rasés qui n'avaient absolument pas court dans la Wehrmacht ou la Waffen SS où la mode était plutôt à la coupe dégagée sur les côtés avec plus de volume sur le dessus, pour ne pas parler de la Kriegsmarine au sein de laquelle on portait volontiers la barbe; Arte nous enfume, veut obtenir l'intediction du NPD pour ensuite pouvoir dénoncer la présence d'anciens du NPD dans d'autres organisations, existantes ou à fonder;

(3) un authentique parti nazi ou néo-nazi n'aurait pas pu perdurer en Allemagne depuis 1964. L'impeccable militant anti-nazi Willy Brandt, ministre des Affaires Etrangères de la République Fédérale d'Allemagne de 1966 à 1969 avant d'en devenir le Chancelier, déclarait en 1969 dans un entretien avec un journal américain que le NPD s'apparentait au parti de l'ancien gouverneur (démocrate) d'Alabama, George Wallace, qui fut candidat aux élections présidentielles américaines de 1968 pour l'American Independent Party; d'autres le comparaient au mouvement Poujade en France sous la IVe République. Une partie des adhérents du NPD sont des agents infiltrés par un bureau de l'Office Fédéral pour la Protection de la Constitution, et une partie de ses fonds provenaient en 2003 ou 2004 de l'Etat;

(4) Allemands et Britanniques avaient pu constituer des associations de droit : "Hilfsgemeinschaft Freiheit für Rudolf Hess" et "Liberty for Rudolf Hess"; Rudolf Hess, Allemand né en Egypte, a quitté l'Allemagne pour la Grande Bretagne en mai 1941. Etait-il en mission ? Avait-il perdu la raison comme on l'a laissé entendre en Allemagne à l'époque dans les milieux dirigeants après qu'il était été arrêté en Ecosse ?
S'il était en mission, quel était le contenu de cette mission ? Le dossier britannique concernant Rudolf Hess devait demeurer secret jusqu'en ...2017. Après le mort de Hess, à trente ans de cette date, il a été décidé de la reporter à ...2047. Je me suis intéressé au sort de Hess à l'occasion d'une promenade dans les rues de Fribourg-en-Brisgau (pays de Bade) entre la Hauptbanhof (gare) et la Cathédrale : une colonne portait une affiche noire et blanche réclamant la libération de Hess, ce qui a attiré mon attention; quelques pas plus loin, j'ai vu un adolescent, portant les cheveux longs comme c'était la mode, rentrer sa motocyclette dans le couloir de sa maison; sa motocyclette portait deux auto-collants : "Amis, go home", c'est-à-dire "Américains, rentrez chez vous" et "Freiheit für Angela Davis". Angela Davis était une militante communiste afro-américaine "contre la Guerre du Vietnam", emprisonnée en Californie. Qui pourrait-être "pour" une guerre ? Pour ce qui est de cette guerre, je me disais qu'à l'âge que j'avais, si j'avais été Américain, j'aurais probablement été envoyé au Vietnam avec le risque de me faire blesser ou tuer par les gens que soutenait Angela Davis. D'un côté, il y avait des volontaires : les amis d'Angela Davis, par idéologie, et de l'autre de jeunes soldats qui n'étaient là que parce qu'ils étaient Américains et appartenaient à une certaine tranche d'âge dans un pays où le service militaire était obligatoire; que le jeune motocycliste de Fribourg-en-Brisgau se souciât d'Angela Davis plutôt que de Rudolf Hess (qui avait peut-être essayé d'arrêter la guerre en 1941) me contrariait; je me suis dit que je devais faire le choix contraire, à sa place en quelque sorte;

(5) graphie utilisée par solidarité avec le professeur Bernard Notin, cible en 1990 de la Milice Zélote de la Pensée et des Convulsionnaires de la Mémouare;

