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jeudi 7 juillet 2016

Un curieux Prix Nobel de la Paix : Elie Wiesel (1928-2016)

Elie Wiesel vient de mourir. 

D. ait son âme !

Ce personnage s'était vu un jour  proposer la présidence de l'Etat d'Israël, une fonction plutôt honorifique. Il avait décliné cette proposition en avançant qu'il était un écrivain.

Des livres, il en a écrit. Beaucoup. Il y avait, comme on dit, à boire et à manger, dans son oeuvre. 

S'il se vit décerner en 1964 un Prix Rivarol en France, pour avoir illustré l'universalité de la langue française, le Prix Nobel de Littérature lui échappa.

En 1986, il reçut le Prix Nobel ...... de la Paix.

Elie Wiesel était-il un homme de paix ?

Non. 

Dans un recueil d'entretiens paru en 1968, soit 18 ans avant que le Nobel lui soit décerné, Elie Wiesel tint ces propos :

"Chaque (sic) Juif, quelque part en lui, devrait garder à part une zone de haine (re-sic) - une haine saine, virile (re-re-sic) - pour ce que l'Allemand personnifie, et pour ce qui persiste chez l'Allemand. Agir autrement serait trahir les morts (re-re-re-sic)".

Des exégètes wieselophiles ont tenté d'atténuer l'énormité de ces propos en rappelant notamment qu'ailleurs Elie Wiesel aurait dit : "la haine n'est pas une solution".

Quoi qu'il en soit les propos, non reniés, de 1968, auraient dû écarter Elie Wiesel de la liste des lauréats d'un Prix, Nobel ou autre, de la Paix.

En 1985, Elie Wiesel figurait parmi les convulsionnaires adjurant le président Reagan de ne pas se rendre dans le cimetière militaire de Bitburg, en Allemagne, où sont inhumés, parmi bien d'autres, de jeunes soldats de la Waffen SS. Elie Wiesel se lamentait qu'il n'aurait jamais cru devoir vivre un tel jour. Ronald Reagan se rendait en Europe, et notamment en Allemagne, pour commémorer la fin de la guerre 1939-1945. Elie Wiesel dut se calmer tout seul et Ronald Reagan se rendit à Bitburg malgré les hurlements médiatiques. Il y des moments où il faut savoir, comme on dit, laisser uriner le mérinos, même si celui-ci a pour nom Elie Wiesel.

L'année de son Prix Nobel de la Paix, en compagnie de François Mitterrand, Elie Wiesel se rendit au domicile de la famille de l'Algéro-Français Malik Oussekine, mort accidentellement à Paris en marge de manifestations contre un projet de réforme universitaire. Une occasion de parler de la Shoah.

Ses adversaires le qualifiaient de "marchand de Shoah". Et c'est bien vrai qu'il prêtait le flanc à ce reproche.

En 2000, un colloque consacré à la Shoah se tint à Stockholm, en présence bien entendu d'Elie Wiesel. A cette occasion, ce dernier affirma que quiconque ne reconnaissait pas la centralité (dans quoi ?) de la Shoah ne devrait pas faire de la politique.

On n'est jamais trahi que par les siens : Elie Wiesel et sa nébuleuse de fonds, de fondations etc.... avaient placé une bonne partie de leur argent auprès du financier imprudent Bernard Madoff. Autant en emporte le vent.....et les spéculations.



lundi 20 avril 2015

Roland Cayrol en babouches

Roland Cayrol, un ancien démoscope sympa

J'ai dû voir Roland Cayrol pour la première fois sur France 5 dans l'émission "C'est dans l'air".

Il était alors responsable d'un organisme d'études de l'opinion, de sondages, dénommé CSA (à ne pas confondre avec le C.S.A., Conseil Supérieur de l'Audiovisuel).

La modération de son ton, l'apparente pertinence de ses analyses m'avaient séduit. Avec son physique de "bon gros", il était le sondeur auquel je n'aurais pas songé à cacher quelque chose s'il avait voulu connaître mon opinion sur des questions relatives à la chose publique, à la société, à l'Histoire. Roland Cayrol dégageait une impression de force avec sa tête léonine qui correspond curieusement au signe astrologique de sa naissance.