(6) Arte Journal qualifie les gens du FLN d'...."indépendantistes algériens"; pendant la Guerre d'Algérie (qu'on appelait déjà la Guerre d'Algérie pendant qu'elle se déroulait, contrairement à ce qu'on dit maintenant), ces gens étaient désignés comme les fellaghas (= coupeurs de routes, pillards), les rebelles, parfois les nationalistes algériens (étiquette plutôt accolée au mouvement MNA de Messali Hadj qu'au FLN), jamais d'"indépendantistes". Ce vocable a été forgé par les médiats au milieu des années 1980 pour désigner ceux des Kanaks de Nouvelle-Calédonie qui voulaient faire sécession. Je n'étais pas "indépendantiste", mais je souhaitais l'indépendance de l'Algérie, non par sympathie pour le mouvement algérien de libération nationale, mais pour ne pas avoir 9 millions de Musulmans Algériens comme concitoyens : les médiats d'alors qui donnaient un large écho aux réglements de comptes sanglants entre Algériens du FLN et du MNA (Messali Hadj) en France d'Europe, ne craignaient pas de donner des expatriés algériens au nord de la Méditerrannée une image qui n'incitait pas à souhaiter en avoir des millions comme concitoyens; on croyait d'ailleurs que l'indépendance de l'Algérie amènerait de nombreux Algériens de la France d'Europe à regagner leur pays, la paix venue. C'est tout le contraire qui s'est passé : près d'1 million d'Européens d'Algérie (pour la plupart d'origine espagnole, italienne ou française) ont dû quitter l'Algérie indépendante et des milliers, puis des dizaines de milliers d'Algériens, et davantage encore par la suite, les ont suivis et ont abandonné leur pays ayant accédé à l'indépendance. Vu de la France d'Europe, l'indépendance de l'Algérie marquait une fin, la clôture d'une séquence d'Histoire, vu d'Algérie, elle marquait un début, un nouveau rapport de forces. D'où des malentendus qui ont toujours cours.

samedi 9 juin 2012

François Hollande : naissance d'un chef des armées ?

Quatre militaires français ont été tués aujourd'hui dans une attaque terroriste en Afghanistan. François Hollande, président de ce qu'il est convenu d'appeler la république française, est très rapidement intervenu à la télévision pour rendre hommage à leur mémoire, rappeler sa politique de retrait anticipé des "troupes combattantes" françaises d'Afghanistan, et a prétendu s'engager "personnellement" pour que la mission de ces troupes se poursuive jusqu'au retrait dans des conditions de "sécurité"(1).

L'annonce de la mort de soldats de la coalition mise en place en 2001 pour chasser les talibans du pouvoir en Afghanistan, et permettre au gouvernement qui les a remplacés d'y maintenir l'ordre, n'est malheureusement pas inhabituelle.

Ce qui est inhabituel, c'est la communication de François Hollande. Si Nicolas Sarközy était, à la veille d'élections législatives, intervenu dans les médiats à la suite de l'assassinat de ces soldats, on l'aurait immédiatement accusé de confondre sa fonction de chef des armées avec celle de chef suprême de la majorité présidentielle. Un journaliste de la chaîne publique de télévision France 24 croit discerner dans la communication de François Hollande "la naissance d'un chef des armées" (sic). C'est l'indépendance même de la chaîne qui aurait été mise en doute si, la veille d'élections législatives, un journaliste de cette station avait osé dire que, par la solennité de son intervention médiatique, Nicolas Sarközy rappelait qu'il était le chef des armées.

Il convient de se souvenir que l'engagement de la France en Afghanistan remonte à 2001, a été décidé par un gouvernement à direction socialiste : Premier ministre : Lionel Jospin (PS); ministre des Affaires Etrangères : Hubert Védrine (PS); ministre de la Défense nationale : Alain Richard (PS); Premier Secrétaire du PS : François Hollande (2).

Rien de ce qu'a dit François Hollande ne garantit que l'armée française ne sera pas à nouveau en Afghanistan la cible d'attaques terroristes, ou autres. Rien. Depuis son accession à la présidence, le discours de François Hollande est tout simplement un discours de rupture de solidarité : il accélère, sur le papier, le retrait déjà programmé par Nicolas Sarközy, avec ceci en plus : que ça convienne ou non aux Afghans et à nos alliés, ce sera comme ça, ce n'est "pas négociable", ça relève "de la souveraineté de la France". Il y a hélas tout un public en France que cette phraséologie plonge dans une extase patriotarde : coucou, revoilà la Grande Nation qui dit le mot de Cambronne à presque tout le reste du monde (pas à Abdelaziz Bouteflika tout de même). A ce public qui manque notoirement d'esprit critique dès qu'il voit les trois couleurs du drapeau français, s'ajoute le vivier électoral du PS : les fameuses banlieues. Cela fait des mois que je peux observer autour de la gare de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), entre effluves de boucheries hallal et d'épiceries d'Afrique subsaharienne et parfums de drogueries orientales (2), des affichettes : "que fait l'armée française en Afghanistan ?", parmi des affiches délavées de candidats aux récentes élections à l'Assemblée Nationale Populaire Algérienne.

Les armées étrangères présentes en Afghanistan y sont pour protéger les populations civiles et permettre au gouvernement légal de Kaboul d'assurer lui-même à terme cette protection. Comment protéger des protecteurs ? Le sieur Hollande peut bien prétendre s'engager personnellement pour que les missions de l'armée française en Afghanistan s'accomplissent désormais, et jusqu'à leur retrait, dans des conditions de sécurité optimale. On souhaiterait que ce soit possible. Mais ça ne l'est pas. Qui assurera cette sécurité ? Les Afghans qui en sont bien incapables ? Les Alliés dont on vient très légèrement et cavalièrement de se désolidariser (en anticipant sur le calendrier de retrait de Nicolas Sarközy). Cela peut signifier que les troupes françaises ne feront plus grand chose, ce qui sera une victoire pour les talibans. Cela pourrait aussi vouloir dire que les troupes françaises prendront le risque de multiplier les "bavures" dont la population civile afghane a déjà fait lourdement les frais.

D'une manière générale, depuis une bonne décennie que les opérations en Afghanistan sont en cours, il faut déplorer l'extrême "nationalisation" des réactions aux pertes militaires : gouvernements, médiats, opinions publiques ne réagissent que lorsque ce sont des militaires de leur Etat qui sont blessés ou tués. Cette guerre n'a pas créé une fraternité d'armes entre les armées de la coalition, quelle que soit l'appréciation qu'on peut porter sur l'opportunité politique de cet engagement. Ou alors elle est silencieuse et invisible. Et c'est profondément dommage.

Les quatre soldats français qui ont été tués aujourd'hui étaient considérés comme des militaires de troupes d'occupation par leurs assassins. Dans le département dont le sieur Hollande a longtemps présidé le Conseil Général, et qu'il a représenté à l'Assemblée Nationale, des mouvements dits de Résistance, ont eu aussi, dans le cadre de ce qu'ils considéraient être "la libération du territoire", commis, il y a presque septante ans, des attentats meurtriers contre des occupants souvent déjà vaincus, et se repliant vers la Normandie, ou vers les frontières de leur pays. Des mouvements de la Résistance luttaient parfois contre les troupes d'occupation comme pour les empêcher... de cesser d'occuper et de se retirer, pour leur infliger des pertes, pour "en" tuer, sans se soucier notamment des conséquences sur la population civile . Des mouvements de la Résistance s'en prenaient aussi à l'administration de l'Etat Français, voire à d'autres mouvements de Résistance dans une pré-guerre civile sanglante. Mais ne comptez pas sur le sieur Hollande pour regarder en face ces pages d'Histoire.

Voir aussi :

http://jeanmarielallau.blogspot.fr/2012/05/clientelisme-ps-dans-leducnat.html


NOTES

(1) si des forces armées dont la mission est protéger une population, de sécuriser un territoire, doivent elles-mêmes se protéger d'éléments ennemis qui se mêlent naturellement à la population locale, elles en sont réduites, soit à satisfaire l'ennemi par leur inaction, soit à multiplier les bavures ou dommages collatéraux; le grand stratège militaire qui présidait encore il y a peu le Conseil Général de la Corrèze connaîtrait-il une troisième voie ? Secret défense !