Certaines réactions de Roland Cayrol m'avaient toutefois alerté et déçu.

Roland Cayrol franchit la ligne jaune : il fait l'apologie de l'autocensure

Roland Cayrol (°1941, Rabat, Maroc)


Alors qu'un homme public en vue et proche du pouvoir au cours du mandat présidentiel de Nicolas Sarközy avait été poursuivi et condamné pour des propos privés rendus publics par malveillance, Roland Cayrol, appelé à commenter cette affaire, avait lâché sur un ton péremptoire : "Ca (la condamnation) apprendra à ne pas se lâcher". Les propos injustement incriminés étaient pourtant raisonnables, modérés, mais offensaient la "correction politique". Ils correspondaient à ce que je pense et exprime souvent. Il était décevant qu'un sondeur, un étudiant de l'opinion publique se réjouisse qu'une condamnation, les lois sur le fondement desquelles elle avait été prononcée, obligeâssent les personnalités publiques à s'auto-censurer encore davantage. D'autant plus qu'il s'agissait, je le redis, de propos privés que j'aurais approuvés, qui ont été rendus publics par malveillance, dans un but polémique. Roland Cayrol avait franchi à mes yeux une ligne jaune.

Roland Cayrol récidive

Plus tard, sur le plateau d'une émission de télévision, Roland Cayrol débattait avec d'autres intervenants, dont Ivan Rioufol du Figaro, de je ne sais plus quelle question. Au cours de la discussion, Ivan Rioufol s'est inquiété du degré de vouloir "vivre ensemble" qui pouvait subsister encore, ou non, parmi les populations résidant sur le territoire de la France d'Europe, dans leur diversité. Roland Cayrol a semblé alors vouloir couper court à tout débat en tranchant de façon péremptoire et autoritaire, déclarant en substance : la communauté française musulmane est en grande demande d'intégration. Faisant mine d'être convaincu sans être lui-même convaincant dans cet exercice, Ivan Rioufol a soupiré quelque chose comme : eh bien tant mieux. Roland Cayrol a tort et contribue à la mésinformation du public : ce qu'il appelle la communauté française musulmane est en croissance et diversification constantes. Elle tient à se faire une place de plus en plus large, à s'"intégrer" si on veut, sûrement pas à s'assimiler. Roland Cayrol choisit d'ignorer et de taire que cette communauté pour laquelle il éprouve une sympathie visible veut s'"intégrer" à des conditions qui ne sont pas recevables et acceptées par de larges secteurs du reste de la population résidant en France d'Europe.

Roland Cayrol dans "Hondelatte Direct" sur BFM : du pur foutage de gueule

Dimanche soir 19 avril 2015. Emission "Hondelatte Direct" sur BFM.

Roland Cayrol était invité à débattre avec Eric Brunet de deux thèmes de l'actualité du week-end : une inintéressante prestation de F. Hollande sur Canal Plus d'une part, la recrudescence des naufrages en mer de desperados partis à l'assaut des côtes européennes d'autre part.

Eric Brunet passe pour être un journaliste aux idées de droite, comme on dit. Souvent, il assume. Parfois, il assume beaucoup moins. Ce soir-là, il assumait nettement moins. Il nous a resservi l'argument usé selon lequel le remède aux flux migratoires intercontinentaux sud-nord serait le développement de l'Afrique. Très bien. Mais il convient de garder à l'esprit l'avertissement-chantage du député PS des Français de l'Etranger Pouria Amirshahi : on ne pourra pas coopérer avec l'Afrique et dire aux Africains : nous ne voulons pas de vous chez nous. Autrement dit : les dirigeants africains sont invités à mettre en concurrence leurs partenaires européens et à donner la préférence à ceux qui sont disposés à accueillir le maximum de leurs ressortissants. Pouria Amirshahi se comporte en député de l'Etranger tiers-mondain en France. Et Eric Brunet, en ignorant l'avertissement-chantage du député PS, ancien président de l'U.N.E.F., donne des gages de conformisme et de correcton politiques.