(2) relatant le jeudi 14 juin la cérémonie d'hommage aux quatre soldats tués, célébrée aux Invalides, à Paris, en présence de François Hollande, qui y avait convié les anciens présidents de la république, un journaliste de France Inter attribue abusivement à Nicolas Sarközy l'engagement de troupes françaises en Afghanistan (journal de 13h de France Inter, présenté par Claire Servajean; le journaliste envoyé aux Invalides pour couvrir la cérémonie porte le nom de Porchet -orthographe incertaine-); c'est de la mésinformation;

(3) je ne peux m'empêcher, en écrivant ces lignes, de songer au Dr Gérard Bapt, député PS, bouffi de haine, à sa mine consternée et indignée lorsqu'un député UMP de Lorraine, François Grosdidier, avait évoqué à l'Assemblée nationale, ces mariages en mairie ponctués par des youyous selon la coutume d'Outre-Méditerranée; parler des youyous comme M. Grosdidier, d'effluves de boucheries et d'épiceries, c'est à coup sûr, pour des pères-la-Vertu en matière de prétendu antiracisme, comme le Dr Bapt, inciter à la stigmatisation d'une partie de la population française.





dimanche 15 mai 2011

La partitocratie franphoconne d'Outre Quiévrain saisie par l'abjection

J'apprends de deux sources (1) le psychodrame politico-médiatique
provoqué par une proposition du VB relative aux épurés de l'après-
guerre, aux méfaits qui leur étaient imputés par leurs ennemis
politiques et aux dommages durables et disproportionnés subis par les
victimes de cette répression et leurs descendants, et aux réparations
que les injustices d'il y a deux tiers de siècle appellent.
 
 
Je garde présent à l'esprit que je ne suis pas ressortissant de l'Etat
belge (2), mais Européen d'abord puisque c'est à travers une des
acceptions de ce terme (3) que m'identifient les protégés du MRAP, du
MRAX, de SOS Désir, de la CIMADE et autres associations de
malfaisants.


Je ne suis pas juge, je ne suis pas historien, mais en tant
qu'observateur doté d'une mémoire, je ne peux éviter de mesurer le
mouvement en arrière de la concience politico-médiatique...Franphoconne
en Belgique en l'espace de trente-cinq ans environ.


Au milieu des années 1970, une proposition proche de celle des
sénateurs VB avait été avancée par un, ou des mandataires CVP. La
réaction n'avait pas du tout été la même : une élue bruxelloise du
FDF, qui s'appelait Mme Verdin me semble-t-il, estimait que "trente
ans après", on ne pouvait tout de même plus juger de ces questions
comme dans l'immédiat après-guerre. C'était du temps où Valéry Giscard
d'Estaing pouvait supprimer la commémoration nationale de la
"Victoire" (sic) du Huit Mai 1945. Des journaux francophones du type
Le Rappel, Vers l'Avenir, voire peut-être La Dernière Heure de M.
Brébart pouvaient fustiger les "super-patriotes rouges" possédés par
la rage resistantialiste et épuratrice, comme le professeur Perin
"rouge...de colère" au cours du débat ayant suivi le dépôt de cette
proposition qui fut rejetée.


35 ans plus tard, il n'y a plus de Madame Verdin, et le MR dont le FDF
est une des composantes hurle avec les loups, le sieur Reynders
évoquant l'origine "extréme-droite" de la proposition de 2011. Il
ferait bien de ne pas employer cette référence : dans ses meilleures
heures des années 1960, son parti a comporté une aile que certains
polémistes ont classé à l'extréme-droite (terme vague du champ lexical
de la polémique, appellation non contrôlée).


Plus on s'éloigne des évènements de la Seconde Guerre Mondiale, plus
la Mémouare phagocyte l'Histoire. Sur un forum de La Libre, un
internaute qualifie sans être censuré le VB de parti néo nazi (4).
De façon incompréhensible, l'accueil fait à une proposition d'amnistie
très souhaitable et bien tardive révèle un clivage communautaire
factice : je ne peux pas croire que la classe politico-médiatique
Franphoconne représente le pays réel des régions concernées. Groen se
déconsidère à mes yeux en se joignant à la dénonciation
"unanime" (sic) des Franphocons.


Vive l'amnistie ! Non aux Fisséfilles (spirituels) des tondeurs de
femmes, lyncheurs de prisonniers de guerre et fusilleurs de 1944 et
des années suivantes.