Roland Cayrol, qui a abandonné ses parts de l'Institut CSA à Bolloré, "pantoufle" désormais sur les plateaux de télévision. Ses pantoufles ressemblent à des babouches. Pour Roland Cayrol, la priorité ce n'est pas d'empêcher le départ d'Afrique de candidats à l'émigration illégale et clandestine vers l'Europe. C'est d'en sauver le maximum de la noyade. Et peu lui importe apparemment si ça encourage davantage de migrants à défier les lois des pays européens. Roland Cayrol n'entend pas protéger l'Europe d'un afflux croissant et incessant d'immigrés africains maghrébins ou subsahariens. Il entend protéger au contraire ces derniers de la réticence des Européens à se laisser submerger par eux. Roland Cayrol s'en prend alors au député UMP des Hauts-de-Seine Thierry Solère qui observait que la France était trop attractive pour les candidats à l'émigration en Europe. Et Roland Cayrol de participer ouvertement au foutage de gueule et à la désinformation en prétendant, comme Jean-Marie Colombani récemment sur Slate.fr, que la part des immigrés dans la population de France d'Europe est stable, constante, et que la France n'arrive qu'au 54e rang mondial des pays de destination des flux migratoires.

La ligne rouge est alors carrément franchie, et même bien au-delà. Roland Cayrol a perdu ici sinon son honneur, du moins sa crédibilité scientifique. Pour prétendre que la population immigrée est stable, il faut en enlever les illégaux, les clandestins, c'est-à-dire des groupes qu'on ne peut par définition ni dénombrer, ni évaluer de façon rigoureuse, les touristes et étudiants qui ne repartiront pas, qui sont entrés dans la ferme intention de ne pas repartir, qui seront régularisés sans entrer dans les statistiques d'immigration, ou acquerront directement, d'une façon ou d'une autre, la nationalité française, et puis les personnes auxquelles est attribuée la nationalité française à leur naissance même s'ils sont nés de deux parents étrangers, ou à leur majorité. Ce qui représente sur quelques années, un quinquennat par exemple, des millions de personnes. Roland Cayrol, quand il se promène, ne regarde pas les noms qui figurent sur les boites à lettres des habitations, sous les boutons de sonnnette. De toute façon, il a décidé que ceux qui devenaient Français n'étaient plus immigrés, ce qui dégonfle les statistiques. Il ne s'intéresserait sans doute pas à la lecture de la rubrique "naissances" de l'état-civil publiée dans le journal municipal de sa commune. Même si les deux tiers ou les trois quarts des nouvellement-nés portent des prénoms et patronymes originaires d'Outre-Méditerrannée, voire d'Outre-Sahara, il n'y verra pas d'immigrés. Puisqu'ils sont Français à la naissance, ou ont vocation à le devenir. Cette lecture, ou non lecture, participe au mensonge statistique. Elle est très courante.

Roland Cayrol (au centre) en majesté


A cet exercice de désinformation, Roland Cayrol met un point d'orgue. Il explose : c'est tout de même malheureux, dit-il en substance, que pour se faire applaudir, il faille en France, taper (sic) sur les immigrés qui ont toute de même (re-sic) largement contribué à la prospérité de l'économie française depuis quarante ans. Là, mon pauvre Roland, tu franchis carrément le mur du çon ! Quarante ans ? Mais ça nous ramène à 1975. L'année précédente, l'immigration de main d'oeuvre a été théoriquement arrêtée, avec hélas en compensation, l'ouverture insensée au regroupement familial. C'est depuis quarante ans, la fin des Trente Glorieuses (1945-1975), que l'économie croît très faiblement, voire stagne.

On attendrait davantage de rigueur, de non conformisme, d'indépendance, d'un démoscope retraité réputé, à tort, pour sa modération. Qu'est-ce qui explique la participation de Roland Cayrol à la désinformation et au foutage de gueule en matière d'immigration ? Pourquoi ce ralliement à l'hyper-correction politique ? La réponse est dans le souffle du vent.

Pourtant, à écouter les discours et à observer les comportements de Claude Bartolone, de Frédéric Mitterrand, de Roland Cayrol et de quelques autres, on est amené à se demander s'ils ne sont pas influencés par leur naissance Outre-Méditerrannée. Roland Cayrol est né au Maroc de parents pieds-noirs d'Algérie. Faut-il voir dans ses propos désinformateurs et moralisateurs sur les flux migratoires intercontinentaux sud-nord l'expression d'une part de mauvaise conscience, infondée d'ailleurs, d'un descendant de colonisateurs ? Qui le pousse à emprunter les habits d'un Turc de profession, comme on disait au XVIIIe siècle, d'énamouré des Maures ? Peut-être.

Est-ce à nous de payer la facture de ces mauvaises consciences en nous résignant à être les colonies de peuplement de nos anciennes colonies, ou d'autres territoires ?

Montage photographique hostile à R.C.



Décembre 2019 : Roland Cayrol bégaie : il prépare le terrain à l'appesantissement des censures.

Décembre 2019 : toujours vaillant, constant dans son adhésion aux normes de la correction politique et sociétale, notre natif de Rabat reste un invité incontournable des plateaux TV.

Un soir de ce mois, invité par la "modératrice" d'un débat à exprimer ce qui le préoccupe le plus, notre "chercheur à Sciences-Po Paris"  répond d'un trait : la haine (sic).

Qu'est-ce qui peut être "haineux" pour Roland Cayrol ?

S'affranchir de la correction politique et sociétale en général.

Et plus particulièrement croire au Grand Remplacement, et le dire.

Considérer que les humains ne sont pas interchangeables alors qu'ils sont égaux.

Prendre des libertés avec le "devoir d'accueil" : Roland Cayrol donne priorité à la protection, à la défense des "migrants" et des candidats à l'assaut démographique de l'Europe venant d'Outre-Méditerranée, d'Outre-Sahara sur la protection des populations historiques de l'Europe confrontées à cet assaut. Roland Cayrol l'ignore peut-être mais il se conforme ici au mot d'ordre de l'officine CIMADE : ne pas avoir peur des migrants mais....avoir peur pour eux.

Douter de la volonté et de l'aptitude des migrants d'Afrique et du Proche-Orient à s'"intégrer".

Notre "chercheur à Sciences-Po Paris" a sa propre idée de la "haine".

Cette haine, il la hait, et veut en interdire l'expression. Il la voit dans les échanges entre hommes politiques, dans les médiats et surtout sur les réseaux sociaux (ce blog par exemple, s'il le visitait...).

Roland Cayrol appelle donc à une "réflexion" sur l'invasion des "discours haineux", préparation à encore plus de censures, de limitations des libertés d'expression et d'opinion, à plus de : "ceci n'est plus une opinion, c'est un appel à la haine (sic) et à la discrimination, et donc un délit".



Roland Cayrol : un homme dangereux


jeudi 5 mars 2015

Taubira : feulements de haine

Mercredi 4 mars MMXV à la sortie du conseil des ministres, le masque de la mégère Taubira est tombé.

Que s'était-il passé ?

Le député-maire UMP de Tourcoing, Gérald Darmanin, constatant le regain d'influence du Front National (FN), et critiquant la politique pénale de la Taubira, l'avait qualifiée de "tract ambulant du FN". Il aurait pu dire : "femme-sandwich du FN".  Ce député-maire d'opposition établissait un lien entre le développement de l'influence du FN et la perception par l'opinion publique de la politique pénale conduite par Christiane Taubira. Et il a estimé que la Taubira incarnait cette politique : "tract ambulant".  Gérald Darmanin était dans son rôle d'élu de l'opposition. Aucun des termes qu'il a employé ne dépassait le cadre d'une polémique politique normale entre un mandataire de l'opposition et un membre du gouvernement (1). La majorité gouvernementale accuse régulièrement ses opposants de droite et du centre de "faire le jeu du FN", et les opposants de gauche au gouvernement accusent eux-mêmes ce gouvernement de "faire le jeu" du FN par sa politique économique et sociale.