 
NOTES


(1) le JT méridien de la RTBF relayé par TV5Monde en début d'après-
midi du 13/05/2011 et le site de LaLibre;


(2) je suis seulement originaire de la Gallia Belgica de César, natif
de Chauny, commune jumelée avec Andenne qu'administre le sinistre,
dans tous les sens du terme, Claude Eerdekens;


(3) les Nord-Africains disent "Gaouri" (pluriel : "Gwères"), les Turcs
disent "Gevür", et les Négro-Africains "Toubab" ou "Babtou" en verlan;
ces mots désignent une catégorie ethnique que je traduis par Européen
(je ne peux pas dire "Français", parce qu'ils le sont aussi, pour la
plupart);


(4) il n'a donc pas vu Filip Dewinter visiter la ville d'Ashkelon avec
une délégation de l'"Alliance des partis européens pour la Liberté et
les droits civils" dont le VB est membre, et être reçu par le maire de
la ville et un représentant de Manhigut-Yehudit, une des factions du
Likoud.

mercredi 23 mars 2011

In Memoriam (23 mars 1944)

Honte à Romano Prodi, à ses amis, ses héritiers (dont son ancienne collaboratrice Sylvie Goulart, ancienne présidente du Mouvement Européen-France, compagne de route du très sectaire Guy Verhofstadt), à la ch'aîne ARTE, à la Mémouare hémiplégique. Sans l'indéfendable attentat de la Via Rasella, il n'y aurait jamais eu les Fosses Ardeatines !

Partigiani assassini !


Ont été assassinés Via Rasella (Rome) le 23 mars 1944 :

Andergassen Karl, 30 ans,
Bergmeister Franz, 37 ans,
Dissertori Josef, 30 ans,
Eichner Georg, 31 ans,
Erlacher Jakob, 42 ans,
Fischnaller Friedrich, 41 ans,
Fischnaller Johann, 39 ans,
Frötscher Eduard, 31 ans,
Haller Vinzenz, âge non connu,
Kaspareth Leonhard, 29 ans,
Kaufmann Johann, 30 ans,
Matscher Anton, 31 ans,
Mittelberger Anton, 36 ans,
Moser Michael, 39 ans,
Niederstätter Franz, 36 ans,
Oberlechner Eugen, 35 ans,
Oberrauch Mathias, 43 ans,
Palla Paul, 28 ans,
Pescosta Augustin, 31 ans,
Profanter Daniel, 28 ans,
Raich Josef, 37 ans,
Rauch Anton, 33 ans,
Rungger Engelbert, 36 ans,
Schweigl Johann, 35 ans,
Seyer Johann, 39 ans,
Spiess Ignatz, 32 ans,
Spögler Eduard, 35 ans,
Stecher Ignatz, 32 ans,
Stedile Albert, 38 ans,
Steger Josef, 35 ans,
Tschigg Hermann, 32 ans,
Turneretscher Fidelius, 30 ans,
Wartbichler Josef, 36 ans.

Sept de leurs camarades sont morts plus tard des suites des blessures infligées lors de cet attentat.

Ont également perdu la vie :

Chiaretti Antonio (48 ans)
Zuccharetti Pietro (13 ans), décapité par l'explosion.

Les assassins de ces hommes et de cet enfant étaient volontaires pour les tuer, ce que n'étaient aucune des victimes de ce crime qui, s'il a supprimé des vies, a été sans influence sur l'issue ultime de la guerre.

Les assassins de ces hommes et de cet enfant ont été honorés après la guerre pour leur crime dont les conséquences ont été les représailles des Fosses Ardéatines et, un demi-siècle plus tard, la condamnation irrégulière et l'incarcération du capitaine Erich Priebke, né en 1913, mort prisonnier des héritiers des "partigiani" fusilleurs de 1943-1946.


Au milieu des années 1990, un tribunal militaire italien avait rendu une sorte d'ordonnance de non lieu à l'égard du capitaine Priebke. Il s'ensuivit une campagne hystérique au cours de laquelle on vit le président du Conseil italien de l'époque, Romano Prodi, prendre part à une manifestation de rue pour protester contre la décision de ce tribunal militaire. Cette attitude insensée aurait dû disqualifier Romano Prodi et l'écarter de tout mandat européen. Le jour où ses alliés communistes quittèrent son gouvernement et mirent fin à sa présidence du Conseil, Romano Prodi fut pourtant repêché comme président de la Commission de l'Union européenne. Romano Prodi retrouva le Palais Chigi (qui est à Rome ce que l'Hôtel de Matignon est à Paris) pour deux ans de 2006 à 2008. Les médiats lui étaient généralement très favorables opposant le sage "professore" au richissime et flamboyant Cavaliere, oubliant au passage l'appui de Georges Sörös, incomparablement plus riche en milliards qu' Il Cavaliere, à Romano Prodi.