La Taubira a-t-elle répondu sur le fond, a-t-elle tenté de défendre sa politique au ministère de la Justice ? A-t-elle essayé d'établir qu'il n'y aurait pas de lien entre la montée de l'influence du FN et sa politique pénale ?

Pas du tout !

Elle a répondu à côté, comme on dit. Et le choix de ses élèments de réponse traduit sa haine.

 Elle a exhalé sa haine de la liberté d'expression ("le mal causé par les propos" de ses critiques), de la France d'Europe (2) ("la composition de sa population"). Elle a employé, pour fustiger ses critiques, des termes qui devraient la disqualifier pour demeurer Garde des Sceaux : "inculture, indigence morale, intellectuelle" : des feulements de haine.

 C'est au moins la seconde fois dans sa carrière qu'il est reproché à Taubira de faire le jeu du Front National : déjà en 2002, la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le 2nd tour de l'élection présidentielle avait été attribuée à la candidature dissidente de Christiane Taubira qui avait capté des voix qui ont manqué à Lionel Jospin, éliminé à l'issue du 1er tour. La comparer à un singe, la traiter de guenon, n'était vraiment pas gentil pour ces animaux, incapables d'une telle haine. Mais eux, ne porteront pas plainte. Vivement que la Guyane soit indépendante et que cette sécession nous libère de la concitoyenneté directe d'avec cette personne.

Ce qui est grave et inquiétant, c'est qu'il se soit trouvé le même jour des journalistes pour minimiser la gravité de ces feulements de haine : sur BFM TV, Laurent Neuman a plaidé l'indulgence pour la mégère ; la pauvre en aurait assez d'être la cible de critiques, d'être harcelée par ses opposants. Mais, cher Laurent, c'est pour cela que Christiane Taubira a été nommée Ministre de la Justice, par provocation. Etant une icone de la gauche "morale", une personnalité controversée, comme Robert Badinter en son temps, Taubira ne pouvait, ne peut que "cliver", diviser. Mais étant par ailleurs femme, mélanoderme, ultra-marine, toute attaque envers elle ne peut a priori qu'être inspirée par le prétendu racisme, la prétendue "haine de l'Autre", l'attachement à la France d'Europe (2). C'était à peu près la même chose pour Badinter : toute critique de sa politique ne pouvait être inspirée que par l'antisémitisme.

Et il n'y a pas que Laurent Neuman : sur la même chaîne BFM TV, Thierry Arnaud appelait à un "cessez-le-feu" sans relever la gravité des feulements de haine de la ministre qui n'est pas un député lambda.

Certains médiats (par ex. Vernet, du Parisien "Libéré", sur I-télé, le 06/03/15) posent une fausse équivalence entre l'outrance de la mégère Taubira et les propos de Gérald Darmanin. L'une comme les autres relèveraient de "dérapages", comme on dit. Cette équivalence ne tient pas, elle est erronée. L'allusion de la Taubira à la "composition de la population" de la France, à des propos, légaux, qui feraient "du mal", traduisent la haine de cette personne envers la France d'Europe, les non issus de récents flux migratoires intercontinentaux sud-nord, les "de-souche-comme-on-dit", et les problèmes qu'a la Taubira avec ce qui subsiste de liberté d'expression.

 La Taubira serait très malheureuse aux Etats-Unis d'Amérique où cette liberté est sauvegardée par le Premier Amendement à la Constitution U.S. Non, M. Vernet, seule la Taubira a dérapé. Gérald Darmanin a constaté une évidence qui a d'autant plus fait enrager la Taubira qu'elle avait déjà été soupçonnée en 2002 d'avoir par sa candidature favorisé l'élimination de Lionel Jospin, et la qualification de Jean-Marie Le Pen. La Taubira s'est senti morveuse, et a craché son venin.

Le lendemain du dérapage de Christiane Taubira dans la cour de l'Elysée, son collègue le ministre du Travail François Rebsamen validait mon interprétation du rôle de Taubira. Sur une chaîne d'info continue, il qualifiait la critique de celle-ci par Gérald Darmanin ("Christiane Taubira est un tract ambulant du Front National") d'incitation à la haine et à la xénophobie. Parce qu'elle est une femme de couleur, toute critique portée à l'encontre de la politique pénale de la ministre de la Justice est a priori suspectée d'être inspirée par la haine. On ne voit pas ce que la xénophobie vient faire là-dedans : la Guyane est encore, hélas, un département français, et si Christiane Taubira n'est plus, officiellement, indépendantiste, personne et notamment pas Gérald Darmanin, ne l'a qualifiée d'étrangère.

On est en pleine hystérie nationale-narcissiste (la Vrôôônce, la Vrôôônce, la krandeur de la Vrôôônce, l'universalité de la Vrôôônce, la Krande Nassion, le Krand Paï etc....) et en pleine monomanie "antiraciste".

 Je viens d'être interdit de poster des messages sur la page Facebook intitulée : "Le Centre Droit Debout et Conquérant : l'Alternative MoDem-UDI".

 Un originaire d'Afrique Occidentale, cadre de l'UDI dans les Hauts-de-Seine, s'en prenait à l'invitation adressée par Geoffroy Didier (UMP) aux candidats à la naturalisation à se sentir Gaulois pour se sentir Français.

 Je faisais observer que l'Etat nation n'était plus, ne pouvait pas être le cadre de l'identité. Et qu'il fallait trouver autre chose que les fadaises sur "les faleurs te la répuplik" pour refonder un cadre identitaire. Que la référence aux Gaulois était après tout licite. Pourquoi est-elle admise quand le provocateur et ancien ministre Azouz Begag invite dans Respect Magazine les populations des banlieues issues des flux migratoires intercontinentaux sud-nord récents à "franchir le périphérique" (sic) pour disputer leurs places aux "descendants de Vercingétorix" (re-sic) ? Alors qu'il est moralement répréhensible pour une personne non issue de ces flux migratoires intercontinentaux sud-nord récents d'évoquer les notions d'origine "de souche", ou les Gaulois ? J'estimais ce "deux poids, deux mesures" inadmissibles et invitais ceux qui l'admettaient à aller se faire voir. Aussitôt, j'ai été censuré, interdit de publication et exclu des "amis" de la page.

 Retenez bien le nom de cette page qui pratique la censure : l'argument de la force contre la force de l'argument : "Le Centre Droit Debout et Conquérant : l'Alternative MoDem-UDI". Bye bye preachers !

N  O  T  E  S

(1) Rien à voir avec l'outrance de l'accusation portée par la pétroleuse socialiste du XIIe arrondissement de Paris, Sandrine Mazetier, qui accusait Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur sous Nicolas Sarközy, d'avoir sur la conscience des morts d'enfants d'immigrés (sic) par sa politique migratoire; Sandrine Mazetier n'a pas été handicapée par ce délire, par son chantage à coloration humanitaire : elle est devenue vice-présidente de l'Assemblée Nationale où elle continue à afficher son fanatisme, persécutant par ex. les élus de l'opposition qui ne lui donnent pas du "Madame LA présidente", mais du "Madame LE président". Moi, je lui crierais : "Salope !" : je ne suis pas lié par le réglement de l'Assemblée Nationale. Sandrine Mazetier est une femme-sandwich faisant malgré elle campagne contre le féminisme;

(2) La France d'Europe = celle que François Hollande décrivait avec dégoût au Musée de l'Histoire de l'Immigration (Paris) en ces termes : "La France du dépit, la France du repli, la France en petit", sous le regard approbateur de Benjamin Stora.