N'oublions pas ! N'abandonnons pas !

dimanche 6 mars 2011

Arte Desinfo : les convulsionnaires de l'antiracisme

avril 2009

Les convulsionnaires du prétendu antiracisme sont descendus dans les
rues des villes de la France d'Europe. Arte (Des)Info, "la chaîne de
la diversité" à financement, mais à financement seulement, franco-
allemand leur a donné une tribune qui leur a permis de dégoiser leur
deconantum habituel. Pour se défausser de l'unilatéralisme des
opinions exprimées, Arte (Des)Info s'est réfugiée derrière la fausse
excuse d'un refus de la Préfecture du Loiret, ou de la Région Centre
de les recevoir. Je ne connais pas les raisons de ce refus, mais
connaissant l'extrémisme immigrolâtre d'Arte "chaîne de la diversité"
ethnique mais non politique, si j'avais été en charge de la
communication de cette administration, je n'aurais pas eu confiance.
Aider, assister des "sans papiers" permet de se sentir généreux avec
ce qui n'est pas à soi : tout "sans papiers" qui recevra des papiers
sera au bénéfice des politiques d'intégration (ou de la ville, comme
on dit). Le financement de ces politiques ne repose malheureusement
pas que sur les convulsionnaires de l'antiracisme, mais aussi sur
vous et moi. Et les politiques d'intégration et de la ville n'ont pas qu'un
coût financier : les flux migratoires massifs et continus changent
littéralement, au sens propre, la face de l'Europe. Régularisé, le
"sans papiers" d'aujourd'hui sera le père d'un camarade de classe de
votre enfant dans un an, votre collègue de travail dans dix-huit
mois, votre voisin dans deux ans, votre gendre dans cinq ans
(à moins que ce ne soit son demi-frère qu'il aura fait venir du bled ),
un électeur inscrit dans votre bureau de vote dans trois ans.


 L'hiver dernier, des observateurs avaient écarté la possiblité d'une
contagion de la France d'Europe par l'exemple guadeloupéen en
relevant que la population du territoire européen de la France
 ne pouvait avoir la conscience d'une cohésion, d'une identité
 au même niveau que ces Guadeloupéens qui se savent descendants
 d'esclaves à quelques générations. Quelle solidarité puis-je éprouver
 envers un petit-fils ou arrière-petit-fils de fellaghas algériens, citoyen
 français, qui habite mon quartier, qui est mis au bénéfice de la
promotion de la "diversité" ? Nous n'avons pas adhéré aux politiques
 de décolonisation des années 1960 pour devenir encore et toujours
 plus, la colonie de peuplement des pays que nous avons décolonisés.
 Des "valeurs universelles" ne peuvent fonder une identité, créer une solidarité.
 A ce compte-là, comme lien, les "valeurs", c'est justement ce qui ne
vaut rien.


Arte (Des)Info, "chaîne de la diversité" ethnique mais non politique,
donne la parole à un pépère du Loiret qui semble expliquer sa
collaboration (si on peut dire) à la colonisation de peuplement de
nos contrées par nos anciennes colonies par sa filiation avec la
Resistance pendant la guerre 39/45. Ca me rappelle quelque chose : il
y quarante ans sévissait la guerre du Biafra, une guerre de Sécession
à l'africaine qui se déroulait au Nigéria; un jeune homme du nord de
la France s'immola par le feu...pour protester (sic) contre cette
guerre; les commentateurs radiophoniques de l'époque expliquèrent ce
geste insensé par le fait que ce garçon était très attaché à son père
qui avait fait de la Résistance sous l'Occupation. Comment peut-on
être aussi con ?!


"Là où la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie" (Jacques
Prévert)